Paris H. Simonis Empis 1896 1 vol. relié in-folio, demi-toile écrue à coins, pièce de titre, couvertures en couleurs conservées, 20 planches de dessins en couleurs d'Albert Guillaume. Préface de Willy. Mention de 6e mille sur la couverture. Couverture conservée salie, pièce de titre frottée, sinon exemplaire très convenable.
Reference : 119574
Vignes Online
M. Henri Vignes
La Font Macaire
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France
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circa 1750. Manuscrit petit in-4°, veau marbré, filets dorés encadrant les plats, dos orné de filets et fleurons dorés, tranches marbrées (Reliure de l'époque).
Élégant manuscrit à l'écriture très lisible, pratiquement sans aucune rature. Ce recueil contient les ouvrages ci-après écrits par des membres de l'Académie: 1° Zely. 1750. Titre dans un encadrement dessiné. 113 pp. 2º Zima ou le Bonheur 8pp. 3° Recherches historiques sur l’honneur des dames, 12 pp. 4° Parallèle, 3 pp. 5° Lettre à M. Drumgold fondateur de l’Académie (1758), 4pp. 6º Discours sur le sentiment. Par une dame de l'Académie, 4 pp. Ces différentes pièces ont été publiées à des dates postérieures. Zely et Zima font partie d'un ouvrage dont la publication est due à Antoine-Martin Dantu, compagnon imprimeur, plus connu sous le nom de Antoine-Martin Vadé, et intitulé : « Zely ou la difficulté d'être heureux, suivi de Zima et des Amours de Philogène et de Victorine », (Amsterdam et Paris, 1775. In-8°). Les quatre autres pièces se trouvent, avec des suppressions dans les Mémoires historiques et galants de l'Académie de ces Dames et de ces Messieurs. (Amsterdam et Paris, 1776, 2 vol. in-8°), publiés également par Vadé, et ont été réimprimés dans les oeuvres badines du Comte de Caylus (Paris, 1787, 12 vol. in-8°). L'Académie de ces Dames et de ces Messieurs, fondée en 1739 par le comte de Caylus, groupait de jeunes nobles et quelques joyeux auteurs, auxquels se joignaient un certain nombre de dames plus connues par leurs moeurs galantes que par leur talent littéraire. Citons, parmi ses membres, outre son savant fondateur : le comte de Tressan, Duclos, Vadé, Sallé, le comte de Maurepas, Montesquieu, le comte de Tencin, Crébillon fils et la fameuse comtesse de Verrue.
Paris, chez l'auteur, 1787. In-12 de [2]-272-28-[2]-4 pages, demi-basane caramel, dos lisse orné et doré, tranches marbrées.
Édition originale de ce texte peu documenté du cabaretier Manoury, il fait paraître en 1770 un ouvrage de 122 p. intitulé "Essai sur le Jeu de Dames à la Polonoise" qui est ici complètement refondu et largement augmenté. Manoury tient le célèbre café du nom éponyme qui rassembla les gens de lettres et de société à Paris. Ce café célèbre se situait à l'angle du quai du Louvre et de la rue de l'Arbre Sec à l'emplacement actuel de la Samaritaine. Il fut le rendez-vous de joueurs de dames parisiens pendant les XVIIIe et XIXe siècles; Rousseau, A. Piron, Retif de La Bretonne et Danton venaient y jouer. C'était un des premiers cafés parisiens dont les origines remonteraient au XVIIe siècle. En 1766 il fut acheté par Manoury dont il portera le nom par la suite. C'est en 1770, au travers d'une première publication, qu'il propose de réformer le jeu de dames et établit de nouvelles règles qui font perdre 8 pions au damier. Le texte de Manoury est suivi par le "poème didactique" L'art polonois. Quelques annotations à l'encre se trouvent en marge de certaines pages et un croquis d'un damier est tracé à la mine de plomb au verso de la page de titre du poème. L'ensemble est en bonne condition générale avec de rares piqûres et quelques très légères rousseurs. De toute rareté.
Paris, Louis Janet, sans date. Petit in-18 de [4]-48 et [24] pages, cartonnage de papier ivoire, tranches dorées, étui.
Les amours sont illustrés d'un titre gravé et de six jolies gravures en noir, toutes figurant un putto. Petit souvenir des Dames est illustré d'une vignette de titre et de 12 en-tête, toutes rondes! Charmante publication, en parfaite condition!
Paris, Chez tous les libraires, sans date. Petit in-12 de 216 pages, demi-percaline grise, dos lisse, pièce de titre en maroquin.
Orné au frontispice d'une photographie de Ces dames par Pierre Petit. Portraits d'actrices, de danseuses et de femmes mondaines.
Edition originale définitive des Leçons hebdomadaires de la langue italienne à l’usage des Dames, enregistrée à la chambre royale le 9 janvier 1778 par l’Abbé Bencirechi. Paris, chez l’Auteur et Fetil, 1778. In-12 de (1) f., vii pp., (1) p., 324 pp., vii pp., (3) pp. Plein maroquin rouge, triple filet doré autour des plats, dos à nerfs fleurdelysé, filet or sur les coupes, roulette intérieure, doublures et gardes de papier à décor floral doré, tranches dorées. Reliure armoriée de l’époque. 168 x 92 mm.
