‎FRANK (Anne).‎
‎Contes.‎

‎ Calmann-Lévy 1959 1 vol. broché in-8, broché, couverture illustrée, 96 pp., dessins de Dominique Rolin, dont 6 hors-texte. Traduits du hollandais par Nelly Weinstein. Plis angulaires et petites salissures à la couverture. Sinon bon état.‎

Reference : 20373


‎‎

€15.00
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M. Henri Vignes
La Font Macaire
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France

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‎MUSSET (Alfred de). Illustrations de Georges Lepape.‎

Reference : 2138

(1937)

‎OEUVRES COMPLÈTES. (11 volumes). Tome I : Premières Poésies 1828-1833. Tome II : Poésies Nouvelles 1833-1852. Tome III- IV- V : Comédies et Proverbes. Poésies. Tome VI : Confession d'un Enfant du Siècle. Tome VII - VIII : Contes et Nouvelles. Tome IX : Mélanges de Littérature et de Critique. Tome X : Oeuvres Posthumes. tome XI suite de 144 planches en noir ‎

‎ 1937 Le Vasseur & Cie., Paris 1937 11 volumes ( dont une suite en noir des 144 planches sous le meme emboitage individuel in 4 brochés couvertures rempliées sous emboitages individuels - 390 pp. + 355 pp. + 391 pp. + 343 pp. + 395 pp. + 266 pp. + 271 pp. + 255 pp. + 307 pp. + 255 pp., Exemplaires n° 227 / 500 ,sur hollande van gelder (2ème papier après 1 + 69 sur Japon impérial et 500 sur Hollande Van Gelder et 2250 exemplaires sur velin de rives). 144 compositions hors-texte en couleurs de Georges LEPAPE, gravés sur cuivre et tirés dans les ateliers de Draeger Frères. Texte encadré d'un filet bleu. Vol. I - "Premières poésies" ; Vol. II - Mélanges de littérature et de critique" ; Vol. III - "Comédies et proverbes I" ; Vol. IV - "Comédies et proverbes II" ; Vol. V - "Comédies et proverbes III" ; Vol. VI - "La confession d'un enfant du siècle" ; Vol. VII - Contes et nouvelles I" ; Vol. VIII - "Contes et nouvelles II" ; Vol. IX - Poésies nouvelles" ; Vol. X - "Oeuvres posthumes". Magnifiques illustrations, état superbe. Très bon ensemble. PH+ A + I ‎


‎- soit 11 volumes renfermant 144 hors-texte en couleurs, gravés sur cuivre par Georges Lepape et tirés dans les ateliers de Draeger Frères. Texte à encadrement de filet bleu. Couvertures souples ornées d'une vignette, titre au 1er plat et au dos. Tous sous étuis de papier marbré argent et or sur fond bleu ciel. Tirage limité à 2820 exemplaires, ex. N° 227 sur 500 avec une suite en noir des 144 planches avec emboitage ‎

Librairie Bernini - Pont Saint Esprit

Phone number : 04.66.39.40.63

EUR530.00

‎La Fontaine, Jean de‎

Reference : 8684

(1674)

