2018 KZMO, Bourges, les mille univers, 2018; plaquette brochée ( 23 x 12,5 cm) non paginée de 8 feuillets.; couverture rempliée noire, imprimée en noir. Impression réalisée sur des papiers Munchen Pure Rough 150 g et Keaykolour 300 g , avec la police de caractère Plantin. Tirage à petit nombre
Reference : 12059
Edition originale de cette courte fable. A l'état de neuf. (Reu-Bur)
Livres Anciens N. Rousseau
Nadine Rousseau
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, , 1787. In-4 manuscrit (18 x 25,5 cm) de (1)-203 pp., basane granitée, dos orné à nerfs, pièce de titre verte (reliure de l'époque).
Précieux recueil manuscrit de droit coutumier « d'usage en Béarn » comprenant 170 articles compilés d'une même main vers 1787. (Préambule). Le 9 avril 1718, les avocats assemblés, il a été délibéré, que tous les certificats qui seront par eux délibérés seront transcrits sur leur registre, pour y recourir au besoin (…) Nous certifions que le droit romain est le droit de Béarn et qu'il y est gardé en tout ce à quoi il n'a pas été dérogé par la coutume les règlements écrits. « Au XVIIIe siècle, le parlement de Navarre séant à Pau était en apparence partagé entre un loyalisme dynastique sans failles et l’acharnement qu’il mettait à défendre des institutions, les fors en particulier (les Fors basques sont un ensemble de recueil de coutumes rédigés entre les XIIIe et XVIe siècles par les Basques eux-mêmes lorsque chacune des sept provinces basques en est venue à accepter la domination d'un souverain étranger. Le terme vient de fors ou fueros en espagnol, qui désigne le droit coutumier basque et s'oppose à celui de derecho qui désigne le droit romain ndlr), qui alimentaient le principe de la souveraineté béarnaise et navarraise. En réalité, outre qu’une double naturalité ne gênait absolument pas les hommes de l’Ancien Régime, les prétentions de la cour souveraine qui siégeait à Pau étaient le résultat de son histoire. Lorsque Louis XIII l’établit en 1620, il procéda en fait à la fusion du conseil souverain de Béarn avec la chancellerie du royaume de Navarre qui avaient déjà, en plus des attributions comparables à celles des parlements français, un rôle politique au sein d’entités territoriales souveraines. Encore plus qu’ailleurs, les parlementaires basco-béarnais se considéraient comme les principaux et même les seuls intermédiaires entre le prince et les peuples qu’ils prétendaient représenter. » (Christian Desplat).Cachet ex-libris répété « B.rd Duplàa », ex-libris manuscrit « A.A. Caussadette avocat ». Manuscrit sans ratures, d'une parfaite lisibilité.Christian Desplat, Parlement et pouvoirs locaux au xviiie siècle : le parlement de Navarre séant à Pau. Les Parlements de province, édité par Jacques Poumarède et Jack Thomas, 1996.
Paris, François Regnault, 1535. In-folio gothique (31 x 21 cm) de (28, le dernier blanc)-CXXXVII-(5) ff. (sig. +6, A8-B8, C5, a-r8, s6), veau moucheté, dos orné à nerfs, pièce de titre havane, roulette dorée sur les coupes, tranches mouchetées (reliure du XVIIIe siècle).
Première édition du coutumier du Maine avec les commentaires de Guillaume Le Rouillé (1494-1555), jurisconsulte et poète, nommé par Marguerite d'Angoulême, duchesse d'Alençon et reine de Navarre, lieutenant général de Beaumont-le-Vicomte et de Fresnay, puis conseiller à l'échiquier d'Alençon. Ce Grand Coutumier du Maine est le troisième ouvrage de Le Rouillé, après sa Justiciae atque iniusticiae descriptionum compendium (Paris, Chevallon, 1520) et son Grand Coutumier de Normandie (Paris, François Regnault, 1534), chez le même éditeur et dans la même collection — ce qui révèle une spécialisation dans les coutumiers régionaux et une relation de confiance établie avec l'imprimeur-libraire parisien François Regnault.Le texte du coutumier imprimé une première fois en 1509 sans commentaire, est ici imprimé sur deux colonnes en caractères gothiques, suivi de la glose en latin de Le Rouillé en plus petits caractères.Belle impression ornée d'une belle suite d'initiales à fond criblé ; titre gravé sur bois en noir et rouge, orné d'un encadrement de putti et de blasons comprenant les armoiries du Maine et de l'Anjou.Petite galerie de ver marginale sans atteinte au texte.Bechtel, C-789 ; Brunet, II, 373 ; Moreau, IV, 1279 ; Gouron & Terrin, n° 1159 (daté par erreur 1536).
