Lyon chez Anisson et Posuel 1691 1 vol. relié in-12, plein veau tabac, dos à nerfs orné de fleurons dorés, pièce de titre, tranches mouchetées (reliure de l'époque), (6) + 347 pp. Edition originale du dernier ouvrage publié du vivant de l'auteur, l'homme de Lettres et historien savoyard César Vichard de Saint-Réal (1643-1692). Habitué des querelles littéraires, l'abbé attaque ici les "Réflexions sur l'usage présent de la langue française" du médecin Nicolas Andry de Boisregard (1658-1742), publié en 1689, dont il dénonce les amitiés jansénistes. Reliure frottée avec d'importants manques de cuir au dos. Mouillures claires aux premiers et derniers feuillets. En l'état.
Reference : 119997
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M. Henri Vignes
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Précieux exemplaire relié à l’époque aux armes d’Armand-Jean de Vignerot du Plessis, duc de Richelieu. Amsterdam, chez Henri Bordesius, 1711. Ensemble 6 tomes reliés en 5 volumes in-12 illustrés d’un frontispice, d’un portrait de l’auteur, de la carte dépliante du Chinonais et de 3 planches dépliantes dans le tome 1. Complet. Reliés en veau glacé fauve de l’époque, armes frappées or au centre des plats, dos à nerfs finement ornés, pièces de titre de maroquin brun, filet doré sur les coupes, tranches rouges. Reliure de l’époque. 160 x 98 mm.
« Première édition critique et commentée de Rabelais ; elle a été donnée par Le Duchat, en collaboration avec La Monnoye. » Tchemerzine, V, 319 ; Plan n°133. Elle est précédée d’une préface de Le Duchat et d’une notice sur la vie de Rabelais. Le tome 6 comporte en outre un alphabet en 67 pages consacré à l’explication des termes utilisés par Rabelais dans ses Œuvres. L’édition est ornée d’un portrait de l’auteur gravé par W. de Broen, de 4 estampes dépliantes, dont une grande carte du Chinonais (285 x 207 mm), une représentation de la Devinière (210 x 158 mm), une gravure de la Chambre de Rabelais (175 x 158 mm) et une gravure dépliante représentant l’extérieur de la Devinière et le jardin, ainsi que d’une figure à pleine page représentant la Dive bouteille. L’exemplaire comporte bien les remarques de premier tirage avec le frontispice et le portrait de l’auteur signés par de Broen. Les éditions anciennes des Œuvres de Rabelais sont toutes fort recherchées. Très séduisant exemplaire, d’une grande pureté, de cette première édition critique illustrée des Œuvres de Rabelais, relié à l’époque en veau fauve glacé aux armes d’Armand-Jean de Vignerot du Plessis, duc de Richelieu (1631-1715). Armand-Jean de Vignerot du Plessis, prince de Mortagne, duc de Fronsac, duc de Richelieu, par substitution aux nom et armes du cardinal dont il était le petit-neveu par les femmes, et le filleul, était le fils aîné de François II, marquis de Pontcourlay, gouverneur du Havre, et de Marie-Françoise de Guemadeuc. Né au Havre le 3 octobre 1631, il entra d’abord dans l’Eglise et reçut l’abbaye de Saint-Ouen de Rouen, dont il se démit ensuite pour devenir général des galères en janvier 1643, lieutenant général pour le Roi sur les mers du Levant, gouverneur du Havre à la mort de son père en 1646, et duc et pair de France à la même date : il se démit de sa charge de gouverneur des galères en juillet 1661, fut nommé chevalier d’honneur de la Dauphine en décembre 1679, fonction qu’il remplit jusqu’en janvier 1684, et fut créé chevalier du Saint-Esprit en juin 1691. Il mourut le 10 mai 1715, âgé de 83 ans, après s’être marié trois fois : le 26 décembre 1649 avec Anne Poussart du Vigean, première dame d’honneur de la reine ; le 30 juillet 1684 avec Anne-Marguerite d’Acigné ; et le 20 mars 1702 avec Marguerite-Thérèse Rouillé de Meslay, veuve du marquis de Noailles. Il avait hérité de la bibliothèque du Cardinal qu’il légua à la Sorbonne, selon le vœu de ce dernier.
Le Petit Conseil de Genève, scandalisé par l’irrévérence et la gauloiserie des propos condamna l’imprimeur à l’amende et s’apprêtait à défendre à l’auteur de publier de tels écrits, lorsque celui-ci mourut. Au Dezert, Imprimé aux despens de l'Autheur, 1630. In-8 de (6) ff. titre compris et 308 pages, infime manque de papier en marge de la p. 67 sans atteinte au texte, pte. mouillure claire dans le coin inf. de 5 ff. sans gravité. Plein maroquin rouge, triple filet doré autour des plats, dos à nerfs orné, double filet or sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure signée de Capé vers 1860. 161 x 96 mm.
