Paris, Le Cherche Midi, 1979 14 x 20, 190 pp., broché, bon état
Reference : 8145
Librairie Ausone
M. Michaël Collet
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1746 Couverture rigide Rouen, aux dépens de la compagnie, 1747. In-12, reliure plein veau, dos lisse orné, pièce de titre rouge, filet à froid d'encadrement sur les plats, filet doré sur les coupes, tranches rouges, charnières usées, coins émoussés. Faux-titre, premier titre ("Pensées Philosophiques, La Haye, 1946"), deuxième titre ("Pensées chrétiennes", Rouen, 1947), 5 pages d'Avis au lecteur, 241 pages, 20 pages non chiffrées de tables (erreur de disposition concernant deux feuillets de table ; l'ensemble des tables est cependant bien complet). Conformément à Barbier, il est généralement admis que l'auteur de cette réfutation des pensées philosophiques fut Georges Polier de Bottens. Comme ce dernier veut mettre ses deux textes ("Pensées chrétiennes..." et "Réflexions sur les pensées philosophiques") en parallèle et que les commentaires sont nettement plus diffus que le texte des "Pensées" de Diderot, les pages qu'occupe ce dernier ouvrage comportent de nombreuses lacunes (p.26, 42, etc...), (Adams, pd16, p.286). Par "lacunes", Adams entend des espaces "blancs" conséquents. Bon exemplaire.
Bon
Prestigieux exemplaire provenant de la bibliothèque du maître enseignant du Plessis-Sorbonne l’abbé de Saint-André, enrichi de son ex-libris manuscrit en date du 21 mars 1698. «Labbé de St André. A Paris au collège du Plessis Sorbonne l’an mil six cents nonante huit ce jourduy 21 mars». Paris, Guillaume Desprez, 1670. In-12. Plein maroquin rouge, encadrement de filets à la Duseuil sur les plats, dos à nerfs richement orné, coupes décorées, tranches dorées. Reliure en maroquin de l’époque. 164 x 82 mm. Collation: 41 feuillets liminaires, 365 pages, 10 feuillets de table.
Précieuse édition des Pensées imprimée dès l’année 1670 relié en maroquin rouge de l’époque, l’exemplaire de l’abbé de Saint André, maitre du célèbre collège du Plessis Sorbonne en l’année 1698. Exemplaire appartenant à la seconde des quatre éditions parues en 1670 (Brunet, supplément II 167, lui donne la priorité et la qualifie d’édition originale; Tchemerzine la classe en seconde position, la qualifiant de première contrefaçon), provenant de la bibliothèque de l’abbé de Saint-André, maître au collège du Plessis-Sorbonne, A Paris, l’an 1698 cejourdhuy 21 mars» Ce collège fut fondé en 1317 par Geoffroy du Plessis-Balisson, notaire apostolique et secrétaire de Philippe le Long, sous le nom de collège Saint-Martin-au-Mont. Mais il fut vite désigné sous le nom de collège du Plessis. Il fut uni à la Sorbonne en 1646 et prit alors le nom de Plessis-Sorbonne. Ses bâtiments sont occupés par l’actuel lycée Louis le Grand. Les bibliographes classiques du xixè siècle considéraient la présente édition comme la première originale. Ainsi Deschamps dans le Supplément de Brunet (II-167) la décrivait-il ainsi: «Edition originale; elle se compose de 41 ff. limin., de 365 pp. et de 10 ff. de table; le privilège (délivré au sieur Périer), donné à Paris le 27 décembre 1666, porte à la fin: Achevé d’imprimer pour la première fois, le 2 janvier 1670; il y a un errata au verso. Petier, le premier, confronta minutieusement cette édition avec l’exemplaire unique de l’édition de 1669, que conserve la Bibliothèque Nationale; les deux éditions n’en font qu’une; le nombre des pages, les fleurons, les dispositions typographiques sont les mêmes; il n’y a de différences que celles-ci: le titre n’est pas absolument le même; l’exemplaire de 1669 n’a ni les approbations ecclésiastiques, ni le privilège, et la table finit au mot Charnel, c’est-à-dire que les ix derniers ff. manquent; de plus, l’exemplaire de 1669 n’a pas été cartonné, c’est-à-dire qu’il n’a pas subi les suppressions ou modifications qui furent exigées, sans doute, par l’archevêque de Paris». Deux autres éditions virent le jour en cette même année 1670. 1/ «Une seconde contrefaçon sous la même date, avec collation identique, a un titre un peu différent. Le monogramme de G. Desprez y est remplacé par le fleuron des Provinciales, éd. in-4 de 1657» (Tchémerzine, v, 71). 