Paris Editions de la Différence, coll. "Mains et merveilles" 1992 1 vol. relié in-4, cartonnage sous jaquette illustrée, étui illustré, 329 pp., nombreuses reproductions en couleurs à pleine page, photos en noir, bibliographie. Importante monographie rétrospective. Très bon état.
Reference : 103699
ISBN : 9782729108403
Vignes Online
M. Henri Vignes
La Font Macaire
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France
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Paris Librairie Armand Colin 1966 1 vol. broché ( 24 x 15,5 cm ) ( poids = 550 g ) 349 pp. ( dont fx. t. , t. ) . Contient : Introduction , Première partie La tragédie humaniste , Deuxième partie : La réconciliation de l' homme et de Dieu , Troisième partie Corneille et Racine , Conclusion , Bibliographie , Index , Table analytique . Broché à couverture rigide beige imprimée en bleu et noir . Qqs rousseurs et légère pliure dans un angle ; petites mouillures au second plat . Intérieur très frais .
Dans " L' histoire littéraire : ses méthodes et ses résultats Mélanges offerts à Madeleine Bertaud " ( vol. 389 de Histoire des idées et critique littéraire , Librairie Droz , 2001 ) , on lit : " Presque au même moment où l' on s' interrogeait sur le " théâtre tragique " , sur "le retour du tragique ", sur " le tragique dans la tragédie française " ou sur ses " lois " , J. Maurens publiait sa thèse . " Dans " La tragédie sans tragique " ( Etudes françaises , vol. 4 , n° 1 , Les Presses Universitaires de Montréal , 1968 ) , J.- Cl. Margolin précise : " La première partie, intitulée « La tragédie humaniste », concerne le XVI siècle et non Corneille. Il y est fort question de Sénèque et de son influence sur la pensée humaniste, et en particulier sur la formationn spirituelle de Montaigne . L'auteur rappelle des thèmes et des noms connus : Plutarque et l'influence de ses Vies parallèles et de ses Moralia sur le développement de ce néo-stoïcisme , qui culminera avec Juste Lipse à la charnière des deux siècles ; l'utilisation du rationalisme stoïcien par les jésuites dans leur dessein pédagogique , et leur effort d'adaptation de cette morale « païenne » à la foi chrétienne ; l'influence de l'Antiquité et de l'humanisme chrétien sur le théâtre religieux en France au XVIe siècle, sujet largement défriché par Raymond Lebègue, auquel notre auteur se réfère aussi souvent que possible , les préoccupations morales et civiques d'un Garnier et l'ambiguïté de la notion de Dieu dans les Juives.La seconde partie, où il est traité de la « Réconciliation de l'homme et de Dieu », nous fait encore attendre l'entrée en scène de Pierre Corneille : dans sa fresque historique, placée sous le signe de ce christianisme rationaliste de l'époque Henri IV, l'auteur nous parle surtout du Flamand Juste Lipse et de ses deux livres De la Constance, c'est-à-dire de cet équilibre entre les deux sagesses et les deux univers spirituels, de Guillaume Du Vair et de sa Philosophie morale , de sa vision optimiste du monde et de l'homme, de son idéal de générosité, d'ordre et de raison, de Charron et de Montchrestien, du néo-stoïcisme de la Sagesse et du Traité de l'conomie politique. Mais le théâtre de Montchrestien n'exprime pas les convictions néo-stoïciennes de son auteur, contrairement à la thèse de l'Allemand Kurt Willner (Montchrestiens Tragôdien und die Stoïsche Lebensweisheit) , que J. Maurens s'efforce de réfuter. « Étranglé par une forme