Londes, Au dépense de la Compagnie. 1740. 12°. 8 f. n.ch., 376 p., titre imprimé en rouge. Cartonnage d'interime modeste d'époque.
Reference : 57825AB
Barbier I 556. - Edition originale. - Histoire d'un mendiant parisien nommé Pinolet. Exemplaire non rogné. Titre avec manque de papier (trou d'insect). De la bibliothèque Forchenstein en Autriche avec tampon. - Rare.
Daniel Thierstein, Livres anciens
Daniel Thierstein
Gerechtigkeitsgasse 60
3011 Bern
Switzerland
thierstein.antiquariat@bluewin.ch
+41 313 123 711
Conformes aux usages de la librairie ancienne et moderne, tous les ouvrages sont complets et en bon état, sauf mention contraire. Les prix indiqués sont nets, les frais d’expédition sont à la charge du destinataire et seront précisés au moment de la commande. Les commandes peuvent être transmises par téléphone, par correspondance et par courriel.
A Londres, aux dépens de la Compagnie, 1740. In-12 de (8)-376 pp., veau brun, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque).
Édition originale rare de Jean-Antoine Guer (Sallanches, Savoie, 19 octobre 1713 – Paris, 1771), avocat et polygraphe prolifique, protégé de Jean-Baptiste de Machault d'Arnouville, auteur notamment des Mœurs et usages des Turcs (1746-1747) et de l'Histoire critique de l'âme des bêtes (1749). Titre imprimé en rouge.L'ouvrage rapporte l'histoire de César Épinai, dit Pinolet, mendiant aveugle connu de tout Paris, qui se tenait dans le Passage des Feuillants conduisant aux Tuileries et vivait dans un tonneau à la porte du jardin, figure pittoresque du Paris du premier XVIIIe siècle. Le récit, présenté comme fidèlement retranscrit des souvenirs de Pinolet lui-même, suscita l'indignation de Barbier : « ouvrage abominable, ordurier au dernier point » (Barbier). Guer le développa considérablement dans une seconde version en 4 parties parues sous le titre Pinolet, ou l'Aveugle parvenu (Amsterdam, Marc-Michel Rey, 1755), avec une Épître aux aveugles de l'univers qui précède de deux ans la Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient de Diderot (1749), avec lequel il partage le thème et le dispositif rhétorique.Très bon exemplaire.Barbier, I, 556 ; Henri Duranton, « Quand le peuple prend la parole : La vie aventureuse de César Épinai », Études foréziennes, IX, 1978.