Fondation Paul Ricard, sans date, broché, couverture illustrée, 15X21 cm, non paginé. 64 portraits en couleurs de Paul Ricard. Introduction de Paul Ricard, préface de Pierre Cordelier.
Reference : 6722
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Le Barde Bourguignon
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, petit in-4, demi-chagrin rouge, dos titré Souvenir e Bade 1838, orné d’arabesques dor., plats de papier gaufré rouge, encadr. fil. dor., titre frappé au centre du 1er plat, tr. dor. (Rel. de l’époque). SUITE TRÈS RARE de portraits croqués à Bade, station thermale du Bade-Wurtemberg qui fut réputée entre 1830 et 1870 comme la “capitale d’été” de l’Europe. Le dessinateur, graveur et lithographe suisse Karl-Friedrich Irminger est né à Aadorf en 1813 et mort à Zürich en 1863. Il s’était spécialisé dans les portraits de militaires suisses à l’aquarelle, miniatures, lithographies et caricatures. Ses travaux ont illustré diverses revues suisses et étrangères. Dans les années 1850 il s’associe avec le peintre et photographe Heinrich Schweikert pour créer à Zürich un atelier de photographie. Il avait 25 ans lorsqu’il grava ces portraits. Parmi les personnalités en villégiature à Baden représentées dans l’album : le comte Solohub, le prince Léon Galitzin, le comte Rödern, le cte d’Hoffelize, le marquis de Saint Vallier, A. de Chanay, Mars Alting-Siberg, le cte de Dietrichstein (précepteur du duc de Reichstadt), M. de Golovine, le cte Komar, le comte [Lajos] Batthiany, le prince Gagarine, le prince Schakovskoy, le cte Fiquelmont, le cte Haugwitz, le cte de La Roche-Ponchin, le marquis de Bedmar y Escalona, cte de Coutenhofen [Coudenove], le cte de Barral, cte Benckendorff, M. Narischkine, prince Nicolas Gagarine, cte Antoine Szapary, cte Arenfelt, cte Blücher, cte de La Morlière, le banquier Meyer, le prince Troubetskoy et de nombreux autres.
“La goute et autres infirmités ne me permettent pas de sortir, j’ai eu l’honneur de vous écrire pour vous faire part de ce que j’avois projetté au sujet des expériences sur le fer (...) S’il vous restoit un petit moment, Monsieur, et que vous voulussiés vous donner la peine de passer chez moi, vous verriez en petit les effets de ma machine et votre sagacité jugeroit de ce qu’il en peut résulter en grand, en même temps vous pourriés vous distraire dans un aultre genre. J’ai des portraits de plusieurs belles femmes de Paris peintes à ma manière qui m’ont attiré une foule d’admirateurs pendant l’exposition du Louvre...” Signé “De Montpetit, ancien peintre de la Cour, rue du gros chenel n°3”Montpetit fut l’inventeur de diverses machines. Il inventa aussi un genre de peinture à l’huile fixée sur une glace. Ce procédé qu’il dénommait éludorique eut du succès et il fut chargé de peindre plusieurs portraits du roi “au fixé”. En 1778 il participa à l’Exposition du Colisée avec plusieurs portraits.
Précieux recueil de 1271 portraits parfois appelé « chronologie collée » en raison de sa composition toute particulière et variant pour chaque exemplaire. Paris, chez Jean Le Clerc, 1612-1615. In-folio de (2) ff. dont 1 titre frontispice manuscrit, 1271 portraits collés répartis en 14 suites sur 250 pages non numérotées. Les portraits sont numérotés mais sont dans un ordre disparate dans les premières suites de l’ouvrage. Relié avec une suite de 19 planches de portraits en noir et blanc. Quelques restaurations de papier. Basane rouge façon maroquin du XIXe siècle, décor à la Duseuil sur les plats, dos à nerfs orné de fleurons dorés, des restaurations. 343 x 209 mm.
Précieux recueil de 1271 portraits parfois appelé « chronologie collée » en raison de sa composition toute particulière et variant pour chaque exemplaire. Elle se présente sous la forme d’un recueil de textes historiques imprimés et de gravures sur cuivre, le tout tiré à part et soigneusement contrecollé sur de grands feuillets blancs. Graesse, II, 150; J. Quétif etJ. Echard, Scriptores ordinis praedicatorum, II, 414; Jonghe d'Ardoye, Armorial et biographies des chanceliers et conseillers de Brabant, III, 636; Anne-Duportal, 461 ;Etude, p. 159; Le Blanc, II, 156, p. 275; Thieme-Becker, Allgemeines Lexikon, vol. 13, 287-288; Brunet, I, 1891. La Chronologie collée fut ainsi appelée "parce que les figures et le texte sont collés dans des cartouches disposés à cet effet" (Destailleur, 1891, n°438). «Pour les livres à figures, on pouvait évidemment se demander à qui reviendrait le rôle principal, celui d'éditeur, du marchand d'estampes ou du libraire. De ce point de vue, il semble qu'au début du siècle, certains marchands d'estampes particulièrement dynamiques aient entrepris d'empiéter dans ce que les libraires de leur côté considéraient comme de leur ressort, et aient publié eux-mêmes des livres à figures dont le texte avait été imprimé chez eux. Dans ces conditions, la Communauté des imprimeurs et libraires engagea une série de procès à la suite desquels il fut interdit aux taille-douciers de faire accompagner leurs planches d'un texte excédant quelques lignes». (H.-J. Martin, Livre, pouvoirs et société à Paris au XVIIème siècle, I, 382). Le procédé qui consiste à fabriquer des recueils factices avec textes et gravures collés à châssis permit aux marchands d'estampes de contourner la réglementation et d'éditer des ouvrages qui étaient véritablement des livres, sans pour autant encourir de poursuites. La Chronologie collée en est le plus célèbre exemple. Ainsi, chaque volume renferme un ensemble qui lui est propre, en fonction du goût et des moyens de son commanditaire. Les vignettes de celui-ci proviennent toutes du graveur et éditeur d’estampes parisien Jean Le Clerc et sont datées entre 1612 et 1615. Une page de titre au début du volume, gravée sur cuivre par Gaspard Bouttats, réserve un médaillon central vierge, complété à la main. Le recueil contient 1271 portraits gravés sur bois, répartis en 14 séries présentées chacune par un titre-frontispice gravé en taille-douce: Portraitz des papes depuis S. Pierre Apostre (242 portraits précédés d’1 portrait du Christ), Portraitz des empereurs depuis Jules César (145 portraits), Portraits de tous les rois de France et en regard Portraitz de toutes les roynes de France (93 portraits pour les reines, 56 portraits de rois), Portraitz des empereurs d’Orient (76 portraits), Portraits des roys d’Espagne (84 portraits), Portrait de tous les roys d’Angleterre (137 portraits), Ordo et serie regum Poloniae (44 portraits), Abbrégé princes de Maurienne, comtes et ducs de Savoye (27 portraits, avec celui de leurs épouses), Portraits de tous les sérénissimes ducs de Venise (90 portraits), Portraits des grands maistres de l’ordre de sainct Jean (53 portraits), Portraits des plus célèbres interprètes du droit romain (66 portraits), Les Portraits et les vies des anciens poètes latins (96 portraits), Portraits des faux dieux et déesses de l’ancien paganisme (59 portraits). Certains de ces portraits furent exécutés d’après Thomas Leu, Marc Duval, de Rabel, de Thevet, d’autres furent repris de médailles ou de pièces anciennes. Les exemplaires de ce livre furent ainsi fabriqués à la demande et possèdent de ce faitdes collations variables. A la fin sont reliées 18 grandes planches gravées (la plupart coupées aux marges et contrecollées), dont un portrait en pied du Shah de Perse et le roi et la reine de Siam, publiés par F. Jollain; et des portraits divers, dont Richelieu, et dont 16 gravés par Nicolas de Larmessin. Importante source de l’iconologie mondiale, dans laquelle on trouve des représentations de rois et de princes, etc. "It has been suggested that Chronologies Collees evolved under the impetus of printsellers, who, excluded from the trade in traditionally produced printed books, issued these suites of broadside engravings and letterpress to satisfy their customers' needs. From known examples, it appears that the production and sale of series might have been cooperatively undertaken by several merchants. Though they have long been highly prized by collectors, Chronologies Collees have not received any scholarly attention whatever. Apparently this hybrid book was French in conception and execution, though the subjects of individual series might range from the monarchs of Persia to classical Greek and Roman gods to the Kings of England. Its roots lie in the slender, highly decorative, late 16th century folios by publisher and engraver Jean Le Clerc. These reproduced brief lives of French royalty and were enlivened with crude woodcut portraits. By the turn of the century, he had pioneered the present form, where vastly more sophisticated engravings were available with (or without) the separately printed biographical synopses. By the 1620s at least twenty such series were stocked by various printsellers, who could market individual suites, sell selected "heads" or make up a "complete" collection, to suit the demands of a particular customer. It is also evident from surviving examples that sheets of typographic fleurons were also available, so each page of the album, with its letterpress text and engraved portraits, might be bounded by a decorative border. Thus, individual series or whole collections of Chronologies Collees could be assembled by the buyer after purchase, or they could be put together in-house by the vendor at the request of a private person. The Chronologie Collee was, above all, a didactic tool, with which rich young French children could learn their history, genealogy and noble iconography. Simply in the course of trimming the sheets of engravings and those of printed text, determining their relative placement on the page and then pasting them in an orderly fashion into the album, a child would have mastered a tremendous amount of historical information and once the volume was completed, it could be consulted as a kind of reference book or studied at leisure.” L’ensemble des 1271 portraits du présent exemplaire ont été coloriés à l’époque. Les exemplaires des Chronologies collées coloriées à l’époque sont de la plus grande rareté, ces exemplaires de luxe étant réservés à l’époque aux commanditaires fortunés. Précieux exemplaire dont les 1271 portraits ont été mis en couleurs à l’époque, condition des plus rares pour ce livre qui se rencontre rarement sur le marché.
Paris, Charles de Sercy, 1663. Deux parties en un volume in-12 (151 x 94 mm), 18 ff. n. ch., 336 pp. ; 4 ff. n. ch., pp. 337 à 779. Maroquin bleu marine, large encadrement des plats par une double frise dorée, décor en écoinçons avec semis fleurs de lys et fers dorés, dos à nerfs richement orné de jeux d'arabesques et filets dorés, titre, lieu et date dorés, double filet doré sur les coupes, frise et roulettes dorées sur les chasses, signet de soie rouge, tranches dorées sur marbrure, dos légèrement assombri (Duru 1851).
Réimpression du Recueil des Portraits, avec quelques noms de plus et le Portrait de Mazarin par Mme de Brégy.Publié en 1659 sous le titre de Divers portraits, la première édition ne fut tirée qu'à un très petit nombre et ne fut pas mise dans le commerce. Elle comprenait 59 portraits. Avec un plus grand nombre de portraits, la seconde édition parut la même année sous le titre Recueil des Portraits et éloges. "Peu correcte et sans table, […] dans l'année 1659 les mêmes libraires publièrent une nouvelle édition sous le même titre" (Brunet). Dans cette troisième édition publiée en 1659, "c'est là que pour la première fois se trouvent un certain nombre de portraits excellents, tels que celui de la duchesse de Schomberg, surtout celui de La Rochefoucauld, par lui-même" notait Victor Cousin.L'édition de 1663 est la réimpression de l'édition précédente. Le titre Recueil des Portraits est précédé de Galerie des peintures, reprenant le titre inscrit sur le frontispice dépliant.Celui-ci est signé François Chauveau. Il représente une galerie de portraits avec, au fond le buste de Louis XIII surmonté des armes de la duchesse de Montpensier, surnommée la Grande Mademoiselle, à qui l'ouvrage est dédié. L'édition est agrémentée de bandeaux, lettrines et culs de lampe ornementaux.Outre les portraits composés par la duchesse de Montpensier, La Rochefoucauld, Mme de la Suze, Mme de La Fayette, Mme de Sévigné, Mme de Rohan, Collin, collaborèrent entre autres à l'édition de cet ouvrage qui compte 105 Portraits.Cette collection de portraits témoigne de l’époque où "le portrait mondain devint, cas exceptionnel, un genre littéraire dans la France mondaine, frondeuse et précieuse des années cinquante et soixante au XVIIe siècle" (Lydia Vazquez). Lancée par Madame de Scudéry, cette mode du portrait écrit fut portée à son apogée par Anne Marie Louise d’Orléans, duchesse de Montpensier, dite la Grande Mademoiselle (Palais du Louvre, Paris, 1627-Palais du Luxembourg, Paris, 1693)."Pour Mlle de Montpensier et ses amis, le portrait est la seule possibilité de présenter un homme de façon approfondie. Il donne la description de son caractère et de ses qualités morales, et non de ses actes et de ses hauts faits militaires" (Thomas Kirchner). "Nos peintres ne s’arrêtent pas seulement à l’extérieur et à tout ce qui parait à nos yeux ; ils font bien plus, et leur plume a beaucoup d’avantage sur le pinceau ; ils découvrent l’intérieur et s’attachent à l’âme" (préface).Phénomène culturel, activité de salon, ces portraits mondains, "on en écrit, on en envoie, on en reçoit, on en fait collection" (Lydia Vazquez). "Jamais sans doute une société ne s'est si attentivement scrutée dans ses portraits que celle de Louis XIV" (Emmanuel Coquery). Un somptueux décor doré aux petits fers, réalisé par Marius-Michel en 1851.Ouvrier doreur chez Paul Gruel, Marius-Michel père (1821-1890) s’établit à son compte comme doreur en 1848. "Il travailla, alors, pour les relieurs les plus renommés du moment, notamment pour Duru et Capé" (Fléty). Hyppolyte Duru (1803-1884) exerça de 1843 à 1863, date à laquelle il laissa la direction de son atelier à Chambolle, son associé, dont les reliures sont signées Chambolle-Duru. De la collection du duc de Chaulnes avec son ex-libris armorié.Paul d'Albert de Luynes et de Chevreuse (Dampierre-en-Yvelines, 1852-Sablé-sur-Sarthe, 1881), duc de Chaulnes et de Picquigny, comte d’Ailly, vidame d’Amiens, épousa avant 1876 Sophie, princesse Galitzin.Superbe exemplaire en maroquin de Duru richement décoré par Marius-Michel père. Barbier, Dictionnaire des ouvrages anonymes, II, 518. Brunet, II, col. 770-771. Tchemerzine, IV, p. 939. Lydia Vazquez, Le Portrait mondain ou l’art de description à l’âge de la Fronde, Universidad del País Vasco, estudios de lengua y literatura francesas, n° 5. 199, pp. 229-247. Thomas Kirchner, Le Héros épique, peinture d’histoire et politique artistique dans la France du XVIIe siècle, 2008, ch. 2. Emmanuel Coquery, Visages du Grand Siècle, : le portrait français sous le règne de Louis XIV, 1660-1715, 1997, cité par Fabienne Bercegol, Usages du portrait littéraire. Faire voir, révéler, émouvoir, Paris, Hermann, 2023 ch. VIII. OHR, pl. 1850. Fléty, pp.120-121.
Reference : 2986
Dynastie Qin (1853) 117 portraits à l’aquarelle et au crayon, sur papier de Chine contrecollé sur cartonmonté en soufflets (185x13mm), recto ou recto-verso, protégé par deux haies de boisvernies.Certains onglets rompus ou consolidés anciennement par du scotch.Portant au dos un timbre humide à l’encre rouge plusieurs fois répété , en haut àdroite la plupart des portraits comportent une numérotation en chinois, deux de cesportraits sont accompagnés de commentaires en chinois.
Ces portraits de dignitaires sont tous vus de face et sont traités avec unegrande minutie dans un style que l’on pourrait qualifier d’hyperréalisme.Cette suite de visages au modelé parfait, d’une présence troublante, semble se détacher de son support.Certains d’entre eux n’ont qu’une esquisse de vêtements, d’autres quelques détails de col ou de veste, qui rendent plus présents encore ces visages inconnus. L’unité de cette galerie de portraits sur l’acuité des regardsprovoquant une curieuse sensation hypnotique.On note un désir de saisir la personnalité de chacun de ces personnages :Légers sourire esquissés, moues narquoises, voire méprisantes où complices: il s’agit de portraits réalisés au naturel, non idéalisés.Des personnages semblent revenir plusieurs fois.On remarque sur certains d’entre eux de menues caractéristiques qui ont étéscrupuleusement reportées : ces visages ne sont pas idéalisés.Les boucles d’oreilles en or, les visages blanchis aux lèvres marquées d’unpoint rouge pour les femmes, certaines coiffes portant des grosses perlesindiquent une origine aristocratique.L’un de ces portraits porte une indication marginale : la femme est décritecomme portant ou devant porter une robe de soie rouge à motifs de dragonsou python doré de rang numéro 5.Ce portrait est daté de l’année de Gui Chou, qui selon le calendrier lunairechinois peut s’interpréter comme l’an 1853 ou 1913 (le calendrier cycliquedes phases de la lune faisant se répéter le nom des années tout les 60 ans estabandonné en 1911). Il semble ainsi probable que la date à retenir soit plutôtcelle de 1853.Un nom apparaît, celui de «Ji Yuan Xiao», pourrait être celui du peintre.Une date évoque le nouvel an chinois ainsi qu’une adresse mais aucuneindication géographique.Le timbre humide au dos des peintures peut se lire : cabinet Song Yun. La fonction de ces portraits est incertaine mais il est tentant d’imaginerqu’ils proviennent des archives d’une officine spécialisée dans la réalisationde portraits d’ancêtres ou bien de portraits commandités pour d’autresfonctions.On sait que les portraits en pieds d’ancêtres revêtaient une grandeimportance dans la Chine ancienne. Protecteurs de la maison, ils se devaientd’être les plus ressemblants possibles afin d’éviter qu’un esprit approchantvienne incarner l’image.Le sentiment que génère ce magnifique document est proche du troubleque l’on ressent à la vue des portraits du Fayoum si l’on considère que lafonction de ces portraits est de garder pour l’éternité la personnalité et l’âmed’un défunt.En 2017 le Saatliche Museen de Berlin a pour la première fois réuni unensemble de portraits chinois provenant des plus importantes collectionsmondiales des musées européen et américain. Il y est exposé une galerie deportraits de même nature que notre ensemble bien que moins volumineuse.La présentation de l’exposition, toujours visible sur internet rend biencompte de l’extraordinaire présence de ces portraits énigmatiques.Pièce unique