Paris Chez les marchands de nouveautés 1825 1 vol. relié in-16, demi-veau lavallière à coins, dos à nerfs orné de frises et filets dorés et à froid, filets dorés sur les plats, couvertures illustrées conservées, non rogné (Durvand-Pinard), 215 pp. Edition originale. Bel exemplaire, bien complet des trois chansons partiellement censurées (avant et après les cartons), dans un joli pastiche de reliure romantique.
Reference : 68230
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M. Henri Vignes
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Paris, Perrotin, 1855. 2 vol. au format in-12 (188 x 123 mm) de 1 f. bl., 1 frontispice gravé n.fol., 1 f. n.fol., 360 pp. et 1 f. bl. ; 1 f. bl., 2 ff. n.fol., 392 pp. et 1 f. bl. Reliures uniformes de l'époque de demi-chagrin maroquiné cerise, filet vertical gras à froid porté sur les plats, dos à nerfs ornés de filets gras à froid, filets maigres dorés, filets en pointillés dorés sur les nerfs, décor fleuronné doré, titre doré, tomaison dorée, toutes tranches mouchetées.
Ensemble complet de ses deux volumes ; agréablement reliés. Le premier s'ouvre sur un portrait en pied de Béranger d'après Charlet, gravé sur bois par Ladvocat. Fin 1805, l’ancien Caveau ressuscite. La Clé du Caveau est publiée chaque année. Ce recueil de chansons et d’airs permet à Béranger (entré au Caveau moderne fin 1813), Désaugiers et leurs amis de faire connaître leurs chansons au peuple, mais des copies circulent déjà, et Béranger est connu pour Le Sénateur, Le Petit Homme gris, et surtout Le Roi d’Yvetot. En novembre 1815, Béranger hasarde la publication de quelques airs: Les Chansons morales et autres. Le succès lui donne de l’assurance et il prend position dans le libéralisme. Après le retour du roi Louis XVIII en 1815, Béranger va exploiter les thèmes du respect de la liberté, de la haine de l’Ancien Régime, de la suprématie cléricale, du souvenir des gloires passées et de l’espoir d’une revanche. Alors que la presse n’est point libre, il renouvelle la chanson dont il fait une arme politique, un instrument de propagande: il attaque la Restauration et célèbre les gloires de la République et de l’Empire. C’est le temps de La Cocarde blanche et du Marquis de Carabas. Béranger apporte la poésie dont ont besoin ceux qui ont déserté la cause royale. Le cercle de ses amitiés s’élargit et on le voit dans de nombreux salons. Il accepte de collaborer à la Minerve avec Étienne de Jouy, Charles-Guillaume Étienne et Benjamin Constant. Angles élimés. Légers frottements affectant le papier marbré des plats. Inégales rousseurs dans le texte. Du reste, bonne condition.
A Paris, chez les Marchands de nouveautés, 1825. Un vol. au format gd in-16 (157 x 103 mm) de 215 pp. et 1 f. bl. Reliure de l'époque de pleine basane glacée et marbrée blonde, filet et dentelle dorés encadrant les plats, dos lisse orné de doubles filets gras dorés, filets maigres dorés, roulettes dorées, larges fleurons romantiques dorés, pièce de titre de maroquin marine, titre doré, palette dorée en queue, chaînette dorée sur les coupes, tranches jaspées.
Edition en partie originale ''composé de 53 Chansons nouvelles''. (in Vicaire). ''Edition originale de la troisième partie''. (in Escoffier). L'ouvrage s'agrémente d'une vignette en page de titre ainsi que de charmants ornements typographiques. Vicaire I, Manuel de l'amateur de livres du XIXème, 400 - Escoffier, Le Mouvement romantique, 526 - Carteret I, Le Trésor du bibliophile, p. 154. Angles émoussés. Quelques discrètes rousseurs dans le texte. Tâche claire affectant un feuillet. Du reste, bonne condition.