‎Nouveaux contes‎

‎La plus rare des grandes éditions originales de La Fontaine, saisie et interdite par le Lieutenant de police de Louis XIV, imprimée subrepticement à petit nombre en 1674. Petit in-8 de 168 pp. Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs cloisonné et fleuronné, double filet or sur les coupes, doublures de maroquin vert ornées d'une large dentelle dorée, doubles gardes de papier marbré, tranches dorées sur marbures, quelques marges hautes ou basses rognées plus court. Reliure en maroquin doublé de maroquin du XIXe siècle. 154 x 102 mm. La Fontaine, Jean de. Nouveaux contes. Mons, Gaspar Migeon, 1674. La plus rare édition originale, saisie et interdite, d’une grande œuvre littéraire de Jean de La Fontaine, imprimée subrepticement en 1674. Rochambeau, p. 1673, 0 21 ; Tchemerzine, III, 858. « Édition originale extrêmement rare » (A. Claudin, Bibliographie des Editions originales, p. 54). « Édition originale, extrêmement rare publiée clandestinement. La Fontaine n’ayant pu obtenir un privilège. Elle contient 17 Contes (dont Les Trocqueurs) » (Tchemerzine). L’édition originale très rare de la quatrième « partie » des Contes et nouvelles en vers totalement indépendante des autres contes publiés antérieurement. Avant leur première édition collective, donnée en 1685, La Fontaine fit paraître ces chefs-d’œuvre poétiques sur dix années : une première série en 1665 (deux éditions de 2 puis 12 contes), une seconde en 1666 (13 contes), une troisième en 1671 (13 contes), et la présente en 1674 (17 contes), sachant que 3 autres contes parurent également en 1667 dans un ouvrage regroupant plusieurs auteurs (Recueil contenant plusieurs discours livres et moraux), que le conte « Les Trocqueurs », appartenant à la quatrième partie, parut d’abord séparément en 1672, et que 7 autres contes seraient encore publiés par la suite soit 6 en 1685 dans les Ouvrages de prose et de poésie de Maucroy et de La Fontaine, et « Le quiproquo » en 1696 dans les Œuvres posthumes. Les plus hardis parmi ses contes : La Fontaine a réuni ici des textes malicieusement licencieux devenus célébrissimes, par exemple « Comment l'esprit vient aux filles », « Le Cas de conscience », « Le Diable de Papefiguière », « Les Lunettes » ou « Le Tableau ». Une impression clandestine saisie sur ordre de La Reynie. Si La Fontaine avait obtenu des privilèges pour les éditions des trois premières parties de ses Contes, le caractère libre bien plus osé de la quatrième fut un obstacle rédhibitoire. L'ouvrage fut alors imprimé subrepticement à Rouen, avec, au titre, l'adresse fictive du libraire Gaspard Migeod à Mons (orthographié ici Migeon), qui, après avoir accepté en 1667 de laisser figurer son nom au titre du Nouveau Testament de Port-Royal (imprimé en fait par les Elsevier à Amsterdam), s'était déjà vu malgré lui attribuer nombre d'éditions clandestines. Le lieutenant de police de Paris Gabriel Nicolas de La Reynie ordonna la saisie du volume, puis, le 5 avril 1675, l'interdiction de débit, attendu « que ce petit livre est imprimé sans aucun privilège, ni permission, qu'il se trouve rempli de termes indiscrets et malhonnêtes et dont la lecture ne peut avoir d’autre effet que celui de corrompre les bonnes mœurs et d’inspirer le libertinage. » Cette nouvelle série de contes, la dernière publiée par La Fontaine, en tant qu'ensemble, contient dix-sept contes nouveaux : Comment l'esprit vient au filles, l'Abbesse, les Troqueurs, le Cas de conscience, le Diable de Papefiguière, Féronde ou le Purgatoire, le Psautier, le Roy Candaule et le Maître en Droit, le Diable en enfer, la Jument du compère Pierre, Pasté d'anguille, les Lunettes, le Cuvier, la Chose impossible, le Magnifique, le Tableau y compris Janot et Catin, pièce en 8 stances, composée (dit l’éditeur du recueil) « en vieil stile, à la manière du Blazon des Fausses amours, et de celui des Folles Amours, dont l'auteur est inconnu ; il y en a qui les attribuent à l'un des Saint-Gelais. Je ne suis point de leur sentiment et je crois qu'ils sont de Crétin. » Ces attributions, sont erronées, car on sait que « le Grant Blason de faulses amours » est de frère Guillaume Alexis, religieux de lyre et prieur de Busy. Sous le titre de Contes - La Fontaine a été le rénovateur du conte français – est réunie toute l’œuvre libertine de Jean de LA Fontaine. « Jamais conteur n'a conduit un récit avec autant d'adresse, de grâce et de bonhomie. La Fontaine mêle le ton de la causerie à celui de la narration ; tantôt il laisse ses personnages vivre et parler au naturel, tantôt se divertit de leurs gestes et de leurs propos en spectateur amusé, tour à tour narquois et pitoyable. Certains contes pourraient être recueillis à la suite des Fables. Ils suffisent à faire connaître le La Fontaine des « Contes », son art inimitable, sa langue et sa versification ». L’un des plus beaux exemplaires apparus sur le marché depuis un siècle. Grand de marges (hauteur 154 mm), sa largeur est exceptionnelle (largeur des feuillets 102 mm) ; le fameux exemplaire « Lignerolles » vendu en 1894 était plus court de marges : Hauteur 151 mm. L’exemplaire Mortimer Schiff mesurait 152 mm ; quant à l’exemplaire Rochebilière conservé dans sa reliure de l’époque, décrit par Claudin en1930, il avait une hauteur identique au nôtre, soit 154 mm. Très bel exemplaire dans une reliure en maroquin janséniste richement doublée. Provenance : Robert Hoe (ex-libris n° 1962 du catalogue de vente aux enchères de la première partie de sa bibliothèque, New York, 1911). Homme d'affaires et industriel américain, fabricant de presses, Robert Hoe (1839-1909) appartint à la Société des amis des livres à Paris et cofonda le Grolier Club dont il fut le premier président. Il réunit une très importante collection de livres et autographes. Louis Barthou (vignette ex-libris, n° 496 du catalogue de vente aux enchères de la seconde partie de sa bibliothèque, Paris, 1935). Homme politique plusieurs fois ministre, Louis Barthou (1862-1934) se distingua également par son amour de la musique et des lettres. Auteur d'ouvrages sur Lamartine, Baudelaire, Hugo, il entra à l'Académie française et, bibliophile acharné, il se constitua l'une des plus belles bibliothèques de son temps.‎


