Paris Delpire, "Encyclopédie essentielle - série Histoire" 1964 1 vol. relié in-8 oblong, cartonnage éditeur illustré en couleurs, 157 pp. Premier tirage de cet album illustré de nombreuses photographies en noir et en couleurs. Bon exemplaire avec un envoi autographe signé de l'auteur à Annette et Jérôme [Lindon], "qui sauront lire les points de suspension nichés au creux des parenthèses".
Reference : 120851
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M. Henri Vignes
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A Metz, de l'Imprimerie de Claude Lamort, 1789. In-8 de (8)-262-(2) pp., demi-basane brune à petits coins, dos lisse orné, entièrement non rogné (relié vers 1810).
Édition originale de l'un des textes fondateurs de l'émancipation des Juifs de France, dans un exemplaire d'une provenance exceptionnelle.L'ouvrage paraît dans un contexte de profonde réflexion sur la condition des Juifs en France. L'édit de Tolérance de Louis XVI (1787), promulgué sous l'influence de Malesherbes, venait d'accorder l'état civil aux Juifs, abolissant le « péage corporel » qui les frappait. La Société royale des Sciences et des Arts de Metz met alors au concours pour 1787 la question : « Est-il des moyens de rendre les Juifs plus utiles et plus heureux en France ? » Neuf dissertations sont soumises au jury, qui distingue le texte de l'abbé Grégoire et celui de l'avocat Thiéry sans décerner de prix. Le concours est reconduit en 1788 : Grégoire, Thiéry et le Juif polonais Zalkind Hourwitz se partagent cette fois le prix. Grégoire publie son essai l'année suivante, l'année même où il se rend à l'Assemblée nationale le 3 août 1789 pour demander l'émancipation totale des Juifs.L'Essai développe une thèse originale dans le contexte des Lumières : si Grégoire reconnaît certaines vertus aux Juifs, il estime que leurs vices proviennent des vexations qu'ils ont souffertes, « la plupart de leurs vices proviennent des vexations qu'ils ont souffertes », et plaide pour leur pleine intégration citoyenne comme condition de leur régénération morale. L'ouvrage est organisé en chapitres sur la dispersion des Juifs, la réfutation des calomnies médiévales, les causes de la haine réciproque entre Juifs et nations, et les moyens pratiques de régénération, éducation, suppression des ghettos, accès aux métiers et à la terre.« L'Essai de l'abbé Henri Grégoire est une œuvre qui demeure comme un symbole pour une partie de l'humanité. C'est un lieu de rencontre spirituelle où se rejoignent la situation misérable des Juifs de France à la fin de l'Ancien Régime, l'interrogation des hommes des Lumières face à cette condition bafouant l'idéologie naissante des droits de l'homme et la force de conviction de l'abbé Grégoire, assurément l'un des hommes que le refus de l'injustice et la générosité du cœur ont conduit à soutenir le plus fermement la cause des opprimés » (Robert Badinter).Provenance : Théodore Cerf Berr (1766-1832), fils de Cerf Berr de Medelsheim (1726-1793), « préposé général de la nation juive d'Alsace » de 1764 à 1788, financier et philanthrope, l'un des grands acteurs de l'émancipation des Juifs de France sous Louis XVI. Théodore Cerf Berr représenta les Juifs d'Alsace aux États généraux de 1789 et fut membre de l'Assemblée des Notables et du Grand Sanhédrin convoqué par Napoléon en 1806-1807.Très bon exemplaire grand de marges, quelques rousseurs.Margaret R. O'Leary, Forging Freedom : The Life of Cerf Berr of Médelsheim, iUniverse, 2012 ; David Feuerwerker, L'Émancipation des Juifs en France, Paris, Albin Michel, 1976.
Paris, Clament frères, 1810. In-8 de VI-166 pp., demi-basane marbrée, dos à nerfs orné à la grotesque, couverture muette conservée, non rogné (Creuzevault).