Sens, Gilles Richeboys, 1556. 3 parties en 1 vol. petit in-4 (15 x 22,5 cm) de (12)-95-(1) pp. 174 pp., 1 f. blanc, 70 pp. (1) f. (sign. A6, a-m4, A-Y4, Aa-Ii4), veau fauve, dos orné à nerfs, encadrement et motif cental dorés sur les plats, tranches dorées (reliure de l’époque).
Rare première édition de la coutume de Sens, refondée par Christophe de Thou, Christophe de Harlay et Barthélemy Faye sur ordre du Roi, et troisième livre imprimé à Sens depuis l'introduction de l'imprimerie dans la ville en 1552, premier livre par Gilles Richeboys, orné de sa marque typographique au titre accompagnée de son chiffre.Christophe de Thou (1508-1582), président de chambre au Parlement de Paris en 1554, puis premier président à partir du 14 décembre 1562, père de l'historien Jacques-Auguste de Thou, mena entre 1555 et 1582 une campagne systématique de réformation des coutumes pour le compte de la Couronne, dont la coutume de Sens est le premier jalon. René Filhol, dans son étude de référence (Le Premier Président Christofle de Thou et la réformation des coutumes, Paris, 1937), a montré que De Thou mena à bien la réformation d'une vingtaine de coutumes , Sens (1555), Auxerre (1561), Paris (1580) notamment,constituant ainsi l'un des chantiers juridiques les plus importants du XVIe siècle français.Les lettres patentes du 17 août 1555 qui initiaient la réforme de la coutume de Sens révélaient une situation de vide juridique : le procès-verbal des anciennes coutumes avait été perdu, « de sorte qu'il n'y avait aucun moyen de constater d'une manière authentique les articles de ces coutumes qui avaient été accordés ou discordés par les États lors de leur publication », contraignant les praticiens à « vérifier les articles de coutumes par turbes de témoins, ce qui avait fait continuer tous les abus et inconvénients auxquels la rédaction des coutumes et leur conversion en lois devaient porter remède » (Klimrath et Warnkönig, Travaux sur l'histoire du droit français, 1843).L'ouvrage se compose de trois parties : les Coustumes du Bailliage de Sens rédigées par De Thou, Harlay et Faye ; le Procès-Verbal ; et le Caier des articles pretendus estre l'ancienne coustume du Bailliage de Sens imprimés par Galliot du Pré à Paris en 1552.Galerie de ver marginale sur quatre feuillets (m3-A2) ; pâle mouillure marginale sur tout l'exemplaire.Brunet, II, 390 ; Gouron-Terrin, 1999 ; Deschamps, 23 ; Bibliotheca Aureliana, vol. 6, p. 71 ; Van Praet, II, 163 ; René Filhol, Le Premier Président Christofle de Thou et la réformation des coutumes, Paris, Librairie du Recueil Sirey, 1937.
S.l.n.d., , 1787. Grande carte gravée (132,5 x 150 cm), montée sur toile, repliée et conservée dans un étui en maroquin rouge, dos fileté or, filets et roulette dorés encadrant les plats, titre frappé sur le premier plat (reliure de l'époque).