‎édition_originale‎

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Phone number : 01 42 22 48 09

EUR25,000.00

‎Murat‎

Reference : 15617

(1698)

‎Contes de fées‎

‎Très rare édition originale des Contes de Fées de la Comtesse de Murat. Les originales de contes de fées en reliure de l’époque sont très recherchées. In-12 de (4) ff., 408 pp. Veau moucheté, dos à nerfs orné de fleurons dorés, pièce de titre en maroquin, coupes ornées, tranches jaspées. Reliure de l’époque. 156 x 94 mm. Très rare édition originale des Contes de Fées de la Comtesse de Murat. Les originales de contes de fées en reliure de l’époque sont très recherchées. ______________________ Murat. Contes de fées Dediez à Son Altesse Serenissime Madame la Princesse Douairiere de Conty. Paris, Claude Barbin, 1698. Avec Privilège du Roy. Très rare édition originale de ces célèbres contes de fées. Brunet III, 1948 ; Brunet Suppl. 1129 ; Gumuchian, 4224 et 4225 ; Rahir, Bibliothèque de l’amateur, 556 ; Conlon, II, n°8861 ; Quérard, VI, 363 ; Catalogue Jérôme Pichon, n°3515. Le premier recueil de Contes de fées de la Comtesse de Murat et « le meilleur qu'on ait d'elle » (M. E. Storer, La Mode des contes de fées, pp. 150-151). Ce volume contient les contes suivants : "Le Parfait Amour", "Anguillette" et "Jeune et belle". « Ces Contes sont écrits avec beaucoup d’esprit ; on sait que la comtesse de Murat en avait quelques fois trop » (Quérard). Henriette-Julie de Castelnau (1670-1716) appartient à une très illustre famille. Son père, le marquis de Castelnau, était gouverneur de Brest. Elle épousa le comte de Murat. Elle était apparentée à Mlle de La Force. C’est une moderne dans ses goûts littéraires. Elle admire Montaigne, Fontenelle, le père Bouhours… elle aime l’amour romantique des romans de Mme de Villedieu et de Mme d’Aulnoy. C’est une conteuse née. A Loches, elle passe ses soirées à conter pour ses amis. Ses Contes ont pour sujet l’amour. Perçu par la conteuse comme inévitable et malheureux à la fois, il est ravalé au rang de passion destructrice. Mme de Murat semble, dans ses contes, osciller entre l’idéalisme et le cynisme. The journal of the prolific author Henriette-Julie de Castelnau comtesse de Murat well illustrates the prominent role that fairy tales played in educated French society at the turn of the eighteenth century. In Murat’s time contes de fees represented a new literary genre, a site of experimentation and a form for exploring subject matters as monarchal politics. Murat may be counted among the most inventive. These early contes de fees reflected the influence of the period’s major academic literary dispute, the Quarrel of the Ancients and the Moderns. In 1688, Charles Perrault launched the debate when he delivered his treatise, the Parallèle des anciens et des modernes, at the Académie française. Perhaps the strongest voice for the Moderns’ point of view, Perrault argued that contemporary arts, letters, and sciences were nearly always superior to classical learning. Following Perrault’s lead, the Moderns embraced not only the French vernacular but also a range of progressive trends in literary production such as new genres (especially fictional ones) and authorship by non-traditionally schooled writers, including many women. For modern partisans, the best literature emerged not from solitary work in libraries stuffed with Homer and Virgil, but rather from worldly authors fully engaged in contemporary society. The fairy tale was viewed as a modern genre, and the predominance of women among the ranks of published fairy tale authors was indicative of the larger role of female writers in modern literary life as a whole. Charles Perrault estimait le talent de Mme de Murat et il lui avait dédié un de ses contes en l’invitant à écrire aussi des « contes ingénus quoique remplis d’adresse ». Tous les contes de fées publiés en 1697 et 1698 sont extrêmement rares.‎


