La Haye Charles Le Vier 1716 1 vol. relié in-12, basane fauve, dos à nerfs, caissons ornés de petits griffons dorés, large listel de basane ocre mosaïquée en encadrement sur les plats avec petits fers à froid aux angles et blason doré au centre, tranches rouges, LVIII-(6)-244 pp. Edition originale de cette compilation de poésies burlesques, épigrammes et autres facéties rimées qui ont fait la réputation de l'auteur (1641-1728). On y trouve notamment "Le fameux La Galisse" qui est une succession de lapalissades. L'ouvrage est orné d'une vignette de titre et de 5 ravissants bandeaux gravés par Bleyswick et comporte un éloge liminaire par Albert-Henri de Sallengre. 3 ex-libris gravés, le premier feuillet couvert d'annotations soigneusement tracées à l'encre noire. Coins un peu émoussés, sinon charmante reliure d'époque de style germanique.
Reference : 96752
Vignes Online
M. Henri Vignes
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Au moment où il composait son premier volume de poésie au format de poche, Le fleuve caché, certains scrupules apparurent à Jean Tardieu et le retenaient de livrer dans un même volume ses vers et ses proses. Il choisit de ne donner que les poèmes en vers. Les archives conservées chez Gallimard prouvent qu’il est le seul coupable de cette distinction : son projet initial, tel qu’il l’a soumis à Robert Carlier, était de rassembler ses « Poésies complètes », avec pour dates « 1924-1960 ». Une première note mentionne ce volume, sous un titre (provisoire) à faire frémir tous les spécialistes de Jean Tardieu : Une voix sans personne. Poésies complètes 1924-1960 (ce titre aurait alors désigné à la fois une pièce de théâtre, un recueil de vers et de proses, et une anthologie en vers… !) Le sommaire de ce projet initial comprenait les recueils Accents, Le témoin invisible, Jours pétrifiés, Monsieur Monsieur, Une voix sans personne et Histoires obscures : le document ne présente pas le détail des textes retenus, mais le « calibrage » prévu pour chacun des recueils permet de comprendre que certains recueils étaient amputés (ceux, précisément, qui comprenaient aussi des textes en prose). « Poésies complètes » signifiait donc bien : tous les poèmes en vers de tous les recueils. C'est ce choix de textes de Jean Tardieu que nous vous proposons ici, composés de découpes dans les volumes parus précédemment, tous les poèmes en prose étant biffés. Sur l'enveloppe l'indication "poèmes écartés".
[ A. Quantin] - BERNIS, Cardinal de ; DESFORGES-MAILLARD ; BERTIN, Chevalier de ; PIRON, Alexis ; BOUFFLERS, Chevalier de ; VADE, Joseph ; GRESSET ; GENTIL-BERNARD ; GILBERT ; BONNARD, Chevalier de ; MALFILATRE ; LATTAIGNANT ; (DRUJON, Fernand ; BONHOMME, Honoré ; ASSE, Eugène ; DEROME, L. ; UZANNE, Octave ; JULLIEN, Ernest ; LECOCQ, Georges)
Reference : 57579
(1879)
12 vol. petit in-8 br., Petits poètes du XVIIIe siècle, A. Quantin, Paris, 1879, 1881, 1884, 1886 : Petits Poètes du XVIIIe siècle (12 Tomes - Collection complète) Poésies diverses du Cardinal de Bernis ; Poésies et oeuvres diverses du chevalier Antoine Bertin ; Poésies diverses du Chevalier de Bonnard ; Poésies diverses du Chevalier de Boufflers ; Poésies diverses de Desforges-Maillard ; Poésies choisies de Gentil-Bernard ; Poésies diverses de Gilbert ; Poésies choisies de Gresset ; Poésies diverses et pièces inédites de Lattaignant ; Poésies de Malfilâtre, poèmes, odes et traductions ; Poésies choisies et pièces inédites de Alexis Piron ; Poésies et lettres facétieuses de Joseph Vadé
Belle série tirée à petit nombre sur un beau papier de hollande, bien complète des 12 volumes, en très bon état (dos un peu passés, bel exemplaire très frais par ailleurs) Vicaire, VI, 747-750
Paris Alexis Emery 1813 In-12° (175 x 105 mm), [3] ff. - 231 pp. et 3 pl. h.-t., maroquin rouge à grain long, dos à 5 faux-nerfs orné, large encadrement de roulettes et filets dorés et à froid sur les plats avec fleurons en écoinçons et chiffre au centre, roulette sur l'extrémité des coupes, roulettes intérieures, tranches dorées (reliure de l'époque).
