‎BOUTHOUL (Gaston).‎
‎La Guerre.‎

‎Paris P.U.F., coll. "Que sais-je ?" 1953 1 vol. broché in-12, broché (petites rousseurs à la couverture), 119 pp. Edition originale avec un envoi de l'auteur "A Georges Bataille, très amicalement, Gaston Bouthoul".‎

Reference : 97863


‎‎

€75.00 (€75.00 )
Bookseller's contact details

Vignes Online
M. Henri Vignes
La Font Macaire
87120 Eymoutiers
France

limousin@librairievignes.com

05 55 14 44 53

Contact bookseller

Payment mode
Cheque
Sale conditions

conformes aux usages de la Librairie ancienne et moderne et, pour l'étranger, aux règlements en matière de paiement. Les prix indiqués sont nets, en euros. Frais de port en sus à la charge du destinataire.

Contact bookseller about this book

Enter these characters to validate your form.
*
Send

5 book(s) with the same title

‎CAROLINE / VOGEL, Franz-Adam (16..-1749)‎

Reference : 9322

(1779)

‎Code criminel de lempereur Charles V, vulgairement appellé la Caroline: contenant les loix qui sont suivies dans les juridictions criminelles de lEmpire ; et à lusage des conseils de guerre des troupes suisses.‎

‎ 1779 A Maestricht, chez Jean-Edme Dufour & Phil[ippe] Roux, imprimeurs-libraires, associés, 1779. Un volume in-4° (200 x 252 mm) de [4]+XXIV+340 pages. Bonne reliure pastiche en plein veau marron, dos à nerfs orné, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges. Très bon état.‎


‎Décidée en 1530 et entrée en vigueur en 1532 en 219 articles, la Caroline visait à unifier et codifier le droit pénal du Saint-Empire, réservant toutefois les droits particuliers de ses différents Etats. Elle ne joua de ce fait quun rôle subsidiaire, mais important, et influença le droit pénal de la plupart des états européens et des cantons Suisses. Elle servit également de «code pénal» pour les régiments suisses au service de France, ceux-ci disposant de leurs propres lois et de leurs propres tribunaux. Traduction et observations en regard de chaque article par Franz-Adam Vogel (16..-1749), grand juge des Gardes Suisses au service de France, parues pour la première fois en 1734 à Paris. Louvrage est complété par des «ordonnances & réglemens militaires établis dans lorigine du service des troupes de la Nation [suisse] en France» également compilées par Vogel (pages 295 ss), débutant un véritable code de conduite du mercenaire suisse en France, en 27 articles, où il est traité du serment au roi, de discipline, des relations avec les civils et les religieux, en paix et en guerre, voire de morale. Très bon ‎

Phone number : 021/312 85 42

CHF1,000.00 (€1,096.61 )

‎FLAVIUS JOSEPH.‎

Reference : 8172

(1701)

‎HISTOIRE DES JUIFS, écrite par Flavius Joseph, Sous le Titre de Antiquitez judaiques, traduites sur loriginal grec revu sur divers manuscrits, par Monsieur Arnauld dAndilly. Nouvelle édition. Enrichie dun grand nombre de figures en taille-douce [avec] HISTOIRE DE LA GUERRE DES JUIFS CONTRE LES ROMAINS [...].‎

‎ 1701 A Bruxelles: Chez Eugène Henry Fricx, 1701-1703. Complet en 5 vol. petit in-8: 11.5 x 18 cm. I/ xxiv-523 pp., 5 ff. n. chiff.; II/ 516 pp., 12 ff. n. chiff.; III/ 389 pp., 39 ff. n. chiff.; IV/ lxxx-[8]-358 pp., 9 ff. n. chiff.; V/ 555 pp., 16 ff. n. chiff. Collection complète des uvres de Flavius Joseph publiée par Fricx à Bruxelles entre 1701 et 1703. Belle édition illustrée dun frontispice par Van Orley, une vignette en-tête du premier vol. de lHistoire de Juifs, une seconde vignette en-tête du premier vol. de la Guerre des Juifs, et 232 délicates vignettes non signées gravées dans le texte. Reliures uniformes de lépoque en veau brun. Dos à cinq nerfs avec pièces de titre en maroquin lavallière et caissons ornés aux petits fers. Toutes tranches rouges. Reliures frottées par endroits, notamment aux nerfs, quelques rousseurs, mouillures et travaux de vers sans gravité. Ex-libris: «Ex Bibliotheca Quasi Episcopalis Abbatiae Stivagiensis Can. Ordinis Praemonsty 1735» aux armes de Charles-Hyacinthe Hugo(1667-1739) abbé prémontrédEtival en 1722 et évêque de Ptolemaïde en 1728. Ce savant publia de nombreux écrits sur la théologie, larchéologie et lhistoire. Il augmenta considérablement la bibliothèque de son abbaye qui put rivaliser avecMoyenmoutieretSenones.‎


