s. n. [chez Moutard] | A Amsterdam [Paris] 1785 | 12.4 x 19.7 cm | Relié
Reference : 91106
Edition originale tirée à seulement 250 exemplaires, qui ne fut pas mise en vente mais donnée aux proches de l'auteur. Cet ancien ministre sous Louis XV composa ces essais en 1736, et son fils, le Marquis de Paulmy, les fit publier près de cinquante ans plus tard. Reliure d'époque demi-veau brun à plats de papier grainé, dos à cinq nerfs orné de cinq caissons à double filet doré, pièce de titre en maroquin rouge, tranches mouchetées de rouge. Coiffe inférieure manquante, quelques épidermures sur les plats, coins émoussés, petit trou de vers en queue du dos, intérieur en bel état. Discrètes rousseurs,nom de l'auteur annoté à l'encre brune en page de titre. Le nom du maître à penser de l'auteur, Michel de Montaigne est orthographié ici, à l'instar de l'édition originale des Essais, sans le « i », originellement muet devant « gn » ; mais après tout « Montagne » n'est-il pas l'un des sommets les plus élevés de la littérature française ? * « J'aime Montagne, je le lis avec plaisir, non pas que je sois toujours de son avis, mais parce qu'il me donne lieu de réfléchir & d'adopter une opinion ou semblable ou contraire à la sienne. Madame de Sévigné disait que quand elle lisait les Essais, elle s'imaginait qu'elle se promenait avec lui dans son jardin, & qu'ils causaient ensemble. Je pense de même, & je trouve que Montagne a souvent l'air de jeter en avant quelques propositions, pour engager une petite dispute qui anime la conversation, & la rende plus vive & plus intéressante : c'est assurément là une bonne méthode pour attacher son Lecteur. Je veux essayer de la suivre, de faire un livre aussi décousu, aussi rempli de propositions hasardées, problématiques, de paradoxes mêmes, que celui de cet Auteur. Je veux parler de tout ce qui tombera sous ma plume, ou viendra dans ma pensée ; sauter de branche en branche, népuiser aucune matière, & revenir à différentes reprises sur les mêmes. Je veux que mon Livre puisse se lire à bâtons rompus [] » Pp. 1 et 2 des « Essais dans le goût de ceux de Montagne » Précieuse édition originale d'un ouvrage qui, selon Pierre Glaudes et Jean-François Louette, s'inscrit « dans la postérité de Montaigne » et constitue« un symptôme, parmi d'autres, de la constitution progressive, dans la conscience collective, de l'essai familier comme un genre français, en référence à l'écrivain bordelais ». - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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A Amsterdam, 1787. 2 volumes in 1. 240 pp.; 240 pp. 8vo. Contemporary marbled calf, spine gilt with raised bands, label with gilt lettering, red edges. Originally published as Essais dans le goût de ceux de Montagne in 1785 but in an edition of 250 copies only for friends of the author. Published by his son, Voyer de Paulmy. d'Argenson played an important role in the history of France in the 18th century and was a 'homme des lettres' who entertained a large 'salon'. The above work is a portrait-gallery of contemporaries, it contains reflections of the author on what he read, and considerations on France and French society in the 18th century.
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Amsterdam, 1785. 2 volumes reliés en un in-8 plein veau, viij, 230 pp., 2ff., 231pp. Charnières faibles, petit manque de cuir au dos. Intérieur en bon état, pas de rousseurs. Edition originale rare. Ouvrage apprécié à l'époque et recherché aujourd'hui pour son contenu regroupant des pensées et anecdotes aussi bien philosophiques que morales et littéraires, composé par René-Louis de Voyer, marquis d'Argenson (1684-1757), ministre des Affaires étrangères sous Louis XV. Le livre « est composé de réflexions qu'il (d'Argenson) avait faites avant d'entrer dans le Ministère, tantôt d'après ses lectures, tantôt d'après ses conversations avec les gens de son temps, dont la Société lui était chère, & dont il croyait que la fréquentation pouvait lui être de quelque utilité. L'originale de ce texte parut en 1785, imprimée à Paris par Moutard sous la fausse adresse d'Amsterdam et publiée par M. de Paulmy, fils de l'auteur. Le garde des Sceaux, Hue de Miromesnil, avait demandé à ce dernier de n'en faire imprimer qu'un petit nombre d'exemplaires si bien qu'il n'en fut tiré que 250 destinés à la famille et aux amis. La deuxième édition destinée au commerce date de 1787. Une erreur d'impression a été commise lors de l'édition : le mot Montaigne a été orthographié Montagne !
