‎STIL (André).‎
‎Qui ?‎

‎Paris Gallimard 1969 1 vol. broché in-12, broché, 252 pp. Edition originale. Exemplaire du service de presse enrichi d'un envoi de l'auteur à G.-E. Clancier. Très bon état.‎

Reference : 85102


‎‎

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‎[Pierre Simon, Imprimerie Royale] - ‎ ‎Collectif‎

Reference : 62162

(1730)

‎Nouvelles Ecclésiastiques ou Mémoires pour servir à l'Histoire de la Constitution Unigenitus pour l'année MDCCXXX [ Suivi de : ] Nouvelles Ecclésiastiques ou Mémoires pour servir à l'Histoire de la Constitution Unigenitus pour l'année MDCCXXXI [ Suivi de : ] Nouvelles Ecclésiastiques ou Mémoires pour servir à l'Histoire de la Constitution Unigenitus pour l'année MDCCXXXII [ Suivi de : ] Supplément des Nouvelles Ecclésiastiques pour les cinq premiers Mois de 1732 [ Suivi de : ] Déclaration du Roy, par laquelle le Roy explique de nouveau ses intentions sur l'exécution des Bulles des Papes données contre le Jansénisme, & sur celle de la Constitution Unigenitus, Donnée à Versailles le 24 Mars 1730 [ Suivi de : ] Arrest de la Cour du Parlement, Qui déclare abusifs quatre Brefs ou Décrets au sujet de la Légende de Grégoire VII, Du 23 Février 1730 [ Suivi de : ] Mémoire présenté au Roy par l'Archevesque de Paris, au Sujet de l'Arrest du Parlement du 5 Mars 1731 qui reçoit le Procureur general du Roy, appellant comme d'abus de son Ordonnance & Instruction Pastorale du 10 Janvier dernier, Avec l'Arrêt du Conseil d'Etat rendu en conséquence [ Suivi de : ] Arrest du Conseil d'Etat du Roy, du 30 Juillet 1731 [ Suivi de : ] Ordonnance du Roy, Qui ordonne que la porte du petit Cimetière de la Paroisse de Saint Médard sera & demeurera fermée, &c, Du 27 janvier 1732 [ Suivi de : ] Arrest de la Cour du Parlement, Qui condamne plusieurs Feüilles, intitulées : Nouvelles Ecclésiastiques, ou Mémoires, pour servir à l'Histoire de la Constitution, &c, à être lacerées & brûlées par l'executeur de la haute Justice du 9 Février 1731 [ Suivi de : ] Arrest du Conseil d'Estat du Roy, Qui ordonne que l'Imprimé qui a pour titre, Observations sur le Bref du Pape, qui establit M. le Cardinal de Bissy & M. l'Archevêque de Roüen, Commissaires apostoliques pour le gouvernement & la reformation de l'Ordre de Cluny, du 10 May 1731 [ Suivi de : ] Mandement de Monseigneur l'Archevêque de Paris, Au sujet d'un Ecrit qui a pour titre : Dissertation sur les Miracles & en particulier sur ceux qui on été operez au tombeau de M. de Paris en l'Eglise de S. Medard de Paris ; avec la relation & les preuves de celui qui s'est fait le 3 Novembre 1730, en la personne d'Anne le Franc, de la Paroisse de S. Barthélémy [ Suivi de : ] Arrest rendu au Conseil d'Estat du Roy, A l'occasion des disputes qui se sont élevées au sujet des deux Puissances, &c du 10 Mars 1731 [ Suivi de : ] Arrest du Conseil d'Estat du Roy, Pour faire cesser toutes disputes & contestations au sujet de la Constitution Unigenitus du 5 septembre 1731 [ Suivi de : ] Arrest de la Cour du Parlement, concernant le Mandement de M. l'Archevesque de Paris, du 13 Juin 1732 [ Suivi de : ] Arrest de la Cour du Parlement, Qui condamne un Libelle, intitulé : Lettre de Louis XIV à Louis XV contenant dix-huit pages in-4 à être lacéré & brûlé par l'Executeur de la haute Justice, du 20 Mars 1733 [ Suivi de : ] Mandement de Monseigneur l'Evesque de Saint Papoul, Pour faire part à son peuple de ses sentimens sur les affaires présentes de l'Eglise, & des raisons qui le déterminent à se démettre de son Evêché [ Suivi de : ] Arrest de la Cour du Parlement, Qui supprime un Ecrit imprimé, intitulé : Lettre de Monsieur le Coadjuteur d'Orléans à Monseigneur le Cardinal de Fleury, le 29 avril 1731, Du 19 Juin 1731‎

‎1 vol. in-4 reliure de l'époque pleine basane marron, dos à 5 nerfs orné, Nouvelles Ecclésiastiques ou Mémoires pour servir à l'Histoire de la Constitution Unigenitus pour l'année MDCCXXX, s.n., 272 pp. [ Suivi de : ] Nouvelles Ecclésiastiques ou Mémoires pour servir à l'Histoire de la Constitution Unigenitus pour l'année MDCCXXXI, s.n., 280 pp. [ Suivi de : ] Nouvelles Ecclésiastiques ou Mémoires pour servir à l'Histoire de la Constitution Unigenitus pour l'année MDCCXXXII, 252 pp. [ Suivi de : ] Supplément des Nouvelles Ecclésiastiques pour les cinq premiers Mois de 1732, XII pp. [ Suivi de : ] Déclaration du Roy, par laquelle le Roy explique de nouveau ses intentions sur l'exécution des Bulles des Papes données contre le Jansénisme, & sur celle de la Constitution Unigenitus, Donnée à Versailles le 24 Mars 1730, Chez Pierre Simon, Paris, 1730, 7 pp. [ Suivi de : ] Arrest de la Cour du Parlement, Qui déclare abusifs quatre Brefs ou Décrets au sujet de la Légende de Grégoire VII, Du 23 Février 1730, Chez Pierre Simon, Paris, 1730, 8 pp. [ Suivi de : ] Mémoire présenté au Roy par l'Archevesque de Paris, au Sujet de l'Arrest du Parlement du 5 Mars 1731 qui reçoit le Procureur general du Roy, appellant comme d'abus de son Ordonnance & Instruction Pastorale du 10 Janvier dernier, Avec l'Arrêt du Conseil d'Etat rendu en conséquence, Chez Pierre Simon, Paris, 1731, 44 pp. [ Suivi de : ] Arrest du Conseil d'Etat du Roy, du 30 Juillet 1731, s.n., 12 pp. [ Suivi de : ] Ordonnance du Roy, Qui ordonne que la porte du petit Cimetière de la Paroisse de Saint Médard sera & demeurera fermée, &c, Du 27 janvier 1732, De l'Imprimerie Royale, Paris, 1732, 3 pp. [ Suivi de : ] Arrest de la Cour du Parlement, Qui condamne plusieurs Feüilles, intitulées : Nouvelles Ecclésiastiques, ou Mémoires, pour servir à l'Histoire de la Constitution, &c, à être lacerées & brûlées par l'executeur de la haute Justice du 9 Février 1731, Chez Pierre Simon, Paris, 1731, 8 pp. [ Suivi de : ] Arrest du Conseil d'Estat du Roy, Qui ordonne que l'Imprimé qui a pour titre, Observations sur le Bref du Pape, qui establit M. le Cardinal de Bissy & M. l'Archevêque de Roüen, Commissaires apostoliques pour le gouvernement & la reformation de l'Ordre de Cluny, du 10 May 1731, De l'Imprimerie Royale, Paris, 1731, 3 pp. [ Suivi de : ] Mandement de Monseigneur l'Archevêque de Paris, Au sujet d'un Ecrit qui a pour titre : Dissertation sur les Miracles & en particulier sur ceux qui on été operez au tombeau de M. de Paris en l'Eglise de S. Medard de Paris ; avec la relation & les preuves de celui qui s'est fait le 3 Novembre 1730, en la personne d'Anne le Franc, de la Paroisse de S. Barthélémy, Chez Pierre Simon, Paris, 1731, 34 pp. et 1 f. n. ch. [ Suivi de : ] Arrest rendu au Conseil d'Estat du Roy, A l'occasion des disputes qui se sont élevées au sujet des deux Puissances, &c du 10 Mars 1731, De l'Imprimerie Royale, Paris, 1731, 4 pp. [ Suivi de : ] Arrest du Conseil d'Estat du Roy, Pour faire cesser toutes disputes & contestations au sujet de la Constitution Unigenitus du 5 septembre 1731, De l'Imprimerie Royale, 1731, 3 pp. [ Suivi de : ] Arrest de la Cour du Parlement, concernant le Mandement de M. l'Archevesque de Paris, du 13 Juin 1732, Chez Pierre Simon, Paris, 1732, 1 f., 16 pp. [ Suivi de : ] Arrest de la Cour du Parlement, Qui condamne un Libelle, intitulé : Lettre de Louis XIV à Louis XV contenant dix-huit pages in-4 à être lacéré & brûlé par l'Executeur de la haute Justice, du 20 Mars 1733, Chez Pierre Simon, Paris, 1733, 7 pp. [ Suivi de : ] Mandement de Monseigneur l'Evesque de Saint Papoul, Pour faire part à son peuple de ses sentimens sur les affaires présentes de l'Eglise, & des raisons qui le déterminent à se démettre de son Evêché, 1735, 7 pp. [ Suivi de : ] Arrest de la Cour du Parlement, Qui supprime un Ecrit imprimé, intitulé : Lettre de Monsieur le Coadjuteur d'Orléans à Monseigneur le Cardinal de Fleury, le 29 avril 1731, Du 19 Juin 1731, Chez Pierre Simon, Paris, 1731, 3 pp. et 25 ff. blancs‎


‎Cet important recueil rassemble les "Nouvelles Ecclésiastiques ou Mémoires pour servir à l'Histoire de la Constitution Unigenitus" pour les années 1730, 1731 et 1732, ainsi que le "Supplément" pour les cinq premiers mois de 1732, et 14 brochures de l'époque relatives à la controverse janséniste. Publiées de 1728 à 1803, "cette feuille, imprimée et distribuée clandestinement, et qui donna beaucoup de souci à la police, était une sorte de catapulte destinée à battre en brèche la fameuse bulle Unigenitus ; elle servait à constater les faits qui touchaient à cette grande affaire, à le répandre dans les provinces du royaume et dans les pays étrangers, et à en conserver le souvenir. Les jésuites, ne pouvant avoir raison de cet ennemi invisible qui les harcelait sans trêve ni merci, résolurent de le combattre avec les mêmes armes, d'opposer journal à journal" et lancèrent à partir de 1734 le "Supplément des Nouvelles Ecclésiastiques" (Hatin, 57-58). Bon état (petit mq. en coiffe sup., coins lég. frottés et petite usure à une coupe, très bon état par ailleurs).‎

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR1,500.00 (€1,500.00 )

‎PERRAULT, Charles.‎

Reference : LCS-17649

‎Paralelle des Anciens et des Modernes en ce qui regarde les arts et les sciences. Dialogues. Avec le Poëme du Siècle de Louis le Grand, Et une Epistre en vers sur le Génie. Par M. Perrault de l’Académie Françoise (Tome premier) – L’Éloquence (tome II) – La Poésie (tome III) – L’Astronomie, la Géographie, la Navigation, la Guerre, la Philosophie, la Musique et la Médecine (tome IV). Charles Perrault a composé deux œuvres d’importance : "Histoire ou Contes du temps passé" publié en 1697 et "La Querelle des Anciens et des Modernes" parue de 1688 à 1696.‎

‎Précieux exemplaire conservé dans ses reliures strictement de l’époque, avec, fait particulièrement rare, des fers absolument identiques sur les trois premiers volumes. Paris, Veuve Coignard et Jean Baptiste Coignard fils, 1692‑1693-1696. 4 volumes in-12 de : I/ (20) ff., 252 pp., 8 pp. ch. 27-34, 34 pp., (1) f.bl.; II/ (9) ff., 399 pp. et (1) p. de privilege; III/ (6) ff., 335 pp., (1) p. de privilège, 1 cahier bruni ; IV/ (8) ff., 321 pp., (1) f. d’errata, 1 figure gravée sur cuivre entre les pp. 296 et 297 de « l’arbre de Porphyre ». Cachet en marge inf. des p. 13 du tome 1, p. 12 du tome 2, pp. 1 et 13 du tome 3, pp. 1 et 13 du tome 4. Plein veau moucheté de l’époque, dos à cinq nerfs ornés de fleurons dorés, roulette dorée sur les coupes, tranches mouchetées rouges. Reliure de l’époque. 164 x 92 mm.‎