Reliure plein vélin ivoire de l'époque à coutures apparentes (vélin hollandais). Reste de titre à l'encre au dos (presque effacé). Légers frottements. Exemplaire frais, non restauré. Papier de qualité plus ou moins médiocre selon les tomes, parfois uniformément teinté. Collationné complet. Ce recueil est extrêment rare selon les différentes sources consultées. Sa mise en oeuvre semble hératique (nom d'éditeurn, dates et mention d'édition assez fantaisistes). Il semble pourtant que ce soit tout ce qui a paru de cet ensemble composé de chansons bacchiques, lestes et gaillardes. On lit dans le catalogue de livres provenant de la bibliotheque de monsieur Leroux de Lincy, n°225 (vélin, même collation) : "Recueil extrêmement rare, dans lequel on trouve un certain nombre de chansons relatives au règne de Louis XIV (vendu 58 francs à la vente Silvestre en 1845, ex. relié vélin comme le nôtre). "Il s'y trouve un grand nombre de couplets hostiles à Louis XIV". On trouve un autre recueil quasi identique à la date de 1688, est-le même ? Et un autre en 12 parties datées de 1696, qui ne semble pas être le même que notre exemplaire. On lit par ailleurs dans le catalogue de la bibliothèque de monsieur Cigongne à propros d'un exemplaire identique au nôtre : "Tome I. 3è édition (6 parties intitulées t. I à VI, et 1ère partie d'un 2ème volume, datée de 1690). Sur l'imprimé à Paris (Hollande), 1691. Petit in-12. maroquin olive par Trautz-Bauzonnet (n°1228 du catalogue Cigongne), avec ce commentaire : "On croit que c'est tout ce qui a paru de ce recueil.".
On y trouve des pièces en vers qu'on ne trouve pas ailleurs dans les autres recueils du même genre. Quelques chansons sont en flamand et d'autres en gascon. Elles n'ont pas de titre pour la plupart, on y donne juste l'air sur lequel il fallait les chanter. On ne sait pas sur quel air il fallait chanter ce petit couplet : Mon mari j'ai résolu De vous faire cornette Au régiment des cocus Car si jamais il en fut Vous l'êtes, vous l'êtes, vous l'êtes. ou encore cette chanson bacchique : Sans le secours de la bouteille, L'on passerait mal ses jours, Toutes les douceurs des amours, N'ont point de charme qui réveille, Un amant n'est jamais content, Un buveur est toujours content. et encore un peu plus leste : Margot et son gros fessier Font un concert magnifique ; Son voisin le Savetier Se pâme à cette musique : Tous deux chantent nuit et jour, Sans note blanche ni noire : Margot chante un air de cour, Et son cul un air à boire. Enfin citons cet air nouveau sur l'air de J'avais cent francs etc. Passons le temps, Auprès de nos maîtresses, Caressons les sans cesse, Vivons contents : Un tendre amant Doit être complaisant Sans être un inconstant, Un tendre amant Doit aimer sa maîtresse, Et la baiser souvent. De la plus grande rareté dans cette condition. La plupart des grands bibliophiles du XIXe siècle ne possédaient pas ce recueil (ou en reliure neuve du XIXe siècle). Aucun exemplaire dans Morgand (Bulletin de la librairie Morgand et Fatout, 1876-1904). Aucun exemplaire dans la bibliothèque de Viollet-le-Duc. Egalement absent des bibliothèques Rothschild, Lachèvre, etc. Il n'y a actuellement aucun exemplaire à la vente. Provenance : il est possible que notre exemplaire, relié en vélin d'époque, soit l'exemplaire provenance de la bibliothèque de monsieur Méon (n°1915, vente de novembre 1803, catalogue des livres précieux, singuliers et rares, chez Bleuet jeune). Ce même exemplaire est encore sans doute le même qui a passé ensuite dans la bibliothèque de monsieur George Buchanan (n°475, vente de 1849 par la Maison Silvestre par L. Potier). Exemplaire passé ensuite dans la bibliothèque de Leroux de Lincy (n°225, vente de 1865, vendu 58 francs). Il n'y a cependant aucune provenance attestée dans l'exemplaire. Très bon exemplaire en condition d'époque (vélin hollandais).