1785 Amsterdam, 1785; in-8 de (4) - IV- 410pp. - (1)f.; plein veau marbré de l'époque, dos misse orné en long de larges palettes, titre doré sur étiquette de maroquin rouge, tranches rouges.Ces Essais anonymes sont du Marquis d'Argenson et ont été publiés par son fils, le marquis de Paulmy.
Dos frotté, perte des ors dans la partie inférieure, fente à la charnière du 1er plat sur 10 cm (reliure solide); petits travaux de vers dans la partie supérieure de 20 feuillets (pp. 255 - 303), perte de quelques lettres sans gêne la lecture. Exemplaire très correct. (S2)
Amsterdam, 1785, 2 vol. in-8°, viii-230 et 231 pp, les 2 tomes reliés ensemble en un volume demi-chagrin carmin à coins, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titre doré, tête dorée (rel. postérieure), traces de mouillure ancienne sur les 35 premiers feuillets du tome 1, bon état. Edition originale rare
Ouvrage apprécié à l'époque et recherché aujourd'hui pour son contenu regroupant des pensées et anecdotes aussi bien philosophiques que morales et littéraires, composé par René-Louis de Voyer, marquis d'Argenson (1684-1757), ministre des Affaires étrangères sous Louis XV. Le livre « est composé de réflexions qu'il (d'Argenson) avoit faites avant d'entrer dans le Ministère, tantôt d'après ses lectures, tantôt d'après ses conversations avec les gens de son temps, dont la Société lui étoit chère, & dont il croyoit que la fréquentation pouvoit lui être de quelque utilité. Ces pensées, conçues dans le silence du cabinet, sont mêlées de traits & d'anecdotes » (pages v-vj). On y trouve également un intéressant passage sur la collection des livres précieux, l'auteur faisant référence à l'Abbé de Rothelin : « Sa bibliothèque commence à devenir très-considérable; il la montre volontiers & avec faste...» (tome 2, p. 151). L'auteur se montre très critique envers les bibliomanes : « Comme il (Rothelin) parle communément à des gens bien moins savans que lui, on ajoute foi à tout ce qu'il dit, & on le félicite de posséder de si belles choses, qui seront vendues bien cher après sa mort. Quelques gens sensés trouvent qu'il y a du charlatanisme dans cette démonstration, & je suis assez de leur avis... Il est plaisant d'imaginer qu'il pourra venir un temps, où des gens qui ne sauront pas un mot de Latin, mettront un prix exorbitant à des Livres écrits en cette Langue, qui ne seront nullement à leur usage; qu'ils donneront jusqu'à cent pistoles d'un Livre, parce que, sur un Catalogue connu, on l'aura honoré de l'épithete de Livre rare & singulier, & parce que, dans une vente précédente, il aura déjà été porté à un grand prix » (pages 152-154). L'originale de ce texte parut en 1785, imprimée à Paris par Moutard sous la fausse adresse d'Amsterdam et publiée par M. de Paulmy, fils de l'auteur. Le garde des Sceaux, Hue de Miromesnil, avait demandé à ce dernier de n'en faire imprimer qu'un petit nombre d'exemplaires si bien qu'il n'en fut tiré que 250 destinés à la famille et aux amis. La deuxième édition destinée au commerce date de 1787.— Une erreur d'impression a été commise lors de l'édition : le mot Montaigne a été orthographié Montagne !