Gallimard | Paris 1972 | 15 x 22 cm | broché
Reference : 59045
Edition originale, un des 35 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers. Ouvrage illustré d'un portrait photographique de Max Jacob en frontispice. Ex-libris encollés sur une garde. Bel exemplaire. . - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Librairie Le Feu Follet – Edition-Originale.com
Edition-Originale.com
31 rue Henri Barbusse
75005 Paris
France
01 56 08 08 85
Nos ouvrages sont complets et en bon état, sauf indications contraires. Nos prix sont nets. A partir de 30 €, les envois se font en recommandé avec A. R. Le port est à la charge du destinataire. Les réservations par téléphone ne pourront dépasser 72 h.
Paris, Sébastien Huré, 1617. In-8 de (16)-922-(20) pp., titre gravé, maroquin olive, dos lisse orné de caissons en long à multiples fleurons échelonnés, frise, roulette et double encadrement de triple filet doré sur les plats, simple filet doré sur les coupes, tranches dorées (reliure de l'époque).
Édition originale ornée d'un titre-frontispice en encadrement gravé.Recueil du Père jésuite Pierre Coton (1564-1626) prédicateur, confesseur et conseiller d'Henri IV et de Louis XIII, tombé en disgrâce à la Cour en 1617. « Le roi a du Coton dans les oreilles ! Que cette boutade soit apocryphe ou non, peu importe en un sens : ce qu’elle dit, c’est que le Père Coton, influent confesseur et Prédicateur ordinaire du Roi pendant une quinzaine d’années, fut avant tout perçu comme une voix. Pourtant, la liste de ses publications n’est pas mince, et cet homme de l’oral, qui missionna notamment dans diverses régions à dominance calviniste du sud de la France entre 1598 et 1601, fut aussi un homme de l’écrit. Or, parmi cette production écrite, un texte semble poser de manière particulièrement vive la question du rapport de l’oral et de l’écrit, et ce, dès son titre : il s’agit des Sermons sur les principales et difficiles matières de la foi du Père Coton, réduits par l’auteur en forme de Méditations. Ce long ouvrage (plus de 900 pages) publié en 1617, juste après la disgrâce de l’auteur, n’est pas l’œuvre la plus connue du Père Coton, dont certains livres de méditation font partie des grands succès de librairie jésuites du XVIIe siècle, mais elle s’avère à la fois représentative et singulière. Représentative car, comme on sait, le genre de la méditation a connu depuis le XVIe siècle, chez les catholiques comme chez les protestants, un développement sans précédent, et assez souvent lié à la pratique orale de la prédication. Mais singulière, aussi, car il s’agit sans doute en France du seul exemple connu où les méditations sont explicitement présentées, dès le titre, comme émanant de sermons préexistants – sermons dont, du reste, on ne sait rien, ce qui empêche toute forme de comparaison en règle. Autrement dit, contrairement à ce qui se produit souvent, le livre de Coton ne se présente pas comme un discours oral s’appuyant sur un texte écrit préalablement, mais bien plutôt comme une transposition (et non une simple transcription) écrite ultérieure d’un sermon prononcé antérieurement, la continuation du sermon par d’autres moyens. »(Anne Régent-Susini, De l’oral à l’écrit: les Sermons du Père Coton ”réduits par l’auteur en forme de méditations”, ou l’usage du paragraphe dans le livre de dévotion. Papers on French Seventeenth Century Literature, 2017, Voyages, rencontres, échanges au XVIIe siècle: Marseille carrefour. hal- 01456429)Ex-libris manuscrit ancien répété en tête de la dédicace et du titre de départ : « Antonii Camboulas presbiteri Rhutenensis (sic) » (Antoine Camboulas vicaire de Rodez) ; traces d'encre au bas du titre sans atteinte à la gravure, quelques petites rousseurs, petits accidents sur la coiffe de tête et le plat inférieur.Bel exemplaire réglé dans une reliure en maroquin du temps.Brunet II, 330 ; Desgraves, Controverse, 1993 ; Sommervogel, II, 1554-19.