‎Édition originale collective – les tomes 3 et 4 sont ici en édition originale aux dates de 1692 et 1696 - de la fameuse « Querelle des Anciens et des Modernes », œuvre majeure de Charles Perrault. Le 4ème volume est ici l’un des rares connus à la date de 1696, la date commune étant de 1697. Scheler (V, p. 169) mentionne : « J’ai rencontré un exemplaire du ‘Parallelle des anciens et des modernes’ dont le tome 4 était daté M.DC.LXXXXVI (1696). Il comportait, relié à la fin, un errata intitulé ‘Fautes à corriger’, tiré sur un feuillet indépendant » ; cas du présent exemplaire. Cette édition originale présente l’intégralité des brûlots que Perrault lança dans une querelle qui devait enflammer tout le milieu littéraire de son temps et se prolonger pendant tout le XVIIIe siècle, jusqu’à Condorcet, jusqu’au Génie du Christianisme. « Perrault fonde l’expérience du progrès culturel dans une théorie historique (…). C’est dans la ‘Querelle’ que se forme la nouvelle conscience historique qui sera celle des Lumières : le trait fondamental de l’histoire devient un mouvement irréversible vers l’avant » (P. -E. Knabe, R. Mortier, F. Moureau, L’aube de la modernité 1680-1760, p. 6 sq.). Ce texte fondateur revêt une telle importance que nous allons en décrire la Genèse et l’aboutissement. Les Classiques ou Anciens menés par Boileau soutenaient une conception de la création littéraire comme imitation des auteurs de l’Antiquité. Cette thèse était fondée sur l’idée que l’Antiquité grecque et romaine avait atteint une fois pour toutes la perfection artistique. Le choix par Racine pour ses tragédies de sujets antiques déjà traités par les tragédiens grecs illustre cette conception de la littérature respectueuse des règles du théâtre classique élaborées par les poètes classiques à partir de la Poétique d’Aristote. Les Modernes, représentés ici même par Charles Perrault, qui soutenaient le mérite des auteurs du siècle de Louis XIV, affirmaient au contraire que les auteurs de l’Antiquité n’étaient pas indépassables, et que la création littéraire devait innover. Ils prônaient une littérature adaptée à l’époque contemporaine et des formes artistiques nouvelles. Si l’humanisme découvre les anciens pour entrer dans les temps modernes, imite l’Antiquité pour créer les formes neuves de la Renaissance, il se divise au XVIIe siècle en deux courants qui séparent l’imitation réglée des chefs d’œuvres antiques de l’innovation. Une première querelle – italienne – des Classiques et des Modernes éclate sous la Renaissance. Les Modernes sont alors anti scolastiques. Cette querelle italienne annonce la querelle française tout en étant différente. D’après Fumaroli, la querelle italienne « poursuit l’enquête comparative (la syncrisis, le paragone, la conférence) commencée par la Renaissance entre deux époques des lettres, des arts et des mœurs. Elle est le fait de lettrés qui se sentent plus enracinés dans la République des Lettres que dans aucun État contemporain. La comparaison entre Antiquité et Modernité est pour eux une condition de la liberté d’esprit. Il s’agit moins en Italie d’une Querelle que d’un championnat. La Querelle française en revanche est le fait d’hommes de lettres qui ont les yeux fixés sur leur roi ; ils font ou feront partie de la constellation d’Académies domiciliant la République française des Lettres dans l’État royal. Au cœur de leur âpre débat, on n’est pas surpris de reconnaître qu’ils rivalisent à qui détient la meilleure méthode de louer leur roi. » En France, la prise progressive de contrôle de l’espace des lettres (académie, cour) par les classiques qui prônent l’imitation des règles et des textes anciens est marquée par des querelles, autour par exemple de la question du merveilleux en littérature: doit on se limiter aux mythes païens ou peut on utiliser les héros chrétiens, voire revenir à des épopées chrétiennes et françaises ? Le christianisme ne l’emporte-t-il pas sur les grands modèles passés ? De 1653 à 1674 les partisans d’un merveilleux moderne se singularisent contre les « Anciens ». En 1677, c’est leur première victoire, lorsque après le débat sur l’affaire des inscriptions, il est décidé que les monuments du règne seraient gravés en français (et non plus en latin). Les deux partis sont alors constitués : d’un côté, les doctes (clergé académie) qui prônent le respect des règles imitées de l’antiquité (par exemple celle de la bienséance) dans un humanisme moral tourné vers une rigueur et l’éternité de l’œuvre. De l’autre, des poètes galants, ou des esprits nouveaux, critique de la génération des classiques de la cour, s’appuyant sur les goûts du public parisien. Perrault déclencha les hostilités le 27 janvier 1687, lorsqu’il présenta, à l’occasion d’une guérison de Louis XIV, à l’Académie française son poème Le siècle de Louis le Grand dans lequel il faisait l’éloge de l’époque de Louis XIV comme idéale tout en remettant en cause la fonction de modèle de l’Antiquité. La sortie de Perrault provoqua une protestation immédiate de la part de Boileau. La polémique enfla avec la publication par Perrault des quatre volumes du "Parallèle des anciens et des modernes" où il attaque les Anciens en comparant dans un dialogue fictif les réalisations des Anciens avec les réalisations modernes dans presque tous les aspects de la vie humaine. La polémique tournait essentiellement autour de deux modèles esthétiques opposés : le principe de l’imitation orienté vers l’Antiquité comme idéal de beauté absolu d’une part et d’autre part le principe du génie de l’imagination qui puise son inspiration en lui-même, et sur l’opposition entre la soumission à la superstition antique contre une critique cartésienne (Fontenelle) La belle Antiquité fut toujours vénérable ; Mais je ne crus jamais qu’elle fût adorable. Je voy les Anciens sans plier les genoux, Ils sont grands, il est vray, mais hommes comme nous ; Et l’on peut comparer sans craindre d’estre injuste, Le Siècle de LOUIS au beau Siècle d’Auguste. (Charles Perrault, Parallèle des anciens et des modernes en ce qui regarde les arts et les sciences.) Si tel est le débat manifeste, Fumaroli suppose d’autres enjeux : « tout au long de la Querelle, qu’il s’agisse d’Euripide ou d’Homère, ce sont, sous Louis XIV, les Anciens qui admettent ce qu’il y a de vif, de déconcertant, de déchirant dans la représentation de la vie humaine par les poètes antiques, tandis que les Modernes sont favorables à des conventions morales et esthétiques uniformes et confortables. » Pour lui, sous l’apparent progressisme des Modernes se cachaient aussi des enjeux de pouvoir. Boileau était proche de Port Royal. En défendant les Anciens, il aurait aussi défendu, au nom de la diversité des héritages, des marges de liberté dans la République des lettres. La Monnoye juge les positions des deux parties tellement déroutantes qu’il met les rieurs de son côté par cette épigramme : Boileau, Perrault, ne vous déplaise, Entre vous deux, changez de thèse : L’un fera voir par le Lutrin Que la muse nouvelle a le pas sur l’antique ; Et l’autre par le Saint-Paulin Qu’aux poètes nouveaux les anciens font la nique. (La Monnoye.) Finalement, Le Grand Arnauld dut s’entremettre pour réconcilier les parties et, le 30 août 1694, Perrault et Boileau s’embrassèrent en public à l’Académie française. La réaction du public de l’époque pourrait donner à penser que Perrault et son parti remportèrent la victoire dans cette polémique, mais il n’y eut pas de victoire nette. Le siècle de Louis XIV brille par les œuvres de ceux qui ont dépassé les « anciens » au-delà de leurs œuvres, en s’appuyant sur le génie propre de la langue et du siècle : Pascal souligne d’ailleurs que ceux que nous appelons les anciens, étaient des modernes en leur temps. Le débat connut un renouveau dans la deuxième décennie du XVIIIe siècle avec la mise en vers, en 1714, par Houdar de la Motte – à une époque où Perrault et Boileau étaient déjà morts – d’une traduction de l’Iliade publiée par Anne Dacier en 1699. Il y avait « corrigé » et raccourci l’original et l’avait accompagné d’une préface contenant un Discours sur Homère où il prend la défense des Modernes. Anne Dacier répliqua avec son Des causes de la corruption du goût où elle débat la question de la priorité de l’original ou d’une traduction, dans une prolongation d’une discussion du troisième dialogue du Parallèle de Perrault. Cette polémique, dans laquelle des auteurs aussi différents que Fénelon, l’abbé Terrasson et Jean Boivin intervinrent, s’acheva de même en 1716 avec une réconciliation personnelle des principaux acteurs. Elle est entrée dans l’histoire de la littérature sous le nom de Querelle d’Homère. Même avec l’épuisement du conflit, les répercussions de la querelle des Anciens et des Modernes ont continué de se faire sentir au cours du siècle des Lumières pour se poursuivre jusqu’à la querelle suscitée par le romantisme. Marivaux fut un des représentants importants du courant moderne au début du XVIIIe siècle, en établissant un genre tout à fait nouveau de théâtre, inconnu des Anciens, avec ses comédies morales et poétiques. Diderot poursuivra en définissant le genre du drame bourgeois, cette comédie larmoyante où la tragédie imminente était résolue avec des réconciliations vertueuses et des flots de larmes. La querelle des Anciens et des Modernes servit en fait de couverture, souvent pleine d’esprit, à des opinions opposées d’une portée beaucoup plus profonde. D’un côté, c’était l’idée même d’autorité qui était attaquée et de l’autre, le progrès. Le renouvellement de l’intérêt pour l’Antiquité à l’époque classique se traduisit par une réévaluation critique des acquis de l’Antiquité qui finit par soumettre les Écritures même à l’examen des Modernes. L’attaque de l’autorité en critique littéraire a eu des équivalences avec les progrès de la recherche scientifique. Le défi jeté à l’autorité par les Modernes dans le champ littéraire annonçait déjà les remises en question dont la politique et la religion allaient faire l’objet. Déjà inscrite dans une plus longue tradition européenne de contestation de structures semblables (en particulier à la Renaissance, lorsque Galilée ridiculise l’autorité accordée à Aristote dans son Dialogue des deux systèmes du monde), la querelle des Anciens et des Modernes déclenchée par la polémique entre Perrault et Boileau a pareillement été rapidement reçue au-delà des frontières françaises et adaptée aux situations locales. La Grande-Bretagne de l’époque prit la querelle des Anciens et des Modernes un peu moins sérieusement. William Temple prit le parti des Anciens dans son essai Essay upon the ancient and modern learning (Essai sur l’étude antique et moderne) (1690) en réaction à la Digression sur les Anciens et les Modernes (1688) de Fontenelle, qui reprend l’image selon laquelle « nous sommes des nains juchés sur des épaules de géant », image qui provoqua une avalanche de réponses. Le critique William Wotton, avec ses Reflections upon ancient and modern learning (Réflexions sur l’étude antique et moderne) (1694), le critique et classiciste Richard Bentley et Alexander Pope furent au nombre de ceux qui prirent le parti des Modernes à cette occasion. Bien que le débat ait été clos en Angleterre dès 1696, le sujet semble avoir stimulé l’imagination de Swift qui vit dans les camps opposés des Anciens et des Modernes un résumé de deux manières générales de regarder le monde. Ce thème est développé dans sa satire A Tale of a Tub (Conte du tonneau), composé entre 1694 et 1697 et publié en 1704, longtemps après la fin de la querelle en France. L’expression de « Bataille des Livres » vient de la satire publiée anonymement en 1704 par Swift, Full and True Account of the Battle fought last Friday between the Ancient and the Modern Books in St. James’s Library (Compte-rendu complet et véritable de la bataille survenue vendredi dernier entre les ouvrages antiques et modernes de la bibliothèque de St. James). La querelle des Anciens et des Modernes a eu une version allemande avec la polémique touchant au merveilleux entre Johann Christoph Gottsched, Johann Jakob Bodmer et Johann Jakob Breitinger. Johann Joachim Winckelmann a également joué un rôle important dans l’acclimatation de la querelle dans le monde germanophone avec, en particulier ses Gedanken über die Nachahmung der Griechischen Werke in der Malerei und Bildhauer-Kunst (Pensées sur l’imitation des œuvres grecques en peinture et en sculpture) (1755). Vers la fin du XVIIIe siècle, la thématique de la querelle des Anciens et des Modernes apparaît avec Herder, Schiller et Schlegel Dans « De l'Allemagne » Germaine de Staël « appelle les Français à renouveler leurs modèles, à sortir des limites trop strictes du classicisme d’où bien peu cherchaient à s’évader, et que le pouvoir en place maintenait fermement » Face à la référence constante aux anciens qu’impose l’Empire, elle préfère la culture allemande d’un sentiment national libre, dans laquelle elle voit une création féconde. Ce texte introduit le romantisme en France. Son ami Benjamin Constant reprend sur un plan politique cette critique de l’imitation des anciens: dans son discours de 1819, il oppose « la liberté des anciens » à la « liberté des modernes ». Il faut adjoindre à la première, limitée à une dimension publique soumettant le citoyen à la grandeur de l’État, la défense de la seconde, l’espace autonome privé, affranchi du contrôle du pouvoir. Chateaubriand reprend sur un plan moins tranché certains aspects de la querelle (par exemple en préférant le merveilleux chrétien au classique). En ce sens les pensées « progressistes » et les mouvements littéraires romantiques et post romantiques qui insistent sur la liberté sont influencés par les modernes. Par opposition, on retrouve des échos de ce débat au XXe siècle, en général chez des penseurs post heideggériens, interrogeant la dérive d’un humanisme qui se soumettrait, depuis les Lumières, à la modernité, voire à la mode. Ils lui reprochent d’entraîner l’asservissement de la culture à l’étroitesse de la raison technicienne, et au mythe d’un progrès démocratique du « tout culturel ». Alain Finkielkraut par exemple, y voit une « défaite de la pensée », abandonnant l’exigence de la tradition. Il est reproché à cette critique des modernes un certain élitisme. Politiquement, c’est le philosophe Leo Strauss qui réactive dans la période contemporaine la thématique de la Querelle des Anciens et des Modernes. Il l’utilise pour souligner la différence entre l’expérience de la vie politique des Anciens et l’expérience des Modernes. Celle-ci s’enracine pour lui dans la colère antithéologique de Machiavel et de Hobbes, pour s’épanouir dans les nouvelles conceptions de la liberté issues du mouvement des Lumières. Pour lui, un des acteurs fondamentaux de cette querelle dans les temps modernes est Jean-Jacques Rousseau. Précieux exemplaire en reliure de l’époque, avec le quatrième volume dans le premier tirage de 1696, inconnu de Tchémerzine qui le cite à la date de 1697. L. Scheler, dans ses commentaires et addenda, annonce avoir rencontré un exemplaire de cette première édition, semblable à celui-ci : « le tome IV est daté de 1696 et comporte, relié en fin, un errata intitulé ‘Fautes à corriger’ tiré sur un feuillet indépendant et d’un papier plus épais. » Ce tome IV contient, de plus, une gravure à pleine page représentant « L’Arbre de Porphyre augmenté d’un degré métaphysique ». Bibliographie : Hubert Gillot, La Querelle des Anciens et des Modernes en France: De la Défense et Illustration de la langue française aux Parallèles des anciens et des modernes. Paris: Champion, 1914. Augustin Simon Irailh, Querelles littéraires, ou Mémoires pour servir à l’histoire des révolutions de la république des Lettres, depuis Homère jusqu’à nos jours. Paris: Durand, 1761. Slatkine reprints, 1967. Anne-Marie Lecoq, La Querelle des Anciens et des Modernes : XVIIe-XVIIIe siècles. Précédé d’un essai de Marc Fumaroli, suivi d’une postface de Jean Robert Armogathe. Paris: Gallimard, 2001. Alain Niderst, « Les « Gens de Paris » et les « Gens de Versailles » dans Louise Godard de Donville », d’un siècle à l’autre : anciens et modernes. XVIe colloque, Janvier 1986. Paris: Éd. du CNRS, 1987. (Centre Méridional de Rencontres sur le xviie siècle ; 17) pp. 159-165. Hippolyte Rigault, Histoire de la querelle des anciens et des modernes. Paris: Hachette, 1856. Marc Fumaroli, La Querelle des Anciens et des Modernes + extraits, Paris, Gallimard-Folio, 2001. Charles Perrault a écrit deux grands livres : « Histoires ou Contes du Temps passé » Paris, 1697 et « Paralelle des Anciens et des Modernes » Paris, 1688-1696. L’on connait une dizaine d’exemplaires complets de l’édition originale de premier tirage des « Contes du Temps passé » et guère plus d’exemplaires de la « Querelle des anciens et des Modernes » complet du dernier volume à la date de 1696. Précieux exemplaire conservé dans ses reliures strictement de l’époque, avec, fait particulièrement rare, des fers absolument identiques sur les trois premiers volumes.‎

