Paris, 1981, in-8, 219pp, broché, Superbe exemplaire! 219pp
Reference : 80215
Librairie Axel Benadi
M. Axel Benadi
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Précieux exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque de cette œuvre d’intelligence de Diderot unissant l’art et la littérature. A Paris, Chez Fr. Buisson, L’An Quatrième de la République (1795). In-8 de (2) ff. faux titre et titre, iv et 415 pages, coin inf. du titre déchiré sans atteinte au texte, pte. déch. en marge des pp. 85 et 321 sans manque. Demi-maroquin rouge à coins verts, tranches jaspées. Reliure de l’époque. 196 x 120 mm.
Edition originale importante, l’une des plus difficiles à trouver parmi les œuvres de Diderot, dans laquelle il exprime au moyen de la littérature «toute sa doctrine sur l’art au XVIIIe siècle.» Écrit sous forme de journal manuscrit avant d’être ici imprimé, ce texte fut réservé à une douzaine de souscripteurs: Catherine II; le prince de Prusse… Adams, EF1; Tchemerzine, II, 964. «Cet essai de Diderot écrit en 1766 resta inédit jusqu’en 1795. Diderot y expose les principes qui l'ont guidé dans la critique de ses Salons, il y étudie la peinture en suivant le classement habituel: le dessin, le clair-obscur, et surtout la couleur, à la compréhension de laquelle il arrive à travers le concept naturaliste: l'art est imitation de la nature ; celle-ci est imitable pour autant qu'elle est visible, et elle est visible pour autant qu'elle est colorée. Diderot se montre assez peu sensible à la magie du dessin : pour lui, un bon dessin peut toujours s'apprendre, tandis que la couleur est un don de la nature ; c'est elle qui révèle le plus sûrement le caractère d'un peintre et qui lui permet d'entrer en communication directe avec l'imagination du public. Le caractère, l'humeur même de l'artiste influent sur sa manière de colorer : il suffirait de voir comment il mélange ses couleurs sur sa palette, comment il les dépose sur sa toile, pour se faire une idée de la richesse et de l'originalité plus ou moins grandes de son art. L'accord est la loi fondamentale du coloris. Il y a des accords simples, faciles, agréables à voir mais attendus, qui sont le propre des peintres médiocres ; il y a des ‘peintres pusillanimes’, ‘des ronds-de-cuir de la peinture’ qui se restreignent et se répètent. Les peintres de génie se reconnaissent à leur ‘pinceau intrépide’, qui cherche inlassablement et crée les accords les plus nouveaux et les plus difficiles, et joue sur les contrastes les plus audacieux. De telles idées, exprimées dans le style ‘parlé’ de Diderot, extraordinairement vivant et coloré, capable de refléter d'une manière incomparable toute la chaleur d'une discussion animée, donnent toute sa signification à cet essai où s'exprime toute la doctrine sur l’art du XVIIIe siècle.» (Dictionnaire des Œuvres, II, 734). Ce volume réunit les textes de Diderot qui contiennent l’essentiel de ses idées sur l’art, y compris ses Observations sur le Salon de Peinture de 1765, célèbre essai critique par lequel il se fit rénovateur de la critique de salon d’art. Diderot, dans ces écrits, tâche de ramener les artistes à une observation plus sincère de la nature. Il n’envisage pas l’œuvre d’art sous le seul angle des qualités formelles, mais s’attache aussi à la décrire dans ses rapports ambigus, souvent déterminants, avec la société et les institutions politiques. «Métier d’écrivain, métier de peintre, le texte de Diderot va de l’un à l’autre. Il ne lui suffit plus de regarder, de décrire, de penser, de juger, il va expérimenter la peinture par l’écriture dans sa capacité à rendre le visible… Il fait entrer l’écriture dans le tableau, et pas par la petite porte.» - Le Monde. Précieux exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque de cette œuvre d’intelligence de Diderot unissant l’art et la littérature.
La Haye, Paris, Hardouin, 1782. In-12 de VIII-143 pp., veau fauve, dos lisse, titre doré en long, armes sur les plats (reliure du XIXe siècle).
Édition originale attribuée au critique d'art Paul (Barbier IV, 604). « Un pamphlétaire, dont l’anonymat dissimulerait la figure de Paul, confirme cette figure de l’artiste précepteur du bon goût, de la vertu civique. Le propos maintient une apparente fidélité monarchique dans son éloge de Louis XIV, protecteur des Beaux-Arts, en la personne de Le Brun, de Le Sueur et de Puget car, à cette époque, « nous eûmes des grands hommes, parce qu’un grand homme savait les distinguer, les reconnaître » (Sur la peinture, ouvrage succinct, qui peut éclairer les artistes sur la fin originelle de l'art, 1782). Ces accents très voltairiens savent se conjuguer avec une lecture plus rousseauiste de la production artistique du règne de Louis XV, marquée par la domination de peintres décadents comme de Troys, Restout, Coypel et surtout dans « les mixtives ingénieuses et perfides de Boucher ». Cette fois, le constat est plus grave, puisque la vue de ces toiles « fait que le civisme vous arrache le pinceau des mains, que l’amour de l’art vous déchire le cœur » (ibid). Dans ce texte nourri des lectures les plus variées (Algarotti, Shaftesbury, Webb), l’art se réduit à une propédeutique chargée de propager un idéal civique, où la quête du beau se réduit à la recherche des moyens de l’élévation des membres du corps social. Selon une formule pour le moins troublante, l’art est « plus une moralité qu’une œuvre matérielle ». Il se pense d’abord par sa fonction, par ses fins, plus que par sa matérialité. Cela explique que l’auteur puisse opposer la fonction de l’artisan, qui doit être « le physique de l’Etat », à celle de l’artiste qui en est « la spiritualité ». Un maître en peinture ne doit-il pas « former le cœur, élever l’âme et le génie de ceux qui se rangent auprès d’eux, faire pour l’art des champions illustres pour la patrie des citoyens » ? Seuls de tels « artistes citoyens » (ibid) sauront mettre un terme dans « le désordre, l’insouciance qui abâtardissent les talents au sein des arts » pour au contraire recouvrer « l’antique patriotisme » (ibid). » (Édouard Tillet).Bel exemplaire aux armes de Pavé de Vandeuvre. Quelques petites rousseurs.Tillet Édouard. Quand même le peintre se devait d’être un citoyen : Tentative d’analyse des discours sur les arts picturaux au siècle des lumières In : Sujet et citoyen : Actes du Colloque de Lyon (Septembre 2003). Aix-en-Provence : Presses universitaires d’Aix-Marseille, 2004.
1769-1775 [Paris, Saillant & Nyon, Desaint, 1761] 1769-1775.
4 parties en 3 volumes in-folio (43,5 x 28 cm), demie basane havane (reliure de l’époque), dos à nerfs ornés et caissons richement fleuronnés, pièces de titre de veau blond, tranches dorées, [4]-151-1 bl.-153 à 272-273 à 452 ; [2]-453 à 598-[2]-599 à 762 ; [2]-iv-1037 à 1312 pages. Manque la section 3 de la partie III (L’Art du menuisier-ébéniste, texte et planches), dos éraflés, mouillures, déchirure à la pl.94. État très correct. Édition originale de cet excellent ouvrage technique paru dans les Descriptions des arts et métiers publiés par l’Académie des Sciences, imprimée par Louis-François Delatour, comprenant L’Art du menuisier en deux parties, L’Art du Menuisier-Carossier, L’Art du menuisier en Meubles et L’Art du treillage, ou Menuiserie des jardins. Édition illustrée de 321 planches à pleine page, parfois dépliantes, dessinées par Roubo, gravées par lui en partie, et notées comme suit Vol.I : 50-51 à 99-100 à 170 ; Vol.II : 171 à 221-222 à 276 ; Vol.III : 107 bis-338 à 382. André-Jacob Roubo (1739-1791) est un menuisier et ébéniste français. Petit-fils et fils de compagnons, Roubo a travaillé quatorze ans à la rédaction de cet impressionnant ouvrage sur l’artisanat d’art. Il débute jeune la carrière et obtient, fait exceptionnel, le titre de Maître à la parution de la première partie de ce livre. Cet enfant modeste, lecteur de Rousseau, soucieux de la condition des ouvriers, s’engage dans la Garde Nationale au départ de ses clients pour l’émigration. Il sera tué devant Saint-Jacques-du-Haut-Pas. Bon exemplaire.
Art Press Art Press, 1973. N°7. Novembre décembre 1973. In-Folio broché de 51 pages illustrées. Le futurisme italien, Après l'expessionnisme abstrait, Jean Dubuffet, Aspects de l'art actuel, Joan Jonas, propect, Georges Bataille, Tomas Madonado, Rodcenko, etc. Petite mouillure en marge inférieure sinon bon état
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Shanghai, Museum of Contemporary Art, The Koera Foundation, 2012. In-4 broché, couv. rempliée ill. en coul., 169 pp., très nb. reprod. photogr. en n/b. et en coul., texte en chinois sur 2 colonnes, traduction en anglais in fine, bibliographie des artistes.
" Cette exposition est organisée avec le dévouement total de Kim Sun-hee, conservateur représentatif du monde de l'art asiatique. Elle présente les œuvres de 14 artistes de Chine, de Taiwan, de Corée et du Japon, et s'efforce d'approfondir la prospérité du partenariat et des échanges culturels entre les trois pays d'Asie de l'Est à travers l'art contemporain. L'espoir est que de nouvelles perspectives puissent s'ouvrir dans l'art contemporain chinois grâce à cela. Cette exposition exprime la nostalgie de l'art traditionnel qui s'est perdu dans l'art contemporain d'Asie de l'Est au cours de sa croissance, sous l'influence de l'art moderne occidental. [...] " (Artinasia.com) Comme neuf - Frais de port : -France 6,9 € -U.E. 9 € -Monde (z B : 15 €) (z C : 25 €)