, , 1871. Eau-forte (feuille 67 x 103 cm, dimensions à la cuvette 47 x 64 cm).
Reference : 44414
Spectaculaire composition anticommunarde gravée à l'eau forte par Octave de Rochebrune qui montre l'Hôtel de Ville de Paris incendié sous le titre « Le Crime. Monument à la gloire de l'Armée française qui a sauvé la France et la civilisation. Dans la nuit du 23 au 24 mai 1871, le Louvre, l'Hôtel de Ville, les Tuileries, le Palais de Justice, le Palais-Royal etc. furent incendiés par les sicaires de la Commune de Paris (…) ». « Après avoir appris la technique de l’eau-forte en autodidacte en 1859, Octave de Rochebrune (1824-1900) n’a cessé de graver. Son œuvre comporte près de 500 eaux-fortes et une dizaine de lithographies, montrant son intérêt pour le patrimoine de sa Vendée natale, mais aussi pour les grands monuments de France. Sa passion de l’architecture perpétue la tradition romantique amorcée dans les années 1830, mais sa démarche va plus loin. Archéologue et collectionneur, il signe de nombreuses planches relevant fidèlement les résultats de fouilles et les objets de sa collection » (BnF).Belle épreuve sur papier vergé avec la mention Ove de Rochebrune. fec. 1er Septembre 1871. Il s'agit probablement du deuxième état de l'estampe, décrit par Clouzot dans son catalogue raisonné comme ayant subi une « remorsure partielle autour de la grande inscription et de la barricade attaquée par la troupe », avant les « quelques retouches de pointe sèche » réalisées au troisième état.Beraldi, XI, p.224 ; Clouzot, Catalogue descriptif et raisonné de l'oeuvre de Rochebrune, Paris, Niort, 1901, n°176 ; Le Quillec, 4019.
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4 pages autographes de 49 vers signés sur 2 feuillets in-4 (avec deux repentirs), avec mention à l'encre, d'une autre main, en bas de la dernière page : "Paris Bd Saint Germain 1902" : Nous en livrons une transcription partielle : [ Manuscrit autographe signé ] Page d'Histoire : [ Il évoque la mort du dauphin Louis puis continue ... ] "Et le peuple affranchi déjà de son tyran / Se souvint tout à coup des Comtes émigrants, / Douta de voir jamais leur race anéantie / Et n'osa point trouver la Liberté grandie / Avec sous son pied rouge un cadavre nouveau, / Ce cadavre d'enfant et non de tyranneau. / Or, comme un meurtrier poursuivi par son crime / Voit toujours devant lui les traits de sa victime / O France qui ne fut méchante qu'une fois / Tu devrais le revoir ce fils blond de tes Rois / Et quand des imposteurs t'ont dit chacun : "Regarde!" / "Je suis Louis dix-sept ! " tu répondis, hagarde : / "Tous mes Rois sont morts, tous !" Et tu devais souffrir, / Car tu connaissais bien comme ils savaient mourir !" / 'Et c'était tout le temps et l'angoisse et la gêne / Dans cette liberté que tu goûtais à peine ! / Sans cesse on l'habillait de régimes nouveaux / Aussitôt rejetés, n'étant pas aussi beaux; / Tel un amant jaloux qui cherche avec ivresse / Les plus brillants joyaux pour parer sa maîtresse / Et n'en juge pas un digne de sa beauté, / Tel, le peuple, voulant orner la Liberté / Lui mit le Consulat après le Directoire / Et trouvant tour à tour chaque robe trop noire, / Chaque gouvernement trop étroit ou trop laid, / Enfin croyant trouver celui-là qu'il fallait / La força d'embrasser un vêtement, le pire / Et lui meurtrit le cou dans ce carcan : l'Empire / Mais nul ne supposa que son avènement / Sonnait pour nos aïeux l'heure du châtiment. / [ ... ] "Et la France partit dans la gloire au trépas ! / Et la France mourut ne s'apercevant pas / Qu'elle payait ainsi quelque dette divine, / Qu'un sabre châtiait alors la guillotine / Et que livrant à l'Aigle un par un tous ses fils / L'Aigle en les dévorant vengeait la fleur de Lys".
Beau poème autographe signé de Maurice Renard (1875-1939), l'écrivain à succès de nombreux romans fantastiques et de science-fiction, parmi lesquels le célèbre ouvrage "Les Mains d'Orlac". Dans le présent poème manuscrit, il évoque la mort tragique du dauphin Louis-Charles de France (1785-1795), connut comme "Louis XVII", et le poids de ce crime sur la conscience de la Nation... Bon tat (petites fentes en pliures)
Relation de ce qui s'est passé au Procès de Milord Preston & du Sieur Jean Ashton, leur conviction & condamnation, pour crime de haute-trahison contre leurs Majestés le Roi Guillaume & la Reine Marie. (Pour avoir conspiré contre la vie de leurs Majestés, tâché de les déposer, de changer le Gouvernement présent, de faire envahir le Royaume d'Angleterre par le Roi de France, & exciter une rebellion contre leurs Majestés). Avec plusieurs lettres & des mémoires très-curieux du Roi Jacques au Roi de France, au Pape & à divers Ministres ; Publiée par le commandement de la Reine, le Vendredi 16 / 26 Janvier 1691, réimprimée par ordre de l'Assemblée Nationale, le 26 janvier 1791, 1 vol. in-8 br., sans couv., De l'Imprimerie Nationale, A Paris, 26 Janvier 1791, 157 pp. et 1 f. blanc
Bon exemplaire. "Au moment où la France va jouir d'une institution qu'elle a désirée, & qui, ans tous les Pays libres, n'a cessé d'être regardée comme un élément nécessaire de la liberté, il faut chercher à prévenir jusqu'aux inquiétudes que pourroit faire naître dans les esprits le changement prompt & entier qui va s'opérer dans l'administration de la justice criminelle. On a suffisamment discuté les principes ; les exemples font un genre d'autorité plus important encore pour presque tous les hommes. C'est pour cela que nous avons pensé qu'il serait utile de faire réimprimer une Relation du Procès de Milord Preston, fait il y a cent ans..." Rare.
