Paris Robert Laffont 1960 1 vol. relié in-8, demi-basane miel à coins, dos à nerfs orné d'un fleuron doré, couvertures et dos conservés, 257 pp. Edition originale du tirage courant, avec un envoi autographe signé de l'auteur. Bon exemplaire.
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, , 1760. 1 vol. in-12, veau havane, dos orné à nerfs, filet à froid sur les plats, pièce de titre en maroquin rouge (reliure de l'époque).
Rare recueil de la querelle des Philosophes, l'une des plus violentes controverses littéraires du XVIIIe siècle, qui opposa pendant plusieurs années le parti anti-philosophique au camp encyclopédiste.« Cette comédie fera une anecdote de théâtre dont on se souviendra toujours ; c'est la satire la plus amère, la plus sanglante, et la plus cruelle qui ait jamais pu être autorisée » écrivit Collé à la suite de la première représentation des Philosophes le 2 mai 1760. « Si ce texte fait date, c'est parce que son auteur porte sur le théâtre de la Comédie-Française, avec l'accord — sinon la bienveillance — des autorités de la librairie et du gouvernement, les attaques conduites contre les philosophes depuis le lancement de l'entreprise encyclopédique. Le succès de la pièce est attesté par l'ampleur de la polémique qu'elle suscite, qui se traduit par la publication, en quelques mois, d'une vingtaine de textes » (Olivier Ferret).Charles Palissot de Montenoy (Nancy, 3 janvier 1730 – Paris, 1814), auteur prolifique dont les œuvres représentent sept gros volumes in-8, doit sa célébrité à cette seule pièce, dans laquelle un personnage caricaturant Rousseau entre en scène à quatre pattes en mangeant des feuilles. Diderot, outragé, déversa sur Palissot un « mépris incessant » dans Le Neveu de Rameau, immortalisant ainsi, dans le vitriol, celui qui l'avait attaqué. La pièce fut créée sous le patronage du duc de Choiseul et du Dauphin, « par arrivisme et quête de gloire autant que par réelle conviction ». La Préface de la comédie des Philosophes de l'abbé Morellet (pièce n° 4 du présent recueil) vaudra à son auteur et à son libraire Robin d'être mis à la Bastille.1. PALISSOT DE MONTENOY. Les Philosophes, comédie en trois actes, en vers. Paris, Duchesne, 1760. (4)-91 pp. 2. Catalogue des Théâtres nouveaux ou nouvellement réimprimés en 1760. Paris, Duchesne, 1760. 4 pp. 3. PALISSOT DE MONTENOY. Lettre de l’auteur de la Comédie des philosophes, au public, pour servir de préface à la pièce. S. l., 1760. 23 pp. 4. [MORELLET (Abbé André)]. Préface de la Comédie des Philosophes. Paris, Chez l’auteurde la comédie, 1760. 20 pp. 5. [LA CONDAMINE (C.-M.)]. Les Quand adressés à M. Palissot, et publiés par lui-même. S. l., 1760. 23 pp. 6. Les Qu’est-ce ? à l ‘auteur de la Comédie des Philosophes. S. l., 1760. 32 pp. 7. POINSINET LE JEUNE. Le Petit Philosophe. Comédie en un acte, et en vers libres. A Paris, chez Prault petit Fils, 1760. 55 pp. 1 figure gravée. 8. Conseil de lanternes, ou la véritable vision de Charles Palissot. Aux Remparts, 1760. 24 pp. 9. Lettre d’un original aux auteurs très-originaux de la comédie très-originale des Philosophes. Berlin, 1760. 30 pp. 10. Le Philosophe, ami de tout le monde, ou Conseils désintéressés aux littérateurs, par M. L. C. qui n'est point littérateur. A Sophopolis, Chez le Pacifique, 1760. 36 pp. 11. Epitre a un Ami, dans sa retraite, a l'occasion des Philosophes, et de l'Ecossaise. A Amsterdam, 1760. 11 pp. 12. VOLTAIRE. Lettres à Palissot, avec les réponses, à l’occasion de la Comédie des Philosophes. Genève, 1760. 68 pp. 13. [PALISSOT DE MONTENOY]. Petites lettres sur de grands philosophes. Paris, 1767. 101 pp.Olivier Ferret (éd.), La Comédie des 'Philosophes' et autres textes.