Les poésies d'une des grandes teneuses de salon de l'Empire reliées au chiffre présumé de Lucien Bonaparte Édition en partie originale agrémentée de quatre jolies vignettes (dont une au titre) dessinées par Chasselat et gravées par Courbe. Ces Élégies, parues pour la première fois en 1807, lui valurent le surnom de « Sapho française » en raison de leur ton aimablement érotique. Cette 3e édition parut en novembre 1813 soit à peine trois mois après la deuxième, fort vite enlevée malgré qu'elle fut tirée à 2000 exemplaires. Elle est augmentée d'une nouvelle élégie « La Reconnaissance » dédiée au comte de Ségur. De plus, Mme Dufrenoy profita de plusieurs avis pour faire quelques corrections à l'ouvrage. Le prix en était de 4 fr. ; 7 fr. en papier vélin ; relié à la Bradel, avec étiquette en or, 1 fr. de plus ; en veau doré sur tranche avec ornements riches et nouveaux, 5 fr. de plus. Adélaïde-Gillette Dufrénoy (1765-1825), fille de Jacques Billet, joaillier de la couronne de Pologne, épousa à quinze ans, Dufresnoy, riche procureur au Châtelet de Paris, qui avait été l'homme de confiance de Voltaire. Sa demeure devint le rendez-vous des beaux esprits de l'époque, elle sentit dès lors se développer en elle une véritable vocation poétique. En 1811 et 1812, elle chanta le roi de Rome. En 1813, elle fit partie de la suite qui accompagna l'Impératrice Marie-Louise à Cherbourg. Lucien Bonaparte (1775-1840), second frère de Napoléon Bonaparte, devient ministre de l'Intérieur sous le Consulat à partir du 24 décembre 1799, puis tribun en 1802. Il est fait prince de Canino le 31 août 1814 par le pape Pie VII, puis prince français en 1815. Il sera ensuite fait prince de Musignano en 1824 par le pape Léon XII et enfin prince Bonaparte par Grégoire XVI en 1837. Lucien Bonaparte s'intéressait beaucoup à la vie littéraire et notamment à la poésie. Il écrivit lui-même quelques ouvrages qui lui valurent un fauteuil à l'Académie française en 1803 à l'âge de 28 ans. Il était aussi un assidu du salon de Mme Récamier. Il composa deux poèmes épiques : Charlemagne (1814) et La Cyrnéïde ou la Corse sauvée (1819). Il avait été admis à l'Institut, et fut un des premiers protecteurs de Pierre-Jean de Béranger. Quelques petites traces sur les plats, quelques rousseurs.
