Bruxelles, Galerie Isy Brachot, 1966-67. 22,5 x 16 cm. Tirage original argentique avec notice technique de la galerie au dos. Prise de vue de l'œuvre, beau tirage très bien conservé.
Reference : 276
Librairie l'Imaginaire
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George Sand (1804-1876), romancière, écrivain. L.A., sd [Nohant, mai 1837], 1p in-8. A Charles Rollinat (1810-1877), musicien, amoureux éconduit de George Sand, oncle du futur écrivain Maurice Rollinat (1846-1903). Sa belle voix lui avait donné pour surnom Bengali. « Bonsoir, stupide et cher neveu. Viens donc voir ton sacré oncle [elle-même]. Tu n'as pas de bon sens de l'oublier de la sorte. Je suis bien sûr que tu fais tout ce que tu veux dans tes lointains parages et que tu pourrais prendre vers nous ta volée printanière en quelques jours. Allons, bengali, déploie tes ailes d'azur et soulève ton énorme postérieur, viens embrasser tes amis. Tu trouveras ici Lady Tempest (Marie-Louise), installée en maîtresse absolue, et régentant fort bien son monde, même le vieil oncle qui voudrait n'avoir même plus la peine de vouloir. Tu trouveras aussi le crétin (Liszt) et une belle comtesse blonde pour laquelle tu roucoulerais toute la nuit devant les fenêtres perché sur une branche de lilas blanc - Bonsoir, Bon et cher enfant, es-tu toujours bête ? Moi plus que jamais - Je t'embrasse ». Lettre publiée par Georges Lubin (Correspondance, Tome IV, p.88) en 1964. On notera que George Sand l'avait jugé ainsi en 1836 : « Sans consistance, paresseux, orgueilleux, page d'opéra ». La belle comtesse blonde est l'écrivain Marie d'Agoult (1805-1876). Marie-Louise est Marie-Louise Rollinat (1818-1890), soeur cadette de Charles. Cette lettre lettre, assez comique, est très importante tant elle montre que Sand joue entre le masculin et le féminin (oncle / sûr au lieu de sûre) et qu'elle transforme le lien d'amitié en lien familial. La lettre a été anciennement contrecollée sur un autre feuillet, cachant le dos de la lettre sur laquelle on devine, par transparence, une lettre de Marie-Louise. La lettre est en effet affaiblie aux plis, avec petit manque, ce qui explique ce collage. Belle lettre au ton inhabituel. [133]
Emmanuel Mounier (1905-1950), philosophe, fondateur de la revue Esprit, père du personnalisme, disciple d'Henri Bergson, Charles Péguy et Jacques Chevalier, secrétaire de Chevalier après Jean Guitton.
Reference : 013207
Emmanuel Mounier (1905-1950), philosophe, fondateur de la revue Esprit, père du personnalisme, disciple d'Henri Bergson, Charles Péguy et Jacques Chevalier, secrétaire de Chevalier après Jean Guitton. L.A.S., Tours, sd [dimanche soir, après le 9 janvier 1927], 2p in-8. Très intéressante lettre du jeune Mounier au jeune Jean Guitton (1901-1999) peu de temps avant la remise de son travail « Le conflit de l'anthropocentrisme et du théocentrisme dans la philosophie de Descartes ». Il est notamment question de la correction d'un autre travail par Jean Laporte (1886-1948) et Gustave Belot (1859-1929), les philosophes. La lettre parle aussi de leur ami Joseph Hossenlopp (1903-1969) et de leur maître Jacques Chevalier (1882-1962) nommé « M. Ch. ». « Mon cher Guitton, Je reçois ce matin votre lettre. Je suis aussi calme que vous, un peu moins optimiste. Car j'en suis toujours à me demander