Le club français du livre 2026 262 pages in-8. 2026. Cartonnage décoré. 262 pages. Ex.° 4553 - Maquettes de Paul Schmit / Traduction de Boris de Schloezer
Reference : 20917
Bon état
Bouquiniste
M. Thibault Hairion
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CERVANTES (Miguel de Cervantes Saavedra) ; MARTIN DE CHASSONVILLE (Abbé, trad.)
Reference : 488
Lausanne : Marc-Michel Bousquet & Comp., 1759. UNE DES MEILLEURES ÉDITIONS FRANÇAISES ILLUSTRÉE PAR FOLKEMA
2 volumes in-12° (166 x 100 mm), LIV - 466 pp. et [7] ff. de pl. + [1] f. - 524 pp. et [8] ff. de pl. dont une ajoutée, maroquin citron, dos à 5 nerfs orné, double filet sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées sur marbrure (pastiche d'une reliure de l'époque exécutée dans la seconde moitié du XIXe siècle). Réimpression de l'édition de 1744 chez le même qui avait été augmentée de trois nouvelles, les précédentes n'en présentant que dix. A l'instar de celle-ci, elle est illustrée d'un portrait de l'auteur gravé par Gentot d'après Kent et de 13 hors-textes gravés en taille-douce par Aveline d'après Folkema. On a ajouté à la reliure en frontispice au tome II, un portrait de l'auteur gravé par J. P. Simon d'après Charles Dusaulchoy (Oeuvres choisies de Cervantès, Paris, Imprimerie des Sciences et des Arts, 1807). Les Novelas ejemplares sont une série de 12 nouvelles que Cervantes écrivit entre 1590 et 1612 et qui furent publiées à Madrid en 1613. L'adjectif « exemplaires » vient du fait que c'est le premier exemple en castillan de nouvelles de ce type au caractère didactique et moral inscrit dans la narration. Cervantès était fier d'être le premier auteur à écrire des nouvelles originales dans le style italien. L'auteur du Don Quixote y est parfois digne de lui. Rinconet et Cortadille (Rinconet y Cortadillo) est une satire contre les habitants de Séville ou Cervantes demeura longtemps. On distingue encore La Force du sang (La Fuerza de la sangre), la plus intéressante des douze nouvelles. Le curieux impertinent (El curioso impertinente) bien que dans le même style n'est pas issue du recueil originel mais du Don Quixote où elle s'intercale dans la première partie du roman, lu par le prêtre Pero Pérez dans le magasin de Palomèque. PROVENANCE : « achété 155 f. à la Vente Polliot, 11 oct. 1917 », avec fiche issue du catalogue découpée et collée en garde. Rio et Rico : « Bien que la traduction soit faite avec une certaine liberté, il s'agit d'une des éditions françaises les plus recommandables des nouvelles publiée à cette époque. » Dos très légèrement assombris, feuillet L (pp. 237-238) placé entre L11 (p. 258) et L12 (p. 259).
MERCIER (Claude-François-Xavier dit Mercier de Compiègne) ; CAMBRY (Jacques)
Reference : 177
Paris ; id. ; Amsterdam : de l'imprimerie de l'auteur ; Louis ; s. n., 1795 ; an IIIe (1795) ; 1787. RECUEIL D'ÉDITIONS RARES AVEC ENVOIS DE L'AUTEUR À MONVEL, GRANDE FIGURE THÉÂTRALE DU XVIIIE SIÈCLE
In-12° (133 x 90 mm), [1] f. - 156 pp. - [1] f. - iv - 168 pp. - 124 pp., demi-veau moucheté à coins de vélin, dos lisse orné, tranches mouchetées (reliure de l'époque). Recueil d'éditions rares avec deux envois de Mercier de Compiègne à Monvel, l'une des grandes figures théâtrales du XVIIIème siècle. Envois de l'auteur au titre des Trois nouvelles : « Au Citoyen MONVEL / de la part de l'auteur. » ainsi qu'au verso du frontispice d'Ismaël et Christine : « De la part de l'auteur au G.