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EUR7,900.00 (€7,900.00 )

‎Anonyme‎

Reference : 40320

(1946)

‎Manuscrit : Journal de voyage anonyme d'une médecin de marine militaire [ Santé navale ], d'avril 1946 à novembre 1947 : Toulon, La Rochelle, Ferryville, Gozo, Port-Saïd, Djibouti, Abadan, Bombay, Goa, Singapour, Hong-Kong, etc... Avec de nombreuses détails piquants sur la vie dans la marine française au lendemain de la seconde guerre mondiale. Intéressant journal manuscrit évoquant fugacement la figure de Zinovi Peschkoff : 7 mai 1946 : "Impression de pagaille. Berge m'avait dit en passant par Bordeaux que Rochefort est trop demandé pour espérer l'avoir. D'après Aury, on pleure depuis un an pour avoir des médecins. Paponnet, complètement rond le jour où je vais le voir, se désintéresse de la question"... "Même impression à la Marine. Chipotages pour savoir qui a été le plus résistant, qui a sauvé La Rochelle. L'ambiance n'est pas au gaullisme. Cossé, Auger et les autres écoeurés : Paris les laisse tomber et ils ne pensent qu'à dégager pour partir à la colonie"... "Une note réconfortante : la position nette de l'Eglise pour le référendum...Malheureusement, ça semble avoir été limité au diocèse de La Rochelle. Grande Peur des biens pensants à l'occasion de ce vote. Les bourgeois en font dans leur culotte et se voient arrêtés pour le lendemain si le vote est oui. Ont-ils donc la conscience moins nette qu'ils veulent bien le dire ?". 4 juillet 1946 : "Je suis considéré comme légèrement aliéné de vouloir repartir en campagne après seulement trois mois de séjour en France" 29 juin : "Voyagé avec Le Calvé de Bandol à Toulon... Rencontré quelques copains. Toujours la même réflexion : "Quelle chance tu as ! Ah! si j'étais à ta place..." 4 juillet à Feryville : "Embarqué sur le Mékong ... Laïus rapide avec le Commandant (de Forton), jeune et semblant avoir de l'allant. Adopte le type homme d'affaires américain. C'est peut-être très bien, c'est peut-être une façade. Il faut attendre. Visite au secnd, L. V. Lesty, bon gros colosse assez philosophe qui casse pas mal de sucre sur le dos des médecins, en particulier de Briskine qui s'occupait du bateau jusqu'à mon arrivée. Je défends Briskine a prioi, sans savoir de quoi il s'agit, avec une telle mauvaise foi que Lesty ne peut s'empêcher d'en rire et on n'en parle plus". Les autres officiers : Tayne, Sirven (croix de lorraine", et I.M. Rossi, Lafon, sympathiques au 1er abord. 5 juillet : "le matin, visite officielle à Sidi Abdallah" (suit une liste de nom et de postes) "presque tous cherchant à dégager pour s'installer dans la région. Même conversation partout : prix du beurre, des petits pois et du pain, insuffisance des soldes...Si j'étais à votre place, etc... Bande de ronds de cuir !" .... 12 juillet : "Lu un article de Cortadellas retraçant l'histoire de la Mission Militaire de ChungKinq. Un peu optimiste mais bon pour la propagande". 21 juillet :"Vie végétative à Ferryville. Travail léger et irrégulier à l'hôpital. Je trapine péniblement les journées sans envie de lire ni de travailler. Vivement la fuite. Le 18, arrivée d Terrible. Je vais faire une bonne heure de blague avec Lemaire. Ecoeuré de la Marine, il a demandé à dégager. On lui a fait comprendre qu'à Diégo il aurait mieux fait de filer comme le Glorieux. C'est écoeurant." 22 juillet : "Embarqué la commission d'essais : 5 officiers et une quinzaine d'ouvriers. Rentré à Bizerte... Appareillage pour Bône". 1er août : "Arrivée à 800 en vue de Gozo. ... Ville pas bien belle et très démolie, certains quartiers entièrement rasés. .... Petites ruelles rappelant l'Espagne ... les vieilles fortifications ont assez grande allure" 3 août : "Toutes les dernières réparations faites à Ferryville sont à refaire : pompe d'épuisement, chambre froide, dégaussing. Paris nous a mis à la disposition des anglais, mais les anglais ne nous donnent aucune consigne, disant que nous ne dépendons pas d'eux pour la route. Nous devons seulement faire un ravitaillement Abdan-Singapour. Si le Pacha sait y faire, nous pouvons choisir l'itinéraire qui nous plaira". 9 août : "A 1200 rencontré une mine. Ecole à feu au mousquet et aux Hoerlicou. Mine coulée sans exploser à la deuxième passe". 11 août : "A 1600, cassé la barre à bras... une semaine de réparations à Port-Saïd". 12 août : "Arrivée à Port-Saïd. Envahissement inévitable de tous les commerçants qui sont à bord avant même que les manoeuvres de mouillage soient terminées". 13 août au Caire, chez l'attaché naval C.C. Challan de Sévin : "nous apprenons que Russes et Anglais sont prêts à se tabasser dans la région de Bassorah. On va peut-être arriver au bon moment". Puis à Ismaïlia, où ils rencontrent d'autres français : "Puis arrive un capitaine mauritien qui nous sort un ereintement en règle des Anglais. Comme il est en uniforme anglais, l'effet est assez curieux". 29 août 1946 : Arrivée à Djibouti ; 30 : "Pêche à la dynamite avec Sirven : 4 petits poissons et une belle suée à l'aviron". 11 septembre, arrivée à Abadan, puis le 3 octobre à Bombay : "Quelques troubles dans la ville indigène : échange de coups de poignard entre hindous et musulmans" 8 octobre: Retrouvons le Var sous l'Ile Grande à côté de Goa. ... Meynice est à Saïgon vec madame, à l'E.M. de d'Argenlieu ; 13 octobre : Le Consul, Jobez e sa femme déjeunent chez le commandant. Jobez était avec Lorrin sous-fifre de Coiffard à Tchungking en 1944. Constaté avec plaisir qu'il n'a pas changé d'avis. Ereintement de Pechkoff, ... et de la clique des Terres Rouges : De Langlade, Irribarne, Leonard, etc... 21 octobre : Arrivée à Singapour ... 23 novembre, 2e rotation : "La veille, on apprend de nouvelles insurrections à Haïphong et à Langson. Aucune précision."... 11 octobre 47 : Appareillage [ de Hong-Kong ] avec M Viaud, consul à Canton, Dr. Mosquin ralliant Pakhoï comme vice-consul et médecin de l'hôpital de la Mission catholique, un jeune grec de Canton qui va s'engager dans la Légion, deux ammanites provenant de l'entourage de Bao Daï".....‎

