, Paris, Foucher 1956 / 1962, 2 vol., br..
Reference : 16566
La Mémoire du Droit (Librairie - Edition - Expertise)
M. Philippe Rolin
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France
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ALMANACH DU COMMERCE DE PARIS, des départements, de l'Empire français, et des principales villes du monde;
Reference : LCS-18198
L’Almanach du Commerce pour l’année 1812 relié en maroquin rouge de l’époque aux armes de l’Empereur Napoléon Ier. Paris, chez J. de la Tynna, Propriétaire-Rédacteur, rue J. J. Rousseau, n° 20. In-8 de 1039 pp. Plein maroquin rouge, encadrement de filets et roulette dorés autour des plats, armoiries de l’Empereur Napoléon Ier au centre des plats, dos lisse richement orné, coupes décorées, doublures et gardes de tabis bleu, tranches dorées. Reliure armoriée de l’époque. 211 x 129 mm.
L’Almanach du Commerce pour l’année 1812 relié en maroquin rouge de l’époque aux armes de l’Empereur Napoléon Ier. Il présente le « Tableau abrégé des principales productions et des principaux objets d’industrie de l’Empire français ; son étendue, sa population, etc. Paris : les manufacturiers, banquiers, négocians, marchands de tous états, agens de change, courtiers de commerce, libraires, journaux et feuilles périodiques, notaires, avocats, avoués, huissiers, etc., etc.; les Ministres, les grandes administrations, les tribunaux, la Banque de France, l’administration des postes, et les jours de départ des lettres pour la France et l’Étranger ; les messageries ; une liste particulière des principaux habitans de Paris ; enfin, les renseignemens les plus étendus dont la connaissance peut être utile au commerce, à l’industrie, aux arts et aux affaires. Départemens de l’Empire Français : l’étendue, les productions, la population, la désignation des préfectures, sous-préfectures, tribunaux, conservation des hypothèques ; les grandes routes, rivières et canaux navigables ; les manufacturiers, banquiers, négocians, libraires, agens de change, courtiers de commerce, principaux marchands, notaires, avoués et huissiers ; les chambres et bourses de commerce ; les chambres consultatives de manufactures, fabriques, arts et métiers ; les consuls et les vice-consuls des puissances étrangères ; les foires principales, etc. Les principales auberges ; les principaux cafés ; les curiosités des grandes villes les édifices publics remarquables par leur antiquité ou leur architecture ; les salles de spectacles, promenades , etc. Principaux états et principales ville du monde : l’étendue, les principales productions, la population, l’industrie, les principaux négocians et banquiers, etc., etc. Liste des brevets d’invention accordés pendant l’année 1811. Les journaux, ouvrages et feuilles périodiques. Annonces de livres nouveaux relatifs au commerce, à la banque, à l’industrie et aux arts. Une table générale et détaillée, contenant, par ordre alphabétique, tous les noms des villes et tous les principaux articles compris dans l’ouvrage. » On y apprend par exemple que l’Empire de la Chine « occupe une superficie de près de 830,000 lieues carrées », que « sa Population est évaluée à 100,000,000 d’habitants, dont 30,000,000 appartiendraient au Thibet, à la Corée, et aux autres contrées du Nord et de l’Ouest, réunies maintenant à cet empire ». Que ses productions principales sont le Riz, le froment, le millet, les légumes, les fruits, la soie, le coton, la laine, le thé, le miel, la cire, le tabac, la rhubarbe, la camphre, le musc, l’ambre, l’or, le cuivre, le fer, l’acier, l’étain, le bois d’aigle, le bois de fer, le bambou, etc. Concernant le commerce de la Chine : « le commerce intérieur est très florissant ; mais à l’exception du seul port de Canton, ou du seul article du thé le commerce extérieur, quoique assez étendu, n’est pas proportionné à la population de l’empire et à la richesse de ses productions. Le commerce avec Batavia et les Manilles a quelque activité ; celui avec le Japon n’est que toléré. Les Anglais et les Américains sont à peu près les seuls peuples occidentaux qui fassent maintenant le commerce avec la Chine. On y porte de l’argent en piastres et en barres, des draps d’Europe, des vins, des dents d’éléphant, des ouvrages d’horlogerie, etc. On en tire du thé, des étoffes de soie, du coton en bourre ou filé, des toiles de coton et de chanvre, de l’or très fin, du cuivre jaune, de la porcelaine, des ouvrages en vernis, de l’encre, de la gomme lacque, de la soie blanche… et par les caravanes qui traversent les provinces russes, du thé et des étoffes de soie. On consomme annuellement en Europe et aux Etats-Unis, vingt-sept millions de livres de thé, dont plus de la moitié en Angleterre. » Ou encore, qu’aux Etats-Unis d’Amérique, la Population est constituée de : - hommes libres……………..