Paris, Flammarion, 1988. In-8 broché, couverture illustrée, 410 pp. + 16 pp. de documents photographiques hors texte.
Reference : 4129
Librairie Le Lutrin
SERGE LEFEBVRE
1, rue d'Alger
06000 Nice
France
06 82 09 51 82
Les règlements par eurochèque sont majorés de 15 € pour les frais de banque. <br /> Nous acceptons les chèques bancaires, virements, et Service PAYPAL (serge.lefebvre@aol.fr)
Unique exemplaire répertorié, parmi les 75 sur grand papier vélin fort réunissant reliure d’époque mosaïquée signée d’un grand maître - Chambolle Duru actif à compter de 1863 - et couvertures tirées spécialement pour ces exemplaires de luxe de l’édition originale. In-12, maroquin citron, filet doré, bordure brisée aux angles dessinée au moyen de deux listels bleu canard sertis de filets dorés et accompagnés de longues branches dorées avec boutons de roses rouges, petit fer spécial différent aux angles, dos orné, répétition du décor dans les entre-nerfs, doublure de maroquin bleu, encadrement de filets, dentelle de rat, pointillés et large guirlande florale, doubles gardes de papier marbré, tranches dorées sur témoins, couvertures conservées, chemise de demi-maroquin bleu, étui. Chambolle-Duru. 186 x 123 mm.
[video width="1920" height="1080" mp4="https://www.camillesourget.com/wp-content/uploads/2026/05/Flaubert.mp4"][/video] Edition originale. Carteret, I, 263-266; Vicaire III, 721-723; Auguste Lambiotte, «Les exemplaires en grand papier de «Madame Bovary» (Le Livre et l’estampe, 1957, p. 17). Exceptionnel exemplaire Bernard Loliée sur grand papier vélin fort habillé de sa reliure mosaïquée de l’époque signée de Chambolle-Duru, actif à compter de 1863, bien complet de sa couverture tirée spécialement pour ces exemplaires de luxe. Il s’agirait de l’unique exemplaire répertorié sur les 75 imprimés réunissant couverture d’origine et reliure mosaïquée de l’époque signée d’un grand maître. Superbe exemplaire du chef-d’œuvre de Flaubert, l’un des 75 sur papier vélin fort, de tout premier état. Un parfum de scandale entoure cette parution mais le succès est immédiat et éclatant et l’estime de Sainte-Beuve, Baudelaire et Zola acquise immédiatement. «Quand Madame Bovary parut, il y eut toute une révolution littéraire» Zola. Ce grand roman, intimiste et réaliste, allait profondément marquer le monde littéraire et engager le roman en ses voies nouvelles. L’exemplaire présente bien les fautes signalées par A. Lambiotte. Les exemplaires en grand papier étaient brochés en 1 volume. Ils contiennent un seul feuillet de titre, et 28 cahiers signés. Le nom de l’imprimeur ne figure pas au bas de la page 232, ni le titre «Madame Bovary» au-dessus de «Deuxième partie». Dans son étude A. Lambiotte concluait que, selon toute vraisemblance, 50 exemplaires sur vélin fort avaient été réservés à l’auteur, fait exceptionnel pour un auteur débutant, tandis qu’au moins 25 autres étaient vendus en librairie. Superbe exemplaire de cette grande originale littéraire, fort recherchée sur grand papier vélin fort, finement reliée à l’époque par Chambolle-Duru en maroquin mosaïqué avec ses couvertures imprimées sur papier vert clair conservées.
Paris, G. Charpentier et Cie, 1884. In-12, 289 pp., maroquin rouge de E. Carayon, dos à nerfs, importante dentelle intérieure dorée, tranches dorées sur témoins, couverture conservée; étui (épidermures, légère insolation, minuscule manque à la couverture).
Édition originale des lettres de Gustave Flaubert adressées à George Sand, précédées d'une notice biographique et stylistique de Maupassant. Un des 50 exemplaires sur Hollande, tirage de tête. La rencontre des deux écrivains a lieu en 1863, lors d'un des dîners Magny, durant lesquels des hommes de lettres, journalistes, scientifiques ou artistes se rencontraient tous les deux mois. Étalée sur une décennie, de 1866 à 1876, cette correspondance comprend 122 lettres de Flaubert à Sand dans lesquelles il l'entretient principalement de ses idées sur la littérature et sa pratique. Ex-libris Roger de Dampierre, ex-libris R.H.V. Voir photographie(s) / See picture(s) * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Paris, Louis Conard, 1910. 18 vol. in-8, demi-maroquin à coins vert de Canape, tête dorée, couverture conservée (insolation, quelques frottements, petites taches éparses).