‎1 vol. in-4 reliure demi-basane raciné sous étui, répertoire médical offert par les Laboratoires Darrasse, 1944-1946, 30 pages manuscrites, le reste du répertoire est vierge. Rappel du titre complet : Manuscrit : Journal de voyage anonyme d'une médecin de marine militaire [ Santé navale ], d'avril 1946 à novembre 1947 : Toulon, La Rochelle, Ferryville, Gozo, Port-Saïd, Djibouti, Abadan, Bombay, Goa, Singapour, Hong-Kong, etc... Avec de nombreuses détails piquants sur la vie dans la marine française au lendemain de la seconde guerre mondiale. Intéressant journal manuscrit évoquant fugacement la figure de Zinovi Peschkoff : 7 mai 1946 : "Impression de pagaille. Berge m'avait dit en passant par Bordeaux que Rochefort est trop demandé pour espérer l'avoir. D'après Aury, on pleure depuis un an pour avoir des médecins. Paponnet, complètement rond le jour où je vais le voir, se désintéresse de la question"... "Même impression à la Marine. Chipotages pour savoir qui a été le plus résistant, qui a sauvé La Rochelle. L'ambiance n'est pas au gaullisme. Cossé, Auger et les autres écoeurés : Paris les laisse tomber et ils ne pensent qu'à dégager pour partir à la colonie"... "Une note réconfortante : la position nette de l'Eglise pour le référendum...Malheureusement, ça semble avoir été limité au diocèse de La Rochelle. Grande Peur des biens pensants à l'occasion de ce vote. Les bourgeois en font dans leur culotte et se voient arrêtés pour le lendemain si le vote est oui. Ont-ils donc la conscience moins nette qu'ils veulent bien le dire ?". 4 juillet 1946 : "Je suis considéré comme légèrement aliéné de vouloir repartir en campagne après seulement trois mois de séjour en France" 29 juin : "Voyagé avec Le Calvé de Bandol à Toulon... Rencontré quelques copains. Toujours la même réflexion : "Quelle chance tu as ! Ah! si j'étais à ta place..." 4 juillet à Feryville : "Embarqué sur le Mékong ... Laïus rapide avec le Commandant (de Forton), jeune et semblant avoir de l'allant. Adopte le type homme d'affaires américain. C'est peut-être très bien, c'est peut-être une façade. Il faut attendre. Visite au secnd, L. V. Lesty, bon gros colosse assez philosophe qui casse pas mal de sucre sur le dos des médecins, en particulier de Briskine qui s'occupait du bateau jusqu'à mon arrivée. Je défends Briskine a prioi, sans savoir de quoi il s'agit, avec une telle mauvaise foi que Lesty ne peut s'empêcher d'en rire et on n'en parle plus". Les autres officiers : Tayne, Sirven (croix de lorraine", et I.M. Rossi, Lafon, sympathiques au 1er abord. 5 juillet : "le matin, visite officielle à Sidi Abdallah" (suit une liste de nom et de postes) "presque tous cherchant à dégager pour s'installer dans la région. Même conversation partout : prix du beurre, des petits pois et du pain, insuffisance des soldes...Si j'étais à votre place, etc... Bande de ronds de cuir !" .... 12 juillet : "Lu un article de Cortadellas retraçant l'histoire de la Mission Militaire de ChungKinq. Un peu optimiste mais bon pour la propagande". 21 juillet :"Vie végétative à Ferryville. Travail léger et irrégulier à l'hôpital. Je trapine péniblement les journées sans envie de lire ni de travailler. Vivement la fuite. Le 18, arrivée d Terrible. Je vais faire une bonne heure de blague avec Lemaire. Ecoeuré de la Marine, il a demandé à dégager. On lui a fait comprendre qu'à Diégo il aurait mieux fait de filer comme le Glorieux. C'est écoeurant." 22 juillet : "Embarqué la commission d'essais : 5 officiers et une quinzaine d'ouvriers. Rentré à Bizerte... Appareillage pour Bône". 1er août : "Arrivée à 800 en vue de Gozo. ... Ville pas bien belle et très démolie, certains quartiers entièrement rasés. .... Petites ruelles rappelant l'Espagne ... les vieilles fortifications ont assez grande allure" 3 août : "Toutes les dernières réparations faites à Ferryville sont à refaire : pompe d'épuisement, chambre froide, dégaussing. Paris nous a mis à la disposition des anglais, mais les anglais ne nous donnent aucune consigne, disant que nous ne dépendons pas d'eux pour la route. Nous devons seulement faire un ravitaillement Abdan-Singapour. Si le Pacha sait y faire, nous pouvons choisir l'itinéraire qui nous plaira". 9 août : "A 1200 rencontré une mine. Ecole à feu au mousquet et aux Hoerlicou. Mine coulée sans exploser à la deuxième passe". 11 août : "A 1600, cassé la barre à bras... une semaine de réparations à Port-Saïd". 12 août : "Arrivée à Port-Saïd. Envahissement inévitable de tous les commerçants qui sont à bord avant même que les manoeuvres de mouillage soient terminées". 13 août au Caire, chez l'attaché naval C.C. Challan de Sévin : "nous apprenons que Russes et Anglais sont prêts à se tabasser dans la région de Bassorah. On va peut-être arriver au bon moment". Puis à Ismaïlia, où ils rencontrent d'autres français : "Puis arrive un capitaine mauritien qui nous sort un ereintement en règle des Anglais. Comme il est en uniforme anglais, l'effet est assez curieux". 29 août 1946 : Arrivée à Djibouti ; 30 : "Pêche à la dynamite avec Sirven : 4 petits poissons et une belle suée à l'aviron". 11 septembre, arrivée à Abadan, puis le 3 octobre à Bombay : "Quelques troubles dans la ville indigène : échange de coups de poignard entre hindous et musulmans" 8 octobre: Retrouvons le Var sous l'Ile Grande à côté de Goa. ... Meynice est à Saïgon vec madame, à l'E.M. de d'Argenlieu ; 13 octobre : Le Consul, Jobez e sa femme déjeunent chez le commandant. Jobez était avec Lorrin sous-fifre de Coiffard à Tchungking en 1944. Constaté avec plaisir qu'il n'a pas changé d'avis. Ereintement de Pechkoff, ... et de la clique des Terres Rouges : De Langlade, Irribarne, Leonard, etc... 21 octobre : Arrivée à Singapour ... 23 novembre, 2e rotation : "La veille, on apprend de nouvelles insurrections à Haïphong et à Langson. Aucune précision."... 11 octobre 47 : Appareillage [ de Hong-Kong ] avec M Viaud, consul à Canton, Dr. Mosquin ralliant Pakhoï comme vice-consul et médecin de l'hôpital de la Mission catholique, un jeune grec de Canton qui va s'engager dans la Légion, deux ammanites provenant de l'entourage de Bao Daï".....‎


‎Intéressant journal manuscrit de 30 pages évoquant notamment (très fugacement) la figure de Zinovi Peschkoff : 7 mai 1946 : "Impression de pagaille. Berge m'avait dit en passant par Bordeaux que Rochefort est trop demandé pour espérer l'avoir. D'après Aury, on pleure depuis un an pour avoir des médecins. Paponnet, complètement rond le jour où je vais le voir, se désintéresse de la question"... "Même impression à la Marine. Chipotages pour savoir qui a été le plus résistant, qui a sauvé La Rochelle. L'ambiance n'est pas au gaullisme. Cossé, Auger et les autres écoeurés : Paris les laisse tomber et ils ne pensent qu'à dégager pour partir à la colonie"... "Une note réconfortante : la position nette de l'Eglise pour le référendum...Malheureusement, ça semble avoir été limité au diocèse de La Rochelle. Grande Peur des biens pensants à l'occasion de ce vote. Les bourgeois en font dans leur culotte et se voient arrêtés pour le lendemain si le vote est oui. Ont-ils donc la conscience moins nette qu'ils veulent bien le dire ?". 4 juillet 1946 : "Je suis considéré comme légèrement aliéné de vouloir repartir en campagne après seulement trois mois de séjour en France" 29 juin : "Voyagé avec Le Calvé de Bandol à Toulon... Rencontré quelques copains. Toujours la même réflexion : "Quelle chance tu as ! Ah! si j'étais à ta place..." 4 juillet à Feryville : "Embarqué sur le Mékong ... Laïus rapide avec le Commandant (de Forton), jeune et semblant avoir de l'allant. Adopte le type homme d'affaires américain. C'est peut-être très bien, c'est peut-être une façade. Il faut attendre. Visite au secnd, L. V. Lesty, bon gros colosse assez philosophe qui casse pas mal de sucre sur le dos des médecins, en particulier de Briskine qui s'occupait du bateau jusqu'à mon arrivée. Je défends Briskine a prioi, sans savoir de quoi il s'agit, avec une telle mauvaise foi que Lesty ne peut s'empêcher d'en rire et on n'en parle plus". Les autres officiers : Tayne, Sirven (croix de lorraine", et I.M. Rossi, Lafon, sympathiques au 1er abord. 5 juillet : "le matin, visite officielle à Sidi Abdallah" (suit une liste de nom et de postes) "presque tous cherchant à dégager pour s'installer dans la région. Même conversation partout : prix du beurre, des petits pois et du pain, insuffisance des soldes...Si j'étais à votre place, etc... Bande de ronds de cuir !" .... 12 juillet : "Lu un article de Cortadellas retraçant l'histoire de la Mission Militaire de ChungKinq. Un peu optimiste mais bon pour la propagande". 21 juillet :"Vie végétative à Ferryville. Travail léger et irrégulier à l'hôpital. Je trapine péniblement les journées sans envie de lire ni de travailler. Vivement la fuite. Le 18, arrivée d Terrible. Je vais faire une bonne heure de blague avec Lemaire. Ecoeuré de la Marine, il a demandé à dégager. On lui a fait comprendre qu'à Diégo il aurait mieux fait de filer comme le Glorieux. C'est écoeurant." 22 juillet : "Embarqué la commission d'essais : 5 officiers et une quinzaine d'ouvriers. Rentré à Bizerte... Appareillage pour Bône". 1er août : "Arrivée à 800 en vue de Gozo. ... Ville pas bien belle et très démolie, certains quartiers entièrement rasés. .... Petites ruelles rappelant l'Espagne ... les vieilles fortifications ont assez grande allure" 3 août : "Toutes les dernières réparations faites à Ferryville sont à refaire : pompe d'épuisement, chambre froide, dégaussing. Paris nous a mis à la disposition des anglais, mais les anglais ne nous donnent aucune consigne, disant que nous ne dépendons pas d'eux pour la route. Nous devons seulement faire un ravitaillement Abdan-Singapour. Si le Pacha sait y faire, nous pouvons choisir l'itinéraire qui nous plaira". 9 août : "A 1200 rencontré une mine. Ecole à feu au mousquet et aux Hoerlicou. Mine coulée sans exploser à la deuxième passe". 11 août : "A 1600, cassé la barre à bras... une semaine de réparations à Port-Saïd". 12 août : "Arrivée à Port-Saïd. Envahissement inévitable de tous les commerçants qui sont à bord avant même que les manoeuvres de mouillage soient terminées". 13 août au Caire, chez l'attaché naval C.C. Challan de Sévin : "nous apprenons que Russes et Anglais sont prêts à se tabasser dans la région de Bassorah. On va peut-être arriver au bon moment". Puis à Ismaïlia, où ils rencontrent d'autres français : "Puis arrive un capitaine mauritien qui nous sort un ereintement en règle des Anglais. Comme il est en uniforme anglais, l'effet est assez curieux". 29 août 1946 : Arrivée à Djibouti ; 30 : "Pêche à la dynamite avec Sirven : 4 petits poissons et une belle suée à l'aviron". 11 septembre, arrivée à Abadan, puis le 3 octobre à Bombay : "Quelques troubles dans la ville indigène : échange de coups de poignard entre hindous et musulmans" 8 octobre: Retrouvons le Var sous l'Ile Grande à côté de Goa. ... Meynice est à Saïgon vec madame, à l'E.M. de d'Argenlieu ; 13 octobre : Le Consul, Jobez e sa femme déjeunent chez le commandant. Jobez était avec Lorrin sous-fifre de Coiffard à Tchungking en 1944. Constaté avec plaisir qu'il n'a pas changé d'avis. Ereintement de Pechkoff, ... et de la clique des Terres Rouges : De Langlade, Irribarne, Leonard, etc... 21 octobre : Arrivée à Singapour ... 23 novembre, 2e rotation : "La veille, on apprend de nouvelles insurrections à Haïphong et à Langson. Aucune précision."... 11 octobre 47 : Appareillage [ de Hong-Kong ] avec M Viaud, consul à Canton, Dr. Mosquin ralliant Pakhoï comme vice-consul et médecin de l'hôpital de la Mission catholique, un jeune grec de Canton qui va s'engager dans la Légion, deux annamites provenant de l'entourage de Bao Daï".....‎

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR350.00 (€350.00 )

‎BART, Léo ; BART, Jean ; BART, Charlemagne‎

Reference : 55268

(1915)

‎Belle correspondance personnelle et originale, adressée aux deux frères Charlemagne et Jean Bart par leur frère Léo Bart, du 4 janvier 1915 au 21 août 1917. Jean Bart fut successivement matelot mécanicien à la Caserne Eblé au Havre, puis marin à l’Arsenal de Cherbourg, puis embarqué à bord du sous-marin Denis-Papin. Remarquable correspondance, car pour l'essentiel non soumise à la censure militaire, d’environ 94 lettres et cartes, auxquelles nous joignons quelques photos personnelles des protagonistes.La première lettre est datée du 29 septembre 1914 de Nomain Andignies, adressée des parents Bart à leur « Cher Fils », dont ils ont appris qu’il était blessé mais peu gravement. Ils racontent le passage des allemands, la fuite des habitants de Nomains vers Douai, « et les allemands sont restés pendant 15 jours à Orchies pour préparer leurs mauvais coups il y a eu des anglais qui sont venus les dénicher alors ils sont partis pour Valenciennes [ etc… ] depuis le 24 août nous n’avons plus de courrier nous sommes obligés de faire porter nos lettres à Lille. Nous avons été tranquille jusque le 24 septembre la nous avons eu un combat à Archies les français ont pris 3 auto et dans un fossé on a trouvé un officier tué avec un ordre dans la poche que l’on devait incendier Orchies à 7 heures du soir [… ] et le lendemain ils ont mis le fin à tout Orchies [ …] A l’heur ou je t’écrit on vient de nous dire qu’il y a des Hulans qui viennent reconnaître le terrain et ce matin nous avons vu deux aéroplanes une allemande et une française qui lui a fait la chasse [etc…] ». Il s’agit de l’unique lettre de l’ensemble provenant des parents de Jean Bart, Nomain ayant ensuite été occupée par les allemands.Un frère (manifestement Léo Bart) écrit le 7 décembre 1914 « je ne travaille plus pour l’armée depuis 8 jours car en général tous les patrons parisiens se figurent que parce que nous sommes des réfugiés nous devons subir toutes leurs humiliations et faire des bassesses. J’ai fait 3 boutiques depuis mon arrivée à Paris, et je rentre demain dans la 4e comme contremaître [… ] Je me suis fait inscrire pour passer le conseil mais j’ai bien stipulé « automobiliste » mais c’est une ressource car je ferai tout ce qu’il m’est possible de faire pour me faire réformer de nouveau et si je ne puis l’être au conseil j’aurai au moins la chance de l’être en arrivant au corps ».[ … ] je suis ici avec l’oncle de Germaine, le directeur de chez Thiriez. [ … ] Il a envoyé un télégramme à Germazine « par la voie d’un consul de Hollande » [… ] « tout ce que l’on sait c’est que les Allemands ont tout organisés comme s’ils étaient chez eux à Roubaix ils ont rouvert les écoles, il font marcher les usines en autres la maison Thiriez ». Il évoque la guerre qui va durer au moins l’hiver, s’inquiète de son frère : « Et ton bras, comment va-t-il ? Fais bien attention de ne plus retourner à cette orgie sanguinaire et si les mouvements de ton bras ne sont plus complets ils ne pourront certainement pas de renvoyer au feu si tu sais te débrouiller, maintenant si à force d’insister on voulait te réformer ne te laisse surtout pas réformer n°2 il faut te faire réformer n°1 c’est-à-dire avec pension car il ne faut pas que tous ces messieurs c’en tire à si bon compte [ … ] Maintenant je voudrais bien savoir l’état exact de ton bras, car je crois que tu ne me dis pas toute la vérité [ …] ». Il lui conseille de se faire inscrire comme décolleteur.Suivent deux autres CP datées du 20 puis du 28 décembre 1914. On y apprend que leur frère Charlemagne, blessé, est à Périgueux, et que lui-même, Léo, a dû abandonner côté allemand sa femme et sa fille…Le même écrit le 4 janvier 1915 (1914 par erreur sur la lettre) à Jean, depuis le Grand Hôtel du Pont du Cher, à Saint-Florent, et l’informe qu’il s’y trouve « non comme soldat, mais comme militarisé pour monter une usine pour la fabrication des gaines d’obus. Je suis ici dans un sale patelin et on s’y fait crever à travailer je t’assure que je préfèrerais être sur le front ». Il est sans nouvelles de sa femme et de sa petite-fille, restées à Loos. Le 12 février 1915, il s’inquiète pour son frère « il paraît que chaque fois que tu sors du bois et te rends malade ce n’est pas digne d’un jeune homme tel que toi, que dirais-je moi qui ait laissé ma femme et ma petite-fille à Loos », [ …], « prends patience un grand coup se prépare et avant 1 mois soit persuadé que tous ces bandits seront chassés de chez nous ». Le 9 juin 1915, automobiliste dans le secteur Postal 63, il lui reproche d’avoir fait « de la caisse ». Il sait bien que l’on souhaiterait savoir ce qui se passe sur le front ; leur frère Charlemagne « pourrait te raconter bien des choses, mais la guerre du mois d’août dernier n’était pas celle que l’on fait en ce moment. Je puis t’en causer car ce matin encore je suis allé à 1500 mètres des tranchées boches et je t’assure que ça barde quand tu vois des chevaux coupés en deux par des éclats d’obus il faut pas demander quand cela arrive dans groupe d’hommes [ …] ». Les 11 et 15 mars 1915, Léo Bart écrit à Jean, sur papier à en-tête de l’Hôtel franco-russe à Paris. Il est désormais automobiliste et compte « monter sur le front avec une auto-mitrailleuse ou une auto-canon ou auto-projecteur. Je te conseillerai de faire une demande pour être versé comme moi au 13ème Artillerie comme automobiliste car on en demande beaucoup » [ … ] Charlemagne me dit que tu désires aller voir comment ça se passe sur le front, ne fait jamais cette bêtise là moi j’en reviens j’y ai passé 8 jours et je t’assure que ce n’est pas amusant ». Le 17 mars, Léo lui envoie une des lettres les plus émouvantes : « Je reviens du front où j’ai fait des convois de chevaux et maintenant je suis automobiliste mais malheureusement je crois que je vais repartir bientôt comme auto-mitrailleur. Enfin si jamais j’y laissai ma peau je compte sur toi pour aller voir Germaine et l’embrasser pour moi. Surtout ne dit jamais que c’est moi qui ai demandé à partir, tu me le jureras dans ta prochaine lettre [ souligné six fois !] car je le regrette amèrement ». […] « Ne te fais pas de mousse pour moi, je ne suis pas encore parti et tu sais que je suis débrouillard ». Suivent six missives plus brèves adressées à Jean et Charlemagne (lequel est arrivé au centre des Convalescents de La Force en Dordogne). Léo est désormais au service du courrier.Le 17 juillet 1915, Léo écrit qu’il lui est « arrivé une sale blague, nous étions en train de discuter dans la cour de chez nous quand arriva le lieutenant un copain cria 22, ce lieutenant a peut-être cru que c’était moi qui avait crié et depuis 8 jours je suis sur les épines [ … ] figure toi que le fautif est parti en permission, mais je dois te dire que ce lieutenant est du Midi et soit certain qu’il ne doit pas gober les gens du Nord, et il n’est pas sans savoir que les Gars du Nord détestent les mauvais soldats du Midi. Mais vois-tu la Guerre finira un jour et il faut espérer qu’on les houspillera un peu car ils n’ont rien à souffrir ils sont les bienvenus dans les hautes sphères, ils sont en communication avec les leurs enfin ils ont tou pour être heureux tandis que nous, il nous manque tout cela et non content d’être ainsi favorisé ces salauds là rient de notre malheur et nous tourne en risées [… ] Lorsque j’ai demandé ma permission pour Bergerac au bureau ont ma demandé si c’était pour aller voir Cyrano, j’aurai bien pu leur répondre que s’ils étaient un peu moins fénéants et un peu plus patriotes nous pourrions faire comme eux aller embrasser les nôtres [ … ] ».Le 19 septembre il expose la manière de correspondre avec Lille (« l’enveloppe ne doit pas être cacheté et ne pas parler de la guerre »). Le 20 septembre, Léo annonce avoir reçu des nouvelles de sa femme et de sa fille. Le 22 octobre (à Charlemagne et Jean, tous deux à Cherbourg) : « hier ont a demandé des volontaires pour la Serbie, et je vous prie de croire que si je n’avais pas femme et enfant je me serai fait inscrire car j’en ai assez de vivre au milieu de tous ces salauds là. Qu’est-ce que c’est que la guerre pour eux, ce n’est rien au contraire ils font de l’automobile toute la journée, ils ont de l’argent plein leurs poches, ils font venir leurs femmes quand ils veulent. Tu vois que ces gens là voudraient bien que la guerre dure éternellement [ …] Maintenant dans notre secteur c’est plus calme depuis quelques jours les boches attaquent plus à l’Ouest du côté de Reims mais ils ramassent la purge [ … ] ces vaches là tiennent bon quand même et quand on fait des prisonniers c’est parce qu’ils sont prix par les tirs de barrages qui empêchent les vivres d’arriver sans cela il se font tuer jusqu’au dernier même étant prisonnier ils nous engueulent encore ».Le 1er novembre 1915 puis le 6 novembre, Léo écrit, précisant que « si je t’envoie un lettre par un civil, c’est pour ne pas que ma lettre passe à la censure militaire et farceur que tu es tu mets sur ton adresse pour remettre à un militaire farceur va enfin ça y est tout est arrivé à bon port [ … ] » Dans les lettres suivantes (novembre et décembre ), il essaie d’envisager la réunion des 3 frères à Cherbourg, mais avec prudence, car les mensonger exposent aux enquêtes de gendarmerie.Le 21 janvier 1916, il indique avoir reçu une photo de sa femme dont il est resté marqué, « elle fait pitié tellement elle a maigri ».Le 20 février 1916, il s’inquiète de ne plus recevoir de nouvelles. Il a appris par son oncle que l’explosion du dépôt de munition de la Porte des postes a causé des dégâts considérables, « tout le quartier de Moulins-Lille est rasé il y a 600 immeubles de démolis, 2000 victimes civiles et 300 soldats boches, tout cela demande confirmation bien entendu mais c’est le bruit qui coure ».Le 1er avril 1916 il écrit : « nous sommes de nouveau au repos et tu as dû lire la citation de tous les automobilistes du front de Verdun ». Le 19 mai 1916 il écrit (Motocycliste 551 T. M. Convois auto B.C.M. Paris) : « Pour le moment nous sommes très surmenés avec cette sacrée bataille de Verdun qui n’en fini pas, qui est très fatiguant pour nous car il faut marcher jour et nuit pour le transport des munitions ».Nous ne détaillons pas l’intégralité de la correspondance. En juillet 1916, il raconte que des « nuées d’avions sillonnent continuellement le ciel nuit et jour et les boches ne peuvent plus monter leurs saucisses car on les abat aussitôt ». Le 216 octobre 1916 il évoque un tuyau de l’Intendance anglaise prétendant que Lille sera repris pour la fin du mois. « Contrairement à ce que je t’avais dit, au lieu d’aller dans l’infanterie, c’est pour les tracteurs d’artillerie, ou dans les « Tancks » (crème-de-menthe ») et on relèvera jusqu’à la classe 1902. En novembre « j’ai bien peut d’être expédié à Salonique, car en ce moment c’est une vraie pétaudière ». La dernière lettre du temps de guerre date du 21 août 1917‎