Paris Florentin et Pierre Delaulne 1700 In-12° (171x120 mm), [2] ff. - 56 pp., vélin, titre manuscrit au dos, tranches naturelles (reliure de l'époque)
Rare édition originale en vélin de l'époque, l'exemplaire de Frédéric Lachèvre Édition originale et unique très rare de ce recueil de 14 pièces en vers, fables, virelai, etc... L'année de sa parution, le Journal des sçavans le présenta en ses termes : « Toutes les matières de ce recueil sont des pièces sur le mérite & la fortune, sur la raison & l'autorité, sur la vérité & l'humilité, sur l'ambition & l'hipocrisie, sur les biens & les maux du mariage, & sur d'autres sujets semblables. On ne les sauroit lire sans y prendre beaucoup de plaisir, & sans souhaiter qu'elles fussent plus longues. » Voici deux strophes (1 et 5) d'une d'entre elles, un virelai intitulé « Sur l'excés où on porte toutes choses. » : On ne voit plus qu'excés en France. La richesse, la pauvreté, L'épargne, la magnificence, La politesse, l'impudence, La valeur, la timidité, La mollesse, l'activité, L'érudition, l'ignorance, La louange, la médisance, L'air dévot, & l'impiété, Tout jusqu'à l'excés est monté : On ne voit plus qu'excés en France. [...] La mode d'un ameublement, Au bout d'un mois est suranné, Au bout d'un mois abandonnée, Par pur esprit de changement : Porte, fenestre, cheminée, Tout suit la même destinée, Pour la forme & pour l'ornement ; Celle-cy d'hier terminée, Vient d'estre aujourd'huy condamnée ; On l'abbat demain seurement : Peut-on voir cette extravagance, Et ne pas dire incessamment : On ne voit plus qu'excés en France ? La « Lettre morale à Timandre. En vers de nouvelle mesure » occupant les pages 47 à 56 bénéficie d'un faux-titre au verso duquel se trouve un avertissement relatif à ladite nouvelle mesure de vers. Cette dernière avait déjà paru en 1669. Trois autres pièces avaient paru précédemment dans des recueils collectifs, La Maison en décadence (Bonhours, 1693 sous le titre de « le logis qui dépérit »), Les biens & les maux du mariage (Moetjens, 1698 sous le titre de « Sur le mariage ») et le virelai (Recueil de pièces nouvelles, 1699 sous le titre de « Virelay sous les excés en France »). Le reste, soit les 10 autres pièces, nous semble inédit. François-Séraphin Regnier-Desmarais (Paris,1632-1713), homme d'Église, diplomate, poète, traducteur et grammairien français, accompagna en 1662 le duc de Créquy, ambassadeur de Louis XIV, à Rome, où il fut chargé d'étudier les relations entre les deux cours sur la question de la Corse. Le roi pour l'en remercier lui donna en 1668 le prieuré de Grandmont près Ghinon et l'engagea ainsi à prendre l'état ecclésiastique auquel il ne pensait pas. Toujours au sujet de l'affaire des Corses, Il publia en 1707 une Histoire des démêlés de la cour de France avec la cour de Rome. En 1670 il fut élu tout d'une voix par l'Académie française à la place de Cureau de La Chambre. Il en devint le secrétaire perpétuel en 1683. Il participa à la rédaction et à l'édition du Dictionnaire de l'Académie et fit paraître indépendamment en 1705 un Traité de la grammaire françoise, lequel tente de présenter une synthèse des connaissances grammaticales du XVIIe siècle, mais n'innova guère par rapport aux grammaires qui l'ont précédé. Régnier-Desmarais a laissé par ailleurs des poèmes en français, en espagnol et en latin. Segrais disait de ses poésies : « [elles] sont fort chatiées et [les] vers en sont fort beaux mais l'on est pas porté à les lire une seconde fois. » Outre plusieurs ouvrages d'Anacréon, Homère et Cicéron, il traduit en français le Exercicio de perfección y virtudes christianas (Pratique de la perfection chrestienne) du jésuite Alphonse Rodriguez (1538-1616). PROVENANCE : Frédéric Lachèvre, avec son superbe ex-libris macabre gravé contrecollé au contreplat supérieur. Frédéric Lachèvre (Paris 1855-1943), bibliographe, érudit et critique littéraire est l'auteur de plusieurs ouvrages qui font autorité dans le monde très fermé des bibliophiles. Son ex-libris figure sur quelques-uns des ouvrages les plus rares de la bibliothèque nationale ou de collections privées. Promu à une belle carrière de banquier, c'est à sa passion pour les livres rares que Frédéric Lachèvre devra de passer à la postérité. Pour les spécialistes du XVIIe siècle, notamment ceux qui s'intéressent aux textes « libertins », Frédéric Lachèvre est l'irremplaçable éditeur, notamment dans son monumental Libertinage au XVIIe siècle (15 volumes publiés de 1909 à 1928), de bibliographies très précieuses et de textes rares, ceux que vouaient à l'oubli et au mépris les tenants du classicisme. Il est aussi l'auteur des deux considérables bibliographies que sont celles des Recueils collectifs de poésie du XVIe (1922) et du XVIIe siècle (1901-1905) qui lui valurent la réputation de « bibliographe-bénédictin ». Sa Bibliographie des Keepsakes publiée en deux volumes (1929) a permis de retrouver, dans cette production très commerciale, des pièces mineures écrites par de grands écrivains. Le CCFr ne recense que trois bibliothèques possédant l'ouvrage (BnF, Troyes, Nantes) ; l'OCLC, une seule autre (Indiana university). Lachèvre II, 435-436 ; Mouillures sur les gardes, rares rousseurs.
