Bruxelles, Imp. de Ve J. Van Buggenhoudt, 1862. 9 x 14, 106 pp., broché, bon état (couverture défraîchie).
Reference : 98501
Bilingue français/latin.
Librairie Ausone
M. Michaël Collet
chaussée de Gand, 366, boîte 7
1080 Bruxelles
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CREBILLON (Prosper JOLYOT de) - MARMONTEL (Jean-François de) - [anonyme] - [DUPUY DEMPORTES (Jean-Baptiste)] & [anonyme] - [DESFORGES (Pierre-Jean-Baptiste CHOUDARD)].
Reference : 10810
(1749)
A Paris, chez Prault, 1749 ; A Paris, chez Sébastien Jorry, 1749 ; A Londre [sic, Londres], Par les Libraires associés, 1748 (décembre) ; A Amsterdam, s.é., 1749. 4 ouvrages reliés en 1 vol. in-12 (168 x 98 mm) de 4 ff. n.fol., 96 pp. et 2 planches dépliantes ; ix pp., 1 f. n.fol. et 82 pp. ; 58 pp. et 1 f. n.fol. ; 22 pp. et 2 ff. bl. Reliure de l'époque de plein veau moucheté havane, armes dorées portées au centre des plats, dos à nerfs orné de caissons d'encadrement à froid, fleurons à froid, titre doré, armes dorées en queue, palette à froid en queue, filet doré sur les coupes, toutes tranches mouchetées, dentelle intérieure dorée.
Exemplaire aux armes de Gabriel-Jérôme de Bullion de Bonnelles, chevalier et comte d'Esclimont, originaire de Mâcon en Bourgogne. En 1713, le jeune chevalier de Bullion entra chez les mousquetaires du roi. Il devint colonel en 1718. Prévôt de Paris, il fut officier avec le grade de colonel au régiment de Provence, maître de camp, maréchal de camp. Il commanda son régiment à la prise de Nancy en 1733, puis fut employé à l’armée du Rhin de 1734 à 1735. Promu maréchal de camp le 1er mars 1738, il fut conservateur des Privilèges Royaux de l'Université de Paris. Réunion de quatre textes, chacun ici en édition originale. ''La tragédie de Catilina, à laquelle Crébillon avait travaillé plus de vingt ans, fut jouée pour la première fois le 20 décembre 1748 avec un succès dont le poète septuagénaire fut redevable à la cour et surtout à Mme de Pompadour, qui avait intéressé le Roi en sa faveur : « On parla devant Mme de Pompadour de ce grand homme abandonné, qu’on laissait vieillir sans secours parce qu’il était sans intrigue. C’était la prendre par son endroit sensible. Que dites-vous ? s’écria-t'elle. Crébillon est pauvre et délaissé ! Aussitôt elle obtint pour lui du Roi une pension de cent louis sur sa cassette… On parlait de Catilina comme de la merveille du siècle. Mme de Pompadour voulut l’entendre. Le jour fut pris pour cette lecture ; le Roi, invisible et présent, l’entendit. Elle eut un plein succès et, lorsque Catilina fut mis au théâtre, Mme de Pompadour, accompagnée d’une volée de courtisans, vint assister à ce spectacle avec le plus vif intérêt. Peu de temps après, Crébillon obtint la faveur d’une édition de ses œuvres à l’imprimerie du Louvre, aux dépens du trésor royal. Dès ce temps-là Voltaire fut froidement reçu et cessa d’aller à la cour.'' (Marmontel, in Mémoires). ''Lorsqu'on présenta à Voltaire, Denis le Tyran, première et dernière tragédie de Marmontel (i), le vieux poète dit : II ne fera jamais rien, il n'a pas le secret. — Le génie peut-être ? — Oui, l'abbé, le génie, et puis le bon choix des sujets ; l'homme de Nature opposé à l'homme civilisé ; l'homme sous l'empire du despotisme ; l'homme accablé sous le joug de la tyrannie des pères, des mères, des époux, les liens les plus sacrés, les plus doux, les plus violents, les plus généraux, les maux de la société, la loi inévitable de la