Broché, 22X16 cm, 1980, 143 pages, illustrations en noir, collection biographies travelling, éditions Duculot. Bon état.
Reference : 34592
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Paris : Marcilly (impr. Balleu), 1799. 75 FABLES VUES PAR ÉSOPE, LA FONTAINE ET LEGRAND
In-4° (254 x 178 mm), [1] pl. - [1] f. bl. - [2] ff. - vi pp. - 150 pp. - [2] ff., cartonnage à la Bradel, demi-box sable, dos lisse orné (travail moderne). Rare premier tirage de l'illustration d'Augustin Legrand pour ce recueil de 75 fables d'Ésope en français, avec en regard leur adaptation en vers par La Fontaine. Chacune est illustrée d'une vignette gravée. L'ouvrage comprend également un frontispice gravé représentant Ésope récitant ses fables aux animaux assemblés. Des exemplaires mis en couleurs étaient proposés par l'éditeur au prix de 12 francs (contre 6 fr. pour un exemplaire en noir). Augustin Legrand fait ses débuts comme illustrateur en 1795 avec un autre recueil de fables : Ésope en bel humeur, ou fables d'Ésope, en vaudevilles (Batilliot frères). Il poursuit son activité de graveur jusqu'en 1815 environ, date à laquelle il s'oriente vers l'édition et la composition de livres pour enfants. Il est le concepteur de certains des premiers livres animés publiés en France. (Jacques Desse, « Augustin Legrand, un pionnier inconnu du livre jeunesse », Strenæ [Online], 10. 2016). Cachet ex-libris « Francoise » à la dernière garde blanche (non-identifié). Rochambeau, Bibliographie des oeuvres de La Fontaine, n° 161. 2 exemplaires au ccfr : Institut de France, BnF Tolbiac. 4 exemplaires en bibliothèques étrangères : University of Oxford (Royaume-Uni), Princeton University (États-Unis), University of Virginia (États-Unis), The Claremont Colleges (États-Unis). Petite tache et trou ayant emporté une lettre aux pp. 58-59.
Bayoune [Bayonne] : de l'emprimerie de Paul Fauvet Duhard, 1776. « LE CHEF-D'OEUVRE DE LA TYPOGRAPHIE BAYONNAISE »
In-8° (220 x 157 mm), [2] pl. - 284 pp - [8] pp. de table numérotées iii-x, cartonnage à la Bradel, demi-maroquin rouge à coins, dos lisse orné (reliure de l'époque). Édition originale de ces traductions et adaptations de 106 fables de La Fontaine en vers gascons, désignée par Vinson comme « le chef-d'oeuvre de la typographie bayonnaise ». Elle est ornée d'un titre gravé -- armes de la ville de Bayonne, figures allégoriques et cartouche -- et d'un portrait frontispice de La Fontaine, le tout gravé sur cuivre par Noël Le Mire d'après Jean-Michel Moreau (le portrait de l'auteur est gravé d'après Hyacinthe Rigaud). Exemplaire grand de marges, sur beau papier, à l'image de celui de Béraldi (hauteur égale : 209 mm) ; il est par ailleurs bien complet de la table, absente de certains exemplaires, et du lexique « Dictiounnariot gascoun é frances » comprenant 460 mots et expressions ; il s'agit du premier dictionnaire s'intéressant au gascon de Bayonne. Ces « traductions » gasconnes sont d'une fidélité toute relative : le texte d'origine est en effet librement augmenté, et comprend parfois d'amusants éléments de localisation. Le corbeau porte ainsi dans son bec un fromage « Deüs de Lanne, ardoun coum ûe lue » (« de ceux de Lanne, rond comme une lune » traduction d'Émile Ruben). D'autres fables, se prêtant selon Ruben au « dévergondage gascon » ont gagné en piquant : « Les héros d'Homère sont des gens bien élevés comparativement aux personnages de ce conte-fable » (p.13) ; « Je n'ose traduire. Passons vite. » (p. 15). La paternité du recueil fait débat : sont généralement cités comme possibles auteurs François Batbedat (mécène bayonnais qui finança l'édition), Lesca, Daretche (un capitaine d'infanterie, ou Jean Darreche, bourgeois bayonnais, ou encore l'abbé Jean Darretche), Despourrins... On connaît en tous cas une dizaine de manuscrits des poèmes prédatant pour certains l'édition originale, ce qui pousse Jules Vinson à conclure en faveur « d'un travail multiple, qui s'est prolongé pendant un certain nombre d'années, auquel plusieurs personnes ont pris part ensemble ou séparément, et dont M. Batbedat, qui a fait les frais d'impression, a été l'âme, le centre et pour ainsi dire le gérant responsable » (p. 246). DAGOUASSAT, J.-Robert. Introduction à l'édition en fac-simile des Fables causides. 1980 ; RUBEN, Émile. De quelques imitations patoises des fables de La Fontaine. 1861. pp. 10-15 ; VINSON, Jules. « Le chef-d'oeuvre de la typographie bayonnaise » in Mélanges de linguistique et d'anthropologie, 1880. Brunet 3, 756 ; Cohen 304. Légère mouillure en pied à quelques feuillets.
LA FONTAINE (Jean de) ; HOOGHE (Romeyn de, ill.) ; EISEN (Charles, ill.)
Reference : 1094
Paris ; id. : Adolphe Delahays ; [s.n.], 1858 ; 1858. UN PROTOTYPE D'ÉDITION ILLUSTRÉE PAR LES SUITES GRAVÉES ANCIENNES
2 vol. in-12° (165 x 106 mm), [3] ff. - [1] pl. - ci pp. - [1] pl. - [1] f. - 257 pp. - [87] pl. + [1] f. - [222] pp. numérotées de 259 à 480 - [52] pl., cartonnage à la bradel, demi-veau rouge estampé d'un quadrillage, dos lisse orné, tranches naturelles, non rognée en gouttière et en queue (Reliure de l'époque). Édition non illustrée, truffée de pages de titre imprimées sur papier filigrané « T. DE LA RUE & Cie » ainsi que de 2 célèbres suites de gravures pour les Contes. Cet exemplaire unique pourrait avoir été établi en vue d'un projet d'édition illustrée. On y trouve : Une copie en contrepartie de la suite de 59 gravures réalisée par Romeyn de Hooghe pour la première édition collective et première illustrée des Contes, parue chez Henry Desbordes à Paris en 1685. Gravures découpées avec titre du conte contrecollées sur feuillets blancs. Suite complète, avec le frontispice portant le titre « Contes de Mr. La Fontaine enrichis de taille-douce ». Seule illustration contemporaine de ces récits licencieux, la suite de De Hooghe est considérée comme un chef d'oeuvre. Une copie en contrepartie de la suite des 81 gravures (seconds frontispices et vignettes in-texte non-compris) réalisées par Charles Eisen pour l'édition dite « des fermiers généraux » (Amsterdam [Paris], 1762). La figure illustrant « Le cas de conscience » apparaît en 2 versions, l'une « couverte » (sexe de l'hermaphrodite censuré) et l'autre « découverte ». La plupart des gravures de cette seconde suite, non-signées, semblent être issues de la contrefaçon « assez jolie » de 1777 (Cohen I 571-572). 5 d'entre elles, signées « Boily », « C. Boily » ou « Boily sculp » semblent provenir de la contrefaçon d'Amsterdam, 1764 (Cohen I 571), jugée comme la plus réussie. D'autres gravures portent les signatures « Binel 1763 » (« La courtisane amoureuse »), « Milcent sc » (« A femme avare galant escroc », « Le Magnifique ») ou encore « Balibeth [?] » (« La coupe enchantée »). Un portrait de l'auteur gravé par Ingouf Junior d'après Hyacinte Rigault (1778). Deux culs de lampe imités des culs de lampe de Chouffard pour l'édition des Fermiers généraux, découpés et rapportés. Soit 141 planches et deux culs de lampe. PROVENANCE : Victor Diancourt (1825-1910) : Ex-libris gravé à la devise « Eligere Colligere Legere » contrecollé au contreplat supérieur. Bibliophile, homme politique et écrivain, Victor Diancourt fut maire de Reims, sénateur de la Marne et président de l'Académie de Reims. À sa mort, la plus grande partie de ses livres furent légués à la bibliothèque municipale de Reims. Toutefois, près de 16 000 volumes disparurent en 1917 dans l'incendie de l'Hôtel de ville, où ils étaient entreposés. Les quelque 3000 ouvrages survivants firent en 2016 l'objet d'une exposition organisée par la Bibliothèque municipale de Reims (« Le goût des livres : Victor Diancourt, collectionneur champennois »). Quelques frottements. Un cahier décalé, gravure imitée de De Hooghe pour "On ne s'avise jamais de tout" légèrement rognée, quelques rousseurs.
Michel Lévy frères Paris, Michel Lévy frères, 1867. 2 volumes In-8 reliés pleine toile grège, pièce de titre rouge en dos. VIII-448 + 484 pages. Tome 1. La Fontaine et l'apologue. Ésope - la sagesse antique. Phèdre et Babrius. Les fables orientales. Des apraboles de l'Evangile. La fable au Moyen-Age dans le Roman de Renard. La fable au Moyen Age. Les fabliaux. La Fontaine compaté aux fabulistes du seizième siècle. De caractère et de la vie de La Fontaine. La Fontaine et Lulli. La Fontaine et Saint-Evremond. Conversion et mort de La Fontaine. Comment La Fontaine unissait l'étude à l'inspiration. Tome 2 . Le tableau de la vie humaien dans les fables de La Fontaine. De la destinée de l'homme et des diverses professions de la vie dans les fables de la Fontaine. De la censure de la société et de l'individu dans les fables de La Fontaine. La morale des fables de La Fontaine jugée par Rousseau. La Fontaine philosophe. L'âme des bêtes. Suite du chapitre précédent. Le système du père Bougeant. La condition des animaux est-elle supérieure à la condition humaine ? La Fontaine et J.J Rousseau. Pourquoi Boileau n'a t-il pas parlé de la Fable et de La Fontaine dans l'Art Poétique ? L'école de La Fontaine au dix-septième siècle. Les fabulistes contemporains de La Fontaine. Commine. Furetière. Fieubet. Grécourt. Lenoble. Fénélon. Les fabulistes du dix-huitième siècle. Une fable de Voltaire. Lamotte. Richer. Les fabulistes du dix-huitième siècle Florian. Le père Desbillons. L'abbé Aubert. Le Bailly. Les frabulistes anglais du dix-huitième siècle. Les fabulistes allemand du dix huitième siècle. Lessing. QDe la fable et des fabulistes au dix neuvième siècle. Notes. Bon état
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Première parution du poème Liberté Alger, Fontaine n° 22, (juin) 1942. 1 vol. (160 x 235 mm) de 232 p. et [8] f. Brochée, sous couverture imprimée en rouge et noir. Première parution de « Liberté » sous son titre originel « Une seule pensée ».
Le poème paraît en ouverture du numéro de la revue Fontaine de juin 1942, tlaquelle n'est imprimée qu' à un millier d'exemplaires. Le texte publié est strictement celui du manuscrit confié par Éluard, avec les deux mots désirs et souvenirs au pluriel (antépénultième et avant-dernière strophes). Visé et autorisé par la censure à Alger, le poème porte comme titre « Une seule pensée » alors qu'Éluard l'a déjà renommé « Liberté », comme en atteste le manuscrit ayant les deux titres (le premier biffé) qu'il a confié à Max-Pol Fouchet à la mi-mai 1942. « Je donnai à Paul l'assurance que je publierais le poème dans Fontaine, et même en tête de la revue, en éditorial, raconte Fouchet (Un jour, je m'en souviens..., p. 89-90). C'est impossible, me répondit-il, jamais la censure ne permettrait l'impression d'un tel texte [...]. C'était pour moi comme un défi. Il me fallait publier "Une seule pensée" ». Où se comprend aisément le choix du directeur de Fontaine de conserver ce titre initial, qu'il préférait d'ailleurs, dans l'espoir de tromper la censure. Le manuscrit en poche, Fouchet fait donc composer le texte à Alger et soumet les épreuves au censeur français : « Un censeur allemand se tenait à ses côtés, mais heureusement ne comprenait guère notre langue. Le Français commença de lire le poème. Au bout d'une dizaine de quatrains, il me regarda, l'air excédé : «Ah, je vois ce qu'il en est, c'est un poème d'amour... Vous, les poètes, vous répétez toujours la même chose !» Je ne le détrompai pas. Il haussa les épaules, lança un clin d'oeil coquin à l'Allemand, apposa le cachet d'autorisation sur les épreuves, sans poursuivre sa lecture jusqu'au dernier quatrain. Je sortis de son bureau, le coeur battant. Un miracle, un miracle, me répétais-je. Ainsi « Liberté » ou plutôt « Une seule pensée » d'Éluard put paraître dans Fontaine, en éditorial, et non pas clandestinement, ce qui aurait réduit son audience, mais en pleine lumière » (Ibid., p. 90-91). Sitôt ce numéro de Fontaine parvenu en zone non occupée à la fin août 1942, les deux dernières strophes du poème sont étonnamment citées dans l'hebdomadaire Candide le 2 septembre, peu avant que le poème soit repris in extenso à Londres, sous le même titre « Une seule pensée », dans La France libre du 15 septembre 1942. C'est alors que, dès les premiers jours d'octobre, le groupe La Main à plume le publie à Paris d'après un autre manuscrit dans la plaquette Poésie et Vérité 1942 et pour la première fois sous le titre « Liberté ». Suivront plusieurs éditions : à Alger en avril 1943, à nouveau aux Éditions de la revue Fontaine, dans la collection « Les relais de Fontaine ». Puis le 20 février précédent, en Suisse, à Neuchâtel, dans la « collection des Cahiers du Rhône » d'Albert Béguin. C'est encore d'après le texte paru dans Fontaine, sous son titre originel « Une seule pensée », que le poème est publié à Londres en avril 1943 dans la Revue du monde libre dont la Royal Air Force larguera nombre d'exemplaires sur la France occupée ; à New York le 19 décembre 1943 dans le journal France Amérique ; à nouveau à Alger en juin 1944 dans la revue Fontaine ; et à Rio de Janeiro en juillet 1944. Parallèlement, voient le jour une édition bilingue de Poetry and Truth 1942 incluant « Liberty » à Londres en mai 1944 ; une deuxième parution du poème sous le titre « Liberté » à Londres dans la première livraison de la revue Choix en juillet 1944 ; une publication pour le compte des éditions Julliard au sein du recueil d'Éluard Dignes de vivre ce même mois ; et une première édition séparée en plaquette du poème à la Libération par les éditions des Francs-tireurs partisans français du Lot. Un document mythique, et un numéro de Fontaine presque introuvable. Bon exemplaire ; usures à la couverture.