vieille, Montchrestien n'a fait qu'ébaucher ce théâtre néo-stoïcien où triomphera Corneille » (p. 157).Ce n'est qu'au seuil de la troisième partie, dont le volume correspond , il est vrai, à celui des deux premières réunies, et qu'il a intitulée « Corneille et Richelieu », que l'auteur aborde sa démonstration : le théâtre de Corneille n'est pas tragique , il ne peut pas l'être historiquement , c'est-à-dire idéologiquement . Je ne reprendrai pas tous les arguments de Maurens, qu'il n'est d'ailleurs pas toujours facile d'inventorier dans la masse des considérations littéraires et historiques auxquelles il se livre. Contentons-nous de ceux-ci: les thèmes du théâtre cornélien exprimeraient les grandes idées politiques de Richelieu, telles la raison d'État supérieure à tout sentiment comme à toute valeur ; jusqu'en 1648 , l'uvre ne comporte pas encore de véritable tragédie ; une pièce comme Horace s'explique bien davantage par les idées politiques du Cardinal et sa vision idéologique des Romains que par une fidélité à la légende romaine et la perception de la propagande dissout le sentiment tragique , fait d'horreur et de pitié ; le christianisme de ses pièces les plus célèbres est négateur d'une vision tragique de l'homme et du monde, la réconciliation de l'homme et de Dieu opérant la dissolution finale du tragique . "
Paris De l' imprimerie de P. Didot l ' Aîné , Chez Perlet libraire 1803-1804 ( E. O. ) 20/23 tomes en 20/23 vol. in - 8 ( 20 x 13 cm ) ( poids = 10 ,4 kg )MANQUENT LES VOL. 2 , 7 ET 17 . VOL. 1 : fx.t. , t. , 432 pp. : " Venceslas " de Rotrou , " Pénélope " de l ' abbé Genest , " Andronic " de Campistron , " Médée " de Longepierre ; 4 gravures d' après Perin par Massard fils (1) et Guyot (3) . VOL. 3 : fx.t. , t. , 494 pp. : " Inès de Castro " de Houdart de La Mothe , " Gustave Wasa " de Piron , " Didon " de Le Franc de Pompignan , " Mahomet Second " de La Noue ; 4 gravures d ' après Perin par Guyot (1) , Massard fils (2) et Massard Jourdan (1) . VOL. 4 : fx.t. , t. , 394 pp. : " Les Troyennes " de Chateaubrun , " Iphigénie en Tauride " de Guimon de La Touche , " Spartacus " et " Blanche et Guiscard " de Saurin ; 3 grav. d' après Perin sous la dir. de Gault de Saint Germain . VOL. 5 : fx.t. , t. , 520 pp. : " Caliste " de Chardeau , " Le siège de Calais " , " Gaston et Bayard " et " Gabrielle de Vergy " de De Belloy ; 4 grav. d' après Perin sous la dir. de Gault de Saint Germain . VOL. 6 : fx.t. , t. , 440 pp. : " Hypermnestre " et " La Veuve du Malabar " de Lemierre , " Le comte de Warwick " et " Philoctète " de La Harpe ; 4 grav. d' après Perin sous la dir. de Gault de Saint Germain . VOL. 8 : fx.t. , t. , 592 pp. : " La mère coquette ou Les amans brouillés " de Quinault , " La femme juge et partie " de Montfleury , " Le festin " de T. Corneille , " Le chevalier à la mode " de Dancourt ; 4 grav. d' après Perin sous la dir. de Gault de Saint Germain . VOL. 9 : fx.t. , t. , 536 pp. : " Le Mercure galant ou La comédie sans titre " et " Esope à la cour " de Boursault , " Le muet " de Brueys , " Le jaloux désabusé " de Campistron ; 4 grav. d' après Perin sous la dir. de Gault de Saint Germain , dont une signée Devillers . VOL. 10 : fx. t. , t. , 572 pp. : " L ' homme a bonne fortune " et " L ' Andrienne " de Baron , " Turcaret " de Le Sage , " La réconciliation normande " de Dufresny ; 4 grav. d ' après Perin sous la dir. de Gault de Saint Germain , dont une par Godefroy fils et une