[rand] Monvel /: ». Ce recueil se compose ainsi : Les Trois nouvelles (titre choisi pour parodier les six nouvelles de Florian), recueil de nouvelles galantes en vers et en prose, porte la mention de quatrième édition mais l'auteur indique dans la préface que c'est en fait la seconde, les deuxième et troisième n'étant que des contrefaçons de la première de 1791. Cette seconde édition, en partie originale, et première avouée nous dit l'auteur, est donc augmentée de la nouvelle intitulée « Corisandre et fleurie ». Cohen (II, 702) indique pour cette dernière un frontispice dessiné par Desrais sans nom de graveur. Ici, le frontispice est avant la lettre, Mercier, ne dérogeant pas à sa règle (cf. page suivante), s'en attribue le dessin : « Mercier del. », c'est aussi probablement lui qui l'a coloré. Ismaël et Christine, seconde édition, illustrée d'un frontispice non signé, est aussi en partie originale par l'ajout d'un conte moral, « Zélindor, ou essai sur le bonheur », et de « Réflexions sur le système de la nature ». L'auteur nous apprend dans la préface que ces deux écrits furent « composés dans les cachots où le dernier tyran entassait ses victimes, et dans les derniers moments d'une agonie de huit mois ». Les Contes et proverbes, suivis d'une notice sur les troubadours, remise en vente de l'originale de 1784 avec un titre rafraîchi, est un petit recueil de contes et d'anecdotes puisés chez Fauchet, Pasquier, Nostradamus, Le Grand d'Aussy, La Curne de Sainte-Palaye et de Millot. Son auteur, Jacques Cambry, porta la soutane quelques années avant de préférer une vie laïque. Il fut précepteur chez Dodun, un directeur de la Compagnie des Indes, officia comme préfet sous le Consulat et l'Empire et fonda et présida l'Académie celtique. Claude-François-Xavier Mercier (1763 - 1800), dit Mercier de Compiègne, auteur-imprimeur-libraire-compilateur, connu un grand succès pendant la Révolution, période où peu d'auteurs osaient écrire et encore moins se faire imprimer. Secrétaire du chevalier de Jaucourt jusqu'à la mort de ce dernier en 1779, Mercier de Compiègne fut placé comme commis dans les bureaux de la Marine, puis, se trouvant sans ressources à la Révolution, composa en hâte un grand nombre d'ouvrages et, pour les vendre, ouvrit une librairie. Bien qu'ayant un certain talent, surtout comme auteur de nouvelles, il semble que dans ces compilations, il empruntait beaucoup à d'autres, sans citer ses sources. Il fut ainsi emprisonné à la Conciergerie pendant plus de huit mois pour des mots qu'il déclara plus tard, ne pas être de lui. Il fut plusieurs fois réédité, ce qui durant cette période était peu commun. Malgré cela, les ouvrages de Mercier de Compiègne sont, dans leur ensemble, fort rares. Jacques-Marie Boutet de Monvel (1745 - 1802), dit Monvel, acteur et dramaturge français, né à la cour du roi de Pologne et élevé à ses frais, débuta à la Comédie-Française en 1770 et fut reçu comme sociétaire en 1772. Moins brillant que Molé, son jeu en était cependant plus sensible et plus juste. Lekain lui reprocha même de trop détailler ses rôles, de rechercher les petits effets et de manquer parfois de « noblesse ». Vers la fin de 1781, Monvel quitta Paris clandestinement. Les hypothèses allèrent bon train : était-il trop turbulent pour l'austère Comédie-Française, sa liaison avec Madame Mars (dont il eu une fille, la célèbre Mademoiselle Mars) se termina-t-elle mal ? Bisexuel, il fut par ailleurs interpellé au jardin des Tuileries en flagrant délit. Il quitta la France pour être engagé en Suède comme « lecteur » de Gustave III, y passa sept ans et y diriga le théâtre français de Stockholm. Revenu en France en 1788, il écrivit plusieurs pièces de théâtre. Mors partiellement fissurés, petite restauration à la coiffe supérieure.
