1931 1 vol. Tirage argentique d'époque signé en bas par le photographe George Leslie's Studio, Oxford, s.d. [1931], 18.5 x 15 cm, contrecollé sur feuillet japon in-8. Superbe portrait de l'écrivain revêtu du costume de Doctor honoris causa d'Oxford. Sous un bel encadrement au format 55 x 42 cm.
Reference : 92165
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M. Henri Vignes
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Paul Nadar | Paris s. d. [1888 - 1900] | 11 x 16.4 cm | Autre
Paris, atelier Nadar, négatif vers 1888, tirage vers 1900-1924. Photographie au format carte de cabinet. Tirage sur papier albuminé contrecollé sur le carton publicitaire de l'atelier Nadar. Maupassant est représenté en buste, de profil gauche. Le carton porte en tête la mention imprimée « P. Nadar » et, dans la marge inférieure, la signature du studio imprimée en rouge. Au verso figurent les adresses du 51 rue d'Anjou et du 53 rue des Mathurins ainsi que les distinctions obtenues par Paul Nadar à l'Exposition universelle de 1900 : hors concours, membre du jury, classe XII. Ces mentions permettent de distinguer nettement la date de la prise de vue de celle de la présente épreuve. Le négatif est généralement daté de 1888, parfois de 1890, tandis que le carton ne peut avoir été imprimé avant l'Exposition universelle de 1900. Il s'agit donc d'un tirage postérieur réalisé par l'atelier à partir d'un négatif plus ancien, probablement entre 1900 et le transfert de l'établissement de la rue d'Anjou en 1924. Paul Nadar, qui travaillait à plein temps dans l'atelier depuis 1876, en assurait la direction artistique et signait la plupart des portraits dès 1880. Une étiquette contrecollée au verso porte : « Gaston Bernard / 174 rue de Rivoli / Paris / Estampes », attestant le passage de l'épreuve chez cette enseigne parisienne. * Au moins deux poses très proches de Maupassant issues de cette séance sont aujourd'hui connues, l'une présentant le profil droit, l'autre le profil gauche, comme ici. Dans cette dernière, le visage presque entièrement détourné du spectateur, la moustache et la ligne très nette du front et du nez composent une silhouette immédiatement reconnaissable. Cette image allait devenir l'un des portraits photographiques les plus diffusés de l'écrivain. Le paradoxe est d'autant plus frappant que Maupassant s'opposa avec constance à la publicité donnée à son visage. Il avait peu de goût pour la construction d'une image publique de l'écrivain et protesta explicitement contre la reproduction de ses portraits. Octave Uzanne, qui l'avait personnellement connu, reproduisit dès 1902 une note autographe dans laquelle Maupassant formulait cette position sans ambiguïté : « Je me suis fait une loi absolue de ne jamais laisser publier mon portrait toutes les fois que je peux l'empêcher. Les exceptions n'ont eu lieu que par surprise. Nos uvres appartiennent au public, mais pas nos figures. » Ce refus explique en partie la relative pauvreté de son iconographie photographique. Uzanne observait déjà, moins de dix ans après sa mort, que les représentations véritables de Maupassant se réduisaient essentiellement à quelques photographies prises de face, de profil ou de trois quarts. Il distinguait tout particulièrement le portrait de 1888, dans lequel il reconnaissait le mieux l'ami disparu : le Maupassant du Horla et de Sur l'eau, alors au sommet de sa célébrité littéraire. La photographie appartient précisément à cette période. En 1888 paraissent Pierre et Jean et Sur l'eau ; Bel-Ami, publié trois ans auparavant, a déjà imposé son auteur auprès d'un vaste public. Le profil Nadar fixe ainsi Maupassant au moment où son visage pouvait naturellement devenir celui d'une célébrité littéraire, au moment même où l'écrivain cherchait à empêcher cette transformation. La présente épreuve est d'autant plus révélatrice qu'elle est