par Fortier . VOL. 11 : fx.t. , t. , 491 (1) pp. : " Le philosophe marié ou Le mari honteux de l ' être " , " Le glorieux " et " Le dissipateur ou L' honnête fripponne " de Néricault Destouches ; 3 grav. d' après Perin sous la dir. de Gault de Saint Germain , dont une par Godefroy fils . VOL. 12 : fx. t. , t. , 506 (1) pp. : " Le tambour nocturne ou Le mari devin " et " L ' homme singulier " de Néricault Destouches , " La métromanie " de Piron ; 3 grav. d' après Perin sous la dir. de Gault de Saint Germain . VOL. 13 : fx. t. , t. , 506 (1) pp. : " Le préjugé à la mode " , " Mélanide " , " L ' école des mères " et " La gouvernante " de La Chaussée ; 4 grav. d' après Perin sous la dir. de Gault de Saint Germain . VOL . 14 : fx. t. , t. , 466 pp. : " Les dehors trompeurs ou l ' homme du jour " de Boissy , " Le méchant " de Gresset , " La coquette corrigée " de La Noue ; 3 grav. d' après Perin sous la dir. de Gault de Saint Germain , dont une par Fortier . VOL. 15 : fx.t. , t. , 502 pp. : " Le séducteur " de M. de Bièvre , " Le jaloux sans amour " d ' Imbert , " Le Philinte de Molière ou La suite du Misanthrope " de Fabre d ' Eglantine ; 3 grav. d ' après Perin sous la dir. de Gault de Saint Germain , dont une par Fortier . VOL. 16 : fx. t. , t. , 514 pp. : " Le deuil " et " Crispin " d ' Hauteroche , " Le Florentin " et " La coupe enchantée " de La Fontaine , " Le grondeur " et " L ' avocat Patelin" de Brueys , " La maison de campagne " de Dancourt ; 3 grav. dont une d ' après F. Massard et les 2 autres d ' après Perin sous la dir. de Gault de Saint Germain . VOL. 18 : fx. t. , t. , 472 pp. : " L' esprit de contradiction " , " Le double veuvage " , " La coquette du village ou Le lot supposé " , " Le dédit " et " Le mariage fait et rompu " de Dufresny , " L ' aveugle clairvoyant " et " Le galant coureur ou L' ouvrage d ' un moment " de Le Grand ; 3 grav. d ' après Massard sous la dir. de Gault de Saint Germain , dont une par Masson et une par Fortier . VOL. 19 : fx. t. , t. , 510 pp. : " Crispin rival de son maître " de Le Sage , " Les trois frères " de Lafont , " La surprise de l ' amour " , " Le jeu de l' amour et du hasard " et " La mère confidente " de Marivaux ; 3 grav. d ' après F. Massard sous la dir. de Gault de Saint Germain , dont une par Masson . VOL. 20 : fx.t. , t. , 496 pp. : " Le legs " , " Les fausses confidences " et " L ' épreuve " de Marivaux , " L 'école des bourgeois " de D ' Allainval , " Le procureur arbitre " et " L ' impromptu de campagne " de Ph. Poisson ; 2 grav. d ' après Massard sous la dir. de Gault de Saint Germain . VOL. 21 : fx. t. , t. , 508 pp. : " Le rendez-vous ou L ' amour supposé " et " La pupille " de Fagan , " La fausse Agnès ou Le poète campagnard " et " Le triple mariage " de Néricault Destouches , " Le sage étourdi " , " Le babillard " et " Le François à Londres " de Boissy , " L ' oracle " de Saintfoix ; 2 grav. d ' après F. Massard sous la dir. de Gault Saint Germain . VOL . 22 : fx.t., t., 474 pp. : " Le consentement forcé " de Guyot de Merville , " Le somnambule " de Pont-de-Vesle , " Les trois sultanes ou Soliman second " de Favart , " Dupuis et Des Ronais " et " La partie de chasse de Henri IV " de Collé ; 3 grav. d' après F. Massard par Delvaux (1) , A. Godefroy (1) et Al . Massard (1) . VOL . 