2/ La véritable seconde édition des «Pensées», avec cette fois les fautes corrigées. Le titre est identique, à celui de l’édition originale mais la collation est différente: in-12 de (39) ff., 358 pp. chiff. 334 et (10) ff. Parmi ces quatre éditions parues en 1670 la notre occuperait la seconde place par ordre chronologique. Elle est infiniment rare reliée en maroquin de l’époque. « Pascal reste unique, non pas tant parce qu'il est « une des plus fortes intelligences qui aient paru » (Paul Valéry), mais par sa fougue, par son élan, par cette agressivité qui empoigne l'âme du lecteur, par ces découvertes, ces surprise, qu'il lui réserve, qui l'étonnent, qui le confondent et lui font découvrir, en lui, non seulement des abîmes, mais les moyens ou plutôt l'unique moyen de les franchir.» « Comme l'on savait le dessein qu'avait Pascal de travailler sur la religion, l'on eut un très grand soin, après sa mort, de recueillir tous les écrits qu'il avait faits sur cette matière. On les trouva tous ensemble enfilés en diverses liasses, mais sans aucun ordre, sans aucune suite... Et tout cela était si imparfait, et si mal écrit, qu'on a eu toutes les peines du mondes à les déchiffrer » dit Etienne Périer dans sa préface. Les amis de Pascal, Roannez, Brienne et Étienne Périer s'en tinrent finalement à l'édition des fragments, en les disposant dans un certain ordre, groupant celles des pensées qui avaient quelque affinité par le sujet, se contentant de les « éclaircir et embellir ». Le résultat de ce travail fut l'édition de 1670. Les exemplaires des «Pensées» de Pascal imprimés en 1670 reliés en maroquin de l’époque sont rares ; l'un appartenant à la première édition originale de 1670 fut vendu 230 000 € par Sotheby'sil y a 16 ans (Sotheby’s, 5 décembre 2001) ; le second, provenant de la bibliothèque Pierre Bérès, court de marges et restauré, fut vendu 120000 € il y a 12 ans. Précieux exemplaire relié en maroquin décoré de l’époque à superbe provenance: «Labbé de St André – Collège du Plessis-Sorbonne – ce 21 mars 1698» L’affirmation de Paris comme capitale de la France s’appuya sur le développement et le rayonnement de l’Université de Paris. Celle-ci vit le jour au cours du xiiè siècle au terme d’une croissance continue des écoles parisiennes regroupées sur la Montagne Sainte-Geneviève. Ces écoles dispensaient un enseignement qui préparait à trois grades: le baccalauréat (grammaire, dialectique, rhétorique), la licence (arithmétique, géométrie, astronomie, musique) et le doctorat (médecine, droit canonique, théologie). A la fin du Moyen-Âge, l’Université de Paris était devenue le plus grand centre culturel et scientifique européen, attirant quelque 20000 étudiants. Elle tirait sa renommée du prestige de ses maitres, mais également de ses bibliothèques dont la richesse n’avait d’égale que celle de la bibliothèque pontificale. L’Université de Paris fut le berceau du «second humanisme français» au xvè siècle et c’est à la Sorbonne que fut installée, en 1469, la première imprimerie de France par le bibliothécaire du roi Louis xi, Guillaume Fichet, et le prieur du collège, Jean Heynlin. «L’établissement, doté d’une bibliothèque d’envergure, d’une chapelle et de dortoirs destinés au confort de ses étudiants s’associe en effet à la faculté de théologie, et s’implante durablement au cœur du Paris médiéval. De siècle en siècle, le collège que l’on nomme par la suite «la Sorbonne» joue un rôle grandissant dans la vie du royaume de France, participe activement au débat intellectuel, et poursuit sans relâche sa tâche d’enseignement. En 1622, son illustre proviseur et bientôt cardinal Richelieu, à la recherche d’un lieu pour accueillir son propre tombeau, entreprend de grands travaux de rénovation et débute alors la construction d’une chapelle. C’est le début d’une modernisation constante des bâtiments, à mesure que la renommée de l’Université ne cesse de s’accroître dans toute l’Europe. En 1698, l’Abbé de Saint André, maître au collège du Plessis-Sorbonne, apposait son ex‑libris manuscrit sur cet exemplaire des Pensées de 1670 relié en maroquin de l’époque.
1863 À Paris, chez Michel Lévy frères, 1863.