Superbe et grande carte gravée de la Généralité d'Aquitaine, coloriée à l'époque, dressée par Pierre de Belleyme, avec cartouche de titre allégorique daté 1787 gravé par Charles-Nicolas Varin, orné du blason de la Guyenne et surmonté des armoiries du dédicataire, François-Claude-Michel-Benoît Le Camus de Néville, dernier intendant de Bordeaux et de la généralité de Guyenne ou d'Aquitaine, de 1785 à 1790. « Les levés de la carte furent effectués de 1761 à 1774 et la gravure achevée en 1840 » (BnF). La carte est constituée de 3 feuilles coupées en 40 sections où figurent en pied l'échelle, les symboles et la liste des trente villes principales de la province. Elle s'étend de l'embouchure de la Garonne, au nord de Bordeaux, jusqu'à la frontière espagnole à l'Ouest, et Toulouse à l'Est. Oeuvre du géographe et ingénieur Pierre de Belleyme (1747-1819), la « Carte de la Généralité d'Aquitaine » trouve son origine dans sa célèbre et très détaillée « Carte de la Guyenne » (échelle 1/43 000), commandée en 1761 par l'intendant provincial Charles Boutin afin d'offrir des informations plus détaillées que celles de la « Carte générale de la France » dirigée par Cassini. Après avoir reçu la commande, Joseph-Dominique Seguin, ingénieur géographe du roi, coordonna les relevés effectués entre 1761 et 1774, mais se retira du contrat. À partir de 1775, Belleyme fut le géographe responsable du travail et de la direction de la gravure des feuilles. Peut-être à titre d'avance, il remit à l'intendance provinciale cette carte de toute l'Aquitaine (presque cinq fois plus petite que la « Carte de la Guyenne »), changeant – pour des raisons inconnues – le nom du territoire de Guyenne en Aquitaine. Pour sa part, la « Carte de la Guyenne », dont la publication avait commencé, fut confisquée par la Convention en 1793, interrompant une publication qui ne put reprendre que trente ans plus tard. Pierre de Belleyme siégeait au comité de division de la Convention nationale. En octobre 1795, il fut nommé chef du dépôt de topographie aux Archives de la République. Il est l'auteur de la carte de France divisée en départements, dont il présenta la première édition à l'Assemblée Nationale et au roi, en 1791, soit un an après la création des départements au nombre de 83. La carte fut mise à jour et rééditée en 1800 afin de représenter les 25 nouveaux départements créés depuis 1791. Il fut anobli par Louis XVIII. L'étui en maroquin décoré du temps est parfaitement conservé. Monogramme gravé sur le cadre de la carte non identifié. Discrètes restaurations.Sibire, Catalogue des livres et cartes géographiques de la bibliothèque de feu M. le baron Walckenaer, 1853, p. 245, 3010 ; Bulletin et mémoires de la Société Archéologique de Bordeaux, Tome LXVIII, Séance du 12 décembre 1971, 1976, p. 51 ; François de Dainville La Carte de la Guyenne, par Belleyme, 1761-1840, Bordeaux, Delmas, 1957.
Poitiers, Jean II & Enguilbert II de Marnef, 1548. In-4 de [6]-CCXXVI ff. (sig. [- ]4, a-z6, A-O6, P4), veau brun, dos orné à nerfs (reliure de l'époque).
Édition originale rare du premier commentaire imprimé de la coutume du Poitou, sortie des presses des frères Marnef. Le texte de la coutume poitevine rédigée officiellement en 1514, est imprimé en caractères romains en français, tandis que les commentaires de Pierre Rat en caractères italiques sont en latin. Privilège royal du 16 octobre 1547 octroyé à Pierre Rat ; épître dédicatoire de l'auteur au chancelier François Olivier (1487-1560), chancelier de France depuis 1545, grand juriste humaniste proche de Marguerite de Navarre et réformateur de la procédure judiciaire.« Issu d'une famille bourgeoise et fortunée, Pierre Rat, sieur de La Poitevinière, né en 1497 ou 1498 à Poitiers, devint avocat dans sa ville natale. Il fut élu maire de Poitiers pour l'année 1539-1540 et, en cette qualité, eut l'honneur de recevoir Charles-Quint qui se rendait d'Espagne dans les Pays-Bas. Avant de quitter la ville, l'empereur, pour le remercier, modifia ses armoiries, en remplaçant le rat par une licorne. En 1548, Pierre Rat fit paraître un commentaire de la coutume de Poitou, rédigée officiellement en 1514, où il démontre sa connaissance approfondie du droit romain et du droit coutumier. » (J.M. Augustin, Dictionnaire historique des Juristes français, p. 653).Précédant la réformation de la coutume de Poitou de 1559, le commentaire de Pierre Rat « a le mérite de rappeler l'influence du droit romain et de mentionner l'évolution naissante de la jurisprudence » (Coutumiers du Centre-Ouest). Après une brillante carrière juridique et municipale, Pierre Rat finit ses jours comme moine, ce que rappelle l'Éloge de Pierre Rat, avocat et moine de Poitiers au XVIe siècle prononcé par Léon Bodin au Barreau de Poitiers en 1878.Bel exemplaire à grandes marges, avec la marque typographique au Pélican des frères Marnef. Ex-libris manuscrit à l'encre du temps accompagné de quelques annotations. Quelques rousseurs.Bibliotheca Aureliana, XXXII, n° 69 ; La Bouralière, Bibliographie poitevine, p. 461 ; La Bouralière, L'Imprimerie et la librairie à Poitiers pendant le XVIe siècle, p. 108 et 331 ; Gouron & Terrin, n° 1823 ; Léon Bodin, Éloge de Pierre Rat, avocat et moine de Poitiers au XVIe siècle, Barreau de Poitiers, 1878.