Edition originale définitive des Leçons hebdomadaires de la langue italienne à l’usage des Dames, enregistrée à la chambre royale le 9 janvier 1778 par l’Abbé Bencirechi. L'abbé Bencirechi, originaire de Toscane, était membre l'Académie des Apatistes de Florence, et de celle, non moins célèbre, des Arcades de Rome. Il aimait se dire « connu et protégé par plusieurs personnes d'un rang distingué » car ses manuels s'adressaient surtout à des dames de qualité, comme on peut le voir dans ses Dédicaces. Il a, pendant huit ans, résidé à Vienne en Autriche où il enseignait la langue italienne aux Dames de la Cour, et à d'autres « personnes de distinction » dans cette ville. Arrivé à Paris aux environs de 1771, il y fut également professeur d'italien pendant de nombreuses années. L’abbé Bencirechi semble donc avoir une expérience plutôt mondaine de l’enseignement. Les Leçons hebdomadaires de la langue italienne à l'usage des Dames, parues en 1772, sont dédiées aux Dames françaises, tout comme l'édition de 1778, peu différente de la précédente. L'auteur déplore que, contrairement à tant de pays d'Europe où les femmes ne dédaignent pas de parler italien, le public féminin français boude encore une langue pourvue de tant d'attraits. Le souci de ne pas lasser ses élèves se retrouve dans le plan même de son livre. Par peur d’ennuyer les Dames avec une nomenclature trop sèche, il la donnera insensiblement, aux endroits nécessaires. Il commence par quelques explications sur la prononciation italienne, pendant deux semaines, suivies des neuf parties du discours ou de l’oraison présentées tour à tour, tout au long des semaines suivantes : l’article, le nom, le pronom, le verbe, le participe, l’adverbe, la préposition, la conjonction et l’interjection. Toujours dans un souci de ne pas trop fatiguer les Dames, et leur éviter d'avoir à se procurer un dictionnaire, il rédige, à la suite de chaque leçon, deux petits vocabulaires français-italien et italien-français. Ainsi tous les mots nécessaires à chaque version seront expliqués progressivement et au moment opportun. Le choix des mots aussi, pris dans leurs préoccupations et leur vie quotidienne, plaira aux Dames en mêlant les connaissances utiles et agréables. Avec une telle méthode, la présence d'un Maître ne sera pas nécessaire, tout au plus une fois par semaine, pour la correction de la traduction hebdomadaire, et pour acquérir une bonne prononciation et l'habitude de parler la langue. Pour Bencirechi, les trois traités qui suivent les Leçons paraissent indispensables et seront présentés entièrement en italien car il suppose les Dames assez avancées maintenant dans la connaissance de la langue. 1 - Il est nécessaire quand on parle de savoir choisir les termes justes : l'abbé Bencirechi offre donc à ses élèves le Recueil des Synonymes français de l'abbé Girard, appliqués à l’italien. 2 - L'art épistolaire, tout comme celui de la conversation, est pratiqué souvent avec brio, et de façon naturelle, par les femmes qui pourront lire avec profit le Discours sur les lettres familières. De nombreuses Grammaires des Dames en France proposent des Conseils pour les Lettres, ou des Modèles de Lettres, pour chaque occasion de la vie. 3 - Le Précis des Règles de la versification italienne leur permettra d'apprécier la poésie. » (Madeleine Reuillon-Blanquet). Précieux et fort rare exemplaire du « dernier enfant de Louis Dauphin » relié en maroquin à ses armes, ses « volumes, selon Olivier, étant en général reliés simplement en veau marbré ou granité. » Elisabeth-Philippe-Marie-Hélène de France, huitième et dernier enfant de Louis, dauphin, fils de Louis XV, et de Marie-Josèphe de Saxe, et sœur de Louis XVI, appelée Madame Elisabeth, naquit à Versailles le 3 mai 1764 et vécut le plus souvent loin de la cour, dans sa petite maison de Montreuil, uniquement occupée d'œuvres de bienfaisance ; à partir de 1789, cette vertueuse princesse vint partager les dangers de Louis XVI, refusa d'émigrer et fut enfermée au Temple avec la famille royale. Accusée d'entretenir des relations avec ses frères émigrés, elle fut condamnée à mort par le tribunal révolutionnaire le 10 mai 1794 et guillotinée le même jour sur la place de la Révolution. « Sa bibliothèque, qui contenait des ouvrages de piété, d'histoire et de science, fut transportée à la Bibliothèque Nationale ; les volumes sont en général reliés simplement, en veau marbré ou granité. » (Olivier-Hermal). L’exemplaire porte non seulement ses armoiries mais aussi son rarissime ex-libris dessiné par Dezauche présent dans ses quelques livres préférés.