Toulouse Presses Univ. du Mirail, coll. "Cribles" 2003 1 vol. Broché 322 pp, in-8, broché, couv. illustrée, 322 pp. Très bon état.
Reference : 125714
ISBN : 9782858167104
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M. Henri Vignes
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Paris Alphonse Lemerre 1905 1 vol. Broché 212 pp, gr. in-8, broché, XV + 174 + (64) + III + (3) pp., portrait en frontispice par Bracquemond et 1 portrait photographique par Sescau hors-texte. Edition originale. Exemplaire sous de nouvelles couvertures et une nouvelle page de titre, intégrant "Léon Cladel en Belgique" d'Edmond Picard en fin de volume, avec sa photo hors-texte. Dos cassé et recollé, couverture défraîchie.
Paris 9 mai 1877 | 13.50 x 20.50 cm | 2 pages sur un feuillet remplié
Lettre autographe signée de Gustave Flaubert adressée à Léon Cladel. Enveloppe jointe. Quelques soulignements et corrections manuscrites de l'auteur. Minuscules taches d'eau. Trois petites restaurations à l'aide d'adhésif sur la seconde page ainsi que deux traces de pliures inhérentes à la mise sous pli du courrier. Amusante lettre dans laquelle Gustave Flaubert, dont la renommée littéraire n'est plus à faire, apporte son soutien à son ami Léon Cladel qui peine à faire publier l'un de ses ouvrages. Le « maître » - c'est ainsi que Léon Cladel nomme son confrère - démarre cette lettre avec enthousiasme: « J'ai commencé votre bouquin hier à 11 heures il était lu, ce matin à 9 ! ». Le « bouquin » dont il est ici question est L'Homme de la Croix-aux-Bufs que Flaubert avait accepté de relire pour son ami le 30 avril; il en avait d'ailleurs réclamé le manuscrit déposé chez l'éditeur Georges Charpentier à ce dernier: « Cladel m'a écrit pr me dire qu'il désirait que je lusse (pardon du subjonctif) le roman en feuilles qui est chez vous. Donc envoyez-le-moi, ou apportez-le-moi. » (Lettre du 3 mai 1877). Léon Cladel, très proche de Gustave Flaubert, semble lui avoir fait part des craintes de l'éditeur édouard Dentu quant à la publication de son ouvrage: « Et d'abord il faut que Dentu soit fou, pr avoir peur de l'im le publier. » En familier aguerri de l'impitoyable monde de l'édition, Flaubert se place en professionnel et déclare : « Rien n'y est répréhensible soit comme politique, soit comme morale. Ce qu'il vous a dit est un prétexte ? » Cette question de la répréhension morale n'est pas sans faire écho au célèbre procès intenté à l'auteur de Madame Bovary. Tel un critique littéraire dithyrambique, Flaubert complimente son confrère : « Je trouve votre livre, un vrai livre. C'est très bien fait, très soigné, très mâle. & je m'y connais mon bon. » Lecteur scrupuleux, il se permet néanmoins quelques remarques sur le manuscrit de Cladel (« J'ai deux ou trois petites critiques à vous faire (des niaiseries) - ou plutôt des avis à vous soumettre.») avant de se raviser : «Qqfois, il y a des prétentions à l'archaïsme et à la naïveté. C'est l'excès du bien. » L'attitude de Flaubert est ici quasi paternelle et en tout cas bienveillante: conscient des capacités de son ami il souhaite l'encourager et voir la publication de son ouvrage aboutir : « Mais encore une fois, soyez content & dormez sur vos deux oreilles - ou plutôt ne dormez pas - et faites souvent des uvres pareilles.» L'écrivain bienveillant évoque également dans cette missive un autre éditeur, Georges Charpentier : « Quant à Charpentier (auquel je remettrai vos feuilles vendredi - jour où je dîne chez lui) je vais lui chauffer le coco violemment, & en toute conscience, sans exagération & sans menterie. » Charpentier qui édite Flaubert depuis 1874 est devenu un proche ami de l'écrivain avec lequel il entretient une riche correspondance. En ce mois de mai 1877, il vient juste de publier Trois contes qui fut pour Cladel l'occasion d'une émouvante célébration de son maître ès Lettres : « Où diable avez-vous pris ce rutilant pinceau dont vous brossez vos toiles, les petites comme les grandes, et cette sobriété que certains latins vous envieraient ? Être à la fois Chateaubriand et Stendhal, et de plus Flaubert ». Cette admiration est réciproque et Flaubert éprouve pour ce «véritable artiste» une estime non feinte : «La fin est simplement sublime! - & du plus gd effet.» Il réitèrera, quelques semaines plus tard ses compliments : «C'est travaillé, ciselé, creusé. L'observation, chez vous, n'enlève rien à la poésie ; au contraire, elle la fait ressortir.» En effet, Cladel s'affirmera comme le véritable héritier du style flaubertien, bien plus que Zola qui lui reprochera justement de «travaille[r] sa prose avec acharnement » et de « s'efforce[r] de rendre parfaite chaque phrase qu'il écrit». C'est finalement Edouard Dentu qui publiera le manuscrit de L'Homme de la Croix-au
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H. Kistemaekers, éditeur, Bruxelles, 1878.