‎94 cartes et LAS, auxquelles nous joignons quelques photos et quelques lettres postérieures. Belle correspondance personnelle adressée aux deux frères Charlemagne et Jean Bart par leur frère Léo Bart, du 4 janvier 1915 au 21 août 1917, adressée à Jean Bart, matelot mécanicien à la Caserne Eblé au Havre, puis marin à l’Arsenal de Cherbourg, puis embarqué à bord du sous-marin Denis-Papin. Remarquable correspondance, car non soumise à la censure militaire, d’environ 94 lettres et cartes, auxquelles nous joignons quelques photos personnelles des protagonistes.La première lettre est datée du 29 septembre 1914 de Nomain Andignies, adressée des parents Bart à leur « Cher Fils », dont ils ont appris qu’il était blessé mais peu gravement. Ils racontent le passage des allemands, la fuite des habitants de Nomains vers Douai, « et les allemands sont restés pendant 15 jours à Orchies pour préparer leurs mauvais coups il y a eu des anglais qui sont venus les dénicher alors ils sont partis pour Valenciennes [ etc… ] depuis le 24 août nous n’avons plus de courrier nous sommes obligés de faire porter nos lettres à Lille. Nous avons été tranquille jusque le 24 septembre la nous avons eu un combat à Archies les français ont pris 3 auto et dans un fossé on a trouvé un officier tué avec un ordre dans la poche que l’on devait incendier Orchies à 7 heures du soir [… ] et le lendemain ils ont mis le fin à tout Orchies [ …] A l’heur ou je t’écrit on vient de nous dire qu’il y a des Hulans qui viennent reconnaître le terrain et ce matin nous avons vu deux aéroplanes une allemande et une française qui lui a fait la chasse [etc…] ». Il s’agit de l’unique lettre de l’ensemble provenant des parents de Jean Bart, Nomain ayant ensuite été occupée par les allemands.Un frère (manifestement Léo Bart) écrit le 7 décembre 1914 « je ne travaille plus pour l’armée depuis 8 jours car en général tous les patrons parisiens se figurent que parce que nous sommes des réfugiés nous devons subir toutes leurs humiliations et faire des bassesses. J’ai fait 3 boutiques depuis mon arrivée à Paris, et je rentre demain dans la 4e comme contremaître [… ] Je me suis fait inscrire pour passer le conseil mais j’ai bien stipulé « automobiliste » mais c’est une ressource car je ferai tout ce qu’il m’est possible de faire pour me faire réformer de nouveau et si je ne puis l’être au conseil j’aurai au moins la chance de l’être en arrivant au corps ».[ … ] je suis ici avec l’oncle de Germaine, le directeur de chez Thiriez. [ … ] Il a envoyé un télégramme à Germazine « par la voie d’un consul de Hollande » [… ] « tout ce que l’on sait c’est que les Allemands ont tout organisés comme s’ils étaient chez eux à Roubaix ils ont rouvert les écoles, il font marcher les usines en autres la maison Thiriez ». Il évoque la guerre qui va durer au moins l’hiver, s’inquiète de son frère : « Et ton bras, comment va-t-il ? Fais bien attention de ne plus retourner à cette orgie sanguinaire et si les mouvements de ton bras ne sont plus complets ils ne pourront certainement pas de renvoyer au feu si tu sais te débrouiller, maintenant si à force d’insister on voulait te réformer ne te laisse surtout pas réformer n°2 il faut te faire réformer n°1 c’est-à-dire avec pension car il ne faut pas que tous ces messieurs c’en tire à si bon compte [ … ] Maintenant je voudrais bien savoir l’état exact de ton bras, car je crois que tu ne me dis pas toute la vérité [ …] ». Il lui conseille de se faire inscrire comme décolleteur.Suivent deux autres CP datées du 20 puis du 28 décembre 1914. On y apprend que leur frère Charlemagne, blessé, est à Périgueux, et que lui-même, Léo, a dû abandonner côté allemand sa femme et sa fille…Le même écrit le 4 janvier 1915 (1914 par erreur sur la lettre) à Jean, depuis le Grand Hôtel du Pont du Cher, à Saint-Florent, et l’informe qu’il s’y trouve « non comme soldat, mais comme militarisé pour monter une usine pour la fabrication des gaines d’obus. Je suis ici dans un sale patelin et on s’y fait crever à travailer je t’assure que je préfèrerais être sur le front ». Il est sans nouvelles de sa femme et de sa petite-fille, restées à Loos. Le 12 février 1915, il s’inquiète pour son frère « il paraît que chaque fois que tu sors du bois et te rends malade ce n’est pas digne d’un jeune homme tel que toi, que dirais-je moi qui ait laissé ma femme et ma petite-fille à Loos », [ …], « prends patience un grand coup se prépare et avant 1 mois soit persuadé que tous ces bandits seront chassés de chez nous ». Le 9 juin 1915, automobiliste dans le secteur Postal 63, il lui reproche d’avoir fait « de la caisse ». Il sait bien que l’on souhaiterait savoir ce qui se passe sur le front ; leur frère Charlemagne « pourrait te raconter bien des choses, mais la guerre du mois d’août dernier n’était pas celle que l’on fait en ce moment. Je puis t’en causer car ce matin encore je suis allé à 1500 mètres des tranchées boches et je t’assure que ça barde quand tu vois des chevaux coupés en deux par des éclats d’obus il faut pas demander quand cela arrive dans groupe d’hommes [ …] ». Les 11 et 15 mars 1915, Léo Bart écrit à Jean, sur papier à en-tête de l’Hôtel franco-russe à Paris. Il est désormais automobiliste et compte « monter sur le front avec une auto-mitrailleuse ou une auto-canon ou auto-projecteur. Je te conseillerai de faire une demande pour être versé comme moi au 13ème Artillerie comme automobiliste car on en demande beaucoup » [ … ] Charlemagne me dit que tu désires aller voir comment ça se passe sur le front, ne fait jamais cette bêtise là moi j’en reviens j’y ai passé 8 jours et je t’assure que ce n’est pas amusant ». Le 17 mars, Léo lui envoie une des lettres les plus émouvantes : « Je reviens du front où j’ai fait des convois de chevaux et maintenant je suis automobiliste mais malheureusement je crois que je vais repartir bientôt comme auto-mitrailleur. Enfin si jamais j’y laissai ma peau je compte sur toi pour aller voir Germaine et l’embrasser pour moi. Surtout ne dit jamais que c’est moi qui ai demandé à partir, tu me le jureras dans ta prochaine lettre [ souligné six fois !] car je le regrette amèrement ». […] « Ne te fais pas de mousse pour moi, je ne suis pas encore parti et tu sais que je suis débrouillard ». Suivent six missives plus brèves adressées à Jean et Charlemagne (lequel est arrivé au centre des Convalescents de La Force en Dordogne). Léo est désormais au service du courrier.Le 17 juillet 1915, Léo écrit qu’il lui est « arrivé une sale blague, nous étions en train de discuter dans la cour de chez nous quand arriva le lieutenant un copain cria 22, ce lieutenant a peut-être cru que c’était moi qui avait crié et depuis 8 jours je suis sur les épines [ … ] figure toi que le fautif est parti en permission, mais je dois te dire que ce lieutenant est du Midi et soit certain qu’il ne doit pas gober les gens du Nord, et il n’est pas sans savoir que les Gars du Nord détestent les mauvais soldats du Midi. Mais vois-tu la Guerre finira un jour et il faut espérer qu’on les houspillera un peu car ils n’ont rien à souffrir ils sont les bienvenus dans les hautes sphères, ils sont en communication avec les leurs enfin ils ont tou pour être heureux tandis que nous, il nous manque tout cela et non content d’être ainsi favorisé ces salauds là rient de notre malheur et nous tourne en risées [… ] Lorsque j’ai demandé ma permission pour Bergerac au bureau ont ma demandé si c’était pour aller voir Cyrano, j’aurai bien pu leur répondre que s’ils étaient un peu moins fénéants et un peu plus patriotes nous pourrions faire comme eux aller embrasser les nôtres [ … ] ».Le 19 septembre il expose la manière de correspondre avec Lille (« l’enveloppe ne doit pas être cacheté et ne pas parler de la guerre »). Le 20 septembre, Léo annonce avoir reçu des nouvelles de sa femme et de sa fille. Le 22 octobre (à Charlemagne et Jean, tous deux à Cherbourg) : « hier ont a demandé des volontaires pour la Serbie, et je vous prie de croire que si je n’avais pas femme et enfant je me serai fait inscrire car j’en ai assez de vivre au milieu de tous ces salauds là. Qu’est-ce que c’est que la guerre pour eux, ce n’est rien au contraire ils font de l’automobile toute la journée, ils ont de l’argent plein leurs poches, ils font venir leurs femmes quand ils veulent. Tu vois que ces gens là voudraient bien que la guerre dure éternellement [ …] Maintenant dans notre secteur c’est plus calme depuis quelques jours les boches attaquent plus à l’Ouest du côté de Reims mais ils ramassent la purge [ … ] ces vaches là tiennent bon quand même et quand on fait des prisonniers c’est parce qu’ils sont prix par les tirs de barrages qui empêchent les vivres d’arriver sans cela il se font tuer jusqu’au dernier même étant prisonnier ils nous engueulent encore ».Le 1er novembre 1915 puis le 6 novembre, Léo écrit, précisant que « si je t’envoie un lettre par un civil, c’est pour ne pas que ma lettre passe à la censure militaire et farceur que tu es tu mets sur ton adresse pour remettre à un militaire farceur va enfin ça y est tout est arrivé à bon port [ … ] » Dans les lettres suivantes (novembre et décembre ), il essaie d’envisager la réunion des 3 frères à Cherbourg, mais avec prudence, car les mensonger exposent aux enquêtes de gendarmerie.Le 21 janvier 1916, il indique avoir reçu une photo de sa femme dont il est resté marqué, « elle fait pitié tellement elle a maigri ».Le 20 février 1916, il s’inquiète de ne plus recevoir de nouvelles. Il a appris par son oncle que l’explosion du dépôt de munition de la Porte des postes a causé des dégâts considérables, « tout le quartier de Moulins-Lille est rasé il y a 600 immeubles de démolis, 2000 victimes civiles et 300 soldats boches, tout cela demande confirmation bien entendu mais c’est le bruit qui coure ».Le 1er avril 1916 il écrit : « nous sommes de nouveau au repos et tu as dû lire la citation de tous les automobilistes du front de Verdun ». Le 19 mai 1916 il écrit (Motocycliste 551 T. M. Convois auto B.C.M. Paris) : « Pour le moment nous sommes très surmenés avec cette sacrée bataille de Verdun qui n’en fini pas, qui est très fatiguant pour nous car il faut marcher jour et nuit pour le transport des munitions ».Nous ne détaillons pas l’intégralité de la correspondance. En juillet 1916, il raconte que des « nuées d’avions sillonnent continuellement le ciel nuit et jour et les boches ne peuvent plus monter leurs saucisses car on les abat aussitôt ». Le 216 octobre 1916 il évoque un tuyau de l’Intendance anglaise prétendant que Lille sera repris pour la fin du mois. « Contrairement à ce que je t’avais dit, au lieu d’aller dans l’infanterie, c’est pour les tracteurs d’artillerie, ou dans les « Tancks » (crème-de-menthe ») et on relèvera jusqu’à la classe 1902. En novembre « j’ai bien peut d’être expédié à Salonique, car en ce moment c’est une vraie pétaudière ». La dernière lettre du temps de guerre date du 21 août 1917‎


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(1848)

‎[Révolution de1848]. Journaux éphémères de la IIe République.« La révolution de Février affranchit de nouveau la presse de toute condition, de toute obligation, de tout frein. Il y eut alors comme une avalanche de journaux, si l'on peut donner ce nom à des carrés de papier sans rime ni raison, qui n'avaient même pas le mérite de la nouveauté. La révolution de 1848 voulut en effet singer celle de 89, et la presse surtout donna dans ce travers de ridicules pygmées crurent imposer au monde en se couvrant du masque des géants de la presse de 1789. Pourtant l'avantage reste à 1848 pour les utopies anti-sociales, qui se produisent alors avec une audace inconnue jusque là. Ces saturnales durent jusqu'aux journées de juin qui sont le point de départ d'une réaction toute naturelle. Le cautionnement est rétabli, des lois sont portées contre les crimes et délits de la presse. Le torrent, contenu par toutes sorles de digues, rentre enfin dans son lit, et ne roule plus, à partir de 1849, sauf quelques recrudescences momentanées, que des ondes de plus en plus inoffensives » (Hatin).‎