Phone number : 021/312 85 42

CHF2,500.00 (€2,741.53 )

‎[YORKE, Philip (2e comte de Hardwick), et al.] / CHRISTOPHE, Mathieu (1768-1824) (trad.)‎

Reference : 7068

(1803)

‎LETTRES ATHENIENNES ou Correspondance d'un agent du roi de Perse, résidant à Athènes pendant la guerre du Péloponnèse. Traduites de l'anglois, par Mathieu Christophe.‎

‎ 1803 Paris: Chez Ouvrier, an XI - 1803. Complet en 4 vol. in-12: 10.5 x 17 cm. I/ 1 front., xvi-328 pp. + 2 pl. grav.; II/ 1 front., 2 ff., 374 pp. + 2 pl. grav.; III/ 1 front., 2 ff., 316 pp. + 2 pl. grav.; IV/ 1 front. 2 ff., 308 pp. + 2 pl. grav. Edition ornée de douze portraits gravés par François Maradan sur les dessins exécutés à Rome, d'après l'antique. Autre traduction que celle de Villeterque parue chez Dentu en 1801 et rééditée en 1804. Reliures de l'époque en demi-basane à petits coins. Dos lisses avec pièce de titre orangée et pièce de tomaison de forme ovale. Plats recouverts de papier marbré. Tranches mouchetées. Ex-libris: H. de Pury-Travers. Bel ensemble. ‎


‎Ces lettres furent composées dans les années 1739 et 1740 par une société d'amis qui achevaient leurs cours d'études dans l'université de Cambridge. [.] En 1741, ils les firent imprimer au format in-8 mais nen tirèrent que douze exemplaires. Quarante ans plus tard, une seconde édition est faite en un volume in-4 à seulement 100 exemplaires. Ces deux éditions nont jamais servi quà leurs auteurs ; ce qui a fait dire quà proprement parler, les « Lettres athéniennes » navaient jamais paru. Les Lettres signées P. sont de Philippe Yorck, comte de Hardwick, fils aîné du Grand-Chancelier de ce nom; celles qui ont pour signature C. sont de son frère, Charles Yorck [.] Les autres lettres sont écrites ou par leurs parents, ou par leurs amis. La lettre sur Hippocrate est du docteur William Heberden (1710-1801). (Barbier, 1823: t. II, pp. 263-264, no. 9933). Antérieures au "Voyage du Jeune Anacharsis", peut-être source d'inspiration de Barthélémy (bien que celui-ci ne le reconnut jamais), les lettres de Philip Yorke et ses amis placent Célander, agent du roi de Perse, à Athènes, durant la Guerre du Péloponnèse. Celui-ci entretient une correspondance suivie avec les ministres du monarque et différents particuliers. Il converse notamment avec Phidias, Aspiasie, Alcibiade, Socrate, Cléon, ou Thucydide, il s'occupe de philosophie, il parle avec Orsame qui voyage en Egypte. "Ainsi se trouvent heureusement rapprochés les principaux traits de l'histoire des Grecs, des Perses et des égyptiens [...] une parfaite exécution répond à cette belle ordonnance". (Troisième mémoire de Barthélémy sur Anacharsis). ‎

Phone number : 021/312 85 42

CHF300.00 (€328.98 )

