A Amsterdam, chez François Changuion, 1766. 2 tomes en un vol. in-12 de XIV-(2)-334 pp. ; (6)-362 pp., veau havane, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin havane (reliure de l'époque).
Reference : 892
Édition originale. Correspondance fictive d'un chevalier anglais qui offre le tableau politique, social et moral de la France en 1766. C'est le prétexte pour le publiciste Maubert de Gouvest, exilé à Amsterdam, de montrer la supériorité de la monarchie constitutionnelle anglaise sur l'absolutisme français, à travers des considérations sur les finances, les parlements, l'administration, les lois pénales, mais aussi les Jésuites, les arts, etc. Ex-libris « de la Bibliothèque du Château de la Grange ». Bel exemplaire.
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A Amsterdam, chez François Changuion, 1766. 2 vol. in-12 de XIV-(2)-334 pp. ; (6)-362 pp., veau havane, dos orné à nerfs, pièce de titre et de tomaison en maroquin rouge et noir, double filet doré d'encadrement sur les plats, tranches dorées (reliure de l'époque).
Édition originale de ce roman épistolaire politique, l'un des derniers ouvrages de Maubert de Gouvest, mort à Altona le 21 novembre 1767, l'année suivant sa parution.Jean-Henri Maubert de Gouvest (1721 – 1767), aventurier et publiciste, successivement capucin, espion, officier d'artillerie saxonne, précepteur, journaliste et homme de lettres, avait fui la France après avoir quitté l'ordre des capucins en 1744, séjourné en Saxe comme précepteur de la famille Rutowski, puis été emprisonné quatre ans dans la forteresse de Königstein (1748-1752). Établi à Amsterdam sous la protection du libraire Changuion, il y publia une série de brochures politiques, Lettres iroquoises (1752), Le Patriote hollandais (1758-1759), Le Temps perdu, ou les écoles publiques (1765), avant de mourir l'année suivant la parution des présentes Lettres.L'ouvrage prend la forme d'une correspondance fictive d'un chevalier anglais de la suite du duc de Bedford, ambassadeur britannique à Paris lors des négociations du traité de Paris (1762), offrant le tableau politique, social et moral de la France sous Louis XV. C'est le prétexte pour Maubert, exilé à Amsterdam, de démontrer la supériorité de la monarchie constitutionnelle anglaise sur l'absolutisme français, à travers des considérations sur les finances, les parlements, l'administration, les lois pénales, les Jésuites et les arts.Ex-libris « de la Bibliothèque du Château de la Grange ». Très bon exemplaire.Dictionnaire des journalistes, notice n° 562.
Amsterdam, François Changuion, 1768. 2 vol. in-12 de XIV-(2)-387 pp. ; (6)-404-(2) pp., demi-basane fauve, dos lisse orné (relié vers 1800).
Deuxième édition. Correspondance fictive d'un chevalier anglais dressant le tableau de la France en 1766, année de l'édition originale, afin de promouvoir le système politique anglais. Le "traducteur" Maubert de Gouvest est le véritable auteur de ces lettres : espion à Londres en 1755 pour le compte du roi de France, Jean-Henri Maubert de Gouvest (Rouen 1721 - Altona 1767) exilé à Amsterdam, entend montrer la supériorité de la monarchie constitutionnelle anglaise sur l'absolutisme français, à travers des considérations sur les finances, les parlements, l'administration, les lois pénales, mais aussi les Jésuites, les arts etc. Provenance Claude-Ignace de Barante (ex-libris "Bibliothèque n°330"). Claude-Ignace Brugière, baron de Barante (Riom 1745 - château de Barante 1814), trésorier général de France en 1784, emprisonné sous la Terreur, fut nommé préfet du département de Léman sous l'Empire, chargé de surveiller le Groupe de Coppet autour de Mme de Staël. Baron en 1810, il était le père de Prosper de Barante. Pâle mouillure (tome 2). Sgard, Dictionnaire des Journalistes, 562.