quel sera le sort de ma 1re copie. Je compte sur mon démon Laporte qui la corrigera avec Belot. Mes invitations sont laborieuses. Ma chambre a sa couleur, et sa vie, et son histoire, faite des amitiés qui y ont passé : vous y manquez encore. Mais ce ne sera pas encore samedi que vous viendrez y imprimer votre passage. Ma soeur insiste pour me garder toute la semaine encore, et mes arguments : notre rendez-vous et mon travail se sont trouvés maladroits et désarmés. Par le même courrier j'invite Hossenlopp, qui profite de sa situation militaire pour faire son tour de France dominical. Je pense l'avoir samedi et dimanche. Mon cher ami, si vous considérez cela, dans le deuil où vous êtes, non comme une partie de plaisir, mais comme une journée d'amitié, je vous dirais bien de l'accompagner, et nous mènerions nos trois philosophies vers quelque campagne ou quelque château. Je serais sans honte d'une invitation qui n'en est pas une, puisque je ne puis vous offrir de gîte, mais je crains que vous soyez trop pris ou trop désireux de calme. Voyez et dites-moi avec autant de simplicité que je vous offre, - assez tôt pour que vous puissiez vous entendre au besoin avec Hossenlopp. Il y a des jours où je songe, mon pauvre ami, quelle serait ma détresse si j'étais à votre place, - au fond de moi-même, malgré la vie et la gaité. J'ai reçu une bonne lettre de M. Ch. Il semble très ému de ces histoires récentes. Mais je crois que l'indésirable a « été agi » par la providence. M. Ch. n'eût plus pu rien faire. Merci de vos pensées et de vos prières. Je vous demanderai quelques trucs pour l'oral (éventuel). A bientôt de toutes manières, et à vous de tout coeur. E Mounier ». Nous n'avons pas trouvé de quel deuil il s'agit. Guitton a eu un deuil important tôt, sa maman, mais elle serait morte en 1928 alors que cette lettre est clairement de 1927, comme nous le confirme la lettre de Mounier du 4 janvier 1928 qui mentionne un triste anniversaire. Nous pensons qu'il s'agit bien de ce deuil et que les informations sur la maman sont erronées. Cette lettre provient des papiers de l'abbé Fabre que Jean Guitton avait connu en captivité pendant la seconde guerre mondiale. [308-2]
Michel Clémenceau (1873-1964), homme politique, député, fils de Georges Clémenceau.
Reference : 012736
Michel Clémenceau (1873-1964), homme politique, député, fils de Georges Clémenceau. L.A.S. & L.S., 27 mars 1939, 1p et demi in-4. Courte lettre autographe signée à un ami lui demandant de publier la lettre qu'il a envoyée au directeur du journal Paris-Soir, Pierre Lazareff (1907-1972). Il joint à cette lettre une longue lettre tapuscrite qui détaille les erreurs d'un article de Paul Bringuier publié le même jour sous le titre « le règne de Marianne » et concernant le scandale de Panama. Il mentionne notamment que l'article reprend les mensonges de calomniateurs tels que « Judet, Déroulède, Millevoye, Arton et bien d'autres ». Cet article est en fait une longue série d'articles publiés dans Paris-Soir. La lettre de Michel Clémenceau sera bien publiée en page 4 du numéro du 30 mars 1939, sur le côté de la suite de l'article de Bringuier. Belle lettre de défense de son papa. [69-2]
Henry [Henri] de Bourbon (1573-1608), duc de Montpensier, dauphin d'Auvergne & Anne d'Alègre (morte en 1619), comtesse de Laval.
