Paris Charpentier 1891 1 vol. relié in-12, demi-chagrin olive à coins, dos à nerfs, tête dorée, couvertures conservées, non rogné, XXVI + 297 pp. Édition originale (mention de deuxieme mille en couverture) de ce recueil qui renferme le célèbre "Rondel de l'adieu" dont le premier vers, "Partir c'est mourir un peu", est passé au rang d'expression proverbiale. Exemplaire bien complet du beau portrait-frontispice gravé à l'eau-forte par F. Desmoulin d'après Axilette, et enrichi, monté sur onglet en tête, du carton d'invitation de la Galerie Bernheim jeune à l'exposition d'études et de pastels composés par Haraucourt pour illustrer son poème "Seul", avec un billet autographe signé de l'auteur contrecollé au verso. Bonne reliure de l'époque (coin supérieur du premier plat légèrement frotté).
Reference : 125826
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M. Henri Vignes
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Exemplaire de tête sur japon avec photographies originales, inédites Paris, Grasset, (20 octobre) 1924. 1 vol. (140 x 190 mm) de 218 p. et [3] f. Broché, non coupé. Avec 9 photographies noir & blanc (120 x 180 et 135 x 186), tirages d'epoque avec tampons d'agences de presse au dos. Édition originale. Un des 15 premiers exemplaires sur japon (n° 10). Il est joint un ensemble de tirages originaux : le Firecrest a son depart de Cannes en 1923, le Firecrest a son arrivee au Havre en 1929, à quai a Cherbourg, avant son transport - dramatique - de 1930. Puis le lancement du Alain Gerbault en 1932, avec diverses vues de Gerbault a Cannes, ou navigant le long des cotes ou dans les rivieres de France.
En 1907, Jack London, sa femme Charmian et un équipage d'amateurs embarquent à San Francisco à bord du Snark, un voilier de 17 mètres construit pour l'occasion. Sa destination : Sydney. Marin dans l'âme, le romancier parvient à Hawaii, visite la Polynésie avant de mettre le cap sur les îles les plus reculées de Mélanésie, puis rallie l'Australie. Au fil de cette traversée du Pacifique naîtront L'Aventureuse ou Les contes des mers du Sud et, surtout, Martin Eden. Des récits qui passionnent et hantent Alain Gerbault, qui n'a de cesse, après la Première guerre mondiale, de mûrir un projet d'aventure en solitaire. Pilote émérite pendant le conflit, il obtint deux citations en 1917 et 1918 : «Pilote de premier ordre, d'une audace et d'un entrain remarquables. Le 17 mars (1917), au cours d'une reconnaissance, a attaqué seul et loin dans les lignes ennemies une patrouille de trois appareils en a abattu un et est revenu après une lutte serrée avec ses adversaires, son appareil traversé de plus de 20 balles .Pilote de chasse tout à fait remarquable, toujours volontaire pour toutes les missions est un bel exemple pour ses camarades plus jeunes». Il est détaché à l'École nationale des ponts et chaussées à compter de mars 1919, mais la carrière d'ingénieur ne l'enthousiasme guère. Il participe à de nombreux tournois de tennis, sport qu'il pratique depuis son enfance[n 5]. Champion de France scolaire de tennis en 1913, il remporte notamment le tournoi de tennis de Dinard à trois reprises entre 1919 et 1921. En 1921, il parvient en finale de double à Roland-Garros et aux Championnats du monde avec Pierre Albarran, avec qui il fait également équipe... au bridge ! En 1922, il est finaliste du tournoi de tennis de Monte-Carlo. Mais le rêve d'aventure est le plus fort et il décide, en 1921, de changer de vie et de poursuivre son rêve. Il cherche à acquérir un voilier de course et se rend à Cowes en Angleterre : il y trouve le Firecrest (nom anglais d'un petit oiseau, le roitelet à triple bandeau (Regulus ignicapilla), construit pour la course en 1892. C'est un 12 m dont le gréement n'est pas du tout approprié à la navigation solitaire. Qu'importe. Il le rapatrie à Cannes, côtoie la jeune navigatrice Ella Maillart et s'entraîne toute l'année 1922 en Méditerranée avant de s'élancer, seul, de façon anonyme, et sans publicité, le 25 avril 1923 depuis Cannes ; après