fatalité, les suites des grandes passions''. (Diderot, in Salons). ''Dans le conte satirique Natilica (Catilina), tous les noms propres sont anagrammarisés : ainsi, Inebami, c'est Bien-Aimé (Louis XV) ; Lovatire, c’est Voltaire ; Rebnocill, c’est Crébillon.'' (Drujon). Quérard II, La France littéraire, p. 332 (pour Catilina) - Cioranescu II, Bibliographie de la littérature française du XVIIIème, 43021 & Quérard IV, La France littéraire, p. 551 (pour Denys le tyran) - Barbier IV, Dictionnaire des ouvrages anonymes, 1102-b (pour la Lettre [...] puis V, 397-c (pour Natilica, dans une édition à la même date mais au format in-4) puis Quérard II, La France littéraire, p. 512 & Cioranescu I, Bibliographie de la littérature française du XVIIIème, 23405 et Drujon II, Les Livres à clefs, 681. Angles élimés. Coiffes arasées. Dos à l'éclat légèrement altéré. Discrète auréole claire en marge supérieure des feuillets. Rares rousseurs dans le texte. Du reste, bonne condition.
Paris, Gallimard, 1953 1 volume In-8° (11,8 x 18,7cm) Broché. 207p., 2 feuillets. Très bon état (3 des premières pages très légèrement fumées); non coupé.
Edition originale tirée à 45 exemplaires sur vélin pur fil - exemplaire justifié n°29 - de l'ouvrage de l'écrivain Yves de BAYSER (1920-1999, poète découvert par René Char, Grand Prix de la poésie de la Société des Gens de lettres en 1975 et du prix Mallarmé en 1980): mi-roman, mi-essai sur le langage totalitaire, remarqué et publié par Albert Camus: "Lorsqu'il eut été chassé du pouvoir par son entourage, le tyran se réfugia dans une île étrangère où il fut reçu comme un assassin politique dont le procès réclamait une conclusion urgente. Dans sa cellule, il rédigea un "mémorial" d'un genre nouveau, car loin d'être une simple suite de souvenirs, ou même un plaidoyer en [sa] faveur [...], il constituait un réquisitoire et un verdict condamnant ses juges à le condamner. [...] L'imaginaire traducteur du manuscrit a fait précéder celui-ci du "Cours de Joseph Hut" qui expose les raisons qu'on peut avoir, selon son tempérament, de désespérer ou non de la tyrannie, et l'a fait suivre d'un appendice donnant des détails sur le tyran et sur ses actes. Le tout a été réuni sous le titre d' "Eglogues du tyran" qui évoque à la fois le lyrisme mouvementé du ton et la grande idylle désirée et proclamée par les partisans du berger de la tyrannie." (présentation de l'éditeur, non imprimée ici).
Paris
Trois ouvrages en un volume in-8 (216 x 136 mm), demi-veau havane, dos lisse orné, tranches mouchetées (reliure de l'époque). "Le Roi s'amuse" est en quatrième édition, chez Renduel, 1833, tome 1 des Drames. "Angelo, tyran de Padoue" est en édition originale, Renduel, 1835. "Chatterton" est également en édition originale, chez Hippolyte Souverain, 1835, ornée d'un frontispice par Edouard May, sur Chine monté. (reliure usagée, mors fendu, coiffe supérieure usagée, coiffe inférieure frottée, rousseurs). // Three volumes bound in one octavo vol. (216 x 136 mm), havana half-calf, smooth spine tooled, sprinkled edges (contemporary binding). "Le Roi s'amuse" is in fourth edition, by Renduel, 1833, vol. 1 of "Drames". "Angelo, tyran de Padoue" is in first edition, Renduel, 1835, vol. VII of "Drames". "Chatterton" is also in first edition, by Hippolyte Souverain, 1835, illustrated with a frontispiece by Edouard May, on pasted China paper. (used binding, joins cracked, top of spine used, bottom of spine rubbed, brownings).