, , 1751-1753. Manuscrit in-4 à 28 lignes par page de (498) pp., table, veau granité, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque).
Rare recueil manuscrit de dix parodies d'opéra parmi les plus représentées à la Comédie-Italienne entre 1751 et 1753, à l'époque où le couple Favart entama son règne sur le genre, avec les distributions indiquant les noms des acteurs : Justine Favart, Dehesse, Astrandi, Rochard, Carlin, Chauville, etc.Parodier l'opéra au XVIIIe siècle n'est pas l'écrire contre lui, mais participer à sa promotion en jouant le double jeu de la critique et du divertissement, les parodistes comme Fuzelier, Favart, Romagnesi ou Despréaux maniant autant l'art des vaudevilles que celui du pastiche, avec une riche culture littéraire et musicale. Dès les années 1750, Charles-Simon Favart (1710-1792) est perçu comme le maître incontesté du genre : il compose seul ou en collaboration onze parodies entre 1751 et 1762, supervisant également celles de son épouse, « écrites à plusieurs mains ». Justine Favart (1727-1772) est l'attraction de la Comédie-Italienne, les parodistes composent, à cette époque, pour ses talents. Elle se produit dans toutes les parodies créées sur ce théâtre en l'espace de dix ans. Elle impose aussi une réforme décisive du costume : « Ce fut elle qui, la première, observa le costume ; elle osa sacrifier les agréments de la figure à la vérité des caractères. Dans Bastienne, elle mit un habit de laine, tel que les villageoises le portent ; une chevelure plate, une simple croix, les bras nus et des sabots. » Des parodies comme Les Amours de Bastien et Bastienne ou Raton et Rosette furent représentées bien après la Révolution, et l'hégémonie des Favart s'étendit outre-Rhin et en province.Contient : 1. Favart (Charles-Simon). Raton en Rosette, ou la vengeance inutile. Parodie de Titon et l'aurore représentée pour la première fois sur le Théâtre de la Comédie Italienne le 28 mars 1753 (66 pp.).2. Gondot (Pierre Thomas). Les Fêtes des environs de Paris. Parodie des fêtes grecques et romaines représentée pour la première fois sur le Théâtre de la Comédie Italienne le 4 juillet 1753 (54 pp.).3. Renout (Jean-Julien-Constantin). Les Couronnes, ou le Berger timide. Pastorale, parodie de la feste de l'hymen ; deuxième entrée des Amours de Tempé (47 pp.).4. Favart (Charles-Simon). Tircis et Doristhée. Pastorale, parodie d'Acis et Galatée représentée pour la première fois sur le Théâtre Italien le 4 septembre 1752 (53 pp.).5. Favart (Charles-Simon). Les Amours de Bastien et Bastienne, parodie du Devin de village représentée pour la première fois sur le Théâtre de la Comédie Italienne le 4 aoust 1753 (32 pp.).6. Favart (Charles-Simon). Les Indes dansantes, parodie des Indes galantes jouées pour la première fois sur le Théâtre de la Comédie Italienne le 26 juillet 1751 (61 pp.).7. Favart (Charles-Simon). Les Amours champêtres, Parodie de l'acte des Sauvages, joués pour la première fois sur le Théâtre de la Comédie Italienne le 1751 (37 pp.).8. Favart (Charles-Simon). Fanfale, parodie d'Homphale représenté pour la première fois sur le Théâtre de la Comédie Italienne le huit mars 1752 (46 pp.).9. Gondot (Pierre Thomas). Les Bergers de qualité. Parodie de Daphnis et Chloé représenté pour la première fois sur le Théâtre de la Comédie Italienne le 1753 (40 pp.).10. Favart (Charles-Simon). Les Amants inquiets Parodie de Thetis et Pelée joués pour la première fois sur le Théâtre de la Comédie Italienne le 1751 (52 pp.)Manuscrit du XVIIIe siècle, d'une belle écriture, très lisible. Ex-libris manuscrit ancien à l'encre brune "Mr Teilhard de Rochecharles" (Pierre Teillard de Rochecharles ? lieutenant général du bailliage d'Andelat, auteur de La Haute-Auvergne sous l'Ancien régime).Pauline Beaucé, Parodies d’opéra au siècle des Lumières : Évolution d’un genre comique. Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2013.