Paris ; id. ; Paris ; Paris : Marchands de nouveautés ; id. ; Baudoin frères (rue de Vaugirard, n° 17) ; Perrotin (rue des Filles-Saint-Thomas, n° 1), 1821 ; 1825 ; 1828 ; 1833. UNE RÉUNION UNIQUE DE 4 PARTIES ORIGINALES DES CHANSONS AGRÉMENTÉE DE 103 VIGNETTES SOUS UNE SUPERBE RELIURE ROMANTIQUE À LA PLAQUE
4 éditions séparées réunies en 5 vol. in-18° (155 x 105 mm), 246 + 250 pp. (numérotées 3 à 252) + 215 -[1] bl. pp. + vii - [1] bl. - 132 pp. + [2] - vi - [2] - 249 - [1] bl. pp. et [103] ff. de planches sous serpente, veau blond, dos lisse orné, plats couverts d'un encadrement doré et à froid ainsi que d'une plaque à froid, roulettes aux extrémités des coupes, roulette intérieure à froid, tranches marbrées multicolores (reliure de l'époque). Cette réunion se compose de 4 des 5 parties originales des chansons de Béranger, c'est à dire de la deuxième à la cinquième et dernière, la première étant l'édition originale de 1816 mais l'on comprend que celle-ci aurait fait doublon car, hormis cinq chansons, l'ensemble des autres soit 78 se trouvent dans le recueil en 2 volumes de 1821 qui en amène, de plus, 84 nouvelles. Le troisième volume (1825), ici un des exemplaires non cartonnés, amène 53 nouvelles chansons. Les quatrième (1828) et cinquième (1833) présentent respectivement 34 et 56 chansons inédites. Soit 305 chansons. Elle est illustrée de la suite Boquet-Perrotin complète en 103 vignettes, dont un portrait de l'auteur, tirées sur papier vélin en 3 séries de 1829 à 1833, dessinées par Monnier, Delacroix, Granville, Raffet, Devéria, Fragonard, etc. et gravées par Cousin, Frilley, les frères Johannot, etc. Pierre-Jean de Béranger (1780-1857), chansonnier prolifique, eut un immense succès à son époque. Vicaire - I, 397-407. Faux-titre du second volume de 1821 non relié dans l'exemplaire, coins frottés, quelques rousseurs, une coiffe arasée et petits manques à deux des autres.
Paris, Didot, 1821 + Paris, Plassan, 1825. 8vo. Bound uncut in one nice cont. red hcalf with gilt back. Bdg. w. a few traces of use. Some brownspotting. Printed on good paper. Woodcut vignettes to all three title-pages and several text-vignettes in the last work.
First editions of both parts of Beranger's ""Chansons"". Béranger's famous and influential song appeared in five parts in all, beginning with the ""Chansons morales et autres"" in 1816. The two present collections constitute part two and three. The first part from 1816 is extremely scarce, but this second part, merely called ""Chansons"", is probably the most interesting and noteworthy off all the song-collections, as well as being the most comprehensive. ""Une édition plus complète parut en 1821, 2 vol. in 18, Paris, Firmin Didot. Cette édition, résultant d´une souscription patronnée par le banquier Laffitte et A.-S. L- Bérard, fut tirée à 10,000 exemplaires"" elle fut pursuivie, et l´auteur, quoique habilement défendu par M. Dupin l´aîné , fut condamné á trois mois de prison et á 500 fr. d´amende."" (Brunet 1, pp. 781). The author was prosecuted and condemned to imprisonment for three monts because of the appearance of this edition. The two last parts, ""Chansons inédites"" and ""Chansons nouvelles et dernières"" appeared in 1828 and 1833. These two collections contain some of the most important of Béranger's songs, among these the influential Napoleonic ones. His songs develloped from being joyous odes into strong satirical and political songs"" -""le gouvernement clérical et rétrograde de la Restauration fut particulièrement visé avec une verve mordante et caractéristique. C'est pour cela peut-être qu'il est un des plus grands créateurs de la légende napoléonienne, car il oppose l'époque glorieuse de l'Empire à la mesquinerie qui lui succéda."" (Lafont-Bompiani, I:368). His obvoiusly satirical tone partly explains his great political influence at the time, -he is a master of portraying the Bourbon government, clericalism, the old reactionary nobility, and as a contrast the glorious souvenirs of Napoleon. ""Voltairienne, sentimentale mais frivole, politique et satirique mais avec simplicité, évitant toute complication de doctrine et toute morale tragique, la poésie de Béranger est la représentation typique de cette première partie du XIXe siècle où la société est encore imbue des moeurs et des idées du XVIIIe et où le romantisme a peine à effacer complètement les formes littéraires et l'esprit de l'ancien régime."" (Bompiani I, pp. 368.).Carteret I:134.