,Paris, Fayard 1939, 341 pp., 1 vol. in 12 br.
Reference : 1621
Librairie Lecrocq livres anciens
Jean-Jacques Lecrocq
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Lausanne / Genève / Paris, Institut Benjamin Constant / Editions Slatkine / Honoré Champion, 2003 1 volume 15,5 x 23cm Broché. 246p., 5 feuillets. Très bon état.
Au sommaire, articles regroupés autour de 3 grands thèmes: "Guerre et violence dans les écrits du Groupe de Coppet" ("Valorisations paradoxales de la guerre et de la violence dans les écrits du Groupe de Coppet" par François ROSSET, "De la guerre dans les "Considérations sur la Révolution française"" par Gérard GENGEMBRE, "Images de la guerre moderne dans la préface à "Wallstein" de Benjamin Constant" par Jean-Pierre PERCHELLET, "Etat dexception et coup dEtat dans la pensée du Groupe de Coppet" par Alain LAQUIEZE); "Benjamin Constant" ("Philoctète ou l' "invocation sans réponse": le problème du mal chez Benjamin Constant" par Giovanni PAOLETTI, "Benjamin Constant lecteur du "Contrat social"" par Emmanuelle PAULET-GRANDGUILLOT, "Benjamin Constant et lAllemagne. Individualité Religion Politique" par Kurt KLOOCKE); "Autographes - Inédits" ("Deux textes inédits dIsabelle de Charrière" par Dennis WOOD); suivis de comptes-rendus d'ouvrages. Publié par l'Association Benjamin Constant (Lausanne).
Paris, Librairie Plon, "La Palatine," 1933. 1 volume In-8° (11,8 / 14 x 18,5 / 21,5cm) Broché sous couverture au 1er plat imprimé rouge et noir, à fin encadrement. 5 feuillets, XXIX + 240p., 6 feuillets; 8 planches (soit 10 illustrations) hors texte dont 1 frontispice; à grandes marges. Couverture un peu salie; marge du 1er plat fendillée; petites fentes en bas des charnières, avec légers manques; intérieur bien propre.
Exemplaire du tirage de tête - 1 des 21 exemplaires sur hollande - de la correspondance échangée par l'écrivain Benjamin CONSTANT (1767-1830) et son amie Anne LINDSAY (1764-1820) de 1800 à 1805, publiée par la baronne CONSTANT de REBECQUE, avec note biographique d'icelle sur Anna Lindsay; préface de Fernand BALDENSPERGER; documents en appendice; bibliographie; 10 illustrations en 8 planches hors texte: 4 portraits, 4 fac-similés d'écritures et 2 reproductions de gravures. Exemplaire justifié "H6", à grandes marges; bien complet des "10 gravures hors texte" annoncées.
Paris, Albin Michel, 1950 1 volume In-8° (13,5 x 21,2cm) Broché sous couverture au 1er plat orné d'un petit portait. 1feuillet, 362p., 2 feuillets; 8 planches hors texte. Couverture un peu salie, au dos jauni avec auréoles; propre à l'intérieur, en partie non coupé.
Biographie de l'écrivain et homme politique Benjamin Constant (1767-1830), par Arnold de KERCHOVE, écrivain et journaliste belge (1906-1979) qui, "sans prétendre en rien diminuer l'importance du personnage consacré par l'histoire, [...] s'est attaché à montrer la misère de l'individu, vaincu par la vie"; portraits hors texte. Exemplaire avec dédicace manuscrite de l'auteur.
Genève, Librairie Droz, 1966 1 volume 16,4 x 24,5cm Broché. IX + 307p., 1feuillet; 1 planche tirée à part contrecollée en frontispice, 3 planches hors texte. Très bon état.
Où Pierre DEGUISE, spécialiste de l'écrivain et homme politique Benjamin Constant (1767-1830), étudie "les rapports de l'homme et de son oeuvre", en le suivant "à travers les principales métamorphoses de son ouvrage ["De la religion considérée dans sa source, ses formes et ses développements", traité philosophique d'histoire religieuse], dont la composition, toujours intimement mêlée à sa vie, a occupé son existence entière"; notes et références; documents inédits en annexe; index; bibliographie (ouvrages et sur l'écrivain); 4 planches: portraits et fac-similé d'écriture.
Edition originale de la plus grande rareté de ce plaidoyer de Benjamin Constant défendant les droits du condamné à mort Wilfrid Regnault. Précieux exemplaire offert par l’auteur à Jacques-Claude Beugnot. Paris, chez Béchet, Juillet 1818. In-8 de (1) f. de titre, 27 pp., (1) p. Relié en velours vert, filet d’étain encadrant les plats, large motif feuillagé en étain au centre des plats, dos lisse, doublures et gardes de papier moiré blanc, tranches mouchetées. Reliure romantique de l’époque. 197 x 127 mm.
Édition originale de la plus grande rareté de ce plaidoyer par lequel Constant prend position dans l’affaire judiciaire et hautement médiatique « Wilfrid Regnault ». C. P. Courtney, A bibliography of editions of the writings of Benjamin Constant, I, 30. “Printers déclaration, 18 July, 1 000 copies, dépôt légal, 18-20 July, 1 000 copies.” (C. P. Courtney). Wilfrid Regnault, soupçonné d’avoir participé aux massacres de septembre sous la Révolution, est accusé de l’assassinat d’une servante du village d’Amfreville en Normandie. Le maire royaliste du bourg Bénigne Porte de Blosseville et le représentant du ministère public poussent les investigations à sa charge dans cette direction. Il est condamné à mort le 29 août 1817. Selon Benjamin Constant, la réputation du condamné a déterminé la sentence de la Cour d’Assises de l’Eure. En 1818, l’auteur publiera deux lettres adressées à M. Odillon-Barrot, avocat de Wilfrid Regnault, dans lesquelles il démonte méthodiquement et avec talent la machination judiciaire dont son client est victime. Le présent mémoire fait suite aux poursuites juridiques contre le marquis de Blosseville qui avait publié le 7 septembre 1817 dans le Journal des Débats un article contenant des propos calomnieux, reprenant la rumeur de mauvaise réputation du condamné. Pour Benjamin Constant, il s’agissait de savoir si une personne condamnée à mort avait le droit de défendre son honneur. « La lutte pour la liberté de la presse est accompagnée d’une campagne non moins virulente contre les abus de la justice criminelle. Constant, suivant l’exemple de Voltaire dans l’affaire Calas, mais plus hardi que son illustre prédécesseur, s’engage dans une affaire juridique qui dépasse de loin les limites d’un simple cas particulier : le procès contre Wilfrid Regnault accusé d’un meurtre que probablement, il n’a pas commis. Les brochures et articles de Constant sont une accusation de la procédure criminelle qui ne recule pas devant l‘arbitraire, et qui n’hésite pas, comme l’observe E. Laboulay à “mêler la politique à la justice et la police à la magistrature”, cela dût-il coûter la vie à un citoyen innocent. Constant, excellent juriste, profitant de sa riche expérience en procès, monte en épingle les fautes ou les infractions de la procédure de l’instruction, les erreurs matérielles sur lesquelles repose le jugement, les abus du pouvoir, les lésions du droit de défense. L’engagement humanitaire est incontestable. Mais il est, chez Constant, toujours doublé d’un engagement politique précis ; la critique des procès est en même temps un programme d’opposition. Car des erreurs matérielles, mêmes si elles sont graves et tirent à conséquence, doivent causer l’inquiétude, mais non pas nécessairement une crise politique ; mais lorsque Constant s’applique à les démontrer, on croit l’autorité judiciaire en danger. […] La vie de Regnault sera finalement sauvée mais il sera condamné à vingt ans de prison sans preuves. Constant n’a donc obtenu qu’un succès partiel, mais sa réputation dans le public a considérablement grandi. » Kurt Kloocke, Benjamin Constant, une biographie intellectuelle, p. 235, p. 353. Précieux exemplaire offert par l’auteur à Jean-Claude Beugnot, portant cet ex dono autographe sur le feuillet de titre : « M. Beugnot de la part de l’auteur ». Jacques-Claude Beugnot (1761-1835) eut de nombreuses responsabilités gouvernementales de la Révolution française jusque sous la Restauration. Il fut tour à tour préfet, ministre, puis député. Selon Alfred François Nettment (Histoire de la littérature française sous la restauration), il fréquentait le salon de Mme de Staël où il aura côtoyé Benjamin Constant, le Comte de Ségur ou encore M. de Talleyrand. Il se distinguait par sa personnalité de « causeur piquant, sérieux, gai et instructif, [qui] prend tous les tons avec succès, suivant les hasards de la conversation. ». Selon le Journal intime de Benjamin Constant, celui-ci lui aurait-même promis la Légion d’Honneur et les Mémoires de Jacques-Claude Beugnot témoignent de quelques discussions politiques qu’ils ont pu avoir. Bel et précieux exemplaire dédicacé par l’auteur et conservé dans son élégante reliure de l’époque en velours vert. Localisation des exemplaires : seules 3 Institutions françaises semblent posséder cette rare originale.