, , 1760. 7 pièces reliées en 1 vol. in-12, veau blond glacé, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge, triple filet doré sur les plats, pièce d'armes frappée en pied, tranches dorées (reliure de l'époque).
« Cette comédie fera une anecdote de théâtre dont on se souviendra toujours ; c'est la satire la plus amère, la plus sanglante, et la plus cruelle qui ait jamais pu être autorisée » écrit Collé à la suite de la première représentation de la Comédie des Philosophes le 2 mai 1760. Si ce texte fait date, c'est parce que son auteur, Charles Palissot de Montenoy, porte sur le théâtre de la Comédie-Française, avec l'accord - sinon la bienveillance - des autorités de la librairie et du gouvernement, les attaques conduites contre les philosophes depuis le lancement de l'entreprise encyclopédique. Le succès de la pièce est attesté par l'ampleur de la polémique qu'elle suscite, qui se traduit par la publication, en quelques mois, d'une vingtaine de textes » (Oliver Ferret).1. [MORELLET (André)]. Préface de la Comédie des Philosophes. Paris, Chez l’auteur de la comédie, 1760. 21 pp. 2. PALISSOT DE MONTENOY. Les Philosophes, comédie en trois actes, en vers. Paris, Duchesne, 1760. (4)-91 pp. et (5) pp. de catalogue. 3. [LA CONDAMINE (C.-M.)]. Les Quand adressés à M. Palissot et publiés par lui-même. 1760. 23 pp. 4. Les Qu’est-ce ? à l ‘auteur de la Comédie des Philosophes. S. l., 1760. 32 pp. 5. PALISSOT DE MONTENOY. Lettre de l’auteur de la Comédie des philosophes, au public, pour servir de préface à la pièce. S. l., 1760. front., 23 pp. 6. Conseil de lanternes, ou la véritable vision de Charles Palissot. Aux Remparts, 1760. (2)-24 pp. 7. CADET DE BEAUPRE. Les Philosophes de bois, Comédie en un acte et en vers. A Paris, chez Ballard, 1760. In-12 de 33-(1) pp. 2 figures gravées.
Paris, Huet, Charon, an IX (1801) in-8, [2] ff. n. ch., 89 pp., basane fauve marbrée, dos lisse cloisonné et fleuronné, pièce de titre cerise, encadrement de simple filet à froid sur les plats, tranches jaunes (reliure de l'époque). Épidermures sur les plats, dos frotté, mouillures à certaines pièces.