23 : fx.t., t. , 556 pp. : " Les moeurs du temps " de Saurin , " Le Cercle ou La soirée à la mode " de Poinsinet , " Le bourru bienfaisant " de Goldoni , " La feinte par amour " de Dorat , " Les fausses infidélités " de Barthe , " La gageure imprévue " de Sédaine , " La marchand de Smyrne " de Champfort ; 2 grav. d ' après F. Massard par Massard père et par Godefroy . Pleine basane de l ' époque . Dos lisse , orné doré ( décor d ' amphore ) , p. de titre rouge et de tomaison vert foncé . Reliures usagées quoique encore solides : des frottés et éraflures , manques aux dos des vol. 5 et 10 ; dos des vol. 8 et 11 très frottés et abîmés ; galerie de vers au plat sup. du vol. 8 ; mors inférieur du vol. 11 fendu ; coiffes usées . Qqs rousseurs . Des gravures jaunies voire brunies , notamment aux vol. 4 , 5 et 6 . Des mouillures : in fine du vol. 8 , dans tout le vol. 11 en s ' aggravant vers la fin ( dernier f. très fragilisé ) , mouillures étendues mais relativement claires aux vol. 22 et 23 . Travail de vers : infimes trous in fine du vol. 12 ; très important mais marginal sur les 10 premiers ff. du vol. 18 et sur les 3 premiers ff. du vol. 19 ; pp. 201 à 263 du vol. 20 , avec atteinte au texte ; marginal , mais en s' aggravant sur les 10 derniers ff. du vol. 21 . Au vol. 3 : dernier f. détaché . Petits manques aux ff. 221-222 et 223-224 du vol. 10 et au f. 469-470 du vol. 16 atteignant seulement les chiffres de la pagination ; au vol. 11 manque un coin du f. 275-276 avec atteinte à 2 lettres .*
E. O. proposant plus de 100 pièces de tout genre qui ont marqué le théâtre français et sont restées au répertoire depuis " Venceslas " de Rotrou ( 1647 ) jusqu ' à 1802 . Le littérateur Cl. B. PETITOT ( 1772 - 1825 ) a conçu cette oeuvre monumentale pour faire suite aux éditions de Corneille , Molière , Racine, Régnard , Crébillon et au théâtre de Voltaire , avec notice sur chaque auteur , parfois quelques autres liminaires , et examen de chaque pièce . Ces 20/23 vol. sont illustrés de 65 / 76 planches gravées sur cuivre H T et H P . In fine du dernier vol. : Table alphabétique ( des auteurs et des pièces ) . L ' UNE DES PLUS IMPORTANTES PUBLICATIONS SUR LE THEÂTRE DE LA 2ème MOITIE DU XVIIe ET DU XVIII e SIECLES .
FACULTE DES LETTRES ET DES LANGUES DE L'UNIVERSITE DE POITIERS. 1985. In-8. Broché. Etat d'usage, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Quelques rousseurs. 175 PAGES. . . . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
"GUICHEMERRE R.- DOSMOND S.- BREUILLARD J.- PINEAU J.- DANINOS G.- RENE PELLEN- TROUILLET F.- STEGMANN A.- DANGER P.- GAUBERT A.... /// Sommaire : Corneille, 1684-1984 - Le pere dans le theatre de corneille, corneille en russie, saint beuve lecteur de corneille, corneille & son temps, humanite de corneille, corneille theoricien de la tragedie et ses antecedents italiens, ""une tempete"" de cesaire ou le prelude d'une nouvelle renaissance, le vocabulaire de jean giraudoux : structure et evolution- boris pasternak his life and art ... Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues"
1748 "12 volumes in-12 de (2) ff., LXXXIV, 450 pp. - (2) ff., 536 pp. - (2) ff., 510 pp. - (2) ff., 468 pp. - (2) ff., 520 pp. - (2) ff., 469 pp. - 10, XXXV, 460 pp., (2) ff. ; (12) ff., 580 pp. - (6) ff., 605 pp. - (2) ff., 492 pp. - (2) ff., 615 pp. - (2) ff., 589, (3) pp., veau raciné, filet à froid en encadrement sur les plats, armes au centre, dos lisses ornés de caissons de fleurons dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin citron, tranches marbrées bleues (reliures de l'époque)."
