Paris Gallimard, coll. "L'infini" 2016 1 vol. broché in-8, broché, 89 pp. Envoi de l'auteur au philosophe Bernard Sichère, avec son tampon d'ex-libris. Très bon état.
Reference : 85464
ISBN : 9782070179732
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M. Henri Vignes
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Tirage de tête sur papier de couleurs Bordeaux, Finitude, (juillet) 2005. 1 vol. (120 x 170 mm) de 142 p. et [1] f. Broché, sous couverture illustrée. Édition originale. Préface de Jean-Paul Kauffmann. Un des 35 premiers exemplaires sur papier grisaille (n° 21).
Journal de retour et d'insurrection morale : libéré du stalag en décembre 1943 après plus de trois ans de captivité, Raymond Guérin regagne Paris et constate une vie littéraire « comme si de rien n'était ». Guidé par Jean Paulhan et Gaston Gallimard, il revoit Camus, Sartre, Queneau, Chardonne, son compagnon de détention Henri Cartier-Bresson. À Henri Calet, il confie : « Je me fais l'effet d'un revenant, d'un fantôme. Je n'ai plus ma place dans ce monde étouffant et fascisé. » Rentré dans le Sud-Ouest, il note l'ivresse de la Libération, puis la désillusion devant certaines scènes de l'épuration qu'il observe, qu'il juge veules, et clôt ce carnet sur une lucidité sans apprêts : « Il n'y a que cela de vrai dans la vie : les fantoches. Tout le reste est de la foutaise. L'art y compris. [...] Le plus beau théâtre du monde [...] c'est dans le métro qu'on le trouve. Mais c'est à croire que les habitants d'une ville comme Paris ne savent ni écouter ni regarder. » Texte central pour mesurer la ligne de crête de Guérin, Retour de Barbarie est aussi une pièce biographique de premier ordre : le livre raccorde la période des stalags au dernier versant de l'oeuvre (mort prématurée en 1955), et donne la clef d'un positionnement d'écrivain peu conciliant avec son temps, remis au goût du jour grâce aux travaux de Jean-Paul Kauffmann et de l'éditeur bordelais Finitude, qui remit ce texte en circulation et contribua à la redécouverte du « météore noir » des lettres françaises.
, , 1806-1831. Manuscrit in-8 carré de (49) pp., texte copié à l'encre brune, sur papier bleuté et blanc, écriture cursive bien lisible jusqu'en janvier 1818 mais plus difficile à déchiffrer les dernières pp. 47-49, titre et signature inscrits à l'encre sur la première page, deux cahiers cousus, sous couverture d'attente muette, documents conservés dans un emboîtage demi-chagrin bleu moderne. Couverture salie, quelques mouillures.
Le journal manuscrit de Pierre-Jean-Baptiste Adine (1776-1832), musicien militaire et ancien membre de la paroisse Saint-Germain-l'Auxerrois à Paris, constitue une précieuse source historique, retraçant le parcours de cet homme au service des armées françaises sous l'Ancien Régime, la Révolution et l'Empire. Entré en 1787 dans le Régiment des Gardes Françaises du Roi, il servit jusqu’à la dissolution de cette unité en août 1789. Par la suite, il rejoignit les Gardes nationales parisiennes, puis les armées révolutionnaires et impériales, d’abord comme musicien au sein de l’Armée du Rhin et de l’Armée du Nord, où il excella en tant que clarinettiste.Le voyage transatlantique et la carrière militaire. Le journal consigne en détail son retour de Cayenne à bord de la goélette suédoise L’Hermignone, commandée par le capitaine Bigard, en l’an XIII (1805). Adine décrit chaque étape du périple, notant les escales aux Îles du Salut, en Martinique, en Guadeloupe et aux Açores, ainsi que des rencontres avec des corsaires anglais. De retour en France en mai 1806, il poursuit son récit des affectations militaires et des déplacements de son régiment, le 112 régiment d’infanterie de ligne. En 1807, il quitte l’armée pour entrer au service des Douanes, où il est affecté à divers postes en Savoie, dans le Piémont et le sud de la France. Adine relate les conditions locales avec minutie, par exemple en décrivant le village pauvre de Gréolière, niché dans un vallon des Alpes-Maritimes.Une documentation riche et variée. Ces documents complètent le journal en fournissant des preuves officielles des étapes clés de la carrière d’Adine, confirmant ainsi la véracité et l’ampleur de ses expériences.Le journal est enrichi de douze documents annexes, témoins essentiels du parcours de cet homme :Certificat de service du Régiment des Gardes Françaises du Roi, daté du 30 août 1789.Certificat de service du Département des Gardes Nationales Parisiennes (en-tête de la Municipalité de Paris), daté du 1 janvier 1792.Congé de licenciement, Garde du Roi (en-tête de la Garde du Roi), daté du 1 janvier 1792.Certificat de présence au service, Armée du Nord, Compagnie de musique, daté du 14 octobre 1794.Duplicata du certificat de service, 3 bataillon de la 72 brigade d’infanterie de ligne, daté de Bréda, le 18 thermidor, an VI.Congé de l’Armée du Rhin (en-tête de la République française), daté de Strasbourg, le 7 germinal, an VII.Ordre de route, 27 demi-brigade légère, daté de Strasbourg, le 12 germinal, an VIII.Certificat de service, Armée du Danube, daté du 17 frimaire, an VIII.Duplicata du certificat de service, 72 demi-brigade d’infanterie de ligne, daté de Bruges, le 16 frimaire, an X.Attestation rétrospective du Directeur du Conservatoire de musique de Paris, datée du 5 nivôse, an X.Congé délivré par le 112 régiment d’infanterie de ligne, daté du 1 mai 1807.Signalement et détail des services (1807-1831), précisant la nature des emplois, les appointements, les dates de nominations, avec une mention ajoutant : « Cet employé est mort le 11 avril 1832, après vingt-quatre ans, onze mois et onze jours de service ».Une vie de service et d’observation. Le manuscrit met en lumière le quotidien d’un musicien militaire, ses responsabilités artistiques et administratives, ainsi que les conditions des campagnes militaires et des missions douanières. Au-delà des récits de voyages et des événements militaires, il illustre les préoccupations d’un homme attentif aux réalités locales, aux particularités des régions traversées et aux difficultés des populations rencontrées. Le journal, véritable témoignage de la mobilité et des expériences d’un individu sous l’Empire, enrichit notre compréhension des parcours personnels au sein des armées napoléoniennes.