Paris Claude Barbin 1680 In-18° (143 x 91 mm), [2] ff. - 160 pp., maroquin vert-canard, dos à cinq nerfs orné, encadrement d'un triple filet sur les plats, roulette intérieure, tranches dorées (reliure postérieure signée DURU ET CHAMBOLLE 1862)
Un rêve "précieux" en reliure de Chambolle et Duru Première édition collective de ce recueil de 85 pièces galantes dont une majorité de petites formes en vers (quatrains, madrigaux...). Lachèvre (Bibliographie des recueils collectifs de poésies, T. III, p. 15) identifie 58 pièces n'étant pas parues dans des recueils antérieurs, dont une qu'il attribue à Charles Perrault.Une préface signée par une amie de la poétesse dédie à titre posthume l'ouvrage à la Marquise de Neuville, dont Madame de Lauvergne aurait été la protégée : «Vous eûtes autrefois tant de bonté pour celle qui a composé ces petits Ouvrages, que je n'ay pas crû vous déplaire en vous les présentant, & en les faisant paroître au jour avec vôtre Nom ». L'identité de cette poétesse, cependant, a mené à la confusion même l'auteur du Grand dictionnaire des précieuses, et Lachèvre détermine qu'au moins cinq personnes auraient contribué à l'écriture du recueil. Il note, en outre, que Barbin « extrait » des poèmes publiés précédemment : il reprend notamment une série de 23 poèmes du Recueil La Suze-Pelisson (G. Quinet, 1664), à l'édition duquel il avait contribué. Stéphanie Bung suggère ainsi que la commercialisation du Recueil Lauvergne serait orchestrée de manière à re-contextualiser artificiellement les poèmesà travers une fiction d'amitiés saphiques et d'écriture collective autour d'une femme de la noblesse En cela, le Recueil Lauvergne anticipe le Recueil des plus belles pièces des poètes françois publié par Barbin en 1692 et souvent considéré comme la première anthologie de la poésie française ; du Recueil de Lauvergne à l'anthologie, en effet, il n'y a que l'admission d'une démarche de collection plutôt que sa dissimulation. La reliure porte la signature de René Victor Chambolle (1834-1898) et Hippolyte Duru (1803-1884), qui s'associèrent en 1861. Leur travail, très apprécié par Henri d'Orléans duc d'Aumale, figurait dans l'exposition de 180 livres qu'il organisa en 1862 pour les membres du Fine Arts Club de Twickenham dans son château de Chantilly. PROVENANCE : Gustave Mouravit (1840-1920), avec cachet humide violet au titre. Bibliophile. On recense 4 bibliothèques possédant l'ouvrage en France : BnF ( 2 ex., Arsenal - Tolbiac), Bibliothèque Mazarine, Tours, et 7 à l'étranger : British Library, Boston University, Harvard, Yale, Cornell, UPenn, Newberry. Infimes frottements à la coiffe supérieure et aux coins ; Bung, Stéphanie. « Le Recueil Lauvergne (1680) de Claude Barbin. Écriture en groupe ou coup d'éditeur ? », Les Dossiers du Grihl. 29 juillet 2021.