"Belle réunion complète du théâtre des frères Corneille. Cette édition du Théâtre de Pierre Corneille, fut publiée par les soins du censeur royal François-Antoine Jolly, pour la première fois en 1738. ""Un Avertissement, placé en tête du premier volume donne des renseignements sur l'époque de la représentation et de l'impression de chaque pièce. Jolly a pu recueillir, à ce sujet, un certain nombre de faits curieux, qui s'étaient conservés jusqu'à lui par tradition"" (Picot, 634). Cette nouvelle édition est complétée d'un volume consacré aux Œuvres diverses de Pierre Corneille. Cet ouvrage avait été édité originellement de façon autonome par l'abbé François Granet, en 1738 (Picot, 174). Il réunit des traductions, des poèmes - dont plusieurs célébrant les victoires du roi -, des madrigaux, des sonnets, et divers écrits. Au Théâtre du grand Corneille, sont jointes les œuvres dramatiques de son frère cadet Thomas (1625-1709). On y retrouve notamment sa tragédie Timocrate, le plus grand triomphe de tout le XVIIe siècle : interprétée pendant près de six mois devant une salle comble, elle connut quatre-vingts représentations consécutives, c’est-à-dire mieux que son frère, Racine ou Molière ! ""Tragédies romanesques, tragédies cornéliennes, tragédies sentimentales à la Quinault, ou même à la Racine ; comédies espagnoles et comédies françaises ; opéras et pièces à machines, Thomas Corneille en fournit tous les genres au théâtre du Marais et au théâtre de l'Hôtel de Bourgogne"" (Dictionnaire des Lettres françaises, XVIIe siècle). A la mort de son frère, en 1684, Thomas Corneille fut élu à l'unanimité à son fauteuil à l'Académie. Il y fut reçu par Racine qui, à cette occasion, prononça le fameux éloge de son illustre rival, présenté ici à la fin du dernier tome. Chacun des deux œuvres complets des frères Corneille s'ouvre sur un portrait gravé en frontispice : Pierre d'après Le Brun et Thomas d'après Jouvenet. Bel exemplaire en reliure de l'époque, aux armes de René-Mans de Froulay, comte de Tessé. (Olivier, Hermal et Roton, Reliures armoriées françaises, 974). De la bibliothèque de Lumigny avec ex-libris. E. Picot, Bibliographie cornélienne, 638."
La plus rare des grandes éditions en partie originale du Théâtre de Pierre Corneille imprimée à Paris en 1660, «à ses yeux l’une des plus importantes »; elle manquait à la collection Dennery. Imprimé à Rouen, et se vend à Paris, chez Augustin Courbé Et chez Guillaume de Luyne, 1660. Avec privilège du roy. 3 volumes in-8. On joint à cette édition les deux volumes suivants imprimés dans le même format et avec les mêmes caractères: - Poëmes dramatiques de T. Corneille. I. [II.] partie. Imprimé à Rouen, et se vendent à Paris, chez Augustin Courbé Et Guillaume de Luyne, 1661. Avec privilège du Roy. 2 volumes in-8. Soit en tout 5 volumes petit in-8 de: I/ xc pp., (6) pp. dont 1 gravure à pleine page, 704 pp.; II/ cxvii pp., (10) pp., 720; III/ lxxxiiii pp., (5) pp., pp. 1 à 178, (2) ff. comportant un tirage à part des pp. 177-178, pp. 179 à 632; I/ (2) ff., 710 pp., (2) pp.; II/ (4) pp., 652, (4) pp., la dernière blanche. Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs ornés de fleurons dorés, double filet or sur les coupes, large roulette intérieure dorée, tranches dorées sur marbrure. Cuzin. 163 x 105 mm.