Deuxième édition augmentée du commentaire de Desquiron apporté au "décret infâme", surnom donné au troisième des décrets institués par Napoléon le 17 mars 1808 à la suite de l'assemblée des Juifs et du grand Sanhédrin, destiné à la « réforme sociale des Juifs », réglementant l'usure, le commerce et la conscription des Juifs français d'Alsace et de Lorraine.« Ce document est l'oeuvre, en grande partie, de Portalis, Ministre des Cultes. Il fut vivement combattu par le Ministre de l'Intérieur, Champagny, adversaire, de toute atteinte aux droits civils des Juifs et soucieux de ne pas faire porter par les "manufacturiers ou commerçants honorables" d'entre eux le poids des fautes des usuriers. Mais l'empereur le signa avec d'autant plus d'empressement qu'il s'était mis en tête de "corriger" les juifs d'Alsace » (Napoléon et la Question juive par le Grand Rabbin Léon Berman, extrait de l'Histoire des juifs de France des origines à nos jours, Paris, 1937).Desquiron de Saint-Aignan (1779-1849), jurisconsulte, procureur impérial, resté célèbre pour son activisme philosémite, avait publié une première fois à Mayence en 1808 son commentaire sur le décret impérial précédé de la Notice historique sur l'existence civile et politique de la nation hébraïque.Suivi de la "Liste de MM. les députés à l'Assemblée générale des Israélites de France et du Royaume d'Italie" et de la "Liste des Membres du Grand Sanhédrin".Exemplaire annoté à l'encre du temps, notamment pages 96-109, l'article IV (« Aucune lettre de change, aucun billet à ordre, aucune obligation ou promesse souscrits par un de nos sujets non commerçants, au profit d'un Juif, ne pourra être exigé sans que le porteur prouve que la valeur en a été fournie entière et sans fraude ») ; béquet manuscrit de la même main : « Moniteur du 14 février 1808. Chambre des Pairs. Séance du 5 février (…) Ordre du jour tendant à renouveler pour 10 ans le décret du 17 mars 1808 sur les Juifs (…) »Exemplaire non rogné dans une reliure ornée à la grotesque signée Creuzevault. Dos légèrement passé.Szajkowski, Judaica-Napoleonica, 56.
S.l.n.d in-8, broché.
- Les Juifs de Mahon à Avignon en 1781 (?). Paginé 606 à 615.Extrait de la Revue des Etudes juives, CXXXIII, 1973.- Les Juifs d'Avignon et du Comtat et la Révolution française. Paginé 144 à 182.Extrait de Les Juifs et la Révolution française, problèmes et aspirations. Toulouse, Privat, 1976. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Edition originale de ce texte important concernant l’un des actes majeurs de la lutte des Juifs quant à l’obtention de la citoyenneté française. [Révolution]. Exceptionnelle réunion de 2 brochures sur la question juive en Alsace au début de la Révolution française. [Godard, Jacques]. Pétition des Juifs établis en France, adressée à l’Assemblée Nationale, le 28 janvier 1790, sur l’ajournement du 24 décembre 1789. Paris, Prault, Imprimeur du Roi, 1790. Brochure in-8 de (1) f. de titre, iv pp., 108 pp. numérotées de 3 à 107. Cousue, sous couverture de papier, non rognée. Dos absent. [Avec:] Adresse des Juifs Alsaciens au Peuple d’Alsace. S.l.n.d. Brochure in-8 de 6 pp., (1) p. bl. Non rognée et non coupée. 220 x 149 mm.