‎édition_originale‎

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Phone number : 01 42 22 48 09

EUR7,500.00

‎[Contes de fées]. [CAYLUS, Anne-Claude-Philippe de Tubières, comte de].‎

Reference : LCS-18020

‎Féeries nouvelles. Edition originale des 14 contes de fées du Comte de Caylus, inspirateur vraisemblable d’Andersen.‎

‎Rarissime exemplaire relié en élégant maroquin ancien. De la bibliothèque Cécile Eluard. A La Haye, 1741. 2 tomes en 2 volumes in-12 de : (3) ff., 346 pp.; (1) f., 390 pp., (1) f. de table. Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos lisses ornés, coupes et bordures intérieures décorées, tranches dorées. Reliure du XVIII' siècle. 158 x 90 mm.‎


‎Edition originale de quatorze délicieux contes de fées, d’une insigne rareté en maroquin ancien : « Le Prince Courtebotte et la princesse Zibeline ; Rosanie; Le Prince Muguet et la princesse Zaza ; Tourlou et Rirette ; La princesse Pimprenelle et le prince Romarin ; Les Dons ; Nonchalante & Papillon ; Le Palais des Idées ; Lumineuse ; Bleuette & Coquelicot ; Mignonnette; L'Enchantement impossible ; Minutie ; Hermine. » Leur réimpression dans le Cabinet des fées suscita des réserves de la part de l'éditeur qui les estimait un peu trop licencieux. (Les Contes de fées, B.n.F., 2001, n° 32 ; Gumuchian, n° 1519: "Édition originale rare."). Barchilon (Le conte merveilleux français, 1690-1790, pp. 125-128) - qui fait un éloge dithyrambique de Caylus et de ses contes - a montré que Le Prince Courtebotte pouvait être une des sources d'Andersen pour La Reine des Neiges. « Caylus est l'ami des écrivains modernes, il est le mentor des fameux dîners du-bout-du-banc chez Mlle Quinault ; société où la libre-pensée et le goût des plaisirs réunissent des écrivains comme Crébillon fils, Voisenon, Moncrif, Duclos et quelquefois Maurepas ou Montesquieu. C'est là que naissent 1'« Académie de ces dames et de ces Messieurs » et l’« Académie des colporteurs », productrices collectives d'œuvres facétieuses et satiriques ; c'est là également que s'élaborent dans une sorte d'atelier d'écriture avant la lettre, toutes sortes d'œuvres brèves dans tous les genres, dont nous restent par exemple, le recueil des Étrennes de la Saint-Jean, certains textes attribués à Crébillon, ou encore la Reine Fantasque de Rousseau. Le style « poissard » qu'on aimait y pratiquer après Vadé, trouvait en Caylus un amateur doublé d'un collecteur, qui finit par rédiger en 1740 tout un roman dans ce style : Histoire de Guillaume (1740), sans compter de nombreuses parades. Ces fréquentations et ces amitiés ne lièrent pas pour autant le comte au milieu encyclopédiste dont il méprisait le sectarisme ; cet hôte habituel de Mme Geoffrin n'aimait ni Voltaire, ni d'Alembert et détestait Diderot. Concernant la production féérique de Caylus, Julie Boch défend une thèse originale : celle de la cohérence d'une esthétique qui s'actualise autant dans la production savante du comte que dans l'œuvre contée. Traducteur du fameux Tyran le Blanc (1737), auteur d'un essai : Sur l'origine de la chevalerie et des anciens romans (1756), cet ami du comte de Tressan doit être compté comme une figure à réévaluer dans la cohorte des théoriciens « classiques » et « modernes » du genre romanesque (et de sa composante merveilleuse), en compagnie de Chapelain, Huet, Perrault, Addison, etc., mais aussi de certains adversaires relativement intéressants du genre sur des bases moralisantes, de l'abbé de Villiers jusqu'à Moncrif. Concernant le conte et la féerie, Caylus est l'auteur de deux mémoires produits dans le cadre de l'Académie des Inscriptions, l'un Sur les fabliaux (1753), l'autre Sur la féerie des anciens comparée à celle des modernes (1756) : « ces deux essais théoriques postérieurs à la rédaction de trois des quatre recueils de contes, écrit Julie Boch, éclairent de façon rétrospective la conception à la fois historique et esthétique que Caylus se fait du genre qu'il pratique ». On y trouve un retour à l'esthétique de la 'ligne claire' exemplifiée par Perrault : élégance, naïveté, brièveté, simplicité ; mais surtout un recentrage sur la dimension axiologique qui oppose Caylus