…. 5,156,000 - esclaves…………………...…...1,024,900 - Hommes de couleur, libres…... 131,000 Soit un total de : …………....…6,311,900 habitants, etc. Fort bel exemplaire relié à l’époque aux armes de l’Empire Napoléon Ier. Napoléon Bonaparte, deuxième fils de Charles-Marie et de Marie-Laetitia Ramolino, naquit à Ajaccio le 15 août 1769 ; promu sous-lieutenant en 1785, il monta rapidement en grade et était déjà général de division en 1795 ; le 9 mars 1796, il épousait Marie-Joséphine-Rose Tascher de la Pagerie, veuve du Vicomte de Beauharnais, quelques jours après avoir été nommé commandant en chef de l’armée d’Italie ; ayant renversé le Directoire par le coup d’état du 18 brumaire an viii (9 novembre 1799), il se fit nommer premier consul pour dix ans (24 décembre 1799), puis consul à vie le 2 août 1802 ; il fut proclamé empereur des Français par le sénat en 1804, et fut sacré à Notre‑Dame sous le nom de Napoléon Ier par le pape Pie vii, le 2 décembre de la même année ; en 1805, ayant érigé en royaume la république cisalpine, il se fit couronner roi d’Italie à Milan ; un an après en 1806, il prit le titre de protecteur de la Confédération du Rhin. Les campagnes toujours victorieuses de Napoléon contre les puissances de l’Europe coalisée, valurent à la France un agrandissement exagéré ; les pays voisins étaient gouvernés par des frères de l’empereur qui épousa le 2 avril 1810, l’archiduchesse Marie-Louise-Léopoldine-Françoise-Thérèse-Josèphe-Lucie d’Autriche, fille de l’empereur François Ier, après avoir fait casser pour cause de stérilité son mariage avec l’impératrice Joséphine le 16 décembre 1809. Mais l’ambition de Napoléon causa sa perte et les armées de l’Europe soulevée tout entière contre lui envahirent la France et le forcèrent à abdiquer à Fontainebleau le 11 avril 1814 en faveur de son fils et à accepter l’île d’Elbe en toute souveraineté (3 mai 1814). Les fautes de la Restauration l’incitèrent à rentrer en France (1er mars 1815) ; il reprit le pouvoir après un retour triomphal (20 mars), mais il fut aussitôt mis hors la loi par l’Europe ; battu à Waterloo le 18 juin 1815. Napoléon, après un règne de Cent jours, abdiqua une seconde fois en faveur de son fils le 22 juin 1815, se rendit à Rochefort et chercha un refuge sur le navire anglais « le Bellérophon ». Le cabinet anglais, abusant de la situation, le considéra comme prisonnier et le fit transporter à l'île de Sainte-Hélène (17 octobre 1815) où il mourut le 5 mai 1821.
A Paris, chez Jacques Estienne, 1723. 2 vol. in-folio de (8)-XXVIII pp. 2002 col. (2) pp. pour le tome I; (4)-1956 col. pour le tome II, maroquin rouge, dos orné à nerfs, triple filet doré sur les plats, armes frappées au centre, tranches dorées sur marbrure (reliure de l'époque).
Édition originale du Dictionnaire de Savary.Le dictionnaire correspond au projet de Colbert, mais celui-ci le trouva trop ambitieux et ne chercha pas à le mettre en oeuvre. Ce sont les successeurs de Colbert qui encourageront le premier fils Savary à enrichir ce que celui-ci nommait son « manuel mercantile », dans lequel il avait listé les mots lui servant dans son rôle d’inspecteur. Pour cela ils lui ouvriront les archives. Toutefois le premier fils Savary ne pourra pas achever cette oeuvre puisqu’il meurt en 1716. Ce travail sera toutefois continué par son frère, Philémon Louis, mais là encore la mort empêchera ce dernier de voir la parution de l’oeuvre, qui finalement sera donc publiée en 1723, Le Dictionnaire universel de commerce est une actualisation du Parfait négociant, qui se base sur des ouvrages parus depuis 1675, ainsi que sur des mémoires d’intendants ou de consuls concernant la situation du commerce et de l’industrie du territoire dont ils ont la charge, ou encore d’informations que les différentes places de commerce de l’époque voulurent bien fournir aux frères Savary. Un volume de supplément fut publié en 1730.Très bel exemplaire aux armes de Charles-Gaspard Dodun, marquis d'Herbault en Beauce (1679-1736), contrôleur général des finances en 1722 après la déroute du système de Law.Olivier-Hermal-Roton, planche 530 ; Guigard II, p. 182 ; INED, 4100 (pour l'édition de 1759) ; J.-C. Perrot, Les Dictionnaires de commerce au XVIIIe siècle.
