Paris Gallimard 1952 1 vol. broché in-12, broché, non coupé, 139 pp. Première édition collective en service de presse avec un envoi de l'auteur "à Georges Bataille, en très sincère et admiratif hommage. Georges Schehadé". Ce recueil fait l’objet d’une étude de Pierre Robin "L’œuvre poétique de Georges Schehadé" dans le n° 70 de Critique (mars 1953). Quelques rousseurs à la couverture.
Reference : 93512
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Théophile Gautier, Poésies nouvelles - Emaux et Camées - Théâtre - Poésies diverses. Paris, Charpentier, 1863. In-12, [4]-283p. Première édition collection, en partie originale. Emaux et Camées, en particulier, est ici enrichi de nouveaux poèmes et cet ouvrage constitue sa quatrième édition. Elle contient « onze pièces de plus que la troisième édition et on a rétabli les deux pièces omises dans la seconde ». Il n'y a en revanche pas de poésies diverses contrairement à ce qu'annonce le titre. Rappelons que c'est ce recueil de poème qui est précurseur des Parnassiens. Exemplaire enrichi d'un rare et bel envoi envoi amical à Paul de Saint-Victor, très court mais qui montrant l'amitié : « à Paul, Théo ». La teneur profondément amicale de cet envoi ne laisse aucun doute sur le destinataire de celui-ci (nous tenons à remercier vivement Eric Bertin pour ses éclaircissements à ce sujet). Quoiqu'oublié aujourd'hui, Paul de Saint-Victor n'en demeure pas moins un critique et écrivain incontournable du XIXe, ami des plus grands de son époque : Victor Hugo, Gustave Flaubert, les frères Goncourt... Demi-chagrin rouge, dos à nerfs, fleurons, quelques rousseurs, mors frottés. Bel exemplaire d'un ami proche de Gautier.
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Paris : Delloye (impr. de Worms), 1841. In-12, 170 x 104 : frontispice, (2 ff. blancs), viii, 258, (1 f.) ; frontispice, 232 pp., (1 f.). Basane aubergine, encadrement d’un triple filet doré avec fleurons aux angles, dos lisse orné de motifs rocaille, tranches dorées (reliure de l’époque).
Édition en partie originale précédée d’une nouvelle préface.Ensemble de deux recueils de poésies parus la même année chez Delloye, écrits respectivement par les poètes Émile et Antoni Deschamps.- DESCHAMPS, Émile. Poésies de Émile Deschamps. Nouvelle édition, Revue et considérablement augmentée par l’auteur. Paris : Delloye (impr. de Worms), 1841.Elle est ornée d’un frontispice gravé par Delanoy d’après une composition de Jacquand. Émile Deschamps (1791-1871) fut l’un des premiers représentants du mouvement romantique, grand ami de Victor Hugo il fonda avec lui La muse Française en juillet 1823.- DESCHAMPS, Antony. Poésies de Antoni Deschamps. Nouvelle édition, Revue et considérablement augmentée par l’auteur. Paris : Delloye (impr. de Worms), 1841.Elle est ornée d’un frontispice gravé par Delanoy d’après une composition de Boulanger. Antoni (1800-1869) marcha dans les pas de son frère, se faisant une place en qualité de poète et de traducteur.Rare exemplaire portant un envoi autographe d’Émile Deschamps à la Comtesse Duchâtel sur une des gardes blanches :Respectueux hommage à Madame la comtesse Duchâtel. Émile Deschamps.Il s’agit de la Comtesse Marie-Antoinette Adèle Duchâtel (1782-1860), connue pour avoir été la maîtresse de Napoléon 1er.Reliure frottée portant de fortes traces d’insolation. Infime accident à la coiffe, sans manque. Rousseurs éparses.Provenance : Comtesse Duchâtel avec envoi autographe signé.Bibliographie : Champfleury, page 398. - Escoffier, n°1452.
