Chez Augustin Courbé | à Paris 1650 - 1658 | 16.50 x 23 cm | relié
Reference : 50197
Seconde édition des Oeuvres (et première chez Courbe qui venait de récupérer le privilège)de Voiture et édition originale des Nouvelles oeuvres. Deux vignettes de titre par Picart. Un beau portrait par Champaigne. Reliure en plein veau écailles du XVIIIe. Dos à nerfs joliment orné de fleurons et d'étoiles, roulette en queue. Pièce de titre en maroquin rouge. Triple filet d'encadrement su les plats. Dentelle intérieure. Tranches marbrées. Restaurations fines en coins et coiffes. Frottements. Premier feuillets jaunis avec petites mouillures marginales. Larges jaunissures sur les feuillets préliminaires des Nouvelles oeuvres. * Le livre dont La Fontaine avouera avoir tiré la leçon secrète des Fables : « J'ai profité dans Voiture ». Vincent Voiture (Amiens, 1597 Paris, 1648), fils d'un marchand de vins de cour, conquiert dès sa jeunesse la protection de Gaston d'Orléans, entre à l'Académie française dès sa fondation en 1634, et devient l'âme badine de l'hôtel de Rambouillet, là où s'inventent la préciosité et le goût classique. Diplomate en Espagne, en Lorraine et à Rome, il envoie de ses postes des épîtres qui sont des événements littéraires dans le monde des beaux-esprits. Il ne publie rien de son vivant. Un an après sa mort éclate la querelle des sonnets, qui oppose les partisans de son sonnet Uranie à ceux du Job de Benserade, premier grand débat esthétique du XVIIe siècle français. Deux ans plus tard paraît l'édition originale, publiée chez Augustin Courbé, réalisée par son neveu Martin de Pinchesne. Son succès fut tel qu'elle est immédiatement suivie d'une seconde édition enrichie de Nouvelles oeuvres. Pinchesne définit d'emblée l'originalité de Voiture : un homme qui « approchait fort près, au jugement de toutes les dames, des perfections que les Italiens décrivent sous le nom de parfait courtisan et que les Français appellent un galant homme », né roturier, qui devait ce miracle à son aisance et à une noble hardiesse tempérée d'une civilité polie. L'ouvrage rassemble lettres et poèmes de circonstance, rondeaux, chansons, stances, poésies galantes, formes légères remises en honneur depuis Marot. Il introduit dans le champ littéraire un type d'uvre nouveau, mal reçu de ceux qui concevaient la littérature comme une affaire de règles et de culture savante. L'influence sur La Fontaine est décisive, quoique différée. En 1650, le futur fabuliste est encore trop absorbé par la haute idée qu'il se fait de la littérature pour s'attarder sur cette uvre d'amuseur mondain. C'est seulement à la cour de Foucquet, vers 1658-1659, qu'il est conduit à en entendre la leçon, par l'intermédiaire de Sarasin, ami et héritier spirituel de Voiture. Là, La Fontaine comprend que la grande poésie peut aussi « couler comme une paisible rivière », que le style égal et naturel qui sait dire les petites choses sans bassesses vaut la grandeur héroïque, et que c'est Voiture qui a inventé ce mode d'expression. Il écrira plus tard, laconiquement : « J'ai profité dans Voiture. » À Vaux, sous cette double influence, il penche de plus en plus vers la légèreté galante, le mélange des tons, la surprise. Boileau et lui placeront bientôt Voiture au rang de Marot et d'Horace. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Chez Augustin Courbé | à Paris 1650 | 16.50 x 24 cm | relié
Seconde édition desOeuvres(et première chez Courbe qui venait de récupérer le privilège) de Voiture et édition originale des Nouvelles oeuvres. Deux vignettes de titre par Picart. Un beau portrait par Champaigne. Reliure en pleine basane brune d'époque. Dos à nerfs richement orné. Pièce de titre en maroquin rouge. Un manque en coiffe. Accroc avec manque au mors supérieur en queue. Frottements. Bon exemplaire. * Le livre dont La Fontaine avouera avoir tiré la leçon secrète des Fables : « J'ai profité dans Voiture ». Vincent Voiture (Amiens, 1597 Paris, 1648), fils d'un marchand de vins de cour, conquiert dès sa jeunesse la protection de Gaston d'Orléans, entre à l'Académie française dès sa fondation en 1634, et devient l'âme badine de l'hôtel de Rambouillet, là où s'inventent la préciosité et le goût classique. Diplomate en Espagne, en Lorraine et à Rome, il envoie de ses postes des épîtres qui sont des événements littéraires dans le monde des beaux-esprits. Il ne publie rien de son vivant. Un an après sa mort éclate la querelle des sonnets, qui oppose les partisans de son sonnet Uranie à ceux du Job de Benserade, premier grand débat esthétique du XVIIe siècle français. Deux ans plus tard paraît l'édition originale, publiée chez Augustin Courbé, réalisée par son neveu Martin de Pinchesne. Son succès