‎Panel‎

Reference : 50022

‎La Grande Guerre des gendarmes. Par Louis-Napoléon Panel‎

‎Nouveau Monde Editions ,2013, in-8 de 611 pages ,Résumé1. Entrer En Guerre -- Les Coulisses D'un Succès : La Pré-mobilisation -- Des Ajournements Réguliers Aux Préparatifs De Guerre -- La Gendarmerie Dans La Période De Tension Politique -- L'orage -- Maintenir L'ordre -- Mobiliser -- Réquisitionner -- La Constitution Des Prévôtés -- Des Gendarmes Mobilisés Aux Armées -- La Difficulté Des Remplacements -- La Concentration Et La Montée Au Front -- Conclusion : L'énorme Machine ? -- 2. L'apprentissage Guerrier : La Gendarmerie Dans La Guerre De Mouvement -- Les Brigades Face à L'invasion -- Les Sentinelles Avancées: L'action Des Brigades Envahies -- Le Repli -- L'illusion D'un Renfort: Vie Et Mort Des Gardes Civiles -- Le Torrent Et La Digue : Les Prévôtés De La Retraite -- Couvrir La Retraite -- Forcer Au Besoin Leur Obéissance -- Les Tâtonnements De 1914 -- Comment Les Gendarmes Sont Entrés En Guerre ? -- De La Période Héroïque à La Légende Noire : La Mise En Place D'une Logomachie -- L'émergence De Lieux De Mémoire -- Conclusion: Le Temps Des Désillusions -- 3. La Guerre à L'horizon De La Brigade -- Crise Des Effectifs Et Improvisations -- Gérer La Pénurie D'officiers -- Renforcer Les Brigades: Pis-aller Et Expériences -- L'ultime Recours: Le Recrutement De Gendarmes Auxiliaires -- Vivre En Caserne, Vivre En Guerre -- Vie Quotidienne Et Culture Matérielle -- La Brigade: Une Microsociété à L'épreuve De La Guerre -- Les Poilus De La Brigade -- 4. L'armée De L'intérieur -- La Brigade Comme Relais De L'autorité Militaire -- La Guerre Contre La Routine, La Routine Contre La Guerre -- Les Luttes Nouvelles -- Quand Le Front Commence Au Village -- Gendarmerie, Protection Du Territoire Et Contre-espionnage -- Une Guerre Inavouée: La Gendarmerie Face Aux Reactaires -- Conclusion : Les Brigades De Janus -- 5. Popotes Et Bourguignotes: Les Prévôtés En Leurs Logis -- Une Double Monarchie: Le Commandement De La Gendarmerie Aux Armées -- Prévôté Ou Prévôtés? -- Les Effets D'une Double Tutelle -- Les Travaux Et Les Jours -- Travailler -- Vivre -- Souffrir Et Mourir -- Célébrer Et Punir -- La Gendarmerie Et Les Honneurs De La Guerre -- La Femme De César -- Conclusion : Du Repli à L'ouverture -- 6. Entre Glaive Et Balance: Les Fonctions Judiciaires Des Prévôtés -- De La Police Judiciaire Aux Tribunaux Prévôtaux -- Les Auxiliaires De La Justice Militaire -- À La Source D'une Déception : Le Fantôme De La Justice Prévôtale -- Au Service Du Conseil De Guerre -- Une Oubliée De La Grande Guerre: La Prison Prévôtale -- Du Prétoire Au Poteau -- Conclusion: L'auxiliaire D'une Justice éclatée -- 7. Maintenir L'ordre Sous Le Feu -- La Circulation Est La Partie Vitale De L'armée -- L'école De La Voie Sacrée -- On Ne Passe Pas! -- L'ordre Des Cantonnements -- La Chasse Aux Avinés -- Le Défi De La Police Sanitaire -- Le Front Commence Au Dernier Gendarme -- La Police De L'arrière Immédiat Du Champ De Bataille -- Glaneurs Et Corbeaux -- Des Gendarmes Sous Le Feu? -- Conclusion: La Guerre D'usure Ou L'essoufflement Des Prévôtés -- 8. La Crise De L'arme La Gendarmerie Et Les Manifestations De La Crise -- Force Publique Et Grève Des Tranchées -- Les Brigades Et Le Spectre Insurrectionnel à L'intérieur -- Une Institution En Quête De Réponses -- La Reprise En Main