Théodore Desorgues, Epitre sur l'Italie suivie de quelques autres poésies relatives au même pays. Paris, s.n., an V [1797]. Petit in-8, 48p. Edition originale de ce recueil de poésies sur l'Italie. Desorgues fut, selon Nodier, le plus grand poète lyrique de la Révolution. Il fut en effet choisi à la place de Marie-Joseph Chénier pour écrire l'Hymne à l'être suprême. Il est alors un fervent révolutionnaire, républicain, robespierriste. Signalons en particulier, pour cet ouvrage, que sa longue Epitre sur l'Italie de près de 300 alexandrins est une analyse à la fois historique et didactique. Ce recueil ne contient bien que des poésies sur l'Italie contrairement à ce qu'affirment certaines sources. L'Hymne à l'être suprême n'est donc pas dans cet ouvrage. L'auteur finira sa vie dans l'asile de Charenton, avec le célèbre marquis de Sade. Il meurt en 1808, à presque 44 ans. Provenance : PE Camart, gravé par Cami, sur le second contreplat. Demi-maroquin, dos à nerfs, tranches marbrées. Petite mouillure angulaire. Rarissime plaquette d'un des plus grands poètes de la révolution.
Auguste Villiers de l'Isle-Adam, Premières poésies 1856-1858. Lyon, N. Scheuring & Cie, 1859. In-8, 180p. Edition originale du premier ouvrage de l'auteur, dédié à Alfred de Vigny. Il contient quatre ensembles de poésies : Fantaisies nocture, Hermosa, Les Préludes & Chant du Clavaire. Provenance : Guy Séligmann, avec son ex-libris gravé sur le contreplat. Reliure signée Jacques Ardouin (actif sous son nom de 1950 à 1969), bradel demi-maroquin à coins brun, couvertures conservées, dos et haut des plats légèrement passés. Bon exemplaire.
Valence : Charvin, 1838 ; Paris : Delloye, (Impr. Borel à Valence) 1838. Grand in-8, 237 x 155 : (2 ff.), XVII, 254 pp. demi-percaline prune à la Bradel, dos lisse orné d’un fleuron doré, couverture conservée (reliure de l’époque).
Édition originale peu courante de ce recueil de 40 poésies de jeunesse, illustré de nombreuses vignettes gravées sur bois dans le texte.Dans son ouvrage intitulé Dictionnaire biographique et biblio-iconographique de la Drôme (tome I, page 168) de J. Brun-Durand nous apprend que Charles-Théodore-Honoré Chancel (né à Valence en 1815) « était avocat au barreau de Valence lorsqu’il se rendit coupable d’un délit qui l’en fit exclure et le jeta dans l’oubli, bien qu’étant l’auteur d’un recueil de poésies intitulé : Juvenilia, […] qui ne manque pas de valeur. » La notice remet ainsi en cause celle de la Bibliothèque nationale qui donne pour auteur de cet ouvrage Charles de Chancel 1791-1861), avocat – juge à Angoulême.L’ouvrage est précédé d’une intéressante Préface de Jules Ollivier (1804-1841), juge à Valence, dissimulé sous le pseudonyme d’Anatole Piston, qui dresse un tableau peu reluisant du milieu éditorial de l’époque et des relations entre poètes parisiens et provinciaux, faisant ressurgir les spectres d’anciennes querelles : Modernes versus Anciens, Romantiques versus Clasiques… Il insiste également longuement sur les différences sociales qui entravent les plus talentueux poètes et mettent en avant de riches rimailleurs dans les vitrines des librairies : « Dépouillé de tous ces prestiges, l’œuvre de l’auteur de ce livre aura à lutter aussi contre l’obscurité de son origine et l’allure modeste de sa forme extérieure : le patronage de MM. Eugène Renduel et Urbain Canel, éditeurs des productions aristocratiques et des volumes fashionnables, n’aurait pas daigné descendre jusqu’à elle ; la pompe de leurs annonces, le luxe typographique de leur in-8°, dans lesquels un oasis de texte se noie dans un océan de marges, tout cela n’était pas fait pour elle, humble enfant de province. Et d’ailleurs leurs somptueux magasins ne sont pas accessibles à tous : non licet omnibus adire Corinthum. Pour y briller avec éclat, avant d’être poète, il faut être riche… » page x.Exemplaire bien complet des couvertures. Rousseurs éparses et mouillures. Quelques défauts à la reliure.