fut tel qu'elle est immédiatement suivie d'une seconde édition enrichie de Nouvelles oeuvres. Pinchesne définit d'emblée l'originalité de Voiture : un homme qui « approchait fort près, au jugement de toutes les dames, des perfections que les Italiens décrivent sous le nom de parfait courtisan et que les Français appellent un galant homme », né roturier, qui devait ce miracle à son aisance et à une noble hardiesse tempérée d'une civilité polie. L'ouvrage rassemble lettres et poèmes de circonstance, rondeaux, chansons, stances, poésies galantes, formes légères remises en honneur depuis Marot. Il introduit dans le champ littéraire un type d'uvre nouveau, mal reçu de ceux qui concevaient la littérature comme une affaire de règles et de culture savante. L'influence sur La Fontaine est décisive, quoique différée. En 1650, le futur fabuliste est encore trop absorbé par la haute idée qu'il se fait de la littérature pour s'attarder sur cette uvre d'amuseur mondain. C'est seulement à la cour de Foucquet, vers 1658-1659, qu'il est conduit à en entendre la leçon, par l'intermédiaire de Sarasin, ami et héritier spirituel de Voiture. Là, La Fontaine comprend que la grande poésie peut aussi « couler comme une paisible rivière », que le style égal et naturel qui sait dire les petites choses sans bassesses vaut la grandeur héroïque, et que c'est Voiture qui a inventé ce mode d'expression. Il écrira plus tard, laconiquement : « J'ai profité dans Voiture. » À Vaux, sous cette double influence, il penche de plus en plus vers la légèreté galante, le mélange des tons, la surprise. Boileau et lui placeront bien - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
editions delmas 1953 1953. Charles Nodier: Contes et nouvelles oeuvres choisies/ Editions Delmas 1953 . Charles Nodier: Contes et nouvelles oeuvres choisies/ Editions Delmas 1953
Bon état
Gallimard Bibliothèque de la Pléiade Reliure d'éditeur Trois volumes in-12 (11 x 18 cm), reliure d'éditeur sous jaquettes, 1er volume : Romans et nouvelles, Tome 1 (imprimé en 1947, 1517 pages ; ce volume contient : Armance - Le Rouge et le Noir - Lucien Leuwen) // 2e volume : Romans et nouvelles, Tome 2 (imprimé en 1947, 1426 pages ; ce volume contient : La Chartreuse de Parme - Chroniques italiennes - Lamiel - Romans et nouvelles) // 3e volume : Oeuvres intimes (imprimé en 1955, 1775 pages ; ce volume contient : Vie de Henry Brulard - Journal - Souvenir d'égotisme - Essais d'autobiographie - Farline - Les Privilèges) ; exemplaire sans jaquettes ni étuis, coiffes frottées, jaquettes usées (traces, rousseurs et frottements sur les plats et dos, frottements et quelques déchirures sur les bordures), par ailleurs assez bon état général. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
Paris chez Thomas Jolly 1665 1 vol. relié fort vol. in-12, plein veau tabac, dos à nerfs orné de fleurons dorés, pièce de titre, (26) + 484 + (10) + 144 + 130 + (10) pp. 7e édition revue, corrigée et augmentée pour "Les oeuvres" (lettres et poésies), les "Nouvelles oeuvres" sont en seconde édition. Il manque le frontispice et le portrait gravé. Reliure de l'époque usée aux coiffes et aux coins, certains cahiers sont un peu déreliés. En l'état.
Amsterdam, (Jacques de Jonge pour) Jean de Ravesteyn, 1657-1659. 2 parties reliées en un fort volume in-12 (128 x 75 mm), plein maroquin olive de l'époque, dos lisse orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, triple filet d'encadrement sur les plats, roulette sur les coupes, dentelle intérieure, tranches dorées, (1) f. de titre-frontispice, (24) p. dont titre gravé et portrait, 592, (8) p. de table et 130, (2) p. de table, titre compris.
Bonne édition collective, bien complète de la seconde partie publiée en 1659.Elle est ornée d’un titre-frontispice et du portrait de l’auteur gravés en taille-douce par Jacob van Meurs.Cette jolie édition hollandaise, annexée à la collection elzévirienne, est ici dans la seconde des deux émissions de 1657 décrites par Willems, "également jolies et qui se correspondent page pour page et ligne pour ligne".De fait, elle contient l’ensemble des oeuvres du poète: Les lettres, les lettres amoureuses, les poésies les "Nouvelles lettres", les Métamorphoses, "L’histoire d’Alcidalis et Zélide", la "Lettre de Mr Costar" ainsi que "l’Éloge du comte duc d’Olivarès…". Vincent Voiture (Amiens, 1597 - Paris, 1648) était l’une des personnalités littéraires les plus en vue de l’hôtel de Rambouillet, membre de l’Académie française et figure de proue de la préciosité. Ses oeuvres n’ont été publiées qu’à titre posthume.(Tchemerzine-Scheler, V, 993. Willems, n°1692).Un infime accroc de cuir.Bel exemplaire, frais, bien relié en maroquin olive de l’époque.