‎, , 1848-1849. Collection de 80 titres in-4 et in-folio, en feuilles. ‎


‎1. Accusateur public (l'). Par Alphonse Esquiros et par les membres du Club du peuple. Paris, Imp. de Lacour, 1848. 4 livraisons in-folio de 2 pp. chacune, en feuilles. Collection complète. Publié le 11 juin 1848, l'Accusateur public disparut le 25 juin avec les barricades. Fondé par Alphonse Esquiros auteur de l'Histoire apologétique des Montagnards et par Adèle Esquiros, son épouse. Collaborateurs et membres du Club du peuple : Pierre Lachambaudie, Deflotte, Feuillatre, Béraud, Leroué, Fombertaux fils, etc. Izambard (p. 1) : « Les quatre numéros parus de l'Accusateur public sont très arres » ; Hatin p. 428. 2. Amer du Chêne (l') ou amertumes des révolutions passées, présentes et futures. Paris, Imp. de J. Frey, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Numero 1 du 1er Juin 1848. Seul numéro paru. Signé l'abbé Duchesne, licencié es-lettres. Spéculation qui ne connut qu'un numéro, résumée en une prétendue prédiction, dite d'Orval, déjà publiée par l'Observateur du Jura en septembre 1839. Autre tirage décrit par Hatin (458). Légèrement défraîchi. 3. Amer du Chêne (l') ou l'Avenir de l'Europe, d'après le Passé et le Présent. Paris, Imp. de J. Frey, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp.. Numero 1 du 1er Juin 1848. Seul numéro paru. Signé l'abbé Duchesne, licencié es-lettres. Spéculation qui ne connut qu'un numéro, résumée en une prétendue prédiction, dite d'Orval, déjà publiée par l'Observateur du Jura en septembre 1839. Hatin, 458. 4. Ami du peuple (L'). Journal quotidien, politique et littéraire. Paris, Imprimerie de Schiller ainé, 1850. 1 livraison in-folio de 4pp. Numéro spécimen daté du mardi 5 novembre 1850, seul publié. Faisait suite au premier Ami du peuple de Marchal (avril - août 1850). Hatin, 518. 5. Amour de la Patrie (l'). Ordre, Bienfaisance, Bonnes Moeurs, Instruction, Art, Industrie. Paris, Imprimerie d'A. René, 1848. 1 livraison in-folio de 4 pp. Numéro 1 du 16 Avril 1848. Seul paru. Directrice : Mme Legrand. « En écrivant ce journal spécialement pour les femmes, je ne viens pas, la dague au poing, proclamer les droits libres des femmes… je viens leur prouver que, nées femmes, elles doivent restées femmes » Hatin, 439. 6. Arlequin démocrate (l'). Journal de toutes pièces, de toutes couleurs, politique, littéraire et blagueur, comme ses grands confrères : ce n'est pas peu dire. Paris, Imprimerie de E. Marc-Aurel, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Seul numéro paru. Hatin, 440. 7. Association fraternelle et universelle des Travailleurs. Paris, Imprimerie de Boulé, 1848. 1 livraison in-folio, 2 pp. Numéro 1 du 1er Juillet 1848. Seul numéro paru. Journal socialiste, au titre surmonté de la ruche symbolique. Il convoque les travailleurs à la réalisation immédiate de son plan - à l'achat de grands établissements industriels et d'usines, par des cotisations hebdomadaires. Réadacteurs, fondateurs et gérants : Larvie et Grasseau. Hatin, 440. 8. Association libertiste, ou embrigadement moral de la société par lequel tout despotisme et toute anarchie sont désormais impossible. Par Pinto, fondateur du libertisme. Paris, Imp. Edouard Proux et Cie., 1848. 1 livraison de 2 pp. in-folio. Seul livraison publiée. Auteur : C. Pinto, fondateur du libertisme créé en 1847. L'auteur fut jeté en prison à la suite de la publication d'une brochure Unité, Fraternité. On trouve une publicité en deuxième page : En vente : Initiation au aux dogmes du libertisme, ou religion du bon sens, véritable base des réformes politique e sociale. 16 pp. in-8, 3 cantates libertistes et 2 gravures. Hatin, p. 441 ; a échappé à Izambard. 9. Association Nationale (l'). Journal Mensuel des Améliorations immédiates. Paris, Imprimerie Dondey-Dupré, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Numéro 1 du 25 Juillet 1848. Seul numéro paru. Le but de ce journal est de réaliser, au plus tôt, une association nationale des arts et métiers, en commençant par fonder des ateliers de tailleurs d'habits. Dès que 10 000 F. seront réunis, l'association commencear la mise en oeuvre et la répartition des bénéfices sur la triple base du capital, du travail et du talent ». Hatin, 441. 10. Autorité (l'). Journal Quotidien Politique et Littéraire. Paris, Imprimerie Schneider, 1849. 1 livraison in-folio de 4 pp. Numéro spécimen de mai 1849, seul paru. Annonçait la parution du journal pour la première quinzaine de juin. Ony voit qu'il avait été annoncé dès le 11 avril et devait s'appeler L'Ordre mais ce titre avait été pris par les fondateurs d'une feiulle qui devait être L'Ordre moral et qui finalement s'était produite sous le nom de L'Ordre tout court. Hatin, 506. Déchirure marginale. 11. Avant-Garde de la République (L'). Journal officiel et spécial de la Garde nationale mobile. Bulletin des armées républicaines. Paris, Imprimerie de Gustave Gratiot, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Seul numéro paru. Hatin, 441. 12. Avenir de la France (l'). Haine à l'anarchie, union, sécurité, industrie. Paris, 1848. 1 livraison in-folio. Numéro 1 du 1er Aout 1848. Seul numéro paru. Des spéculateurs allaient faire paraître le journal La Sorcière, mais celle-ci fut saisie sous presse. La même rédaction fonda alors L'Avenir de la France avec les articles destinés à la Sorcière (un article sur Mlle. Lenormand, suivi de la prophétie de Noël Ollivarius). Hatin, 441. 13. Baillon (le). Montmartre, Imp. Pilloy frères, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Publié par Edouard Houel. Numéro 1 de Septembre 1848. Seul numéro paru. Le journal est en grande partie consacré au toast porté par Ledru-Rollin à la République socialiste, le 24 Septembre, au banquet des Champs-Elysées. Hatin, 441. 14. Bohémien de Paris (le). Paris, Imp. de J. Frey, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp.. Numéro 1 de Juillet 1848. Seul numéro paru. Journal attribué à Vermasse dit Mitraille. Il contenait un article intitulé : « Une mine d'or à exploiter ». On y demandait que les titulaires d'emplois, dont la rémunération était supérieure à 10 000F., fussent contraints de verser mensuellement dans les caisses de l'Etat, une contribution extraordinaire destinée à venir en aide aux associations d'ouvriers. Hatin, 442. 15. Bouche d'Acier (la). Pamphlet Démocratique. Paris, Imprimerie Dondey-Dupré, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Numéro 1 du 2 Septembre 1848. Seul numéro paru. Rédacteur en chef : A. de Bassignac. Même fondateur que le Volcan par la citoyenne Sans peur. « Fais ce que dois, advienne que pourra. Haine du despotisme, quelque soit son masque ». A l'image de la Bouche de Fer, la Bouche d'Acier n'eut qu'un numéro qui fut saisi. Hatin, 444. 16. Bouche de Fer (la). Pamphlet Politique et Quotidien. Paris, 1848. 1 livraison in-folio de 4 pp. Numéro 1 du 24 Août 1848. Seul numéro paru. Rédacteur en chef : A. de Calonne. Ce journal commence par une longue protestation et déclaration contre le décret de suspension qui avait frappé la Lampion. « Plusieurs rédacteurs, aussitôt après la suspension, se sont réunis pour fonder un nouveau journal ; ils ont choisi pour titre La Bouche de Fer ». Ce qui valut au nouveau journal d'être à nouveau suspendu six heures après son apparition. Hatin, 472. 17. Boulets Rouges (les), Feuille du Club Pacifique des Droits de l'Homme. Paris, 1848. 1 livraison in-folio. Numéro 1 du 1er Aout 1848. Seul numéro paru. Rédacteur : Pélin. Abolition des synécures et des privilèges, abolition de la misère. Economie, travail, moralisation et instruction des masses. L'ordre est la conséquence de la liberté et de la civilisation. « Cette feuille devait être l'organe du Club pacifique des droits de l'homme à qui la ville de Paris venait de retirer la salle de ses délibérations. Le lendemain de la parution du premier numéro, les parisiens y répondaient en élevant des barricades. Izambard p. 22 : « Fort rare » ; Hatin, 444. 18. But Social (le). Journal de Philosophie positive et des moyens transitoires. Paris, Imprimerie Dondey-Dupré, 1848. 1 livraison in-folio de 4 pp. Numéro 1 du 18 Juin 1848. Seul numéro paru. Rédacteur en chef : Raginel : Organe d'expression de la Société agricole et industrielle de la Grande Famille », association destinée à créer un phalanstère près de Paris, présidée par Raginel, publiciste socialiste qui le premier proposa le 24 Février aux Tuileries, de brûler le trône à la Bastille. Hatin, 445. 19. Canon d'Alarme (le). Paris, Imprimerie Claye et Taillefer, 1848. 1 livraison in-folio de 4 pp. Numéro 1 de Septembre 1848. Seul numéro paru. « Politique, moeurs, industrie, beaux-arts, sciences etc. » Hatin, 445. 20. Censeur républicain (Le). Paris, imprimerie de madame Delacombe, 1848. 1 livraison in-folo de 4 pp. Seul numéro paru. Directeur-Gérant : Charles cellier, ancien rédacteur de l'Homme libre, ancien détenu politique. Hatin, 447. 21. Chandelle démocratique et sociale (la). Journal mensuel politique, critique et charivarique. Paris, imprimerie de Madame de Lacombe ; E. Desoye, 1849. 2 livraisons in-folio de 2 pp., la deuxième livraison sur papier rose. Collection complète des deux seules livraisons publiées en mars et avril 1849. Feuille éphémère rédigée par Jules Choux, illustre auteur du Petit citateur. Notes érotiques et pornographiques (Paris, 1869). Hatin, 508. 22. Christ républicain-démocrate-socialiste (le). Journal mensuel du citoyen Declergues. Livraisons 1 et 2. Paris, Imp. Pilloy ; Imp. de Beaule et Maignand, Imp. Bonaventure et Ducessois, 1848. 7 livraisons in-folio de 2 pp. en feuilles. Collection complète des deux séries, rare. Hatin, 447. 23. Colporteur Parisien (le). Paris, Typographie de H. Vrayet de Surcy, 1848. 1 livraison in-4 de 4 pp. Numéro 1 du 2 Juillet 1848. Seul numéro paru. Hatin, 448. 24. Conspiration des Poudres (la), Journal Fulminant. Paris, Imp. populaire de J. Dupont, 1848. 1 livraison in-folio. Seule livraison publiée datée du 4 Juin 1848. Seul numéro paru. Collaborateurs : Charles Trouveur et François Vidal. Le rédacteur appelle à voter Caussidière, Proudhon, Vidal, Raspail, Thoré. Hatin, 449. 25. Constitution (La) comme je la voudrais. Avec des débats imaginaires. Paris, Imprimerie Centrale de Napoléon Chaix et Cie, 1848. 1 livraison in-4 de 8 pp. Seul numéro paru. Signé Louis Emat. Hatin, 450. 26. Délégué du Luxembourg (Le). Paris, Typographie Félix malteste, 1849. 1 livraison in-folio de 2 pp. Seul numéro paru. Par Gautier, ex-délégué au Luxembourg et ex-rédacteur du père Duchêne. « Le Délégué du Luxembourg se propose simplement de mettre les idées sociales à la portée de toutes les intelligences, comme il l'avait entrepris dans le Père Duchêne ; mais en même temps il signalera tous les abus, démasquera les hypocrites et les lâches, sans aucune distinction de parti, et combattra énergiquement les ennemis de la République démocratique et sociale ». Hatin, 510. 27. Démocrate égalitaire (le), semaine sociale et égalitaire. Paris, Imprimerie d'Ed. Baudruche, 1848. 1 livraison in-4 de 8 pp. Seul numéro paru. Rédacteur en chef : Frédéric Gérard. « A l'épigraphe du premier Démocrate, M. Gérard ajoute celle-ci : La société doit pourvoir à la subsistance de tous ses membres, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d'existence à ceux qui sont hors d'état de travailler ». Lire la longue notice de Hatin reprenant la description d'une fête populaire en 1848. Il faut signaler un article célébrant la candidature du citoyen Cirier. Izambard, p. 44 : « Très rare » ; Hatin, 1848. 28. Département (Le). Gazette des communes et des provinces. Paris, Imp. de Mme de Lacombe, 1850. 1 livraison iIn-folio de 4 pp. Prospectus du journal dont le titre devint Gazette des communes. Hatin, 520. 29. Écho National (l'). Edition mensuelle. Union, concorde, fraternité. Paris, Imprimerie Centrale de Napoléon Chaix et Cie, 1848. 1 livraison in-folio de 4 pp. Numéro 1 de Septembre 1848. Seul numéro paru. Gérant : Baraton. Rédacteur : A. Vitu. Journal dont le fondateur serait Delessert fils, dans l'intérêt de sa candidature. Hatin, 458. 30. Enseignement (L'). Journal des écoles. Paris, Imprimerie de Beau jeune, 1849. 1 livraison in-4 de 4 pp. Seul numéro paru. « Spécialement destiné à rendre la publicité accessible aux jeunes gens qui cherchent à utiliser leurs talents à un but d'intêrets général, et à déjouer les manoeuvres de la contre-révolution ». Inconnu de Hatin. Signé Amand Hennequin. Amand Hennequin, nommé proviseur du lycée du Puy-en-Velay en 1839, a publié dans les années 1830-1840 une collection de livres scolaires Les leçons du Bon Pasteur comprenant une petite dizaine d'ouvrages. Jules Vallès parle de ce proviseur dans son roman L'Enfant (1879) 31. Feuille d'ordonnance spéciale pour préparer à opérer en commun l'organisation d'un système social instructif. Paris, imprimerie Bonaventure et Ducessois, sans date [1850]. in-folio de 4 pp. Seul numéro paru. Afin de réclamer le droit social qui lui est accordé par la constitution de la République française, lequel droit donne à tous le pouvoir d'appeler le peuple à l'observance du réglement que nous donnons ici, sous la spécialité d'une ordonnance préparatoire soumise au prince Louis-Napoléon, président de la République française. A échappé à Hatin. 32. Figaro. Paris, Imprimerie Bonventure et Ducessois, 1848. 1 livraison in-4 de 4 pp. Hatin signale, d'après Pochet-Deroche, l'existence d'une deuxième livraison sans date. Hatin, 463. 33. Flaneur (le). Journal populaire. Paris, Typ. de Surcy et Cie., 1848. Numéro 1 ( 3 mai 1848), in-folio de 2 pp., cartonnage bleu, pièce de titre sur le premier plat. Seul numéro paru. Directeur : J. Montaigu. Spéculation d'un journaliste qui fit paraître tous les jours un titre différent. Hatin, 43. 34. France libre (La). Paris, Imprimerie d'A. René, sans date [1848]. 4 livraisons in-4 de 8 pp. chacune. Collection de 4 livraisons sur les 6 publiées.« M. Maximilien Marie, ancien élève de l'Ecole polytechnique, "éphémère instrument de l'éternelle et persévérante volonté humaine", se proposait de préparer l'avénement d'un nouvel ordre social ». Hatin, 463. 