trois semaines, il arrive à Gibraltar. Reparti le 6 juin, il réalise la première traversée de l'Atlantique à la voile en solitaire d'est en ouest, ralliant New York en 101 jours, le 14 septembre 1923. Un exploit sportif compte tenu des conditions de navigation de l'époque. Il decide de poursuivre sa route et entre dans le Pacifique le 11 juin 1925, pour rentrer triomphalement dans le port du Havre le 27 juillet 1929. Il devient ainsi le premier navigateur à traverser l'Atlantique à la voile en solitaire d'est en ouest, qu'il relate dans ce Seul, à travers l'Atlantique, ainsi que le premier Français à achever un tour du monde en solitaire à la voile, dont il donnera le récit dans L'Evangile du soleil (ed. Fasquelle, 1932). Rapidement, ses prises de position en faveur des indigenes mecontentent l'administration et les missionnaires : il est devenu un agitateur Avant son depart, les indigenes lui proposeront meme de devenir roi des iles Wallis. Pourtant, le Firecrest quitte les mers du Sud et remonte lentement vers l'Europe. Il accoste au Havre le 26 juillet 1929. C'est en heros qu'il rentre en France. Malgre les honneurs, Gerbault ne songe qu'a reprendre le large. Apres une annee ou il enchaine les commemorations, hommages et receptions, le marin n'aspire qu'a une chose : repartir. Le Firecrest, quant a lui, etait reste a quai, a Cherbourg. Il est remorque par Le Reville entre Cherbourg et Brest le 25 juillet 1930, mais le convoi doit s'arreter a Saint-Pierre (Jersey) a cause de l'etat de la mer. Le lendemain, en route pour Brest, la bateau coulait a 8 h 15 au large des Roches Douvres. Explication officielle : les amarres de la barre avait lache, le gouvernail s'etait mis a battre violemment, disloquant l'etambot et toute la partie arriere du bateau. La Marine Nationale, qui assurait le transport, se fendra d'une simple lettre d'excuse, que reproduira Gerbault. Les droits d'auteurs lui permettent neanmoins de faire construire un second bateau, l'Alain Gerbault avec lequel il abandonne pour toujours l'Europe en septembre 1932, non sans avoir livré L'Evangile du Soleil : une denonciation vehemente des mefaits de la civilisation occidentale sur les populations indigenes. Tout ce qui constituait, un siecle et demi plus tot, l'originalite d'une immense civilisation a l'echelle du Pacifique est nie, etouffe, sous la pression des colons. Alain Gerbault ne cessera de defendre la cause des Polynesiens. Il apprend les langues oceaniennes et vient en aide aux indigenes. Il s'efforce a chacune de ses escales a faire revivre les traditions locales, les chants et les danses interdites. Il tente de creer une emulation sportive et introduit le football pour lutter contre l'alcoo- lisme. Parmi les causes de la disparition de la race maorie, le metissage, mode d'effacement le plus rapide des caracteres propres de la societe traditionnelle, est l'aspect qui choque le plus Gerbault. Il resume brutalement son opinion : « Il y a une race qui baise et une autre qui est baisee, mais ce que je pense est trop vulgaire et seul un Celine pourrait l'ecrire ! » Gerbault fait valoir au sujet des Polynesiens le concept de « purete de la race » et preconisera des reformes et propose que certaines iles constituent des reserves. « Je dirai ici toute ma sympathie pour l'Etat de Durban qui ose prendre une mesure punissant d'une peine de prison tres severe tous les Blancs qui auraient un enfant avec une femme Zoulou. »
Précieux exemplaire orné de 5 figures, le seul répertorié de premier état, provenant des bibliothèques A. Firmin-didot et C. Bourlon de Rouvre, cité par Tchemerzine et Bourdillon. Paris, J. Jehannot, s.d. [vers 1520-1521]. Petit in-4, a8, b-e4, f8, g-k4, l8, m-p4, q8, r-v4, x8, y-z4, r4, A-B4, C8, D4, E6 = (142) ff., 2 col., 41 l., 1 grand bois sur le titre répété au verso, extrémité de l’angle supérieure droit du titre restauré. Maroquin rouge, large fleuron doré au centre des plats, dos à nerfs orné, double filet or sur les coupes, tranches dorées. Trautz‑Bauzonnet. 188 x 129 mm.