Édition originale. L'auteur réussit à bien y peindre les petits ridicules, les petites prétentions, les étroites jalousies, les médisances et les commérages de la province. - Les productions tant dramatiques que romanesques de Louis-Benoît Picard (1769-1828) connurent une vogue qui nous paraît incompréhensible actuellement. Le jugement porté par Travers dans les années 1860, ne fut pas confirmé : "Il ne vivra que par ses comédies, mais il vivra". RELIÉ AVEC cinq autres pièces, la plupart jouées sous le Consulat : I. PICARD : Duhautcours, ou Le Contrat d'union, comédie en prose et en cinq actes, représentée pour la première fois au Théâtre de Louvois, par les comédiens de l'Odéon, le 18 Thermidor an IX [6 août 1801]. Paris, Huet, Charon [Imprimerie de Migneret], an IX (1801), [2] ff. n. ch., 90 pp. Le sujet a été rarement proposé sur scène : la pièce ridiculise la fureur d’agiotage, les fortunes soudaines des fournisseurs et des faiseurs d’affaires qui avaient survécu au Directoire. C'était encore un sujet brûlant. - II. DIEULAFOY (Joseph-Marie-Armand-Michel) : Défiance et malice, ou Le Prêté rendu, comédie en un acte et en vers, représentée pour la première fois, sur le théâtre français de la République, le 17 Fructidor an IX [4 septembre 1801]. Paris, Barba [Imprimerie de Brasseur], an IX - 1801, 44 pp. (petit manque de papier au dernier feuillet, avec perte de lettre). Édition originale de cette pièce ne comprenant que deux personnages, et qui connut un certain succès. - III. PICARD : Le Collatéral, ou La Diligence à Joigny, comédie en cinq actes, en prose. Représentée, pour la première fois, le 15 Brumaire an VIII [6 novembre 1799], sur le Théâtre Feydeau, par les comédiens sociétaires de l'Odéon. Paris, Huet, Charon [Imprimerie de Migneret], an VIII [1799], [2] ff. n. ch., 92 pp. - IV. [PIIS (Pierre-Antoine-Augustin de) :] Les Solitaires de Normandie, opéra comique en un acte. S.l.n.d. [1788] ,43 pp. Manque le feuillet de titre, remplacé par un feuillet manuscrit, des ff. abîmés et défraîchis. - V. VIAL (Jean-Baptiste-Charles) : Le Premier venu, ou Six lieues de chemin, comédie en trois actes et en prose, représentée, pour la première fois, par les comédiens de l'Odéon, sur le Théâtre de la rue Louvois, le 12 Prairial an IX [1er juin 1801], Paris, Huet, Chambon, an IX-1801, [2] ff. n. ch., 90 pp. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Aux dépens de l'autheur, 1630. Petit in-8 de 125 pp., maroquin rouge janséniste, dos à nerfs, dentelle intérieure, tranches dorées sur marbrure (Masson-Debonnelle).
Très rare deuxième édition de la pièce de Nicolas Du Peschier réimprimée un an après l'originale de 1629 « avec la rubrique Paris, aux dépens de l’auteur, MDCXXX, mais sans doute à Rouen » (Soleinne).Comédie qui fit scandale et qui n’en eut que plus de vogue, cette satire était dirigée contre Guez de Balzac et le style de ses lettres qui venaient de paraître, dont Du Peschier emprunte les phrases les plus ampoulées pour les tourner en ridicule: des personnages de la comédie italienne y dialoguent en parodiant la manière de l’épistolier. Ce n’est pas, comme l’indique le titre, la traduction d’un original italien mais une supercherie de Nicolas Du Peschier, avocat au parlement de Paris et homme de lettres qui publia aussi sous le nom de René Barry. « Cette pièce dit l’auteur, représente naïvement une histoire qui s’est passée il y a quelques temps entre des personnes assez remarquables… J’ai choisi l’orateur le plus estimé de notre siècle, d’où je n’ai fait par manière de dire, que transcrire les périodes toutes entières, etc. ». Cette comédie suscita une réponse : Le Théâtre renversé ou la Comédie des Comédies abattue.Bel exemplaire en maroquin rouge janséniste signé Masson-Debonnelle (rogné court en tête).Provenance: Gustave Mouravit (cachet ex-libris au titre répété p. 73) : « Bel exemplaire d’une pièce rare et très curieuse »Catalogue de la bibliothèque de M. Gustave Mouravit (1938), n°325 ; Brunet, II, 887 ; Rothschild, II, 1108 ; Soleinne, 1041.