Augusta Holmès (1847-1903), compositrice, recueil de six partitions « patriotiques », dont quatre dédicacées : Le Chevalier au Lion ; Ogier le Danois ; Le Retour du Paladin ; La Prière au Drapeau ; Dieu sauve la France ; Le Clairon fleur. Recueil in-4 avec des envois à son amie Marie Huet (1859-1939), peintre et couturière, amie proche qui fit son portrait. Holmès lui a dédié certaines partitions. Notons qu'Holmès fut très proche de Paul Déroulède et lui dédia plusieurs compositions dont les deux premières de ce recueil. Le Chevalier au Lion. Paris, Léon Grus, [1898]. Titre-7p. Avec un envoi : « à M. Huet, Peintre et patriote, En souvenir de l'ancien temps et des grands coups d'épé[e]. Augusta Holmès ». Une lettre de l'envoi coupée lors de la précédente reliure. Ogier le Danois. Paris, Enoch, [1900]. 8p (couverture comprise). Avec un envoi : « Au Peintre qui se souvient du temps des Chevalier, M. Huet. Sa dévouée Augusta Holmès. Septembre 1900 ». Le Retour du Paladin. Paris, Léon Grus, [1892]. Titre-9p. Avec un envoi : « A M. Huet, Affectueusement. Son amie Augusta Holmès ». La Prière au Drapeau. Paris, Enoch, [1900]. Titre-6p. Avec un envoi : « A M. Huet, un peintre patriote ! Souvenir dévoué, Augusta Holmès. 14 juin 1900 ». Dieu sauve la France, hymne national. Paris, Hartmann, [1870]. 3p. Marges réparées, format un peu plus petit. Le Clairon fleuri. Paris, Léon Grus, [1887]. Couv.-titre-7-1p. La couverture représente un clairon. La page en plus est une partition du chant seul, en plus petit. Cartonnage moderne, plein papier marbré.
Tirage de tête : 35 exemplaires Paris, Albin Michel, (août) 2024. 1 vol. (135 x 210 mm) de 157 p., 1, [3] et 1 f. Broché, non coupé. Édition originale. Un des 35 premiers exemplaires sur vergé chiffon (n° 14).
Amélie Nothomb fait son retour au Japon où elle a vécue enfant, sous forme d'un carnet autobiographique, à la sensibilité à fleur de peau. Ce 33e roman laisse le roman traditionnel de côté pour prendre la forme d'un récit de voyage, " une ballade au sens musical et au sens de promenade au Japon, dont elle nous apprend que c'est la dernière fois qu'elle s'y rendait. Ce pays qui lui rappelle son père, et en même temps un roman tellement drôle par ce personnage de Pep, son amie autant géniale qu'insupportable " (Arnaud Viviant, in Le Masque et la Plume, 22 septembre 2024).
Londres, aux dépens d’une Société de Libraires, 1757. 2 parties en 1 vol. in-12 de VI-(2)-158, (4)-138 pp., demi-veau blond, dos lisse orné, tranches dorées (Honnelaître).
Édition originale. « Oeuvre anonyme. Wijngaarden suppose qu'il ne s'agit pas d'une traduction, mais de l'ouvrage d'un auteur français. L'auteur décrit avec un souci de véracité très grand, la découverte, au terme d'un naufrage, de l'île de la Raison. Ce pays d'utopie constitue une sorte de retour à la communauté chrétienne primitive. La critique de l'Église et notamment du culte catholique y tient une grande place. L'île de la Raison ne connaît ni rois, ni gouvernement, ni prêtres. La pluralité des maris y est la règle, les enfants appartiennent à l'État. Le système social reste par ailleurs indéfini. Le roman se termine par l'éloge de la raison » (Hartig). Très bon exemplaire dans une reliure à l'imitation signée Claude Honnelaître.Hartig et Soboul, p. 55 (date d'édition erronée : 1756) ; inconnu à Fortunati-Trousson.