Ensemble des oeuvres de Flaubert. Les ouvrages sont tirés sur vergé, papier d'édition et comprennent ses romans, ses pièces de théâtre, ses oeuvres de jeunesse, ses notes de voyage et 5 volumes de sa correspondance. Le volume de Madame Bovary est orné d'un portrait de l'auteur en frontispice et comprend une notice biographique. Étiquette de la librairie J.-F. Jeanjean. Voir photographie(s) / See picture(s) * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Paris 9 mai 1877 | 13.50 x 20.50 cm | 2 pages sur un feuillet remplié
Lettre autographe signée de Gustave Flaubert adressée à Léon Cladel. Enveloppe jointe. Quelques soulignements et corrections manuscrites de l'auteur. Minuscules taches d'eau. Trois petites restaurations à l'aide d'adhésif sur la seconde page ainsi que deux traces de pliures inhérentes à la mise sous pli du courrier. Amusante lettre dans laquelle Gustave Flaubert, dont la renommée littéraire n'est plus à faire, apporte son soutien à son ami Léon Cladel qui peine à faire publier l'un de ses ouvrages. Le « maître » - c'est ainsi que Léon Cladel nomme son confrère - démarre cette lettre avec enthousiasme: « J'ai commencé votre bouquin hier à 11 heures il était lu, ce matin à 9 ! ». Le « bouquin » dont il est ici question est L'Homme de la Croix-aux-Bufs que Flaubert avait accepté de relire pour son ami le 30 avril; il en avait d'ailleurs réclamé le manuscrit déposé chez l'éditeur Georges Charpentier à ce dernier: « Cladel m'a écrit pr me dire qu'il désirait que je lusse (pardon du subjonctif) le roman en feuilles qui est chez vous. Donc envoyez-le-moi, ou apportez-le-moi. » (Lettre du 3 mai 1877). Léon Cladel, très proche de Gustave Flaubert, semble lui avoir fait part des craintes de l'éditeur édouard Dentu quant à la publication de son ouvrage: « Et d'abord il faut que Dentu soit fou, pr avoir peur de l'im le publier. » En familier aguerri de l'impitoyable monde de l'édition, Flaubert se place en professionnel et déclare : « Rien n'y est répréhensible soit comme politique, soit comme morale. Ce qu'il vous a dit est un prétexte ? » Cette question de la répréhension morale n'est pas sans faire écho au célèbre procès intenté à l'auteur de Madame Bovary. Tel un critique littéraire dithyrambique, Flaubert complimente son confrère : « Je trouve votre livre, un vrai livre. C'est très bien fait, très soigné, très mâle. & je m'y connais mon bon. » Lecteur scrupuleux, il se permet néanmoins quelques remarques sur le manuscrit de Cladel (« J'ai deux ou trois petites critiques à vous faire (des niaiseries) - ou plutôt des avis à vous soumettre.») avant de se raviser : «Qqfois, il y a des prétentions à l'archaïsme et à la naïveté. C'est l'excès du bien. » L'attitude de Flaubert est ici quasi paternelle et en tout cas bienveillante: conscient des capacités de son ami il souhaite l'encourager et voir la publication de son ouvrage aboutir : « Mais encore une fois, soyez content & dormez sur vos deux oreilles - ou plutôt ne dormez pas - et faites souvent des uvres pareilles.» L'écrivain bienveillant évoque également dans cette missive un autre éditeur, Georges Charpentier : « Quant à Charpentier (auquel je remettrai vos feuilles vendredi - jour où je dîne chez lui) je vais lui chauffer le coco violemment, & en toute conscience, sans exagération & sans menterie. » Charpentier qui édite Flaubert depuis 1874 est devenu un proche ami de l'écrivain avec lequel il entretient une riche correspondance. En ce mois de mai 1877, il vient juste de publier Trois contes qui fut pour Cladel l'occasion d'une émouvante célébration de son maître ès Lettres : « Où diable avez-vous pris ce rutilant pinceau dont vous brossez vos toiles, les petites comme les grandes, et cette sobriété que certains latins vous envieraient ? Être à la fois Chateaubriand et Stendhal, et de plus Flaubert ». Cette admiration est réciproque et Flaubert éprouve pour ce «véritable artiste» une estime non feinte : «La fin est simplement sublime! - & du plus gd effet.» Il réitèrera, quelques semaines plus tard ses compliments : «C'est travaillé, ciselé, creusé. L'observation, chez vous, n'enlève rien à la poésie ; au contraire, elle la fait ressortir.» En effet, Cladel s'affirmera comme le véritable héritier du style flaubertien, bien plus que Zola qui lui reprochera justement de «travaille[r] sa prose avec acharnement » et de « s'efforce[r] de rendre parfaite chaque phrase qu'il écrit». C'est finalement Edouard Dentu qui publiera le manuscrit de L'Homme de la Croix-au
IMP. YVETOTAISE. 1979. In-8. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 46 pages agrafées.. . . . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Sommaire : Maxime du Camp d'après sa correspondance avec Flaubert par Di Stefano - un musicien polonais ami de Flaubert Antoni Orlowski 1811-1861 par Goubault - Flaubert et Stendhal un cas d'incompréhension par R.Boister - autour d'une nuit de Don Juan et de Madame Bovary de Flaubert par Linowitz Wentz - une lettre inédite de Panagiotis Matarangas adresse à Louise Colet A.Skourtis - echos : l'opinion de Thibaudet sur le groupe de Médan - Nadar et Flaubert - il y a cent ans - sur Louis Colet - Flaubert médaillé tunisien - une chanson est elle l'inspiratice de la tentation de Saint Antoine - Flaubert et Bernardin de Saint Pierre - bibliographie flaubertienne. Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues