Paris, L'Avant-Scène Théâtre n°93, [1954]. In-4°, 11p. Broché, couverture illustrée.
Reference : 44759
Ce texte de l'Avant-Scène Théâtre a été tiré en quelques centaines d'exemplaires, l'édition originale étant épuisée. Pour des raisons techniques les photos ont dû être supprimées.
Le Cabinet d'Amateur
M. Marc Mettler
2, Escalier du Château
2000 Neuchâtel
Switzerland
0041 32 724 73 65
Conformes aux usage de la librairie ancienne. Prix nets en francs suisses. Paiement par virement bancaire ou via PAYPAL. Frais d'envoi à la charge du destinataire. Tous nos livres sont garantis en bon état, sauf mention contraire. Toute réclamation devra se faire dans les 10 jours qui suivent la réception de la marchandise.
A Genève, chez J. J. Paschoud, à Paris, chez Maradan, an VII de la République. 2 volumes in-12 de [VIII]-400; 386 pages, demi-veau brun à coins, dos lisse orné de filets dorés, pièce de titre et tomaison brune et verte.
Orné de deux frontispices gravés. Édition originale rare de cet étonnant roman d'un Suisse voyageant dans la France de la Terreur. Il a toutes les caractéristiques du roman gothique: les souterrains sont ici les prisons révolutionnaires aux murs recouverts du sang des malheureux; les moines, partisans hypocrites de la Révolution, deviennent les bourreaux. Certains sont garrottés deux à deux, et traînés sur le bord de Loire, chargés sur des chaloupes "dont le fond s'ouvrait à volonté et faisait trouver aux condamnés la mort dans les flots. La nuit couvrait de ses voiles ces affreuses noyades, taxée de mariages républicains..." Le voyageur, bien que toujours sentimental , choisit le registre de l'effroi. Tous les ingrédients sont réunis, la nuit, la lumière des torches, le cimetière, la nécrophilie, la brutalité des effets. L'auteur, loin de rejeter en bloc la Révolution, approuve la destruction de la Bastille, la fermeture des couvents ("Parmi les heureux effets de la Révolution, on doit compter sans doute la suppression des couvents et du célibat des prêtres"), le serment exigé des prêtres constitutionnels; mais il abonde dans le sens du discours général des Lumières, le droit d'aimer, la compréhension sociale du vol et du voleur, etc. Il réprouve les excès auxquels se sont livrés les ennemis de la Liberté. Enfin, ce qui a surpris le libraire, c'est le chapitre du voyage sur la Lune, où son auteur se rend grâce à son ballon et rencontre les Lunins. Après y avoir séjourné plusieurs mois, il apprend leur langue. S'ensuit une longue conversation avec le roi et la reine des Lunins, où notre terrien fait passer la Terre comme un lieu idyllique, où la perfection de ses habitants contraste avec les Lunins qui connaissent les mêmes erreurs, préjugés, la vanité puérile, le vice que les terriens. A la question du voyageur de savoir si les femmes (de la Lune) ne sont pas sensibles, la reine répond: " Toutes se piquent de l'être, et se conduisent comme si elles ne l'étaient point. Au reste ce sont les vices des institutions sociales, c'est leur éducation qui les dépravent; forcées dès le bas âge de déguiser leurs sentiments, elles ne peuvent résister à la contagion de l'hypocrisie et de l'égoïsme qui règnent autour d'elles, et dont les hommes de ce monde leur donnent le premier exemple." Rousseau n'est pas loin... Enfin, sur la Lune, les animaux ont la parole, et notre voyageur est bien ravi de converser avec les oiseaux de la forêt, les animaux domestiques, etc. "Ce spectacle me fit faire de profondes réflexions sur l'identité de notre nature et de tous les êtres animés, ainsi que sur de fausses idées de prééminence dont nous nous targuons à leur égard". Et nos bons Lunins, eux, traitent les animaux avec autant de respect qu'eux-mêmes! Mais l'homme étant ce qu'il est, le voyageur finira par provoquer une révolution sur la Lune, et il sera renvoyé dans l'atmosphère terrestre où il rejoindra Paris où le récit de son voyage influença la mode : c'est à lui que l'on doit les Merveilleuses et les Incroyables! Bien complet du feuillet d'avertissement - errata, où l'auteur se disculpe d'avoir voulu juger quelque parti, ni provoquer aucun ressentiment ou esprit de vengeance. On notera une petite déchirure restaurée au premier frontispice ; un petit manque remplacé dans la marge supérieure des quatre premiers feuillets du second volume, hormis cela, un bel exemplaire bien établi. Quérard, La France littéraire, X, 119. Dans la revue Europe, le n° spécial Roman Gothique, un article de Jean-Marie Goulemot est consacré à ce livre ; pas dans Versin. Coiffe supérieure absente, petits trous de vers dans le haut du dos, sans atteinte au corps de l'ouvrage, coins frottés.
Londes, Au dépense de la Compagnie. 1740. 12°. 8 f. n.ch., 376 p., titre imprimé en rouge. Cartonnage d'interime modeste d'époque.
Barbier I 556. - Edition originale. - Histoire d'un mendiant parisien nommé Pinolet. Exemplaire non rogné. Titre avec manque de papier (trou d'insect). De la bibliothèque Forchenstein en Autriche avec tampon. - Rare.
Paris, Maison, (s.d. = 1835). Klein-8°. XXXIX, 660 S. Mit 10 gestochenen Tafeln, 3 gefalteten gestochenen Karten und einem mehrfach gefalteten gestochenen Panorama. Kalbhalblederband der Zeit mit goldgeprägtem Rückentitel.
Originalausgabe. - Frühe Auflage, einzige mit dem grossen gestochenen Panorama von Luzern aus. Die Ansichten von Mont Blanc, Gondo, Cascade de Reichenbach, Chûte du Rhin, u.a. - Durchgehend mässig stockfleckig. Karten und das Panorama stellenweise in den Fälzen verstärkt. Spuren eines entfernten Exlibris auf dem Innendeckel.
Collège de Pataphysique 14x21 cm. 212 p. Illustrations en n/b. dans le texte et hors-texte. Broché, couverture rouge.
Edition originale. 1/1111 ex. - Ex libris, dos décoloré ainsi que haut 1er plat.
Paris, nrf, 1927. 89 p., 1 f. Couverture originale sous chemise à rabats avec dos en maroquin rouge et étui.
"Une oeuvre, un portrait." - No. XXXI/CXX exemplaires hors commerce. - Avec envoi à Lucien Descaves.