3 ouvrages en un volume in-16 de (1) f., 126 pp. - XX, 98 pp., (1) f. de catalogue - (1) f., 30 pp., veau marbrÈ, filet ‡ froid en encadrement sur les plats, dos ‡ nerfs ornÈ de caissons de fleurons dorÈs, piËce de titre de maroquin rouge, roulette dorÈe sur les coupes, tranches mouchetÈes rouges (reliure de l'Èpoque).
RÈunion de trois ouvrages de la libre pensÈe des LumiËres, dont deux liÈs ‡ Voltaire. 1. T. L. Lau. MÈditations Philosophiques, Sur Dieu, le Monde & l'Homme. 1770. En 1717, le Prussien Ludwig Lau (1670-1740), ancien conseiller du duc de Courlande, publie en latin ‡ Francfort, sous le voile de l'anonyme, ses Meditationes philosophicÊ de Deo, Mundo et Homine. L'ouvrage est immÈdiatement accusÈ d'impiÈtÈ et d'athÈisme, les exemplaires saisis et brlÈs, et son auteur, dÈnoncÈ par l'Èditeur, est internÈ puis chassÈ de la ville. Lau se dÈfend alors maladroitement prÈtendant avoir usÈ d'une provocation rhÈtorique sous le masque du libre penseur pour mieux faire ressortir le point de vue chrÈtien. Las, mÍme son ancien professeur ‡ l'universitÈ de Halle le dÈsavoue en le qualifiant de spinoziste. Pourtant, deux ans plus tard, Lau rÈcidive avec un autre texte : Meditationes, theses, Dubia Philosophico-theologica. AprËs avoir obtenu son doctorat de droit en 1725, Lau est nommÈ ‡ un poste de magistrat dans sa ville natale de Kˆnigsberg ; mais, en 1728, rattrapÈ par ses deux textes sulfureux, il est sommÈ de se rÈtracter, perd son emploi et est chassÈ. On retrouve sa trace en 1736 prËs d'Hambourg, ‡ Altona, o il meurt quatre ans plus tard. Texte le plus radical de Lau, les Meditationes philosophicÊ s'inscrivent dans le contexte de l'Èmergence de la libre pensÈe allemande. Son matÈrialisme athÈe assimilant Dieu ‡ la nature emprunte aussi bien ‡ LucrËce qu'‡ Spinoza. Peu aprËs la publication originale des Meditationes en 1717, on trouve trace d'une traduction manuscrite en franÁais (Bib. Mazarine, ms 3563). (Henri Coulet souligne ‡ ce propos que le "latin rocailleux" de Lau avait posÈ de grandes difficultÈs aux traducteurs franÁais). En 1770, est donnÈe une Èdition du texte latin, modifiÈ sensiblement par rapport ‡ celui de 1717, face ‡ face avec une traduction franÁaise. C'est cette Èdition originale que l'on trouve ici rÈunie dans notre volume. L'Èdition latin-franÁais de 1770 est incluse trois ans plus tard dans la BibliothËque du bon sens portatif (Maz. 23285 B-E), dont elle constitue le tome VIII. H. Coulet, "RÈflexions sur les MÈditations de Lau", Le MatÈrialisme du XVIIIe siËcle et la littÈrature clandestine, O. Bloch (dir.), 1982, pp. 31-44 ; "Lau est un de ces obscurs prÈcurseurs qui sont d'emblÈe allÈs plus loin que leurs continuateurs plus illustres", p. 38. - D. Minary et P. Monat, "Les RÈflexions irrÈligieuses publiÈes par l'Allemand T. L. Lau en 1717 et 1719", DÈbuts et Fins de SiËcles, D. Minary (Èd.), 2000, pp. 55-142. 