à la tendance satirique et libertine qui prévaut depuis 1730. Génériquement, Caylus travaille le conte dans une perspective large, comme un élément du muthos (apologues, récits fabuleux divers, paraboles bibliques) ; il situe le conte merveilleux dans la filiation du roman médiéval, pose des jalons pour la transmission de certains éléments depuis l'Antiquité, et remonte encore en arrière vers l'Inde (serait-il l'un des premiers porteurs de la théorie indianiste?) ; contrairement à Huet, il insiste sur la continuité d'une transmission depuis la culture arabe jusqu'à La Fontaine. Julie Boch montre bien comment cette réflexion vient s'inscrire en fiction dans certains de ses contes. Elle montre aussi la précision de sa culture relativement à l'histoire moderne du genre, notamment par rapport aux grandes conteuses du XVIIe siècle, qu'il cite ou dont il reprend onomastique ou situations. Elle confirme après J. Barchilon et R. Robert, que «l'entreprise littéraire de Caylus se présente doublement comme un retour aux sources », soulignant sur ce plan ce qu'il partage avec le conte éducatif à la façon de Fénelon. La partie consacrée aux Féeries nouvelles, concerne le double jeu de Caylus entre « convention et parodie » dans ses contes de fées. Julie Boch épingle formules et procédés, accessoires et métamorphoses magiques, contes étiologiques et contes à gageures, contrastes et parallélismes plus ou moins sophistiqués, pour montrer que Caylus tente de renouveler le genre en finesse. Quant à sa forme de parodie, elle recourt aux compétences supposées des amateurs pour couper court, susciter le burlesque, inscrire une intertextualité affichée, démythifier rois et fées, les premiers faisant les frais d'une intention satirique qui signe bien l'époque où ces contes s'écrivent. Touchant l'édition des textes eux-mêmes, il faut souligner la pertinence et la qualité de l'annotation littéraire : rapports citationnels ou intertextuels avec les conteuses antérieures (Aulnoy, Lhéritier, Murat, de la Force, Lintot), avec Perrault, Fénelon, Galland, Bignon, Hamilton, Crébillon, le Montesquieu des Troglodytes (La Belle Hermine et le prince Colibri), avec le roman baroque, le roman arthurien et les Amadis, la poésie de salon, le monde de la pastorale, les moralistes classiques, etc., ou encore la filiation fo1klorique à travers certains contes-types. On vérifie ainsi tout ce que gagne le conte merveilleux d'auteur à être lu comme texte de part en part littéraire. Dans les Contes de fées de Caylus ressortent au plan moral : critique politique (relativement délimitée mais féroce à l'égard des rois ou des collecteurs d'impôts), satire de mœurs (très prononcée, dans la lignée de La Bruyère et Montesquieu), rejet des valeurs liées au matérialisme et au libertinage ainsi qu'à une certaine approche « bourgeoise » du monde ; construction morale des personnages à l'épreuve de l'expérience, dans un contexte où le personnel féerique perd de sa toute puissance au profit d'une plus grande humanité. Au plan esthétique : retour à l'idée classique du naturel, rejet des éléments baroques du genre : « tout le fracas devenu si commun dans les histoires de féerie » (Rosanie), réévaluation du genre pastoral, mais aussi « contamination du genre féerique par une esthétique réaliste » que Julie Boch rattache selon sa thèse de la cohérence de l'ensemble du projet caylusien, au goût du détail concret, des usages ordinaires, de la couleur locale caractéristiques de l'érudit et de l'amateur d'art. Délicieux et rarissime exemplaire de l’édition originale relié en élégant maroquin ancien. De la bibliothèque Cécile Eluard.‎

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Phone number : 01 42 84 16 68

EUR5,900.00

‎Tressarrieu E. J. ‎

Reference : 1773

‎la truite, comment je la vois comment je la pêche ............. contes et poesies du bord de l eau ............ illustrations de linsolas‎

‎ Ophrys broché - illustrations de Linsolas -un des deux mille cinquante exemplaires sur vélin bouffant exemplaire n ° 1211 bon etat sans date 174 pages ‎


Librairie Bernini - Pont Saint Esprit

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