postérieure à sa mort. Le négatif conservé par l'atelier continue à être exploité après 1900 sur un carton vantant désormais les distinctions de Paul Nadar. L'image que Maupassant avait voulu soustraire à la curiosité publique lui survit et entre dans le répertoire commercial d'une maison spécialisée dans les portraits de célébrités. La séance photographique devient progressivement iconographie. Rare portrait photographique de Maupassant au format carte de cabinet, tiré après 1900 d'un négatif réalisé vers 1888 par l'atelier Nadar. De l'écrivain qui affirmait que « nos uvres appartiennent au public, mais pas n
s. d. [1938] | 31.80 x 39.50 cm | une photographie contrecollée sur carton
Portrait photographique original de Sigmund Freud, réalisé par Engelman en 1938, tirage argentique de l'artiste d'après le négatif original retrouvé en 1952. En effet, après la Nuit de Cristal, le jeune photographe juif Edmund Engelman (1907-2000) s'enfuit aux États-Unis laissant derrière lui les précieux mais compromettants négatifs de cette séance photographique clandestine. Il ne les récupérera qu'après la Seconde Guerre mondiale, en 1952, auprès de la fille du psychanalyste, Anna Freud. Envoi autographe signé du photographe Edmund Engelman en marge basse du cliché: «à Nadine Nimier. Cordialement Edmund Engelman.» Nadine Nimier fut l'épouse de l'écrivain Roger Nimier. Elle anima «Les Après-midi de France Culture», émission dans laquelle elle reçut certaines éminences de la psychanalyse notamment Jacques Lacan et Françoise Dolto. C'est le 20 janvier 1980 qu'elle interviewa Edmund Engelman, alors en visite à Paris pour l'exposition de ses photographies à la galerie Erval. Très beau portrait du fondateur de la psychanalyse, réalisé en mai 1938, peu de temps avant son départ de Vienne vers Londres. Cent-six clichés furent réalisés lors de cette visite clandestine d'Engelman à Freud au 19 de la rue Berggasse à Vienne. Parmi celles-ci, on connaît beaucoup de photographies représentant le cabinet et les uvres d'art du psychanalyste, mais l'artiste ne réalisa que quelques portraits du maître. Cette séance photographique fut réalisée à la demande d'August Aichhorn et témoigne des derniers instants du berceau de la psychanalyse, discipline désormais interdite sous le régime nazi: «Le dimanche 13 mars, une séance du comité de direction de la Société Viennoise de Psychanalyse a lieu et deux décisions sont prises: tous les membres de la Société doivent quitter le pays le plus rapidement possible et le siège de la Société devra se trouver à l'endroit où Freud s'installera.» («August Aichhorn et la figure paternelle: fragments biographiques et cliniques» in Recherches en psychanalyse n°1, 2004) Edmund Engelman dans son ouvrage intitulé La Maison de Freud Berggasse 19 Vienne paru en 1979 raconte: «Je me rappelle à la fois ma surexcitation et ma peur, ce matin pluvieux de mai 1938, comme je marchais dans les rues désertes de Vienne en direction du 19, Berggasse. Je transportais mes appareils, mon trépied, mes objectifs et mes pellicules dans une petite mallette qui paraissait s'alourdir à chacun de mes pas. J'étais persuadé que n'importe qui saurait à me voir que j'allais chez le Dr Sigmund Freud, pour accomplir une mission dont les nazis n'auraient guère apprécié la teneur. [...] J'avais peur qu'il n'y eût pas assez de lumière pour bien photographier l'intérieur de la maison de Freud. Recourir au flash ou aux projecteurs était hors de question, puisque la Gestapo maintenait la maison sous surveillance constante. Ce document unique sur l'endroit où Freud avait vécu et travaillé au cours des quarante années passées, il faudrait l'exécuter sans éveiller le moindre soupçon. Je craignais pour ma propre sécurité comme pour la vie des Freud, et ne voulais pas me compromettre par un faux pas, alors qu'ils étaient si près de quitter