2. Questions sur les Miracles, en forme de Lettres. A Monsieur le Professeur Cl....., 1767. En 1765, le pasteur et enseignant genevois David ClarapËde (1727-1801) publie ses ConsidÈrations sur les miracles de l'…vangile, pour rÈpondre aux critiques Èmises sur ce sujet par Rousseau dans la troisiËme de ses Lettres Ècrites de la Montagne. "AussitÙt il se trouve ‡ Ferney un proposant, c'est-‡-dire un jeune Ètudiant en thÈologie, qui se destine au ministËre du saint …vangile, lequel prend la libertÈ de proposer ‡ M. le professeur ClarapËde quelques questions sur les miracles" (Grimm, nov. 1765). L'ironique patriarche est bien entendu derriËre tout cela et ridiculise, dans vingt lettres successives, les dÈtracteurs qui ont la mauvaise idÈe de vouloir rompre en visiËre avec lui : "Je ne crois pas qu'il ait rien fait de plus fou et de plus gai depuis Candide, de plaisante mÈmoire, et sans excepter les facÈties Pompignanes" (Grimm, ibid.). Bengesco, 1714. Grimm, Correspondance littÈraire, 1878, t. VI. 3. Charles Bordes, Le Voyageur CathÈcumËne. 1768. En 1767, est publiÈe par Michel Rey ‡ Amsterdam "une feuille [Ö] qui est restÈe d'une excessive raretÈ est intitulÈe le CatÈchumËne. C'est un des morceaux les plus forts qui aient ÈtÈ faits contre la religion chrÈtienne. [Ö] Il y a des phrases et des traits que je croirais de M. de Voltaire comme si je les lui avais vu Ècrire" (Grimm, janv. 1768). Ce texte rencontre un succËs considÈrable : on en connaÓt douze Èditions sÈparÈes au XVIIIe siËcle, sous six titres diffÈrents. ¿ l'instar de Grimm, les contemporains en attribuent la paternitÈ au patriarche de Ferney. "On ne peut pousser plus loin l'ironie & le sarcasme sur les matiËres les moins faites pour en Ítre l'objet. On ne doute pas que cet ouvrage ne soit de M. de Voltaire", MÈmoires secrets, fÈvrier 1768, t. III, 1780, p. 304. Or le CatÈchumËne n'est pas d ‡ plume de Voltaire mais ‡ celle d'un auteur liÈ au philosophe : Charles Bordes (1711-1781), membre de l'AcadÈmie de Lyon. Voltaire a cependant jouÈ un rÙle majeur dans cette entreprise Èditoriale puisqu'il est l'Èditeur du manuscrit, c'est-‡-dire qu'il l'a revu et surtout coupÈ afin de gagner en concision et efficacitÈ. Selon la liste des diffÈrentes Èditions du CatÈchumËne Ètablie par Lee (p. 174), celle incluse dans notre volume est la derniËre des trois donnÈes en 1768, ‡ la suite de l'originale. Il s'agit de la premiËre Èdition portant un titre modifiÈ. Correspondance littÈraire, 1879, t. VIII, pp. 12-13. - J. Patrick Lee, "Voltaire Èditeur de Charles Bordes : Le CatÈchumËne", Revue Voltaire n∞ 4, 2004, pp. 161-176. TrËs joli exemplaire en veau de l'Èpoque. De la bibliothËque Jules Fougeres avec ex-libris.
Paris, Abel L'Angelier, 1603. 2 parties en 1 vol. in-8 de (3)-210-(6)-47-(1) ff., titre-frontispice signé Thomas de Leu, veau brun, dos lisse orné de caissons en long et fleurons dans les angles, sur les plats instruments de la Passion du Christ dans un double encadrement de filets dorés, fleurons dans les angles, tranches dorées (reliure de l'époque).
Première édition complète des vers religieux de Philippe Desportes, protégé du roi Henri III. La gloire de Desportes (1546-1606) éclipsait celle de Ronsard avec qui il était intimement lié ; jusqu'à l'arrivée de Malherbe, il fut considéré comme le plus grand poète français. L'ouvrage était destiné à mettre à la disposition des catholiques français un texte biblique aussi commode que celui de Marot avait procuré aux réformés ; Desportes y travailla pendant les dernières années de sa vie. Après l'assassinat d'Henri III qui le protégeait, il choisit le parti de la Ligue. Henri IV ne lui en tint pas rigueur encore que le poète eût défendu Rouen contre le Béarnais (Ruysschaert, Les quatre canivets du Manuel de prières de l'Ordre du Saint-Esprit, dans Studi di bibliografica, Vérone 1964, IV, pp. 77-79).Titre gravé dans un encadrement par Thomas de Leu, 150 psaumes sans musique ; les 47 derniers feuillets contiennent les « Prieres et meditations chrestiennes », qui ont une page de titre propre et une pagination séparée, les « Poesies chrestiennes » de Philippe Desportes avec sa page de titre et un extrait de privilège particulier. Bel exemplaire joliment relié, ornée des symboles et instruments de la Passion : une croix avec la mention INRI, une tenaille, une échelle, la lance du centurion, le coq de Saint-Pierre, la couronne d’épines, le fouet de la flagellation du Christ. « Plusieurs exemplaires de cette édition portent une reliure identique, en veau brun glacé à dos long et double encadrement de filets dorés, les plats encadrés de même ; il peut s'agir d'une reliure d'atelier (…) version simplifiée, sans chiffres ni ornements, de la reliure de l'exemplaire de dédicace à Henri IV » (Balsamo et Simonin).Ex-libris manuscrit « M. de Billierie 1686 » (titre de départ, f. 1) ; ex-libris modernes JTF ("C'est ma toquade") et JM ; exemplaire coté et daté 10.09.1954 sur le dernier feuillet de garde. Petite déchirure au coin du feuillet Giii sans perte de lettres.Bibliographie des Psaumes imprimés en vers français 1521-1900 (BPIVF) 1603/03 ; Tchemerzine-Scheler II, 899 ; Balsamo & Simonin, n° 382 ; BnF, Bibles imprimées du XVe au XVIIIe conservées à Paris, n°2469.
(Paris), Abel L'Angelier, sans date, (1603-1604). 2 parties en 1 vol. in-12 réglé de (2) ff. dont titre-frontispice, 187 ff. (saut de pagination 1-132/233-287) (8) ff. de table, (1) f. bl., 23 ff. dont titre, (1) f. bl., 17 ff., (1) f. de table, maroquin fauve entièrement décoré à petits fers, dos lisse orné de caissons en long décor de feuillages et rinceaux dorés, double frise d'encadrement et décor de feuillages et rinceaux dorés sur les plats, grand fleuron central avec ovale en réserve, tranches dorées, traces de lacets (reliure de l'époque).
Première édition complète des poésies religieuses de Philippe Desportes.La gloire de Desportes (1546-1606) éclipsait celle de Ronsard avec qui il était intimement lié ; jusqu'à l'arrivée de Malherbe, il fut considéré comme le plus grand poète français. L'ouvrage était destiné à mettre à la disposition des catholiques français un texte biblique aussi commode que celui de Marot avait procuré aux réformés ; Desportes y travailla pendant les dernières années de sa vie. Après l'assassinat d'Henri III qui le protégeait, il choisit le parti de la Ligue. Henri IV ne lui en tint pas rigueur encore que le poète eût défendu Rouen contre le Béarnais (Ruysschaert, Les quatre canivets du Manuel de prières de l'Ordre du Saint-Esprit, dans Studi di bibliografica , Vérone 1964, IV, pp. 77-79).Titre gravé dans un encadrement par Thomas de Leu, 150 psaumes sans musique suivis de : Prières et méditations chrestiennes avec un titre millesimé 1603 (qui permet de dater le tirage) et une pagination séparée ainsi que Poésies chrestiennes (titre sans date) et un extraict de privilège particulier. La même année 1603 paraissent trois éditions de la traduction des psaumes par Desportes, sur le même privilège général accordé à l'auteur : une édition datée chez Abel L'Angelier, une édition chez Petit-Val à Rouen avec autorisation et une édition chez la veuve Mamert Patisson à Paris, avec une autorisation.Exemplaire réglé dans une remarquable reliure en maroquin du temps entièrement décoré à petits fers. Quelques ajouts manuscrits à l'encre du temps. Un coin émoussé.Bibliographie des Psaumes imprimés en vers français 1521-1900 (BPIVF) 1603/04 : 6 exemplaires mentionnés à Bourges, Châlons-en-Champagne, Coutances, Oxford, Stuttgart et Toulouse.Tirage inconnu à Balsamo & Simonin, Abel L'Angelier (n° 382, premier tirage), Tchemerzine-Scheler (II, 899-902), BnF, Bibles imprimées du XVe au XVIIIe conservées à Paris, n° 2469 (premier tirage).