L’exemplaire Ambroise Firmin-Didot et Charles Bourlon de Rouvre, le seul cité par Tchémerzine (IV-227) et Bourdillon (note 4 page 52) de cette précieuse édition du Roman de la Rose imprimée vers 1520-21. Cet exemplaire parait être le seul répertorié en ce premier état : avant l’adjonction du chiffre XXIX sur le titre après la mention « Imprimé à Paris ». « Titre r. et n. dans une petite bordure de la page : gde lettrine carrée S de départ, couvrant 4 lignes de textura, suivie d'une ligne plus petite et d'un bois d’un nouveau style (répété au v°), rompant avec la double fig. antérieure. Cette fois, L'amant et sa belle dans un paysage, devant un château. Marque de J. Janot à la fin. 5 figures. » Guillaume II, seigneur de Lorris en Gâtinais, est connu pour avoir été armurier en 1239 au château de Melun et avoir rendu des sentences arbitrales avec Philippe de Rémy, bailli du Gâtinais en 1242. Mais son œuvre littéraire laisse supposer qu'il était clerc, en tout cas qu'il connaissait fort bien la littérature latine (notamment Ovide, qu'il imite). Son Roman de la Rose emprunta beaucoup à un premier Roman du même nom, dû à Jean Renart, mais avec talent il sut faire passer l'allégorie (la Rose est l'aimée) du domaine religieux au domaine profane et courtois, tout en lui gardant un côté mystique. Malheureusement, mort très jeune, il laissa l'œuvre inachevée (4 000 vers). Jean de Meung (1250-1305), opulent bourgeois et universitaire qui ne prenait pour maître que la nature et détestait autant l'ascétisme que l'amour courtois, fut son continuateur un peu inattendu. On lui doit un Testament et un Codicille, ainsi que des traductions du Livre des merveilles de Giraud de Barri, du Livre de chevalerie de Végèce, de la Consolation de la philosophie de Boèce. En 1270-75, il décida d'écrire une longue continuation (18 000 octosyllabes) au Roman de la Rose inachevé de Guillaume de Lorris, formant ainsi un traité complet de l'amour, fondé sur une philosophie de la plénitude et de la fécondité. Cette œuvre est en vers, comme celle à laquelle elle fait suite. Le Roman de la Rose (en vers) n'a plus été republié perdant très longtemps (deux siècles ?) après la dernière édition de 1538, mais il en existe de nombreuses rééditions modernes en goth., parmi lesquelles on citera celle de Paris, Delarue, 1878 (1938, 30 vente Fière, n° 522). Également, rééd. par J. de Bonnot, 1988. Précieux exemplaire orné de 5 figures, le seul répertorié de premier état, provenant des bibliothèques A. Firmin-didot et C. Bourlon de Rouvre, cité par Tchémerzine et Bourdillon.
Précieux exemplaire, immense de marges et l’un des rarissimes avec les titres datés 1843. Paris, Hippolyte Souverain, 1843. Deux volumes in-8 de : I/ 355 pp. ; II/ (2) ff., 325 pp. Quelques rares piqûres. Demi-veau blond, dos à nerfs, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge et vert, têtes dorées. Reliure de l'époque. 217 x 134 mm.
Édition originale dédicacée à Georges Sand. Carteret, I, 78 ; Talvart, Bibliographie des auteurs modernes, I, 161 ; Clouzot, 30 ; Vicaire, Manuel de l’amateur, I, 218. Ce texte, très original dans l'œuvre de Balzac, est l'un des rares composés sous forme d'une correspondance entre deux amies. « Ce roman d’Honoré de Balzac, qui fait partie des ‘Scènes de la vie privée’, est l’étude très minutieuse de deux caractères de femmes qui se révèlent à travers la correspondance qu’elles échangent, correspondance complétée par les lettres de différents personnages. » (Dictionnaire des Œuvres, IV, 478). Balzac s'en explique dans la préface. « La publication d'une correspondance, chose assez inusitée depuis bientôt quarante ans, ce mode si vrai de la pensée sur lequel ont reposé la plupart des fictions littéraires du dix-huitième siècle, exigeait aujourd'hui les plus grandes précautions. Le cœur est prolixe. Tout le monde approuvera le changement des noms, déférence due à des personnes qui sortent de maisons historiques dans deux pays. Cette correspondance, en désaccord avec les vives et attachantes compositions de notre époque si amoureuse de drame, et qui fait momentanément bon marché du style, pourvu qu'on l'émeuve, demande une certaine indulgence. Elle se place naturellement sous la protection des lecteurs choisis, rares aujourd'hui, et dont les tendances d'esprit sont en quelque sorte contraires à celles de leur temps. » Notre exemplaire est le seul cité par Carteret. Précieux exemplaire, immense de marges, avec de nombreux témoins, le seul cité par Carteret (Le Trésor du Bibliophile, I, page 78) et l’un des rarissimes avec les titres datés 1843. Provenance : H. Destailleur et Pierre Duché avec ex libris.
Éditions U.S.A., in-folio cartonné, étui cartonné pouvant contenir les 3 premiers tomes de la série. Étui vendu seul, les bandes dessinées ne sont pas vendues avec le coffret. | Etat : bon état, un peu enfoncé (étui seul pas de BD) (Ref.: G8931)
Éditions U.S.A.
Paris, René Julliard, coll. « Sequana », (20 mai) 1949 1 vol. (145 x 195 mm) de 381 pp. et [1] f., portrait-frontispice. Broché. Édition originale. Un des 200 premiers exemplaires sur chiffon Corvol-l'Orgueilleux (n° 59), seul papier.