Edition originale collective de troisième tirage, la première renfermant les quatre parties, la quatrième paraissant ici en édition originale. Tchemerzine, I, p. 174. Cette édition présente la particularité suivante : la distinction typographique entre l’u et le v est observée dans le texte, bien qu’elle ne le soit pas dans le titre. L’adresse « Au Dezert » serait celle de Pierre Aubert à Genève. La publication de ce volume fit condamner son imprimeur à l’amende et à la prison sur un arrêt d’avril 1630 du Petit Conseil de Genève, avec injonction de détruire toute l’édition. Ce roman satirique est composé, pour la plus grande partie, de dialogues entre le baron de Faeneste, soldat vaniteux et fanfaron, et le seigneur d’Enay, homme bon, simple et modeste, « Faeneste » en grec signifie Apparence tandis qu’ « Enay » représente l’Etre. Le soldat s’exprime dans un français mêlé de dialecte gascon, tandis que le seigneur parle en termes nobles et choisis. « Le baron revient de la guerre et rencontre Enay, humblement vêtu. Le soldat prétentieux fait l’éloge de la vie guerrière, mais Enay discute ses théories pour lui montrer par de solides arguments, et avec beaucoup de finesse, le malheur d’une existence vécue au jour le jour avec, pour seul but, le succès immédiat. De dialogue en dialogue, l’auteur raconte les aventures de Faeneste : son arrivée à la Cour, ses amours et ses duels, ses exploits surprenants se terminant en fumée. Enfin les souffrances infligées au peuple par l’homme d’armes sont condamnées, ainsi que l’ambition de dominer par la force, même au déni de toute justice. La satire contre le catholicisme à l’occasion du séjour du baron en Italie, et particulièrement à Rome, tient dans l’œuvre une place importante. Les discussions sur le baptême, sur les prêtres, sur les miracles et sur les Limbes, révèlent les intentions polémiques de l’auteur, huguenot réputé et sévère pour la mémoire d’Henri IV, « apostat » par politique. L’œuvre se termine sur l’éloge ironique de l’impiété. » « Par sa double vocation de soldat et d’écrivain calviniste, Agrippa d’Aubigné s’est progressivement imposé comme une figure de premier plan dans la littérature française de la Renaissance. Sainte-Beuve, déjà, voyait en lui « l’image abrégée de son siècle », jugement que la critique moderne s’accorde à confirmer, tant il est vrai que le destin de l’individu, tout comme la marque de son œuvre demeurent inséparables des violentes contradictions du temps des guerres civiles. A la fois acteur et témoin d’une époque particulièrement tourmentée, celui que l’on a trop souvent assimilé au seul poète des Tragiques laisse derrière lui un corpus impressionnant d’écrits, dont on commence seulement à mesurer la pleine diversité. Que ce soit par les formes poétiques ou celles, non moins riches de la prose : la satire, le pamphlet, l’histoire, le roman, l’autobiographie, le traité politique, la méditation religieuse, la controverse et la correspondance constituent quelques-uns des genres privilégiés, où s’expriment les convictions et le génie d’un écrivain hors de pair. Il ne manque que le théâtre à cette œuvre puissante et protéiforme, qui joue pourtant de la mise en scène la plus ostentatoire et finit par désigner son auteur comme un des représentants les plus expressifs du baroque français du XVIe siècle. Il faudra attendre Victor Hugo pour retrouver une telle énergie et une telle variété d’inspiration dans notre littérature. Cette verve se retrouve en partie dans Les Aventures du baron de Faeneste, sorte de roman picaresque, où se croisent les influences de Rabelais et du Don Quichotte, et dont les deux premiers livres parurent en 1617, le troisième en 1619 et le quatrième en 1630. Faite pour rire et divertir, l’œuvre offre une série de dialogues et d’anecdotes qui mettent en scène, un gentilhomme poitevin, Enay (être, en grec) et un aventurier gascon Faeneste (paraître). Le principal élément comique procède du contraste de ces deux caractères, l’un le Poitevin (c’est-à-dire d’Aubigné lui-même) ne tenant compte que des faits et de la vérité, le Gascon, au contraire, tout aux apparences et aux rodomontades débitées dans un langage coloré qui intervertit savoureusement l’usage des consonnes b et v. Le gentilhomme champêtre au reste, n’ignore pas la cour, où se rend l’aventurier pour y faire fortune ; il y est allé plusieurs fois et les croquis de courtisans et de petits maîtres qu’il esquisse à l’occasion, sont d’excellentes caricatures. Les mœurs des laboureurs poitevins revivent également en ses propos, dans une foule d’anecdotes rustiques et gaillardes. Le Petit Conseil de Genève, scandalisé par l’irrévérence et la gauloiserie des propos, condamna l’imprimeur à l’amende et s’apprêtait à défendre à l’auteur de publier de tels écrits, lorsque celui-ci mourut. » Le plus vif intérêt de l’œuvre réside dans la vivacité de la description et dans le portrait très aigu de la France du début du XVIIe siècle. Précieux exemplaire finement relié en maroquin rouge signé de Capé.
