Paris, Gallimard, 1954 1 volume In-8° (11,8 x 19cm) Broché. 191p., 2 feuillets.
Reference : 20770
Edition originale - tirée à 27 exemplaires sur vélin pur fil: exemplaire justifié n°15 - de ce roman de l'écrivain Jean-Claude BRISVILLE (1922-2014), dramaturge, romancier et éditeur (auteur de la pièce "Le Souper", scénariste de "Beaumarchais, l'Insolent"; dernier secrétaire d'Albert Camus): "Je n'ai pas pu attendre que pourrissent d'eux-mêmes les souvenirs dont je souffrais" - dans la douleur d'une rupture sentimentale, le narrateur écrit pour mieux comprendre et se délivrer d'un temps vécu qui, peut-être alors ne sera plus qu' "astre mort". Très bon état; non coupé.
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« ‘Arlequin poli par l’amour’ marque le début de Marivaux comme dramaturge ». A Paris, chez la veuve Guillaume, 1723. Avec Approbation & Privilège du Roy. Petit in-8 de 54 pp., (1) f. pour l’Approbation et (2) ff. pour le Privilège. Plein veau brun, filets à froid autour des plats, dos à nerfs restauré, coupes décorées. Reliure de l’époque. 164 x 99 mm.
Edition originale très rare du premier succès de Marivaux. Tchemerzine, IV, 402. Seuls deux exemplaires sont répertoriés sur le marché public depuis plusieurs décennies dont un en reliure moderne de Stroobants. Arlequin poli par l'amour est née de la rencontre de Marivaux avec les comédiens italiens en 1720. C'est la pièce où, pour la première fois, s'expriment les grands thèmes qui alimenteront son écriture : la découverte de l'amour, l'expression de la jalousie, la méprise, la fidélité, le malentendu, la manipulation, la trahison... « ‘Arlequin poli par l’amour’ marque le début de Marivaux comme dramaturge ». Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux, plus communément appelé Marivaux, naît en 1688 à Paris. Après des études de droit plutôt chaotiques, il obtient sa licence en 1720 et est reçu avocat, mais jamais il n'exercera : sa rencontre avec le philosophe Fontenelle, ainsi que sa fréquentation assidue du salon de la spirituelle et éclairée Mme de Lambert, l'ont en effet depuis longtemps persuadé de se consacrer à la littérature. Après un premier roman (Les Effets surprenants de la sympathie en 1712) et quelques incursions dans l'écriture parodique (notamment un Télémaque travesti et une Iliade travestie entre 1714 et 1716), il se tourne vers le théâtre. Il doit son premier succès à Arlequin poli par l'amour, joué par les Comédiens italiens de Luigi Riccoboni en 1720, dont il devient l'auteur attitré, et ce jusqu'en 1740. « En 1720, Marivaux donne sa première comédie parisienne, ‘L’Amour et la Vérité’. C’est un échec qu’il accepte aussitôt. Le genre allégorique n’étant pas à la mode, il confie quelques mois plus tard une nouvelle pièce aux Comédiens-Italiens : ‘Arlequin poli par l’amour’ est un succès. Marivaux est rassuré, mais il souhaite être représenté sur la scène la plus prestigieuse de France, celle des Comédiens-Français. Deux mois plus tard, il leur donne ‘Annibal’. Marivaux doit se rendre à l’évidence : la tragédie n’est pas un genre qu’il maîtrise et la pièce est un échec ». Il y a dans cette pièce l'inconscience éperdue et la naïveté insolente de la jeunesse, l'ambition de ses idéaux et la brutalité de leur désenchantement. Arlequin et Silvia ne sont pas loin de nous : entrant dans l'âge adulte, ils butent ensemble contre un monde dont ils ne tarderont pas à mesurer le danger et dont la fée, figure de pouvoir absolu, leur fera comprendre les règles. Car c'est également un regard sur notre monde que nous propose Marivaux : jusqu’à quel point accepte-t-on la soumission à un pouvoir en place ? Jusqu’où abuse-t-on de son pouvoir et jusqu'où en supporte-t-on les abus ? Il y a derrière la comédie les prémices d'une réflexion plus politique : la révolution, le soulèvement, la destitution, la fascination et le goût du pouvoir. « Marivaux présente dans cette petite pièce une réflexion sur le pouvoir : à se trahir les uns les autres, les puissants risquent de le perdre. Il y fournit aussi de manière plus voilée, des éléments pour penser l’accès du paysan ou du sauvage à la civilisation. La force symbolique de la pièce tient à ce télescopage du temps de l’apprentissage du langage et de celui de l’entrée dans la sexualité, événements habituellement séparés par un certain nombre d’années. L’imagination du lecteur a de quoi divaguer entre le paysan et le sauvage, entre l’enfant et l’adolescent en âge d’aimer. Et l’on pourrait s’amuser à reconnaitre, depuis le sommeil et l’interjection initiale d’Arlequin jusqu’au moment de l’échange de la bague avec la fée un véritable défilé des pulsions partielles, préludant à l’amour d’objet. La manière dont Marivaux traite son histoire peut conduire à un certain nombre d’énoncés peu conformes à la doxa en vigueur. » (F. Salaün, Pensée de Marivaux). Exemplaire à marges immenses en reliure ancienne.
XVIIIe
1 volume in-8 (20,2 x 14 cm), veau brun marbré (reliure de l'époque), dos à nerfs muet, filet double en encadrement des plats, fleurons en écoinçons, tranches mouchetées de rouge, [16]-182 pages. Quelques petites taches claires, principalement marginales aux premiers feuillets, mouillure pâle en marge de pied, un feuillet restauré à moitié sans atteinte. État très correct. Charmant manuscrit littéraire décoré de la deuxième moitié du XVIIIe siècle aux encres de trois couleurs (rouge, noire et sépia), d'une seule et même main, d'une écriture parfaitement lisible. Manuscrit orné d'un magnifique titre décoré au lavis d'encre rouge, d'un beau bandeau en en-tête et d'un cul-de-lampe pour chaque chapitre. Dans une préface circonstanciée, l'auteur explique son choix de s'inspirer des Maximes de La Rochefoucauld. S'il trouve dans cet ouvrage une matière extraordinaire à disserter sur d'innombrables sujets moraux, le "désordre" des maximes n'est pas à son goût et les commentaires comme ceux de l'abbé de la Roche qui affirme que l'alternance des sujets empêche l'esprit du lecteur de s'émousser ne le convainquent pas le moins du monde. Cet esprit des lumières aime les "avantages solides et l'ordre", et le plan de son essai en six chapitres nous le prouve : "Ce que c'est que l'amour : de la sympathie, de l'envie de régner, de l'envie de prospérer ; De l'avantage et de la véritable destination de l'amour : quelle espèce de bonheur l'amour peut nous procurer, quelles sont les bornes de ce bonheur ; Des plaisirs et avantages de l'amour : la sympathie rend plus heureux par la passion que l'on a que par celle que l'on donne ; De la constance en amour ; Des dangers de l'amour ; Des femmes ; De la jalousie. Manuscrit très intéressant et très décoratif de cet essai semblant inédit.
Un roman d'amour et d'aventures superbement illustré, très en vogue à la Renaissance. Paris, N. Couteau pour G. du Pré, 1527. In-4 de (8) ff., 169 ff. y compris 3 grand bois à pleine page, (1) f. pour la marque de l’imprimeur, nombreuses majuscules ornées. Relié en plein maroquin brun, plats entièrement ornés d'un triple encadrement de filets à froid, et d'une large roulette feuillagée à froid, écoinçons dorés aux angles, fleuron central losange frappé or, dos à nerfs orné de roulettes à froid et de fleurons dorés, double filet or sur les coupes, large roulette intérieure dorée, tranches dorées et ciselées. Laurent Claessens. 238 x 170 mm.
Première édition française de ce grand roman d'amour qui connut un énorme succès à la Renaissance. Fairfax Murray, I, n°79; Rothschild, II, 1744 ; Brunet, I, 1701-1702. C'est également un ouvrage de voyages puisqu'y figurent les descriptions du Mont Sinaï, l'Inde, la Macédoine, Chypre et la Corse... Ce grand roman d'amour en prose met en scène les aventures de deux amants appartenant à deux nobles familles de Ferrare, mortellement ennemies l'une de l'autre. Il fut rédigé et publié en italien à Parme alors que Jacomo Caviceo était vicaire de l'archevêque de Ferrare. Dédié à Lucrèce Borgia, ce célèbre roman est remarquable en ce qu'il est le tout premier à placer le récit dans la bouche même des personnages mis en scène. Ce roman commença à circuler, manuscrit, dans les cercles lettrés de la cour de François Ier, après avoir été traduit par François d'Assy. Cette première édition en français, imprimée en caractères gothiques, est ornée d'un titre en rouge et noir et de très nombreuses majuscules ornées. Elle comporte une superbe illustration formée de 3 grandes figures gravées sur bois à pleine page : l'une représente les amants, la seconde le pérégrin parvenant au monastère Sainte-Catherine sur le mont Sinaï sur la route de la Syrie, tandis que sur la troisième il arrive à Chypre, représentée sur la gravure. La marque de Galliot du Pré est imprimée au verso du dernier feuillet. Exemplaire à très grande marges, conservé dans une reliure d'inspiration renaissance de Claessens.
Alexandre-Guillaume de Moissy ; Louis-Sébastien Mercier ; Dysembart de la Fossardrie ; Pascal de Lagouthe ;
Reference : 007091
Alexandre-Guillaume de Moissy ; Louis-Sébastien Mercier ; Dysembart de la Fossardrie ; Pascal de Lagouthe ; Recueil de pièces de théâtre à savoir, dans l'ordre de citation des auteurs : 1. Le Vertueux mourant ; 2. Childeric premier roi de France ; 3. Bathilde ou l'héroïsme de l'amour, drame ; 4. Luzzile ou la force de l'amour, drame. Paris, Bailly, 1770. 79p. Londres & Paris, Ruault, 1774. 8-88-16p. Tournay, Serré, 1775. [4]-78p. Londres & Paris, s.n., 1776. VII-[1]-92p. Editions originales des 4 pièces. On remarquera en particulier Childéric par L-S Mercier, auteur prolifique dont on a surtout retenu son ouvrage d'anticipation l'An 2440. Reliure pleine basane, dos lisse orné, tranches rouges. Trou de vers dans le dos de la reliure sans atteinte visible au papier, étiquette papier ancienne sur le premier plat, petits défauts. Bon ouvrage.
1856 À Paris, chez Michel Lévy frères, 1856.
1 volume in-8 (18,5 cm x 11,5 cm), toile verte à la bradel, pièce de titre brune, fleuron doré. xxiii-1 bl.-367-1 bl.-[1]-1 bl. pages (complet). Toile frottée, rousseurs. État correct. Nouvelle édition. Sous couvert d’analyse psychologique et sociologique de l’amour, Stendhal exprime sa passion malheureuse pour Matilde Viscontini Dembowski dans son ouvrage De l'Amour, publié en 1822. C’est dans cet écrit qu'il développe et décrit le célèbre phénomène de la cristallisation. L'ouvrage est divisé en deux livres, le premier se consacre à l'analyse psychologique du sentiment amoureux ; le second propose une étude sociologique des mœurs amoureuses de différents pays, ainsi que sur l'éducation des femmes. Agréable exemplaire.