Edition originale posthume des Méditations sur l’Evangile de Jacques-Bénigne Bossuet, évêque de Meaux (1627-1704), composée et adressée aux religieuses de la Visitation de Meaux en 1695. Paris, Pierre-Jean Mariette, 1730-1731. 4 volumes in-12 de: I/ (1) f.bl., 63 pp., (17), 519 pp., (1) f.bl. ; II/ (1) f.bl., (1) f., 464 pp., (6) ff., (1) f.bl.; III/ (1) f.bl., (2) ff., 454 pp., (8), (1) f.bl.; IV/ (1) f.bl., (2) ff., 506 pp., (18), (1) f.bl. Reliés en plein maroquin rouge de l’époque, double filet doré d’encadrement sur les plats, armes frappées or au centre, dos à nerfs richement ornés, coupes décorées, roulette dorée intérieure, tranches dorées. Reliure de l’époque. 163 x 90 mm.
Edition originale posthume des Méditations sur l’Evangile de Jacques-Bénigne Bossuet, évêque de Meaux (1627-1704), composée et adressée aux religieuses de la Visitation de Meaux en 1695. Tchemerzine, I, 904 ; Picot, Catalogue Rothschild, 68; Bibliothèque Rahir, n°982; Catalogue du Baron Pichon, n°70 ; Brunet, I, 1139. « Bossuet les appelait alors ‘Réflexions sur l’Evangile’ ; c’est son neveu, l’abbé Bossuet, qui en donna la première édition, à titre posthume, sous le titre de ‘Méditations’, en 1730-1731. Les Méditations font partie du groupe d’ouvrages de piété, qui comprend également l’Elévation à Dieu sur tous les mystères de la religion chrétienne, 1695, et le Traité de la concupiscence, 1694. Ces ouvrages marquent l’époque de la vie de Bossuet où il se retire du monde et se consacre à sa tâche pastorale. Sa pensée aussi se retire en elle-même ; il s’aperçoit qu’il a trop temporisé avec le siècle et il éprouve le besoin de retrouver, dans toute leur pureté, les textes mêmes de la foi. Les Méditations sont un commentaire suivi des paroles prononcées par le Christ, considérées comme formant un unique Discours, qui va des débuts de sa vie publique jusqu’à sa mort ; de là, les sous-titres de l’œuvre : ‘Sermon ou Discours de Notre-Seigneur depuis le dimanche des Rameaux jusqu’à la Cène’. Ces divisions chronologiques sont elles-mêmes subdivisées en journées, qui constituent, chacune, une méditation séparée. Beaucoup moins abstraites et métaphysiques que l’Elévation, les Méditations sont d’une simplicité admirable ; la vigueur de la pensée se mêle à l’onction et à la douceur persuasive du ton. Le style n’y est plus noble et soutenu, mais sans artifices et comme sans apprêts, ce qui ne veut pas dire qu’il soit négligé. Sans doute, c’est ici qu’on trouve le vrai visage de Bossuet, le Bossuet docteur de l’Eglise et mystique, et qu’on découvre le fondement solide sur lequel repose l’édifice de ses prédications et de ses œuvres destinées au public. » Précieux exemplaire relié en maroquin rouge de l’époque aux armes de Charles-Gaspard Guillaume de Vintimille du Luc (1655-1746), nommé évêque de Marseille en 1684, puis archevêque d’Aix en 1708 et enfin archevêque de Paris en 1729. « La collection de ce bibliophile émérite jouissait, de son temps, d’une grande réputation par la beauté des volumes et l’élégance des reliures » (Guigard, Armorial du Bibliophile, I, 379). Provenance : Charles-Gaspard Guillaume de Vintimille du Luc (armes frappées sur les plats) ; ex dono manuscrit presque effacé au titre du tome 3 : « Ce livre a été donné à la communauté des Ursulines de Joinville par Madame de St Genis La compaire y étant pensionnaire au mois de mai 1733 » ; ex libris gravé de Claude Gabriel Doüet de Vichy Conseiller au Parlement sur le contreplat de chacun des volumes ; cachet d’appartenance de la Bibliothèque du Grand Séminaire de Versailles apposé sur la p. 121 de chacun des volumes.