Reference : 002284
2 documents signés dont un sur peau de vélin, 30 janvier 1591 & 10 février 1591, 1p in-4 oblong (47*17cm) & 1p in-4. Lot de deux documents, anciennement attachés ensemble. Le premier est une lettre signée par Henri de Bourbon, et contresignée par une autre personne. Cette lettre est abîmée avec un gros manque en haut, et est datée du 10 février 1591. Elle est adressée à Gédéon Le Pennec de Boysjollan, vraisemblablement pour accompagner le second document. Le second document est donc une lettre signée par Anne d'Alègre (qui signait Anne D'Allegre), sur peau de vélin. Il s'agit d'une lettre adressée à M. de Boysjollan, commandant le chasteau de la Bretesche, qu'on qualifiait alors de commission, afin de nommer Boysjellan comme commandant de La Bretesche. On sait qu'avec une lettre du 18 décembre 1590, Henri de Montpensier envoyait sa commission (nomination comme commandant) datée du 16 décembre 1590 (que nous vendons séparément). Dans la lettre du 18 décembre, il demandait que Boysjellan d'obtenir la nomination et la provision de madame de Laval. Il est notamment question dans ce document d'une somme d'argent semble-t-il (texte difficile à déchiffrer). Très beau document avec le timbre à sec. Intéressants documents historiques, signatures rares. Sur Gédéon Le Pennec de Boysjollan : suite au départ de Carentoir, il fut nommé le 16 décembre 1590 commandant du camp de La Bretesche, citadelle huguenote près de Nantes. Fait prisonnier en 1591, il fut libéré grâce à l'intervention de sa tante auprès du duc de Mercoeur et moyennant une rançon payée par un cousin. Pour rembourser ce cousin, il vendit notamment la seigneurie de Bois-Jolland à un autre cousin qui la revendit ensuite à la veuve de Gédéon (mort en 1607 ou 1608) en 1612.
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Hippolyte Taine (1828-1893), philosophie, historien, membre de l'Académie française.
Reference : 017271
Hippolyte Taine (1828-1893), philosophie, historien, membre de l'Académie française. L.A.S., sd [fin décembre 1859 ou début janvier 1860], 1p in-8. Importante lettre à Etienne Vacherot (1809-1897) au moment de sa condamnation pour La Démocratie : « Cher Maître, Un homme très fin, qui connait bien le barreau et le monde, et à qui je viens de raconter l'audience, vous offre le conseil suivant : Ne pas prendre d'avocat pour vendredi, et prononcer vous-même cette phrase : "Messieurs, après ce qui s'est passé à la dernière audience, je considère que la défense n'est pas libre, j'y renonce, faites de moi ce qu'il vous plaira !". Réserver toutes les forces pour la cour d'appel, prendre alors pour avocat Me Marie, et surtout Me Dufaure, un logicien précis, et qui a du poids auprès des juges. Ces messieurs se chargeraient d'eux-mêmes de votre affaire. Je vous dirai moi-même le nom de celui qui vous donne ce conseil ; il mérite considération. A vous de coeur. H Taine ». En effet, lorsque Vacherot publie La Démocratie, enregistré dans la Bibliographie de la France le 12 novembre 1859, il est presque immédiatement poursuivi pour atteinte à la morale, à la religion, à l'autorité constitutionnelle de l'Empereur. Il est alors défendu par Emile Ollivier (1825-1913). Comme le montre notre lettre, la défense d'Ollivier ne semble pas très réussie. Après le réquisitoire, il a ainsi déclaré : « Messieurs, je ne répondrai point au Ministère public. Il a fait appel aux passions, cela est mauvais ». Il refuse de se rétracter. Vacherot suivra le conseil donné par Taine mais fit la déclaration par une lettre au président du tribunal. Il est alors condamné à 1 an de prison et 1000 francs d'amende. En appel, Jules Dufaure (1798-1881) ne le défendra pas. Il le sera uniquement par Pierre-Marie de Saint-Georges dit Marie (1797-1870) qui réussit à réduire la condamnation à 3 mois de prison. Il fit notamment sensation en lisant un extrait d'un livre qui indigna la cour et qui était écrit par. Napoléon III lui-même et extrait de son Extinction du paupérisme. Cette importante lettre a été publiée par Léon Ollé-Laprune dans sa biographie d'Etienne Vacherot (Paris, Perrin, 1898. p.46). Notons d'ailleurs qu'Ollé-Laprune ne partageait pas les idées de Vacherot. Toutefois, il lui succéda à l'Académie des sciences morales et politiques, ce qui explique ce livre. Très belle lettre de Taine. [133]