Paris, Imprimerie impériale, 1810. In-32 de (4)-264 pp., basane marbrée, dos lisse orné, pièces de titre en maroquin rouge et vert (reliure de l'époque).
Édition portative du code de commerce de 1807 avec la mention au titre « Édition originale et seule officielle » suivi de la « Table des titres » et la « Table alphabétique des matières contenues dans le Code de commerce ». L'oeuvre du Code civil fut complétée par l'adoption d'un code de procédure civile en 1806, d'un code de commerce en 1807, d'un code d'instruction criminelle en 1808 et d'un code pénal en 1810. Les lois de mars et juin 1791 proclamèrent la liberté du commerce et de l'industrie, et l'abolition des corporations et de la réglementation des métiers. Pour assurer l'unicité au plan national des règles de droit et l'accessibilité aux citoyens des dispositions légales, la codification fut entreprise. C'est ainsi que le Code de Commerce adopté en 1807 et entré en vigueur le 1er janvier 1808, s'est développé en France au côté du Code Civil avec la consécration d'un droit des commerçants rattaché à l'acte de commerce. Charmant exemplaire en reliure d'époque.
[], , [1757]. 2 parties en 1 vol. in-12 de 1 frontispice gravé (4)-206 pp. ; (4)-168-(1) pp., basane havane, dos orné à nerfs, tranches rouges (reliure de l'époque).
Édition originale. O'Heguerty, comte de Magnières, d'origine irlandaise, était devenu directeur général du commerce, président du conseil supérieur et gouverneur de l'île Bourbon ; il avait francisé son nom en d'Heguerty. L'auteur souligne l'importance de la découverte du nouveau monde dans les échanges commerciaux et notamment dans le développement du commerce maritime. Il remarque son infériorité en France par rapport à l'Angleterre et à la Hollande. Il insiste sur l'importance du métier de négociant et sur la nécessité d'établir une flotte marchande en France. Il examine les différentes branches de commerce entreprises par les armateurs, puis les moyens de les développer : culture des terres ; commerce des grains dont l'exportation doit être autorisé ; pêcheries, commerce du Levant.« Économique. Sur la culture des terres, le commerce des grains (dont il faut permettre et encourager l"exportation), les pêcheries et le commerce du Levant (ces derniers points très détaillés) » INED. Quelques rousseurs. Kress, 5636 ; Goldsmiths, 9247 ; INED, 3411 ; Higgs, 1464.
A Paris, chez Treuttel et Würtz, 1803. 3 vol. in-8 de (8)-XXII-316-(4) pp. ; (4)-342-(2) pp. ; (4)-354-(2) pp., basane havane, dos lisse orné, pièces de titre en maroquin rouge et de tomaison en maroquin vert, tranches jaspées (reliure de l'époque).
Édition originale. Eloge du commerce soutenu par des théories sur les différentes branches de l'économie, opposées en tous points à celles des « économistes ». Dans le premier volume, l'auteur expose des principes généraux sur le commerce, l'argent, le crédit, les banques, le luxe, les impôts, l'agriculture et les manufactures ; le deuxième volume aborde le commerce de la France avec l'étranger et les colonies (esclavage et régime colonial) ; enfin le troisième volume la législation commerciale (douanes, corps francs, corporations, faillites et banqueroutes, chambres de commerce etc.) Blanc de Volx soutient en définitive la thèse du commerce comme le principe vital, la source vivifiante de la richesse de l'état, pouvant suppléer à l'agriculture et à la population. « Ce livre est fortement empreint des idées exclusives qui ont prévalu dans nos assemblées délibérantes pendant la durée des hostilités révolutionnaires. Il faut le lire, ne fût-ce que pour se convaincre du danger des préjugés qu peuvent égarer un honnête homme, même quand il rêve le bien de son pays » (Blanqui). Une coiffe et coins usés, un mors légèrement fendu. Très bo exemplaire. INED, 526 ; Einaudi, I, 520.