I/ Edition originale de ce texte important concernant l’un des actes majeurs de la lutte des Juifs quant à l’obtention de la citoyenneté française. Szajkowski (Emancipation, 52) attribue ce texte à Jacques Godard. Jacques Godard (1762-1791), auteur du présent mémoire, fut avocat et député français à l'Assemblée législative. Il fut un des principaux militants pour que les Juifs de l'Est obtiennent la citoyenneté française. La présente pétition émane des juifs alsaciens et lorrains, sous la signature (imprimée) de Cerf-Berr, ci-devant Syndic Général des Juifs, Mayer-Max, Ber-Isaac-Berr, David Sintzheim (le futur Grand-Rabbin, par ailleurs gendre de Cerf Berr), Théodore-Cerf-Berr, Lazare-Jacob et Trenelle père. Elle est précédée d’une lettre au président de l’Assemblée, signée Mayer-Marx, Ber-Isaac-Berr, etc., députés, Cerf-Berr, ci-devant Syndic-général des Juifs. «On se rappelle que l’Assemblée nationale, en accordant aux non catholiques qui auront rempli les conditions d’éligibilité le droit d’être élus dans tous les degrés d’administration, et de posséder les emplois civils et militaires comme les autres citoyens, déclara par le même décret qu’elle n’entendait rien préjuger sur les juifs, sur lesquels elle se réservait de statuer. C’est sur cet ajournement indéfini, qui laissait en sus-pens le sort de cinquante mille juifs établis en France, que leurs députés viennent, en leur nom, de présenter cette pétition à l’Assemblée nationale [...] Si quelque chose peut avancer l’époque de cette délibération, et préparer la décision de cette grande cause de la justice et de l’humanité, c’est sans doute le mémoire qui vient d’être présenté à l’Assemblée nationale par les juifs établis en France. Il est divisé en quatre parties. La première est destinée à établir les principes qui réclament pour les juifs le droit de citoyen. – La seconde, à prouver que l’intérêt de la France est de leur accorder ce droit. – La troisième, à rétracter et combattre les objections qu’on oppose au rétablissement de leurs droits civils. – La quatrième, à démontrer que le droit de citoyen doit être accordé aux juifs sans restriction et sans retard; c’est-à-dire, qu’il serait à la fois injuste et dangereux de vouloir les préparer à le recevoir par des améliorations graduées, et qu’il y aurait aussi de l’injustice et du danger à ne pas les en revêtir avec la plus grande promptitude [...]. Les juifs prouvent donc que la France doit, par justice et par intérêt, leur accorder les droits de citoyen, parce qu’ils sont domiciliés dans cet empire, qu’ils y vivent comme sujets, qu’ils servent leur patrie de tous les moyens qui sont en leur pouvoir, qu’ils contribuent à l’entretien de la force publique comme tous les autres citoyens du royaume, indépendamment des taxes onéreuses, avilissantes, arbitraires, que d’anciennes injustices, d’anciens préjugés, soutenus par l’ancien régime, ont accumulées sur leurs têtes: il n’y a, disent-ils, il ne peut y avoir que deux classes d’hommes dans un Etat; des citoyens et des étrangers; prouver que nous ne sommes pas étrangers c’est prouver que nous sommes citoyens [...]. Cette pétition, écrite avec philosophie, éloquence et sensibilité, a été rédigée par M. Godard, et est digne, sous tous les rapports, du talent dont il a donné des preuves dans toutes les circonstances où il a consacré sa plume aux intérêts de l’humanité». (Réimpression de l’Ancien Moniteur, III, 1860, pp. 368-369). II/ «Les Juifs alsaciens publient une «Adresse» au peuple d’Alsace dans laquelle ils tendent fraternellement la main aux Alsaciens. Dans l’intérêt des deux parties, ils espèrent que leur appel recevra un accueil fraternel». Szajkowski, Emancipation, 120. Exceptionnelle réunion de brochures sur la question juive en Alsace au début de la Révolution française.
A Paris, chez Louis Billaine, 1681. In-12 de [48]-210-[6]-194-[10] pages, pleine veau brun, dos à nerfs orné de filets fleurons dorés, roulette dorée sur les coupes, tranches mouchetées de rouge.
Seconde édition, revue, corrigée et augmentée, de la traduction par Richard Simon, sous le nom de Simonville, du traité de Léon de Modène sur les cérémonies et coutumes des Juifs. L'ouvrage est complété par un supplément consacré aux Caraïtes et aux Samaritains, puis par une seconde partie dans laquelle Simon confronte les cérémonies juives à la discipline de l'Église et examine les différentes liturgies chrétiennes. Un ensemble documentaire sur les pratiques religieuses et leur comparaison à la fin du XVIIᵉ siècle. Agréable exemplaire en reliure du temps dont seul un coin est légerement frotté.