La plus rare des grandes éditions en partie originale des Œuvres de Pierre Corneille ornée de 39compositions gravées sur cuivre d’après François Chauveau. I. Partie: Le frontispice représente un cartouche surmonté de deux Amours tenant une couronne; on lit dans le centre du cartouche le titre et la date de 1660. Le volume renferme 8 pièces (de Mélite à l’Illusion) accompagnées chacune d’une figure. Les figures de Mélite, de Clitandre, de la Veuve, de la Suivante, de la Place royale, de l’Illusion sont signées F. C(hauveau), delin.; H. D(avid), sculp.; celles de la Gallerie du Palais et de Médée sont signées L. S(pirinx). II. Partie: Le frontispice représente un cartouche soutenu par deux Amours sonnant de la trompette; il porte la date de 1660. Le volume contient 8 pièces placées dans cet ordre: le Cid, Horace, Cinna, Polyeucte, Pompée, Théodore, le Menteur et la suite du Menteur. Les figures du Cid, de Cinna, de Polyeucte, du Menteur, de la Suite du Menteur et de Théodore sont signées de Chauveau et de David; celle d’Horace est signée de Spirinx, celle de Pompée ne porte pas de signature. III. Partie: Le frontispice, qui représente un cartouche surmonté d’une corbeille de fleurs, est daté de 1660 et signé: I. Math[eus]f. Le volume renferme 7 pièces accompagnées de 7 figures: Rodogune, Héraclius, Andromède, D. Sanche, Nicomède, Pertharite et Œdipe. Les figures de Rodogune et de Don Sanche sont signées de L. Spirinx; celles d’Héraclius, d’Andromède et de Pertharite sont signées de Chauveau et David; celles de Nicomède et d’Œdipe sont signées de Matheus. Le privilège est daté de janvier 1653, sans indication du quantième; il est donné pour neuf ans à Corneille lui-même, qui déclare le céder à Augustin Courbé et Guillaume de Luyne, suivant l’accord fait entre eux. On lit à la fin: Achevé d’imprimer pour la première fois, [en] vertu du présent privilège, le dernier d’octobre 1660, à Rouen, par Laurens Maurry. En 1664, Corneille soumit ses pièces à une première révision; il introduisit aussi quelques changements dans les pièces qui formèrent la Seconde partie publiée en 1648. Les éditions qui suivirent reproduisirent fidèlement le texte arrêté alors par le poëte; les quelques variantes qu’on y relève sont le plus souvent le fait des typographes ou le résultat du hasard. En 1660, Corneille fit une nouvelle révision de son théâtre. Il agrandit le format qu’il avait précédemment adopté, rendit ses volumes plus symétriques, mit en tête de chacun d’eux un Discours spécialement écrit pour l’édition, et des Examens dans lesquels il passa en revue chacune de ses pièces. Corneille lui-même nous entretient dans une lettre à l’abbé de Pure, datée du 25 aout 1660, de la peine que lui donna la publication de ce nouveau recueil, en particulier la confection des Discours: «Je suis, dit-il, à la fin d’un Travail fort pénible sur une matière fort délicate. J’ay traité en trois Préfaces les principales questions de l’art poétique sur mes trois volumes de Comédies. J’y ay fait quelques explications nouvelles d’Aristote, et avancé quelques propositions, et quelques maximes inconnues à nos Anciens. J’y réfute celles sur lesquelles l’Académie a fondé la condamnation du Cid, et ne suis pas d’accord avec Mr d’Aubignac de tout le bien mesme qu’il a dit de moy. Quand cela paroistra, je ne doute point qu’il ne donne matière aux Critiques, prenez un peu ma protection. Ma première Préface examine si l’utilisté ou le plaisir est le but de [la] Poésie Dramatique, de quelles utilités elle est capable et quelles en sont les parties, tant intégrales comme le Sujet et les mœurs, que de quantité comme le Prologue, l’Épisode et l’Exode. Dans la seconde je traite des conditions du Sujet de la belle tragédie, de quelle qualité doivent estre les incidents qui la composent et les personnages qu’on y introduit afin de sentir la pitié et la crainte, comment se fait la purgation des passions par cette pitié et la crainte, et des moyens de traiter les choses selon le vraysemblable ou le nécessaire. Je parle en la troisième des trois unitez, d’action, de jour et de lieu. Je croy qu’après cela, il n’y a plus guère de questions d’importance à remuer et que le reste n’est que la broderie qui (sic) peuvent ajouter la Rhétorique, la Morale et la Politique.» (Marty-Laveaux, t. xè, pp. 486 sq.; l’original est à la Bibliothèque nationale, msc. Franç., n° 12763, folio. 157 sq.) Magnifique exemplaire à grandes marges de cette édition en partie originale, l’une des plus rares et aux yeux de Corneille les plus importantes, comprenant en outre un tirage à part des pages 177 et 178 du volume III du Théâtre de Corneille. Provenance: Weber avec ex-libris.