De L'intérieur -- La Réforme Bouchez -- Conclusion: 1917 Ou L'amorce Des Réformes -- 9. Clemenceau, Ou Le Printemps De La Gendarmerie -- Nouvelle Direction Et Directions Nouvelles -- La Réforme Du Commandement -- Une Promotion Symbolique De L'arme -- Améliorer Le Sort Des Gendarmes -- Réformer En Formant -- Des écoles De Guerre -- Vin Nouveau, Outre Neuve -- Des Tranchées Aux Pavés : Naissance Des Pelotons Mobiles -- Les Années Terribles Du Maintien De L'ordre -- Des Sections Aux Pelotons -- Conclusion : Clemenceau, Premier Directeur De L'arme? -- 10. Victoire Et Frustrations -- La Lente Sortie De Guerre -- Je Continuerai Jusqu'au Dernier Quart D'heure -- Politique Intérieure, Je Fais La Guerre! -- Les Dernières Salves -- La Légende Noire, Ou L'offensive Des Lieux Communs -- Lélu, Ou La Contre-attaque Des Lieux De Mémoire -- Une Victoire Sans Horizon? -- La Frustration Textuelle -- D'une Guerre L'autre -- Conclusion : Un Objet Historique Prospectif. Louis N. Panel. Includes Bibliographical References (p. 599-[600]) And Index.Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, la gendarmerie apparaît comme une «armée de l'intérieur», assurant la défense nationale et la protection des civils fragilisés par le conflit. Une mission pourtant bien loin de ce que vivent les soldats partis au front : obéissant à l'ordre de les maintenir au combat quoiqu'il advienne, «forçant, au besoin, leur obéissance», les gendarmes deviennent pour eux «la police des débineurs», des lâches restés à l'arrière. Invisibles aux yeux des troupes, ils sont pourtant bien présents dans les tranchées, mais peu nombreux, leurs effectifs déjà limités étant accaparés par les multiples missions de l'intérieur, indispensables à la survie de l'armée comme à celle des civils.Déterminante pour l'avenir de l'institution, la guerre d'usure change le regard porté sur la gendarmerie dont le rôle est devenu à la fois protecteur et répressif. Exposée au mépris des soldats en permission, elle subit également la transformation chaotique mais décisive de son institution, au gré des crises internes et des réformes. Lorsque la Grande Guerre prend fin, le gendarme a gagné en autonomie, mais doit faire face à une impopularité certaine.Grâce à des recherches approfondies et à une analyse à la fois historique et sociologique, Louis N. Panel nous plonge dans le quotidien des gendarmes, mettant en lumière le travail et les conditions de vie de ces oubliés de la Grande Guerre.Ancien officier de gendarmerie, Louis N. Panel est docteur en histoire et conservateur des Monuments historiques. Sa thèse, dont ce livre est issu, a reçu le Prix des experts 2011. Il est également l'auteur de Gendarmerie et contre-espionnage (Service historique de la Défense, 2004) et de nombreux travaux sur la Première Guerre mondiale.Ancien officier de gendarmerie, Louis Napoléon Panel est docteur en histoire et conservateur des Monuments historiques. Sa thèse, dont ce livre est issu, a reçu le Prix des experts 2011. Il est également l'auteur de Gendarmerie et contre-espionnage (Service historique de la Défense, 2004) et de nombreux travaux sur la Première Guerre mondiale. ,broché ,Bon état , .Isbn : 9782847366709.(2 photos du livre sur mon site https://www.vieuxlivre.fr) .Les frais de port pour la France sont offerts à partir de 25 euros d'achat (Mondial relay ). (colissimo suivi +6,90 ).‎