Un volume in 12°, reliure rigide , dos toilé de couleur jaune avec une pièce de titre en maroquin rouge brun, plats légèrement marbrés, couverture initiale conservée (couleur vert pâle), 326 pages dont une table des matières et, en ouverture, une importante préface de Léon CLADEL (XXXII). Il ne s’agit ici que du 2ème tome d’un récit complet mais sa force est considérable. Difficile de trouver l’équivalent dans la dénonciation littéraire des excés -euphémisme- de la colonisation de l’Algérie par la France. Dénonciation littéraire, certes, mais inspirée à son auteur pas sa propre expérience. Sous ce XXX se cache le nom de Hector FRANCE qui fut officier de cette guerre de conquête et qui participa , par ailleurs, à l’insurrection de la Commune de Paris (qu’il a relatée dans un texte intitulé “Revanche!”). Lisons quelques lignes du préfacier Léon CLADEL, écrivain lui aussi (L’HOMME DE LA CROIX-AUX-BOEUFS, OMPRDRAILLES etc): “Nous assistons brusquement, enflammés de courroux et soulevés d’indignation, à des sacs inouïs, à des tueries sans nom, à des carnages, à des holocaustes que nul fumeur d’opium, aucun mangeur de haschish n’a rêvés, à des viols trois fois sacrilèges accomplis, en une mare poupre sur la mère étreignant ses fils morts, sur les vierges en présence de leurs frères et de leurs amants garottés, sur l’épouse baisant le sein, percé par les baïonettes de son époux encore vivant, à des saturnales, à des priapées, à d’horribles sabbats où Lesbos et Sodome s’entremêlent, à quelque nuit de Walpurgis, à l’on ne sait quelle Messe Noire enfin, où la soldatesque en rut force des filles publiques et les laisse déchirées, souillées, pantelantes, béantes, crevées sur place , après de sauvages coïts perpétrés au cri tutélaire de Vive l’Empereur”… Quant à l’auteur lui-même, Hector FRANCE (1837-1908, fils d’un militaire suspendu pour avoir dénoncé l’esclavage dans les Antilles), il commence ce tome 2 intitulé A L’ASSAUT DES LUPANARS de la manière suivante: “TUER”. Et on peut lire à la fin de ce premier chapitre les lignes suivantes “Tout petit, les jeux cruels de mes camarades me répugnaient et ce n’est qu’avec horreur et indignation que je les voyais martyriser les insectes, arracher les ailes aux mouches, décapiter les hannetons... Cependant, tout à coup, sans que je sache comment, il me vint comme aux autres une rage de sang dont je fus moi-même stupéfait, et je ne rêvais plus, moi aussi, qu’à déflorer mon sabre”.Cet exemplaire, rare et édition originale, est en TRES BON ETAT.
Paris Corrêa 1951 1 vol. Broché 212 pp, in-12, broché, 125 pp., 2 portraits en frontispice. Edition originale. Un des 100 exemplaires de tête numérotés sur Arches. Très bon état, à grandes marges.
Paris Bibliothèque des deux mondes, Frinzine et Cie 1885 1 vol. broché in-12, broché, couverture illustrée par Fraipont, 317 pp. Édition originale de ce recueil de souvenirs dans lequel Cladel évoque, chien après chien (Quasca, Sévère, et tous les autres) les compagnons de toute une vie avec humour et tendresse. Dos cassé et frotté. Plats de couverture et intérieur propre. En l'état. Vicaire, II, 408.