MONTAUBRICQ, Premier Avocat Général en la Cour Royale de Bordeaux
Reference : 31416
(1815)
1 brochure in-8, Bordeaux, le 29 Novembre 1815, de 3 pp. Extraits : Division Criminelle. Circulaire N° 433. Bordeaux, le 29 Novembre 1815. "A Messieurs les Juges de Paix, Maires et Adjoints de Maire du ressort de la Cour Royale séant à Bordeaux"."Messieurs, la loi du 9 de ce mois... et qui a pour objet la répression des cris séditieux et autres actes tendant à exciter à la révolte, impose à tous les magistrats, à tous les fonctionnaires publics et officiers de policier judiciaire, des obligations dont vous devez d'autant mieux vous pénétrer, que de la promptitude que vous mettrez à rechercher et à constater les preuves de ce genre de crimes ou délits résultera aussi le prompt châtiment des coupables, but vers lequel doivent tendre tous nos efforts, afin d'assurer à la France cette tranquillité intérieure que cherchent encore à troubler quelques factieux, ennemis du trône et de la patrie." ... "Au moindre avis qui vous sera donné, soit par quelque citoyen, soit par la clameur publique, de l'un des crimes ou délits énoncés dans cette loi, vous devez agir avec la plus grande célérité ; vous ne devez point vous borner à recueillir chez vous les dénonciations qui vous seraient faites, ou les bruits de la clameur publique, vous devez vous transporter sur-le-champ dans les lieux de votre commune où le crime ou délit a été commis ; là votre premier devoir est de vous assurer de la personne du prévenu, de constater d'une manière claire et précise le fait qui lui est imputé..." ... "Si quelqu'un d'entre vous était touché par des dispositions du Code d'Instruction Criminelle, qui ne permettent de s'assurer de la personne du prévenu que lorsque le délit est flagrant, qu'il se rassure ... le Procureur du Roi, auquel vous adresserez l'information que vous aurez faite, examinera si le fait que vous aurez constaté peut donner lieu à l'arrestation définitive du prévenu. Ainsi la liberté individuelle ne recevra aucune atteinte, et personne n'aura lieu de se plaindre d'une mesure arbitraire."...
Intéressant témoignage des mesures de sûreté mises en place à Bordeaux sous la seconde Restauration, au lendemain des Cent Jours. Bon état.
[Journal du Dimanche] - Journal du Dimanche (revue) ; DAUDET, Ernest ; NAVERY, Raoul de ; BELOT, Adolphe ; AIMARD, Gustave
Reference : 40502
(1857)
1 vol. gr. in-4 rel. demi-basane verte, ill. noir et blanc, Le Journal du Dimanche, Bureaux rue Guénégaud 15, Paris, 1877 , 415 pp. + 431 pp. Contient notamment : Jean Le Gueux (E. Daudet) ; Le crime des femmes (R. de Navery) ; L'article 47 (A. Belot) ; L'esclave blanche (Aimard, G.) ; etc.
Etat très satisfaisant (couv. lég. frottée sur bords, bon état par ailleurs) pour cet ensemble d'une revue contenant de nombreux romans sous la forme de feuilletons. Notre librairie propose les autres années de cette revue, sous des reliures similaires. Attention : il s'agit ici des numéros de toute une année, et pas seulement d'un semestre. Poids de 1,9 Kg.
[L'Avant-Scène] - Collectif ; L'Avant-Scène Théâtre (revue bimensuelle)
Reference : 44249
(1963)
22 fasc. petits in-8 br., couv. ill. noir et blanc, ill. noir et blanc, L'Avant-Scène théâtre, Paris, 1963, env. 50 pp. par numéro. Au sommaire notamment : n° 279. Miracle en Alabama (William Gibson) ; 280. Tout va pour le mieux (Luigi Pirandello) ; 281. La grande oreille (P. A. Breal); 282-283 spécial Jean Anouilh ; 284. Le timide au palais (Tieso de Molina) ; 285. Frank V, comédie d'une banque privée ( Dürrenmatt) ; 286. La Vénus de Milo (Jacques Deval) ; 287. Crime et châtiment (Gabriel Arout, d'après Dostoïevski) ; 288. Le satyre de la Villette (René de Obaldia); 289. Un amour qui ne finit pas (André Roussin) ; 290. Turlututu (Marcel Achard) ; 291. Édouard Mon fils (Robert Morley); 292. Lumière de bohème (R. M. del Valle Inclan) ; 293. La bonne planque (Michel André) ; 294. Thomas More, où l'homme seul (Robert Bolt) ; Spécial T.N.P.; 295. Trencavel (Robert Collon) ; 296. La cruche cassée (Heinrich von Kleist); 297. Semiramis (Marc Camoletti) ; 298. Monsieur Vautrin (André Charpak, d'après Balzac) ; 299. Oblomov (Marcel Cuvelier, d'après Gontcharov) ; 300. Le système Fabrizzi (Albert Husson) ; 301. La Dame ne brûlera pas (Christopher Fry)
Etat très satisfaisant (couv. lég. frottées, ancienne mouill. sur bas du n° 299, bon état par ailleurs) pour cette revue très illustrée, initialement titrée L'Avant-Scène Fémina-Théâtre. Peu courant en année ainsi complète. Prix pour l'ensemble. Poids de 2,6 Kg.