1 volume in-8 (20,5 cm x 13,5 cm), demi maroquin vert à longs grains à coins, dos à nerfs à filets dorés, ex-libris d’Henry Standish et de F.M. Caye contrecollés sur le contreplat. [4]-306-[4]-353-[1] pages (complet). Frottements à la reliure, feuillets légèrement brunis. État très correct. Nouvelle édition. Avant d'être l'important critique que l'on sait, Sainte-Beuve fut poète et romancier. Vie, Poésies et Pensées de Joseph Delorme a paru pour la première fois en 1829. Une voix singulière jaillissait dans le mouvement romantique, qui exercera une profonde influence sur la littérature du XIXe siècle. Sainte-Beuve crée le personnage de Joseph Delorme, mort prématurément, sorte de double, dont il raconte la vie et rassemble les poésies et les pensées. Ainsi naît une des grandes figures mythiques du romantisme : celle du poète malheureux, qui souffre intensément dans son siècle et qui, sans espoir, tente de renouveler le langage poétique. Agréable exemplaire.
1678 Couverture rigide A Paris, Desprez, 1678 pour les textes de Pascal et 1672 pour ceux de Filleau de la Chaise. Fort volume in-12, reliure plein veau brun, dos orné à 5 nerfs, charnières fragiles. Feuillet de titre restauré, 27 feuillets non chiffrés, 357 pages, 9 feuillets non chiffrés, suivi de 3 feuillets non chiffrés, 214 pages, 1 feuillet, puis 2 feuillets non chiffrés, 12 pages. "Indépendamment des nouvelles pensées qu'indique son titre, cette édition contient de plus que les précédentes faites à Paris, l'opuscule de Pascal...". Les deux textes de Filleau de la Chaise sont en édition originale. Bel ensemble. Brunet IV, 399.
Bon
Précieux exemplaire imprimé sur grand papier revêtu d’une élégante reliure de l’époque. S.l., 1754. In-8 de: (2) ff., 73 pp. numérotées de 3 à 73, 30 ff. numérotés de 73 à 101 (3 ff. numérotés 101), pp. numérotées de 102 à 169, (5) pp., pp. numérotées de 171 à 206, (6) ff. Veau de l’époque, filet à froid autour des plats, dos lisse orné de fleurons dorés, pièce de titre de maroquin rouge, filet doré, tranches rouges. Reliure de l’époque. 157 x 85 mm.
Édition originale définitive, très augmentée et très remaniée par rapport à celle de 1753, introuvable et selon Tchemerzine, « restée non décrite jusqu’à ce jour ». Tchemerzine, II, 936-935. Exposé de la doctrine des Encyclopédistes, ce traité fut publié alors que 4 volumes de l’Encyclopédie avaient déjà paru. La publication de la «Lettre sur les aveugles» en 1749 entraîne l’arrestation de Diderot et son emprisonnement au donjon de Vincennes. Remis en liberté Diderot se consacre à l’élaboration du tome premier de l’Encyclopédie dont le prospectus se répand dans le public en octobre 1750. Au début de l’année 1751 paraît la «Lettre sur les sourds et les muets». Les 2 premiers tomes de l’Encyclopédie sont publiés en juillet 1751 et janvier 1752. Un arrêt du Conseil du Roi ordonne le 7 février 1752 la suppression du Dictionnaire. Cet arrêt est tacitement rapporté grâce à l’intervention de Madame de Pompadour et de quelques ministres. C’est dans ce contexte troublé que Diderot fait paraître, sans y mettre son nom, ce nouvel ouvrage qui expose la doctrine des encyclopédistes, abonde en idées scientifiques, ingénieuses et profondes et permet à l’auteur de préciser son matérialisme. «Les Pensées sur l’interprétation de la nature» étaient, comme les «Pensées philosophiques» divisées en une cinquantaine de paragraphes, où, sous une forme claire et simple, étaient exposés les principes d’une philosophie vraiment positiviste. Répudiant les procédés de la physique rationnelle, Diderot lui opposait la méthode expérimentale et formulait quelques idées singulièrement justes sur l’évolution, l’acoustique, les atomes chimiques. Il terminait par une prière à Dieu qu’il reléguait dans une région très éloignée, incertaine même, et il penchait plutôt vers une explication matérialiste du monde éternel, où la vie ne serait qu’une qualité fortuite de la matière.» Aucune condamnation ne vint troubler la publication de l’ouvrage. «Il ne dut pas franchir la limite de ce cercle étroit de savants et de philosophes, auxquels Diderot s’adressait. Du moins il les enthousiasma. Le fond autant que la forme leur en paraissait admirable: «Il faut le lire et le relire, disait Grimm. Je dirais aux jeunes gens qui se disposent à l’étude de la philosophie naturelle: voilà votre Enchiridion; apprenez-le par cœur avant de faire un pas dans cette science.» (Belin, Le mouvement philosophique de 1748 à 1789, Paris, 1913, p. 74). Bel exemplaire de cette édition originale rare, témoignage de l’effervescence des idées au siècle des lumières, en séduisante condition d’époque.