EUROPE. JANV-FEV 1981. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 251 pages.. . . . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Sommaire : ANTOINE CAYROL:Rayonnement d’une culture ...Hélène CAYROL:Pere Vives i Clavé, intellectuelexem-plaire. Suivi de: Lettres des campsde concentration ...Alain LAGUARDA:Vargas Llosa et « Tyran le blanc» ..Mario VARGAS LLOSA: Lettre de bataille pour « Tyran leblanc»** *Maria Aurélia CAPMANY: Racines historiques de la littérature catalane ...Josep FONTANA:PierreVilaret l’histoire de la Catalogne ..** *Joan COLOMINES et Jep GOUZY: Historique d’une poésie en luttePoèmes de: Salvador ESPRIU, Josep PALAU FABRE, Joan CROSSA, Vicent ANDRES I ESTELLES, Francese VALL-VERDU, Lluis ALPERA ** *Jordi CARBONELL:Eléments d’histoire sociale et politiquede la langue catalane ..Jaume GUILLAMET:Le catalan et les moyens de communication ...Francesc VALLVERDU: Les progrès de l’édition catalane.** * Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
4 pages autographes de 49 vers signés sur 2 feuillets in-4 (avec deux repentirs), avec mention à l'encre, d'une autre main, en bas de la dernière page : "Paris Bd Saint Germain 1902" : Nous en livrons une transcription partielle : [ Manuscrit autographe signé ] Page d'Histoire : [ Il évoque la mort du dauphin Louis puis continue ... ] "Et le peuple affranchi déjà de son tyran / Se souvint tout à coup des Comtes émigrants, / Douta de voir jamais leur race anéantie / Et n'osa point trouver la Liberté grandie / Avec sous son pied rouge un cadavre nouveau, / Ce cadavre d'enfant et non de tyranneau. / Or, comme un meurtrier poursuivi par son crime / Voit toujours devant lui les traits de sa victime / O France qui ne fut méchante qu'une fois / Tu devrais le revoir ce fils blond de tes Rois / Et quand des imposteurs t'ont dit chacun : "Regarde!" / "Je suis Louis dix-sept ! " tu répondis, hagarde : / "Tous mes Rois sont morts, tous !" Et tu devais souffrir, / Car tu connaissais bien comme ils savaient mourir !" / 'Et c'était tout le temps et l'angoisse et la gêne / Dans cette liberté que tu goûtais à peine ! / Sans cesse on l'habillait de régimes nouveaux / Aussitôt rejetés, n'étant pas aussi beaux; / Tel un amant jaloux qui cherche avec ivresse / Les plus brillants joyaux pour parer sa maîtresse / Et n'en juge pas un digne de sa beauté, / Tel, le peuple, voulant orner la Liberté / Lui mit le Consulat après le Directoire / Et trouvant tour à tour chaque robe trop noire, / Chaque gouvernement trop étroit ou trop laid, / Enfin croyant trouver celui-là qu'il fallait / La força d'embrasser un vêtement, le pire / Et lui meurtrit le cou dans ce carcan : l'Empire / Mais nul ne supposa que son avènement / Sonnait pour nos aïeux l'heure du châtiment. / [ ... ] "Et la France partit dans la gloire au trépas ! / Et la France mourut ne s'apercevant pas / Qu'elle payait ainsi quelque dette divine, / Qu'un sabre châtiait alors la guillotine / Et que livrant à l'Aigle un par un tous ses fils / L'Aigle en les dévorant vengeait la fleur de Lys".
Beau poème autographe signé de Maurice Renard (1875-1939), l'écrivain à succès de nombreux romans fantastiques et de science-fiction, parmi lesquels le célèbre ouvrage "Les Mains d'Orlac". Dans le présent poème manuscrit, il évoque la mort tragique du dauphin Louis-Charles de France (1785-1795), connut comme "Louis XVII", et le poids de ce crime sur la conscience de la Nation... Bon tat (petites fentes en pliures)