Phone number : 0623153626

EUR10.00 (€10.00 )

‎LUCIETO (Ch.).‎

Reference : 71576

(1926)

‎En Missions Spéciales. Mémoires d'un agent des services secrets de l'Entente. La Guerre des Cerveaux.‎

‎ Berger-Levrault, 1926, in-12, ix-340 pp, 51 photographies et fac-similés, 4 cartes, broché, couv. illustrée (lég. salie), bon état‎


‎Intéressant ouvrage, très documenté sur l'espionnage et la propagande allemande pendant la Première Guerre mondiale. Charles Lucieto fut l'un des nombreux agents français résidants aux Pays-Bas pendant la guerre, avec liberté de mouvement en territoire ennemi et à Paris, où il rendait compte à ses chefs ; un homme qui entre autres déguisements opérait sous la couverture un d'homme d'affaires, et dont la mission la plus connue a consisté à voler une nouvelle formule du gaz moutarde introduit dans des obus que les Allemands, en contradiction avec toutes les conventions internationales, ont commencé à employer sur le front en 1915. Il décrit dans le chapitre 2 l'organisation et la structure des services secrets allemands, avant, pendant et après la guerre, présentés comme une monstrueuse machine criminelle, omnisciente, presque toute-puissante, parfois stupide... Dès son second livre, Lucieto passa franchement à la fiction et écrira nombres d'aventures d'espionnage (présentées comme des "romans documentaires"), avec des titres tels que : La Vierge rouge du Kremlin, Le Diable noir, L'Espion du Kaiser, etc. — "Il y a eu la guerre des baïonnettes, la guerre des grenades, la guerre des canons, la guerre des mines, la guerre des gaz. Il est juste de ne pas oublier la guerre des cerveaux. C'est ainsi que Ch. Lucieto dans son curieux livre « En missions spéciales ». désigne la lutte menée contre les espions allemands par les agents du contre-espionnage allié. J'aurai de nouveau l'occasion de parler de ce livre, car sa lecture a produit sur moi une impression profonde et il est juste que les combattants connaissent ce nouvel aspect de la guerre." (Jacques Péricard, L'Ouest-Éclair, 3 novembre 1926) — "Auteur mystérieux, censé être un ancien agent du renseignement français, Charles Lucieto connut un grand succès de librairie dans les années 1920-1930 avec une série d'ouvrages sous-titrée "La Guerre des Cerveaux", et qui prétendaient révéler les ficelles de l'espionnage international pendant la Première Guerre Mondiale et les années qui précédèrent. Ce genre d'ouvrages était courant à cette époque, mais ceux de Lucieto étaient généralement fort documentés, avec bordereaux, fiches anthropométriques, photos confidentielles. Si Lucieto n'était pas lui-même l'agent secret qu'il prétendait être, il bénéficiait indéniablement d'informateurs et de sources. Toujours est-il que ses livres documentaires connurent un tel succès qu'il en signa au final pas moins de onze volumes, publiés en un temps record entre 1926 et 1932. Parallèlement, on lui doit aussi une saga romanesque, éditée en 12 fascicules, "Les Merveilleux Exploits de James Nobody". En effet, ce qui frappe au premier abord, quand on ouvre ce livre de Charles Lucieto, c'est que, espion ou non, on a affaire à un écrivain, c'est-à-dire à un conteur qui sait allier une certaine rigueur factuelle avec un indéniable talent de feuilletonniste, qui ne craint ni l'emphase ni les rebondissements téléphonés, ni les effets de style propres au roman populaire. "En Missions Spéciales" n'est pas seulement un document informatif sur l'espionnage, mais un reportage palpitant sur les acteurs de l'ombre en temps de guerre. Cette vivacité narrative, qui nuit néanmoins au sérieux de l'ouvrage, fut sans doute pour beaucoup dans le succès que connut cette série. Ce premier tome est divisé peu ou prou en deux parties : – La première s'intéresse avant tout à l'espionnage allemand durant la Première Guerre Mondiale, et à la manière dont les agents du contre-espionnage français parvenaient à traquer et à arrêter les espions allemands agissant en France. Tous les chapitres concernant les courriers secrets et les instructions confidentielles est particulièrement intéressant, et tout à fait crédible : 80% de l'espionnage au XXe siècle était avant tout un travail autour de messages à envoyer, de courrier à intercepter, et de lettres à ouvrir puis à refermer afin qu'on ne sache pas qu'elles ont été lues. Ce trafic d'informations occupait la plupart des espions du monde qui, de ce fait, étaient loin d'avoir une vie aventureuse à la James Bond. Ici, on découvrira volontiers des micro-messages pliés en quatre, collés sous un timbre pour affranchir une enveloppe qui ne contenait qu'une lettre manuscrite sans valeur, mais aussi des dessins aux fusains de peintres du dimanche qui recouvrent le plan d'une base navale française, d'autres messages dissimulés en code au travers des notes d'une partition musicale ou dans le texte d'une petite annonce publiée dans un journal, etc, etc... Ces "trucs" d'espionnage sont particulièrement attendrissants, parce qu'ils appartiennent à une époque totalement révolue. L'avènement d'Internet, du cryptage informatique, des messageries instantanées, du wi-fi, du Bluetooth, font qu'il n'a jamais été aussi simple d'échanger des informations, et que face à l'immense foisonnement des milliards de messages échangés chaque jour, l'espionnage a sans doute considérablement changé de forme. Charles Lucieto nous conte néanmoins, avec l'émerveillement joyeux d'un homme qui apprécie dans l'espionnage ces petits exercices cérébraux qui font alors partie du métier, toute une galerie d'exemples très représentatifs de ce que pouvait être le travail d'un espion. Enfin, d'un espion allemand naturellement, car aux dires de Lucieto, il n'y avait pas de méthodes comparables effectuée par des espions français en Allemagne. Seuls les allemands sont à la fois capables de tout et bons à rien, Lucieto le répète suffisamment pour que cela justifie toute action française effectuée contre eux. D'ailleurs, Lucieto est trop patriote pour faire preuve de beaucoup d'empathie. À plusieurs reprises, il affirme bien que tel espion pris sur le fait, même jeune, même embrigadé par chantage ou l'appât du gain, est quelqu'un dont on "s'occupe" et qu'on ne "revoit" plus. – Dans la deuxième partie de ce livre, Charles Lucieto change quelque peu de ton et aborde le sujet alors très fantasmatique des belles espionnes internationales, en s'arrêtant longuement sur trois cas qui l'ont beaucoup préoccupé : Elsbeth Schragmüller, dite "Fraulein Doktor" (décrite ici comme "Mademoiselle Doktor", son vrai nom n'ayant filtré qu'en 1945, plusieurs années après sa mort), notre Mata-Hari nationale (ou presque) et une allemande du nom d'Irma Staub, qui semble avoir beaucoup hanté Charles Lucieto, y compris dans une dimension érotique, et à laquelle il consacre de très longs chapitres. Il n'est pas inutile de préciser qu'il n'existe aucune autre source sur Irma Staub, qui se faisait appeler en France "comtesse de Louvain", que celles avancées par Lucieto. Il y aurait de sérieuses raisons de remettre en cause l'existence réelle de ce personnage un peu romantique, si Charles Lucieto ne publiait sa photo dans son livre. Sur Fraulein Doktor, Lucieto est nettement moins disert, bien qu'il prétende l'avoir vue une fois et avoir été saisi du regard glacé et impitoyable qu''elle posait sur toutes choses, ce que les quelques photos d'elle existant ne semblent pas confirmer. de par ce pseudonyme par lequel elle s'était fait connaître dans le milieu de l'espionnage, Fraulein Doktor avait alimenté bien des fantasmes et des rumeurs sur la cruauté de ses tortures et de ses mutilations. En réalité, Elsbeth Schragmüller s'était surnommée ainsi parce qu'elle était doctorante en sciences politiques, et non pas doctoresse ou chirurgienne. Il semble que sa principale activité fut de former et d'initier à l'espionnage des jeunes filles chargées de séduire les officiers militaires français et de leur soutirer sur l'oreiller des renseignements. Il est avéré aujourd'hui que Mata Hari et Marthe Richard bénéficièrent de sa formation. Cependant, bien des points sont restés obscurs sur les activités complètes de "Fraulein Doktor". Il n'empêche que Charles Lucieto ne fait à son sujet que ressasser les rumeurs la concernant pendant la guerre. Il ne semble pas en savoir plus, ou du moins être décidé à en dire plus long. Sur Mata Hari, par contre, Charles Lucieto n'est pas avare de détails et le chapitre qu'il lui consacre