35. France Républicaine (la). Union fraternelle de toutes les classes sociales. Ouvriers, commerçants, propriétaires, cultivateurs, artistes et soldats. Paris, Imp. Marc-Aurel, 1848. 1 livraison in-folio de 4 pp. Numéro 1 du 22 Avril 1848, sur 4 publiés. Rédacteur en chef : J.J. Godard. Journal destiné aux ouvriers de tous les corps d'état pour une fraternité commune. La dernière page contient des articles satiriques sous le titre de : Figaro républicain, guerre aux abus ! Hatin, 464. 36. Fraternité (la). Journal mensuel. Cri de guerre. Paris, Imp. de Marc-Aurel, 1848. Numéro specimen (août 1848), in-folio de 2 pp. Seul numéro paru. Redacteur en chef : Charles Marchal. Hatin 464. 37. Fraternité universelle (La). Organe de la vérité, sous la protections des travailleurs; journal de morale et d'économie politique. Paris, 1849. 1 livraison In-folio de 1 p. Seul numéro paru. Il a été fait plusieuts tirages, sous des dates différentes, de ce canard. Hatin, 464. 38. Grande colère de la Mère Duchêne (La). Paris, imprimeie de Beaulé et Maignand, 1849. 1 livraison iIn-folio de 2 pp. Seul numéro paru. Impartialité franchise et audace. Bonheur réel, raison et patrie. Hati, 458. 39. Impitoyable (l'). Journal de tous les abus publics. Paris, Imp. Blondeau, 1848. 1 livraison in-folio de 4 pp. Numéro 1 du 3 Septembre 1848, sur deux publiés plus une lettre. Propriétaire : V. Letellier qui en lieu et place du n°2 fit paraître une lettre au Général Cavaignac pour se plaindre de l'arrêt du journal. 40. Indispensable (l'). Journal industriel, servant de guide aux étrangers à Paris. Paris, Imp. Ed. Proux, 1849. 1 livraison de 4 pp. in-folio. Seule livraison publiée. Long article sur les mines d'or en Californie et la spéculation liée à la fondation de sociétés françaises destinées au transport en Californie d'associés travailleurs et à l'exploitation en commun du minerai d'or. Hatin, p. 512. 41. Intelligence (l'). Revue hebdomadaire publiée par la Société de l'Union des Sciences, des Lettres et des Arts. Paris, Imprimerie de E. Brière, 1849. 1 livraison in-folio de 4 pp. Seul Numéro paru. 9 mai 1849. Vignette au titre. Hatin, 512. 42. Journal de Louis Napoléon Bonaparte. Son arrivée et son discours à l'assemblée nationale dans la séance du 26 septembre 1848. Paris, Imp. Maitrasse, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Seul numéro paru. Sans date, mais de septembre. Deux tirages quelque peu différents. Simple gazette ayant pour objet la glorification du jeune général. Hatin, 469. 43. Journal des hommes libres. Rédigé par une foule de gens qui ne le sont pas. Paris, Imp. de Lacour, 1849. 1 livraison in-folio de 2 pp. Seul numéro paru (avril 1849). Articles signés J.-J. Barau, Benjamin Gastineau. Gérant Charles Braux. Hatin, 512. 44. Journal des Jacobins. Sentinelle des Droits de l'Homme. Paris, Typographie Schneider, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Seul numéro paru la veille de l'envahissement de l'Assemblée nationale. Rédacteur en chef : Pitois Christian, président du Club central des Jacobins de la rue de Sèvres, et secrétaire du Maréchal Bugeaud. Hatin, 469. 45. Judas de la République (les). Paris, Montmartre imprimerie Pilloy frères, 1848. In-folio de 2 pp. Seul numéro paru. Feuille populaire publiée par Edouard Houel. Hatin, 471. 46. Langue de vipère (La). Chronique mensuelle des petitesses de nos grands hommes. Paris, Imprimerie Lacour et Comp., 1848. 7 livraisons in-folio de 2 pp. Collection de sept livraisons sur les huit publiées. « L'auteur qui se cachait sous le nom de J. Jacques, faisait, à ce qu'il assure lui-même, connaître tous les jours ses principes dans des publiations plus sérieuses. Celle-ci était consacrée tout entière à la critique des hommes publics de tous les partis ». Hatin, 472. 47. Lanterne (la), Journal démocratique et social des écoles. Paris, Imprimerie de Edouard Bautruche, sans date [1848]. 1 livraison grand in-folio de 8 pp. Seule livraison publiée sous ce titre, très rare. Cette publication est l'héritière de la Lanterne du Quartier-Latin lancée dès 1847 par Antonio Watripon. Compte-rendu du Banquet démocratique et social des écoles qui se tenait au restaurant Lelion, 49 rue de Sèvres à Paris, au début du mois de décembre 1848, qui réunies un millier de dîneurs. Interventions de Raspail, Esquiros, Hubbart, Babbut, Pyat, Proudhon, Ledru-Rollin, Vinçard, etc…48. M. Pipelet. Journal paraissant tous les mois. Paris, Imp. de J. Frey, sans date [1848]. Numéro 1, in-folio de 2 pp. Seul numéro paru. Redacteur en chef : C. Vermasse, dit Mitraille. « Journal de visionnaire, style et orthographe de portier » (Physionomie de la presse). Hatin, 486. 49. Mère Michel (La). Gazette des vieilles portières. Paris, Imprimerie de J. Frey, 1848. 4 livraisons in-folio puis in-4 de 2 pp. et 4 pp. Collection de quatre livraisons sur les cinq publiées. « Promettait de donner à ses abonnés, lorsque ses moyens le lui permettraient, une gravure illustrée ». Hatin, 477. 50. Messager des Théatres (le) et des Arts consacré aux Intérêts des cinq associations artistiques. Paris, Imprimerie de Lange Lévy, 1848. 1 livraison in-folio de 4 pp.. Numéro 1 du 13 Apoût 1848. Seul numéro paru. Collaborateurs : A. Lireux, A. Denis, L. Gozlan, X. Eyma. Hatin, 589. 51. Misère vaincue (la) par l'oeuvre de M. Roux, Vicaire des Quinze-Vingts. Paris, Imprimerie Dondey-Dupré, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Seul numéro paru. Canard de la boutique d'Alexandre Pierre. En retournant le feuillet on a l'apparence d'un autre journal sous le titre Le Rapport pat M. Roux… Hain, 478. 52. Montagne (la). Paris, Imp. Blondeau, Imp. de Mme Lacombe, 1848-1849. 4 livraisons in-folio de 4 pp. chacune, en feuilles. Collection complète. 4 livraisons datées décembre 1848, janvier, février et mars 1849. Rédaction collégiale : les citoyens Gally (ex-rédacteur enchef du Courrier d'outre-mer), Eude Dugaillon (rédacteur en chef de l'Union de l'Yonne), Victor Mangin (rédacteur en chef du National de l'ouest) J.-J. Arnoux, Desjobert, etc. Un numéro specimen fut publié le 19 novembre 1848. Hatin, 479. 53. 54. Paratonnerre (Le). Journal des intérêts de la République. Paris, Imp. de J. Frey, sans date [1848]. 1 livraison in-folio de 4 pp. Seul numéro paru. « Son but n'était pas d'attirer la foudre pour pactiser avec elle mais bien de l'entrainer dans une abîme sans fond et sans issue ». Hatin, 483. 55. Passe-temps (Le). Revue critique illustrée des moeurs des arts et de la littérature. Paris, Imprimerie de Maistrasse, 1848. 2 livraisons In-4 de 4 pp. Collection de deux livraisons sur les trois publiées. Hatin, 483. 56. Pays (le). Revue du Peuple, Politique, Littéraire, Industrielle et Agricole. Montmartre, Imp. Pilloy frères, 1848. 1 livraison grand in-8 de 16 pp. Numéro spécimen, seul paru. L'imprimerie montmartroise Pilloy était située au 48 boulevard Pigalle, au pied de l'enceinte des Fermiers Généraux. Hatin, 483. 57. Penseur républicain (le). Publié par F. Poulet. Paris, Imprimerie de Mme de Lacombe, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Numéro 1 du Ier Mai 1848. Seul numéro paru. Vocabulaire des mots républicains avec leur définition. Hatin, 483. 58. Perdu Chêne de la Révolution (le). Paris, Imprimerie Schneider, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Numéro 1 de Juillet 1848. Seul numéro paru. rédacteur : Lacroix. Journal lancé par des spéculateurs et tiré à 80 000 exemplaires, pendant la suspension du Père Duchêne en Juillet 1848. Hatin, 456. 59. Persifleur (le). Journal Mensuel de la République Démocratique et Sociale. Paris, Imprimerie de A. Appert, 1848. 1 livraison in-4 de 4 pp. Numéro 1 du 14 Décembre 1848. Seul numéro paru. Hatin, 484. 60. Peuple Constituant (le). La République du Bon Sens. Paris, Imp. d'A. rené, 1848. In-folio de 2 pages. 150 € Numéro 1 du 1er Aout 1848. Seul numéro paru. Spéculation de la boutique Alexandre Pierre, qui lança encore un ignoble canard sous le titre de : le Peuple constitue-en. Hatin, 485. 61. Peuple Représentant (le). Journal mensuel. Paris, Imprimerie Dondey-Dupré, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Numéro 1 de Septembre 1848. Seul numéro paru. Gérant : Alexandre Pierre. Spéculation et contrefaçon du « Représentant du Peuple ». Hatin, 485. 62. Politique des femmes (La). Journal parraissant tous les dimanches, publié pour les intéréts des femmes et par une société d'ouvrières. Paris, Imp. de Lacour, 1848. In-folio de 2 pp. Première livraison seule sur les deux publiées. Gérante Désirée Gay. Collaboratrices : Jeanne Deroin, Marie Dalmay, Augustine Génoux, H. Sénéchal. « La politique des femmes c'est le communisme. Cette doctrine est développée dans un dialogue de femmes et d'ouvrères, parmi lesquelles se trouve une dame, une socialiste, une icarienne, et un choeur de voix, selon la forme antique ». Hatin, 504. 63. Pot aux Roses (le). Paris, Imp. de Lacour, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Numéro 1 du 1er Décembre 1848. Seul numéro paru. La Langue de Vipère (voir plus haut) et Le Pot aux Roses sont un seul et même journal sous deux noms, l'un devant être publié le 15 de chaque mois, l'autre le 1er. Hatin, 473. 64. Presse Prophétique (la). Contre la presse Girardin, Lamartine, etc… Paris, Imp. de Lacour, 1848. Numéro 1 in-folio de 3 pp. Seul numéro paru. Journal fondé per Madrolle. En vertu du don de seconde vue, l'auteur fait paraître son journal en avance. Il avait déjà publié la Feuille éternelle. Les prétendues prophéties sont des attaques violentes contre Girardin, servies en style barbare et assassinées de citations bibliques. Hatin, 487. 65. Propagateur Universel. Moniteur des villes et des campagnes. Journal populaire. Paris, Imprimerie de E. Marc-Aurel, sans date [1848]. 1 livraison in-folio de 2 pp. Numéro spécimen, seul paru. « Très rare ». Rédacteur : E. Jourdan de Herz. Hatin, 487. 66. Redingote grise (la). Paris, Imprimerie de Bonaventure et Ducessois, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Numéro 1 du 18 Juin 1848. Seul numéro paru. Reproduction du Napoléon Républicain, favorable à Bonaparte dont elle attend l'organisation du travail. Hatin, 488. 67. Réformateur (le). Journal de la ligue viticole et de tous les intérêts de l'agriculture et de l'industrie nationale. Paris, Imprimerie Schneider, sans date [1848]. 1 livraison in-folio de 4 pp. Numéro spécimen, seul paru. Hatin, 488. 68. Républicain rouge (Le). Drapeau de la démocratie. Paris, Imprimerie Blondeau, 1849. 4 livraisons In-folio de 4 pp. Collection de quatre livraisons sur les cinq publiées. Rédacteurs : Gally et Jacques Danin. Paraissait alternativement avec la Montagne et les Droits de l'homme. Hatin, 479. 69. République possible (la). Journal des intérêts de tous et de la mobilisation de la propriété foncière. Paris, Imprimerie de J. Frey, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Seul numéro paru. Organe de la société centrale de l'organisation hypothécaire. Projet de banque immobilière ; fondation de la commandite du travail. Hatin, 492. 70. Travail (le). Journal du travailleur électeur et éligible. Fondé par Ed. Houel. Paris, 1848. 1 livraison in-folio de 4 pp. Seule livraison publiée. Journal autographié, daté du 24 février, avec un portrait en pied de Lamartine dessiné par Xavier Maissner. Hatin, p. 499. 71. Tribune parisienne (la). Journal des intérêts Populaire. Paris, Imprimerie de J. Frey, 1848. 1 livraison in-folio de de 4 pp. Seule livraison publiée le 19 avril. Rédacteur en chef : Auguste Brugiliole. Hatin, 502. 72. Vérité sans chemise (la). Revue Mensuelle par un Franc-Gaulois. Paris, Imp. de Mme de Lacombe, 1849. 1 livraison in-folio de 2 pp. Numéro 1 de Mars 1849. Seul numéro paru. Hatin, 518. 73. Vieux père Grégoire (Le). Sages conseils offerts au peuple par un franc Jacobin. Paris, Imp. Lacrampe et Comp., sans date [1849]. 1 livraison in-4 de 2 pp. Seul numéro paru. Publication électorale. A donné lieu à une réimpression dans l'ouvrage : "Révolutions (Les) du XIXe siècle. 1848" (Paris, 1984). Pas dans Hatin. 74. Voix des femmes (La). Journal socialiste et politique, organe des intérêts de toutes. Paris, Imprimerie de Mme de Lacombe, 1848. 1 livraison in-folio de 4 pp. Première livraison seule (sur 46). Important journal féministe dirigé par Eugénie Niboyet. Hatin, 503. 75. Voix du Peuple (la). Journal Politique. Paris, Imp. de J. Frey, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Numéro 1 du 6 Août 1848. Seul numéro paru. Directeur : Démona. Hatin, 505. 76. Voix du peuple (La) libre, souverain et progressif, parole de vérité salutaire. Paris, Félix Malteste et Cie, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Seul numéro paru. Organe du Club-Lycée des prolétaires, journal bibliothèque. « Oeuvre de quelque pauvre fou ». A ranger effectivement au rayon des fous littéraires. Hatin, 505. 77. Volcan (le), par la Citoyenne sans peur. Paris, Imprimerie Bonaventure et Ducessois, 1848. 2 livraisons in-folio de 2 pp. Collection complète des 2 numéros publiés. Rédacteur : Alfred Monbrial de Bassignac. Démocratique, anticlérical et antibonapartiste. Hatin, 505. 78. Vrai démocrate (le). Revue du mois, politique, religieuse, littéraire, Industrielle et agricole. Paris, Imprimerie de Lacour et Comp., 1849. 1 livraison in-4 de 8 pp. Seul numéro paru (novembre 1849). Rédacteur-gérant : Elisée Lecomte. Inconnu de Hatin. 79. Vraie Raie Publique (la). Paris, Imprimerie de Boulé, 1848. 1 livraison in-folio de 2 pp. Numéro 1 du 1er Juillet 1848. Seul numéro paru. Feuille publiée pendant la suspension de La Vraie République de Thoré, publiée par le saint-simonien Emile Barrault et par François Delente, rédacteurs du « Tocsin des Travailleurs ». Hatin, 493. 80. 24 Février (le). Journal de la République démocratique et des réformes sociales. Paris, Imprimerie Lange Lévy et comp., 1850. In-folio de 4 pp. Seul numéro paru. Mars 1850. Rédacteur en chef : Barillon. Hatin, 520. ‎

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