Broché, 18X9 cm, 1966, 130 pages, collection libertés (n° 42), Jean-Jacques Pauvert éditeur. Très bon état.
Reliure cuir noir de l'éditeur avec titre doré, 21X14 cm, signet, 1966, XXVII+1523+XXI pages, papier bible, tome 14 de l'oeuvre de Balzac publiée sous la direction d'Albert Béguin et de Jean A. Ducourneau présentée par des écrivains d'aujourd'hui et illustrée par Daumier Bertall Johannot Monnier Meissonier Staal Gavarni Doré Lampsonius, le club français du livre. Très bon état.
, Brepols, 2023 Paperback, 445 pages, Size:156 x 234 mm, Illustrations:1 col., 1 maps color, Language: French. ISBN 9782503597263.
Summary La parrhésia antique idéalisée, cette parole franche qu'autorise et exige la démocratie, devrait disparaître avec l'installation des pouvoirs souverains du Moyen Âge. De fait, la répression légale des paroles sacrilèges signale la naissance de la théocratie pontificale et de l'État moderne au tournant des XIIIe et XIVe siècles. L'absolutisme va de pair avec une réduction de la liberté de parole à un simulacre politique. Entre le VIIIe et le XIIIe siècle cependant, en Occident latin, en Islam et dans l'empire byzantin, des pouvoirs souverains qui disent tenir de Dieu leur autorité voient leurs élites religieuses continuer à revendiquer et à pratiquer une forme de liberté de parole. Ces élites exercent une critique justifiée par leur maîtrise de la tradition écrite et par leur expérience du gouvernement. Elles envisagent la liberté de parole comme un devoir religieux vis-à-vis du prince, en appellent à sa conscience et l'exhortent à être à la hauteur du pouvoir reçu de Dieu. Leurs paroles critiques prennent aussi un public à témoin, dans le cadre d'un rituel politique qui n'est jamais parfaitement contrôlé ni instrumentalisé. Elles contribuent ainsi à associer une large communauté, fondée religieusement, à l'exercice du pouvoir.En comparant la liberté de parole assumée par ces élites médiévales, c'est donc le fonctionnement des empires du Moyen Âge central qu'on analyse - des empires dont l'assise théocratique reste compatible avec la critique et implique la participation sous contrôle d'une partie des populations. Au début de la période, celui qui critique le prince lui donne un gage de fidélité ; il déclare que le pouvoir exercé peut être amélioré. À la fin de la période, le critique fait d'abord valoir son amitié pour le souverain - indice de la réduction de l'assise collective de ces régimes. TABLE OF CONTENTS Avant-propos Introduction Michel Senellart, Le concept chrétien de parrhèsia, de Peterson à Foucault Marie-Céline Isaïa, Point de départ : la liberté de parole, IVe-IXe siècle Porte-paroles Makram Abbès, De la parrhèsia à l'art du conseil. La liberté de parole dans Kalila et Dimna Vincent Déroche, La liberté de parole de Théodore Stoudite (759-826)? Louise Marlow, Les miroirs aux princes et la critique de l'autorité royale dans l'Orient samanide. Concepts et contraintes Maïté Billoré, La parole critique à la cour Plantagenêt. Formes et enjeux d'une pratique politique à travers les lettres de Pierre de Blois? Gisèle Besson, Un regard sur le gouvernement de l'Église dans la Chronique de Salimbene de Adam. Le discours critique d'un franciscain (XIIIe s.)? Communication Mohamed Ben Mansour, Essai sur la parrhèsia poétique à l'époque abbasside? Giacomo Vignodelli, Satire et critique allusive dans l'Europe post-carolingienne? João Vicente de Medeiros Publio Dias, Critique et représentation de soi. Les discours de Jean l'Oxite à Alexis Ier Comnène (1081-1118) en contexte? Leidulf Melve, La liberté d'expression durant la Querelle des Investitures? Vanessa Van Renterghem, L'admonestation (wa??) au souverain selon Ibn al-?awz? (m. 1201). Instrument de critique du pouvoir ou simple topos ?? Politiques Warren Pezé, Vestra fidelis devotio ammonere curabit. La critique du pouvoir au début du règne de Charles le Chauve? Rosa Benoît-Meggenis, La critique politique des moines dans l'empire byzantin (IXe-XIIIe siècle). La liberté de parole au service de l'autorité impériale? Neguin Yavari, Progressive et illibérale: la critique ash'arite de la situation politique du XIe siècle? Benjamin Bourgeois, Quand l'abbé de Skévra nie la royauté du roi d'Arménie. Orientations religieuses et contestation politique dans l'Orient chrétien à la fin du XIIIe siècle? Olivier Brisville-Fertin, La critique de l'alfaqui au roi ou la prépondérance du sabio selon un exemplum en aljamiado? Liberté de parole. Éléments de conclusion, Benoît Grévin et Annick Peters-Custot Index des noms de personnes