Vienne sains et saufs. [...] Un week-end de 1933, j'eus le plaisir de rencontrer dans la résidence d'été d'un ami, en dehors de la ville, un certain August Aichhorn qui s'intéressait de près au champ extrêmement controversé de la psychanalyse et était, à ma vive curiosité, un intime du célèbre professeur Freud. [...] Nous fûmes très vite bons amis. [...] Il me confia que Freud, après un terrible harcèlement (perquisition des nazis chez lui, détention de sa fille Anna), avait finalement reçu la permission de partir pour Londres, grâce à l'intervention de hautes personnalités et de diplomates étrangers. Les Freud, me dit-il, se mettraient en route dans les dix jours. Le célèbre appartement et ses bureaux allaient être bouleversés à l'occasion du déménagement et du départ des propriétaires. Nous tom
London 1889 | 28.70 x 38.40 cm | une photographie encollée sur carton
Rare portrait photographique de Gustave Eiffel, tirage au charbon d'époque encollé sur un carton du studio photographique Walery. Discrètes restaurations. Envoi autographe signé de Gustave Eiffel en bas à droite du carton : "Au Camarade Richard Souvenir du banquet du 22 Nbre 89 G. Eiffel" Ce portrait saisissant du magicien du fer fut réalisé l'année de l'inauguration de sa tour éponyme. Erigée à l'occasion de l'Exposition Universelle de Paris, elle était la plus haute structure bâtie du monde à l'époque, dominant le paysage parisien de ses 300 mètres de haut. On doit également à Eiffel la conception de la structure de la Statue de la Liberté. Un autre tirage de ce portrait est conservé à la National Portrait Gallery de Londres. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Photographie : 148 x 100 mm. Support : 164 x 108 mm.Légende imprimée sur le recto et crédit du cabinet de photographe au verso du montage.Rare portrait photographique d’époque du célèbre écrivain anglais Charles Dickens (1812-1870).« Cette photographie fait partie d'une série qui témoigne de son allure distinguée lors de sa tournée de lectures en Amérique, de novembre 1867 à avril 1868. Prises par d'éminents photographes new-yorkais, dont Jeremiah Gurney, le premier à ouvrir une galerie photographique aux États-Unis, elles furent vendues comme des mémoires à un public américain avide. Largement pardonné pour les critiques qu'il avait formulées à l'égard du pays dans American Notes for General Circulation et Martin Chuzzlewit, Dickens attira les foules en délire lors d'une tournée exigeante qui comprenait soixante-seize représentations dans les États de l'Est » (site : https://www.npg.org.uk/collections/search/portrait/mw132262/Charles-Dickens).Épreuve terne.
S. n. | 1943 | 29 x 22.80 cm | une photographie
Rarissime et large portrait photographique de Jean Cocteau, en tirage argentique d'époque, réalisé durant le tournage dufilm de Serge de Pologny Le Baron fantôme dont il a écrit les dialogues et interpreté le personnage du baron "fantome" Julius Carol. Bel envoi autographe signé, en marge haute du cliché, auquel Cocteau a adjoint sa célèbre petite étoile : "A mon cher Willy Michel. Souvenir très amical de nos complicités cinématographiques. Le Baron fantôme, Jean Cocteau. 1943" Quelques très infimes manques en marge gauche de la photographie. Magnifique grand portrait photographique offert au photographeWilly Michel, qui installa dans son atelier le premier photomaton de France et devint célèbre pour ses "selfies" avec tous les artistes, comédiens et écrivains de son temps. Avec cette superbe photographie en costume d'unegrande expressivité, Cocteau offre à ce bibliophile, mécène des artistes et habitué des plateaux de cinéma une pièce de choix pour sa célèbre collection de portraits et de signatures d'artistes. Nous n'avons pu trouver aucun autre exemplaire dans les collections publiques internationales. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -