Paris, Galerie Claude Bernard, 1991. Catalogue petit in-4 à l'italienne, broché, reproductions en couleurs.
Reference : 7410
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M et Mme Alain et Kyoko DHOUAILLY
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Magnifique album composé d'une suite de 28 gouaches sur papier de riz d’une remarquable finesse d’exécution. Canton, fin XIXe siècle. Album in-4 oblong de 28 feuillets ornés de gouaches peintes sur papier de riz, petites fentes à 5 peintures dont 2 avec atteinte aux peintures. Percaline noire ornée à froid, titre «album» en lettres dorées au centre du plat supérieur, tranches dorées. Reliure de l'époque. 210 x 308 mm.
Magnifique album comportant une suite de 28 grandes gouaches chinoises peintes sur papier de riz en coloris très frais, chacune avec en encadrement de papier doré. Parmi ces 28 gouaches, 11 sont consacrées à la somptueuse cérémonie organisée en l’honneur des 70 ans du général chinois Guo Ziyi en 767. Guo Ziyi, né en 697, décédé le 9 juillet 781, également appelé à titre posthume, Prince Zhōngwǔ de Fényáng (汾陽忠武王), est un général de la dynastie Tang, qui mit fin à la révolte d'An Lushan (l’une des plus grandes guerres civiles de l’histoire qui eut lieu du 16 décembre 755 au 17 février 763) et participe à des expéditions contre le khaganat ouïghour et l'empire tibétain. Il est vu comme l'un des plus puissants généraux de la dynastie Tang. Après sa mort, il est immortalisé dans la mythologie chinoise, en tant que Dieu de la fortune et du bonheur (guì shòu kǎo). Pour célébrer les 70 ans de ce général très puissant, une cérémonie fastueuse fut organisée. Plus de 3000 invités furent réunis pour l’occasion. Les peintures représentent ainsi: - un grand bouquet, - 3 scènes de cortèges avec des musiciens, - des porteurs qui soutiennent le palanquin très luxueux du général, - des porteurs portent un palanquin contenant des présents pour le général (chapeau et chaussures), - des porteurs avec un palanquin contenant la couronne de l’épouse du général ainsi qu’une ceinture symbole de pouvoir, - 2 scènes de porteurs de lanternes, - des porteurs apportent un meuble soutenant une représentation du général et de sa famille. Le général surmonte la scène, un dragon est représenté sous lui. En bas on voit à nouveau le général avec ses 7 fils à gauche, - les porteurs de la scène suivante portent une tour chinoise. Au pied de la tour le génral est à nouveau représenté avec ses 7 fils, - la scène suivante montre des porteurs munis d’une grande tenture tendue sur un mat horizontal. On trouve sur cette tenture le symbole du bonheur, - 7 scènes de lutte, - 6 scènes de châtiments, … Rare et précieux exemplaire d’une remarquable finesse d’exécution, conservé dans sa reliure de l’époque.
Les peintures murales de Pompéi à travers 20 superbes chromolithographies du plus haut intérêt. Proprietà Cav. Uff. Pasquale d’Amelio, Napoli, n.d. [1886]. Grand in-folio de (1) f. de couverture, ix pp. (dont le titre lithographié orné d’une vignette), 20 pp. de texte et 20 chromolithographies numérotées. Infimes rousseurs. Conservé en feuilles, tel que paru, dans la chemise de l’éditeur. 630 x 445 mm.
Rare ouvrage superbement illustré consacré aux peintures murales découvertes à Pompéi aux XVIIIe et XIXe siècles. Le texte qui accompagne les planches est imprimé sur deux colonnes parallèles, en italien et en français et la préface en italien est de Giulio de Petra. L’illustration magnifique se compose de 20 grandes chromolithographies réalisées d’apres l’architecte italien Edoardo Cerillo et gravées par Vincenzo Loria (1850-1939). Elles représentent : la Maison de la Princesse Marguerite, la Maison de Vedius Siricus, la Maison de la petite fontaine en mosaïque, la Maison d’Arianne ou des chapiteaux colorés, la Maison d’Arianne abandonnée, la Maison de Marc Lucrèce, la Maison de la paroi noire, la Maison du poète tragique, la Maison de Castor et Pollux, la Maison d’Orphée, la Panthéon, la Maison du notaire, la Maison de Salluste, la Maison d’Apollon, la Maison de Vedius Siricus, la Maison de la Reine d’Italie, la Maison d’Elpidius Sabinus, la Maison d’Adonis, la Maison du Decumanus Maior, les Thermes Stabianes. Les couleurs extrêmement vives sont considérées comme étant très proches des couleurs originales observées sur le site au moment des fouilles. Le présent ouvrage est extrêmement intéressant car c’est le premier à offrir une vision d’ensemble des compositions murales de Pompei. "The 20 large plates finished last year by Richter & Co., of Naples, and issued by Cavalier Pasqualé d’Amelio, with Italian and French comments in parallel columns, bring into prominence the architectonic side of Pompeiian wall painting. The colors are very close to the originals during the first days of their recovery from the darkness of 2000 years, before the hot Neapolitan sun has bleached some of the pigments and induced a delicacy of tone which was not meant by the painters. The text is written by an architect, Edoardo Cerillo, who is not only well read in the great literature that deals with this famous little buried town, but has ideas of his own, and bold ones. He calls attention to the value of these compositions, invented to give variety and change to plain walls, not so much for their artistic beauty as for the lessons they contain concerning the architecture of Rome, Greece and the Orient. Hence the publication is of special interest to the architect and decorative artist; for to the one it shows the variety and grace of buildings now impossible to reconstruct from any other sources, and to the other the possibility of introducing bold and beautiful effects on blank walls by the use of colors. The 20 plates in chromo-lithography, together with ample descriptive and critical text, appears in large, loose sheets in a portfolio, cost $75 a set, and form a limited edition. If the publisher receives encouragement here the American edition will be 100 copies”. (The New York Times, 20 juin 1887). Aucun exemplaire de ce livre n’est répertorié dans ABPC. Précieux ouvrage de toute beauté, du plus haut intérêt du point de vue de l’architecture, de la décoration, mais aussi de l’histoire de la civilisation romaine.
s. d. [1900] | 25.80 x 31.70 cm | autre
Ensemble de sept peintures érotiques originales sur soie, quatre attribuées à Tomioka Eisen (1864-1905) et trois à son élève Miyagawa Shuntei (1873-1914), exécutées à la fin de lère Meiji, vraisemblablement entre 1895 et 1905. Les quatre compositions attribuées à Eisen sont contrecollées sur leurs cartons dorigine, revêtus de papier micacé ; les trois peintures données à Shuntei, exécutées sur une soie grège plus légère, sont demeurées libres. Légères traces de mouillures pâles et quelques salissures au revers ; petites piqûres sur certaines peintures. Bel état de conservation général. Ces uvres appartiennent aux dernières décennies du shunga, tradition de la peinture et de lestampe érotiques qui avait connu son apogée durant lépoque dEdo. La modernisation du Japon, lapparition de nouveaux procédés de reproduction, la circulation de photographies érotiques et le durcissement progressif de la censure transformèrent profondément les conditions de création et de diffusion du genre. Adopté en 1907 et entré en vigueur lannée suivante, larticle 175 du nouveau Code pénal réprima la vente, la distribution et lexposition publique des objets qualifiés dobscènes, achevant de reléguer cette production dans une sphère plus confidentielle. À lapproche de cette rupture, le sujet érotique semble parfois devenir le lieu dun ultime déploiement de virtuosité. Le regard sattarde sur le plissement dune étoffe, la transparence dune soie, lordonnance dun intérieur ou la délicatesse dun visage. La couleur, les motifs textiles et léquilibre des corps ne se bornent plus à accompagner la scène : ils en organisent le rythme et en déplacent subtilement le centre de gravité. Les figures féminines, loin de nêtre que les objets du regard, participent pleinement à la tension et à la conduite de chaque composition. Lensemble réunit deux générations directement liées de la peinture japonaise de la fin du XIXe siècle. Formé auprès de Kobayashi Eitaku, Tomioka Eisen simposa comme lun des illustrateurs recherchés de son temps, notamment dans le domaine du kuchi-e, ces frontispices destinés aux romans et aux périodiques. Son art se distingue ici par la richesse du décor, léclat des tissus et la sûreté dune composition encore profondément nourrie par lukiyo-e. Miyagawa Shuntei étudia dabord auprès du peintre nanga Watanabe Sh?ka avant de devenir lélève dEisen. Connu pour ses images de femmes, denfants et de scènes domestiques, il développe une manière plus intime, attentive aux gestes suspendus et aux rapports silencieux entre les figures. Réunies dans un même ensemble, les uvres du maître et de lélève font apparaître moins une rupture quun passage : dun art encore attaché à lopulence décorative de lestampe à une sensibilité plus intériorisée, propre aux dernières années de Meiji. Les peintures ont été réunies dans une reliure moderne en accordéon, spécialement conçue pour assurer leur conservation sans altérer leurs supports anciens. Le dépliant est solidaire dune chemise en tissu vert clair dont les plats souvrent au moyen de souples bandelettes de cuir. Les peintures autrefois contrecollées ont été remontées sur un support secondaire ; celles demeurées libres sont maintenues en marge par deux bandes de papier, sans adhésion directe à la soie. Chaque composition prend place sous un encadrement ouvrant réalisé dans un papier japonais moderne différent. Contreplats, dépliant et étui sont eux-mêmes revêtus, à lintérieur comme à lextérieur, de papiers japonais variés, choisis pour la richesse de leurs matières et de leurs motifs. Sans prétendre imiter un montage ancien, cette reliure forme autour des peintures un écrin à la fois protecteur et somptueux. Rare réunion de sept peintures du dernier âge du shunga, cet ensemble rapproche Tomioka Eisen et Miyagawa Shuntei au moment même où la tradition dont ils héritaient allait disparaître de la circulation publique. La préciosité de son montage moderne prolonge auj
1932 PARIS, imp. Draeger Frères - 1932 à 1970 - 18 catalogues In-4 - couverture rempliée & illustrée - Environ 40 pages par catalogue - Bel ensemble
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1900 | 16.50 x 24.40 cm | autre
Album accordéon composé de cinq peintures en couleurs sur soie ocre, montées sur carton et bordées de soie beige. Reliure en soie brochée bleue à motifs chinois, étiquette de titre grège semée d'or, restée muette. Fraîcheur notable des peintures et de la reliure dans les parties documentées par les photographies. La première page porte un titre manuscrit en quatre caractères, ????, que l'on peut librement rendre par « Plaisir sans limite ». Il est accompagné d'une inscription verticale partiellement lisible, ???[...], suivie d'un cachet rouge et d'un dernier caractère qui n'a pu être déchiffré. Si ? peut correspondre au patronyme Lu et si ? évoque historiquement Bian, nom étroitement associé à Kaifeng, l'état actuel de la lecture ne permet de déterminer ni la fonction exacte de cette inscription, ni l'identité de son auteur. Elle ne saurait donc être considérée avec certitude comme une signature de peintre ; associée au cachet, elle constitue néanmoins un élément matériel peu commun et susceptible de contribuer à une attribution future. Les cinq peintures présentent des couples dans des intérieurs soigneusement composés, meublés de lits, sièges, tables et objets domestiques dont le traitement participe pleinement à la scène. La précision du dessin apparaît autant dans les figures que dans les étoffes ; un léger modelé anime les corps et les visages, tandis que les plis et superpositions des vêtements donnent aux compositions une profondeur que renforcent l'agencement du mobilier et les variations de posture. L'érotisme ne se détache ainsi jamais du décor qui l'accueille, conçu comme l'espace familier et raffiné d'une intimité privée. * Les femmes demeurent chaussées dans chacune des scènes ; les petites chaussures représentées peuvent évoquer l'importance érotique du pied bandé dans la Chine des Qing. Loin d'être systématiquement dissimulés dans la peinture érotique chinoise, pieds bandés et chaussures miniatures pouvaient eux-mêmes participer aux codes de séduction du genre. Ces peintures appartiennent à la longue tradition des chungong hua, littéralement « peintures du palais du printemps », également désignées sous le terme plus bref de chunhua, « peintures de printemps ». Le vocabulaire du printemps, depuis longtemps associé en Chine aux relations amoureuses et sexuelles, s'applique particulièrement bien au format de l'album : tenu en main et découvert feuille après feuille, celui-ci comptait parmi les supports privilégiés d'une iconographie destinée à une contemplation rapprochée et privée. À partir de la fin des Ming, l'album devient même l'une des formes dominantes de la peinture érotique chinoise. Souvent condamnées par les moralistes et visées par des interdictions de production ou de vente sous les Ming et les Qing, ces uvres occupent une place particulière dans l'histoire de la peinture chinoise. Leur transmission est compliquée par la fréquence des copies et des attributions apocryphes ; des noms de maîtres célèbres furent ainsi ajoutés à des compositions postérieures pour en accroître le prestige. Les signatures et sceaux d'artistes pouvant être tenus pour fiables demeurent, à l'inverse, relativement peu fréquents dans le corpus conservé. Le titre ????, linscription encore imparfaitement déchiffrée et le cachet rouge confèrent ainsi à cet album un intérêt documentaire particulier dans un corpus où les indications dauteur sont rares et souvent incertaines. Sans permettre pour linstant didentifier leur auteur avec certitude, ces éléments renforcent lintérêt documentaire de cet ensemble de cinq peintures, remarquable par la qualité de son exécution et par la présence de marques anciennes susceptibles déclairer son attribution. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -