P., Lecoffre / Gabalda, 1921, in 12 broché, VII-243 pages.
Reference : 41759
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P., Ambroise Vollard, 1903 ; in-4. VII-1 f. bl.-XIII-456 pp.-1 f. Plein maroquin gris orné sur le dos et les plats de filets à froid disposés en rosace, rehaussé de losanges dorés, pastille circulaire timbré dun chrisme, dos lisse, titre doré, tranches dorées, gardes en soie moirée orange, couvertures et dos conservés. Magnifique exemplaire.
Edition tirée à 400 exemplaires, un des 280 sur vélin à la forme, fabriqué spécialement pour cette édition par les papeteries du Marais avec le filigrane de L'Imitation de Jésus-Christ.Cet ouvrage est considéré comme le dernier des livres symbolistes de Maurice Denis. Les 216 dessins ont été gravés sur bois par Tony Beltrand. Si Vollard c'est d'abord fait connaître en tant que marchand d'art et avoir révéler Gaugin et Cézanne, il joua également un rôle important en tant qu'éditeur d'art, et c'est là son quatrième ouvrage. (PETRINI-POLI, Martine. L'Imitation de Jésus-Christ et les bois gravés de Maurice Denis. 2019.)
P., Jacques Villery, 1638 ; in-16. 6 ff.-148 f°. Titre gravé et 13 figures in-texte en taille douce. Quelques bandeaux gravés sur bois. Veau noir, dos à nerfs, titre et filets dorés, encadrement de doubles filets dorés sur les plats, petite plaque ovale dorée aux centres des plats représentant une Crucifixion. Cuir épidermé, deux coins frottés. Marges courtes. Des traces de manipulations.
Cotignon de La Cahrnaye était un poète originaire de la Nièvre (1582-1641), mais il résida une partie de sa vie au château de la Charnaye, près d'Agenvières dans le Cher. Il rédigea de nombreux poèmes et pastorales inspirés de Ronsard et de l'Astrée. Il faisait partie de l'Académie des Illustres Bergers. Mais devenu chanoine il répudia ses vers et composa ces "Travaux de Jésus" en alexandrins, sur la Passion de Jésus. Les gravures illustrent une partie des stations du Chemin de Croix. (Cioranescu n° 22012 - Graesse II, 285).
I. [PAEZ, Gaspar / MENDEZ, le Père Alphonse] II. [KIRWITZER, Wencelas Pantaléon] III. [ANDRADE, Antonio de]
Reference : LCS-8124
Rare réunion de trois lettres jésuites écrites d’Ethiopie, de Chine et du Tibet. Exemplaire d’une grande pureté conservé dans son vélin de l’époque. Paris, Sébastien Cramoisy, 1629.Soit 3 ouvrages reliés en 1 volume in-8 de : I/ (4) ff., 262 pp. mal chiffrées 252, (1) f.bl. ; II/ (2) ff., 102 pp., (1) f.bl. ; III/ (4) ff., 104 pp. Plein vélin souple de l’époque, dos lisse avec le titre manuscrit. Reliure de l’époque. 168 x 108 mm.
I/ Première édition de la traduction française de ces relations écrites par les jésuites Gaspar Paez (pour 1624 et 1625) et Alphonse Mendez (pour 1626) envoyés en mission en Éthiopie. Sommervogel, Bibliothèque de la compagnie de Jésus, V, 258 ; Carayon 906. Inconnu à Chadenat, Brunet et Barbier. II/ Première édition de la traduction française de ces lettres adressées de la Chine au Père Mutio Vitelleschi, général de la Compagnie de Jésus. Cordier, Bibliotheca Sinica, 815 ; Chadenat 4896. En raison du soutien qu’il apporte aux missions jésuites en Extrême-Orient, c’est pendant le « mandat » de Vitelleschi que les jésuites connaissent leur âge d’or en Chine. Les lettres présentes dans ce recueil, rédigées par un religieux, exposent ce qui s’est passé dans les missions jésuites en Chine en 1624. L’auteur de cette relation est probablement Wencelas Pantaléon Kirwitzer car il a signé la dernière des lettres. Mais le présent ouvrage a parfois été attribué au Père Darde ou au Père Jean-Baptiste Machault. Les deux premiers chapitres donnent une vision globale de la situation politique de la Chine et des progrès de la religion chrétienne dans ce pays à l’époque. Les autres lettres témoignent de la situation des diverses missions établies à travers tout le pays. Kirwitzer est un astronome et un mathématicien qui entra chez les jésuites en 1606. Il partit en mission en Asie avec d’autres jésuites en 1618, séjourna à Goa et en Chine, où il mourut en 1626. « Curieux et rare recueil » (Chadenat). « Je crois pouvoir attribuer cette traduction au Père Darde… Elle pourrait cependant être du P. J.-B. de Machault » (Sommervogel). III/ Première édition française de la lettre écrite du Tibet par antonio de Andrade, datée du 15 août 1626. Streit V, 310; Cordier BS 2901. Antonio de Andrade, né en 1580 à Oleiros (Portugal) et mort (empoisonné) le 19 mars 1634 à Goa était un prêtre jésuite portugais, missionnaire en Inde et au Tibet. « Il se fit remarquer dès l’origine par la finesse de son esprit et la maturité de son jugement ; c’est du moins ce que nous dit Barbosa. Bientôt il passa dans les missions de l’Inde, et il arriva à Goa dans la première année du dix-septième siècle. Nommé supérieur de la résidence du Mogol, il apprit là qu’il existait au Thibet certains vestiges du christianisme ; ou plutôt il eut connaissance de ces formes extérieures du culte de Boudha, qui ont frappé d’une surprise si grande plusieurs voyageurs par leur analogie avec notre culte. Antonio de Andrade n’hésita pas à entreprendre un voyage immense ; et, revêtu de l’habit mogol, il se dirigea vers le Thibet. Ce qu’il eut à souffrir de privations dans ce voyage difficile serait trop long à raconter : il suffira de dire que, dans les contrées montueuses qui séparent l’Inde du Thibet, il eut à braver un froid assez vif pour que les doigts de ses pieds fussent gelés complètement. Il parvint enfin à Caparanga en 1624, cité qui était alors la résidence du chef militaire du Thibet. On affirme qu’il y prêcha l’Evangile, et qu’il put même édifier un temple à la Vierge, dans la construction duquel les grands de la cour se faisaient un devoir de l’aider : ce qu’il y a de certain, c’est qu’il retourna dans le Mogol, qu’il y alla chercher de nouveaux ouvriers évangéliques, et qu’il pénétra une seconde fois au Thibet, où il fut reçu avec autant d’empressement qu’il l’avait été la première fois. Ce fut alors qu’il fut élu provincial de la résidence de Goa, puis député du saint office. Barbosa prétend que les juifs de Goa lui administrèrent un poison subtil, dont il mourut. » (Biographie générale, II, 545). Antonio de Andrade fut donc le premier européen à traverser l’Himalaya, en 1624. Il faudra attendre deux siècles avant qu’un autre européen pénètre à nouveau dans la ville de Caparangue. Il fonda en 1626 la mission jésuite au Tibet et édifia alors la première église chrétienne du Tibet. Il date sa relation du 26 août 1626, date à laquelle la construction de l’église fut achevée. Il décrit dans son récit les mœurs religieuses et sociales du Tibet de l’époque, ainsi que les cérémonies bouddhistes. Carl Ritter écrivait dès 1833: "Special value attaches to the artless and candid narrative from the fact that the book is rare, that the enterprise was remarkable, and that this geographical source has been left unused for two hundred years; it opened up a mountain region, which recently has had to be scientifically rediscovered." (Die Erdkunde von Asien).Précieux exemplaire de cette réunion de trois lettres jésuites de la plus grande rareté, écrites Éthiopie, de Chine et du Tibet, conservé dans sa première reliure en vélin souple de l’époque.
Édition originale de la plus grande rareté de cette relation de la mission entreprise en Perse par le Père Alexandre de Rhodes. Paris, Jean Henault, 1659.In-8 de (1) f.bl., (6) ff., 115 pp., (1) p., (1) f.bl. Relié en plein vélin souple de l’époque, dos lisse avec le titre manuscrit en tête. Reliure de l’époque. 162 x 116 mm.
Rarissime édition originale de cette relation rédigée à partir des notes du Père Alexandre de Rhodes, de la mission jésuite établie en Perse au milieu du XVIIe siècle. Sommervogel, Bibliothèque de la Compagnie de Jésus, V, p. 255; Carayon, Bibliographie historique de la Compagnie de Jésus, 987. Inconnu de Chadenat, Brunet, … Le missionnaire français Alexandre de Rhodes (Avignon, 1591- Perse, 1660) fut admis chez les Jésuites en 1612. Il prêcha l’Evangile dans de nombreux pays tels Goa, Macao, la Cochinchine, le Tonquin… «En 1648, il traversa tout le royaume de Perse, rencontra chemin faisant Le Gouz de La Boullaye, et se rendit par l’Anatolie et l’Arménie à Smyrne, où il mit la voile pour Gênes. Trois années d’un paisible séjour à Rome ne le guérirent pas de la passion des voyages; il alla faire à Paris les préparatifs de sa dernière entreprise, et partir pour la Perse à la tête d’une nouvelle mission. On s’accorde à dire qu’il a donné sur les pays qu’il a parcourus des détails généralement exacts.» (Biographie générale, 41, 104). «La permission du Provincial, Jacques Renault, dit que cette Relation du P. de Rhodes a été dressée par le P. Jacques de Machault». (Sommervogel) Le Père Jacques de Machault (1600–1680) est un littérateur français qui entra chez les Jésuites à 18 ans. Il professait les humanités et la philosophie dans divers collèges jésuites. Il devint recteur à Alençon, à Orléans et à Caen. C’est lui qui composa le présent ouvrage sur les notes prises par Alexandre de Rhodes lors de son séjour en Perse. Séduisant exemplaire conservé dans sa première reliure en vélin de l’époque. Nous n’avons pu localiser aucun exemplaire sur le marché public depuis le début des relevés.
Paris, Challamel, 1840 ; petit in-4 (30 x 22,5 cm). 20 planches lithographiées sous serpentes. Titre, initiales, quelques majuscules, rehaussées or et bleu à la main. Cartonnage d'éditeur en papier bleu nuit, plt sup. orné d'une croix dorées contenant le titre et entourée d'une encadrement et d'un semi d'étoiles dorées. Frottements, accidents au cartonnage. Rousseurs marquées. Vignette ex-dono sur le contreplat sup. : "Souvenir du Général Vicomte Foullon de Doué, à Madame Coquille, née Petitier. Nancy, 14 août 1859". (Jean Philippe Foullon, vicomte, baron de Doué (1775-1859), général, maréchal des camps et armées françaises).
Un résumé de la vie de Jésus en 20 épisodes : les textes sont inscrits dans des encadrements ornés inspirés de l'enluminure, en dessous des scènes empruntées aux artistes anciens se développent sur la moitiée de la page ; les titres, lettrines et fins de lignes sont peints en bleu rehaussé d'or. C'est un bel ensemble de dessins recomposés par Théophile Fragonard (le petit-fils d'Honoré), typique du romantisme de la première moitiée du XIXe siècle.