mérite une lecture, ne serait-ce que parce qu'il va à contrario de tout ce qui a été affirmé par la suite. Il est tacitement admis de nos jours que les activités d'espionnes de Mata Hari ont été un peu surestimées, que ce n'était au final qu'une cocotte un peu amatrice, qui, en temps de guerre, s'est brûlé les ailes à vouloir jouer l'espionne par appât du gain. Charles Lucieto tient un tout autre discours : avec moults renseignements à la clé, et en affichant la photo anthropométrique originale de Mata Hari lors de son arrestation, Charles Lucieto affirme que Mata Hari travaillait pour le renseignement allemand dès 1904, que loin d'être une amatrice, elle était au contraire une professionnelle aguerrie, ce qui expliquerait d'ailleurs le courage avec lequel elle a affronté le peloton d'exécution. Néanmoins, s'il est difficile de prendre en faute Charles Lucieto, tant il dispose de références et d'arguments sérieux, on ne peut qu'être gêné de la haine absolue qu'il voue à cette femme. En effet, déjà en 1926, la légende s'emparait de cette vestale des temps modernes avec une tendresse tout à fait complaisante, et cela faisait entrer Charles Lucieto dans une colère noire. Pour lui, non seulement Mata Hari était une ennemie de la France, qu'il était scandaleux d'aduler, mais en plus, par les trahisons et les fuites qu'elle avait fait durant toutes ces années, elle portait probablement la responsabilité de la mort et de la torture de nombreux agents français. Les mots de Lucieto sont donc extrêmement durs, d'autant plus qu'en devenant une saltimbanque renommée, Mata Hari s'était affranchi de tout le devoir de discrétion d'un véritable agent secret, tout cela à la seule fin de se retourner contre le pays qui la célébrait et qui avait fait d'elle une personnalité du monde des arts, ce qui, aux yeux de Lucieto, confine à la plus écoeurante des perversions. Comme on le voit, Charles Lucieto surprend par son absence de neutralité ou de réserve sur les sujets qu'il aborde, ce en quoi il se démarque de la plupart des espions racontant leurs souvenirs. Si la démonstration est rigoureuse, le ton est particulièrement nerveux, l'émotion est soigneusement entretenue et une telle exubérance a de quoi surprendre chez un ancien agent secret. Il est vrai qu'en préface, Charles Lucieto dit au final écrire les mémoires d'un autre agent secret, toujours en exercice, et qui ne se sentait pas le talent de prendre la plume lui-même. Faut-il y voir justement l'ébauche d'une collaboration entre un authentique espion, et un écrivain-rédacteur qui, petit à petit, s'identifie à son modèle et s'y sent plus à l'aise ? J'avoue que je serais tenté de le supposer, car le livre commence de manière très factuelle, et "s'échauffe" progressivement jusqu'à se montrer très parti-pris dans son dernier tiers. Toujours est-il que, s'il répond finalement à peu de questions cruciales sur la guerre ou l'espionnage, ce premier volume de "La Guerre des Cerveaux" apporte tout de même un grand nombre d'anecdotes et d'informations sur ce que pouvait être, à cette époque-là, le métier d'espion en temps de guerre. Malgré une certaine inégalité dans l'intérêt de ces anecdotes, on passe néanmoins un agréable moment dans ces coulisses de la guerre secrète qui se jouait dans d'autres coulisses, celles de la Grande Guerre..." (Dorian Brumerive, Babelio) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.‎

Phone number : 01 43 54 43 61

EUR25.00 (€25.00 )
Get it on Google Play Get it on AppStore
The item was added to your cart
You have just added :

-

There are/is 0 item(s) in your cart.
Total : €0.00
(without shipping fees)
What can I do with a user account ?

What can I do with a user account ?

  • All your searches are memorised in your history which allows you to find and redo anterior searches.
  • You may manage a list of your favourite, regular searches.
  • Your preferences (language, search parameters, etc.) are memorised.
  • You may send your search results on your e-mail address without having to fill in each time you need it.
  • Get in touch with booksellers, order books and see previous orders.
  • Publish Events related to books.

And much more that you will discover browsing Livre Rare Book !