Paris ; id. ; Paris ; Paris : Marchands de nouveautés ; id. ; Baudoin frères (rue de Vaugirard, n° 17) ; Perrotin (rue des Filles-Saint-Thomas, n° 1), 1821 ; 1825 ; 1828 ; 1833. UNE RÉUNION UNIQUE DE 4 PARTIES ORIGINALES DES CHANSONS AGRÉMENTÉE DE 103 VIGNETTES SOUS UNE SUPERBE RELIURE ROMANTIQUE À LA PLAQUE
4 éditions séparées réunies en 5 vol. in-18° (155 x 105 mm), 246 + 250 pp. (numérotées 3 à 252) + 215 -[1] bl. pp. + vii - [1] bl. - 132 pp. + [2] - vi - [2] - 249 - [1] bl. pp. et [103] ff. de planches sous serpente, veau blond, dos lisse orné, plats couverts d'un encadrement doré et à froid ainsi que d'une plaque à froid, roulettes aux extrémités des coupes, roulette intérieure à froid, tranches marbrées multicolores (reliure de l'époque). Cette réunion se compose de 4 des 5 parties originales des chansons de Béranger, c'est à dire de la deuxième à la cinquième et dernière, la première étant l'édition originale de 1816 mais l'on comprend que celle-ci aurait fait doublon car, hormis cinq chansons, l'ensemble des autres soit 78 se trouvent dans le recueil en 2 volumes de 1821 qui en amène, de plus, 84 nouvelles. Le troisième volume (1825), ici un des exemplaires non cartonnés, amène 53 nouvelles chansons. Les quatrième (1828) et cinquième (1833) présentent respectivement 34 et 56 chansons inédites. Soit 305 chansons. Elle est illustrée de la suite Boquet-Perrotin complète en 103 vignettes, dont un portrait de l'auteur, tirées sur papier vélin en 3 séries de 1829 à 1833, dessinées par Monnier, Delacroix, Granville, Raffet, Devéria, Fragonard, etc. et gravées par Cousin, Frilley, les frères Johannot, etc. Pierre-Jean de Béranger (1780-1857), chansonnier prolifique, eut un immense succès à son époque. Vicaire - I, 397-407. Faux-titre du second volume de 1821 non relié dans l'exemplaire, coins frottés, quelques rousseurs, une coiffe arasée et petits manques à deux des autres.
, Brepols, 2023 Hardback, 309 pages, Size:156 x 234 mm, Illustrations:21 b/w, 17 col., 4 tables b/w., 1 maps b/w, Language: English. ISBN 9782503585994.
Summary A collaborative investigation of one of the best-known works of late medieval European literature, the Franco-Burgundian collection of short stories known as the Cent Nouvelles nouvelles. Modelled loosely on Boccaccio's Decameron and incorporating elements from Old French fabliaux as well as Poggio Bracciolini's Liber Facetiarum, the anonymous collection attributes its morally challenging and frequently humorous tales to named narrators including Philip the Good, Duke of Burgundy and Louis of Luxembourg, Count of Saint Pol. The contribution of this new volume of essays is threefold: - empirical, in that it brings entirely new interdisciplinary insights into the study of the genesis and reception of the work; - methodological, in that it integrates study of the text within a 360-degree evaluation of the work's manuscript and early printed context; and - conceptual, in that it seeks to understand the social dimensions of textual production and consumption. These approaches unite ten principal contributions by specialists in the fields of art history, book history, court history and linguistics from France, the Netherlands, the USA and the UK. TABLE OF CONTENTS Introduction Graeme Small Part I - The manuscript witness Chapter 1. Les Cent Nouvelles nouvelles. The physical fabric of the fables Richard Gameson Chapter 2. MS Hunter 252: precursors, date and patronage Hanno Wijsman Part II - Reception in manuscript and print Chapter 3. Printing the Cent Nouvelles nouvelles. Anthoine Vérard's 1486 edition and its sixteenth-century successors Mary Beth Winn Chapter 4. Opening and closing the Cent Nouvelles nouvelles. Paratext, context and reception, 1469- c. 1550 Graeme Small Part III - Reading text and image in manuscript form Chapter 5. Storytelling through architecture. The miniatures of the Cent Nouvelles nouvelles Maud Perez-Simon Chapter 6. Narratological readings of the Cent Nouvelles nouvelles (CNN3, 21, 27). Text and image in MS Hunter 252 Alexandra Velissariou ? Part IV - The text as a site of language use Chapter 7. Toward a scriptology of Middle French. The case of MS Hunter 252 Geoffrey Roger Chapter 8. Stylistic implications of linguistic archaism and contemporaneity in MS Hunter 252 Peter V. Davies ? Part V - Archives in the fiction Chapter 9. Locating storytelling in time and space (Hainaut-Brussels, 1458-59). A Decameronian moment Edgar de Blieck & Graeme Small Chapter 10. Tales from the chamber. The Cent Nouvelles nouvelles between Burgundy and Luxembourg Graeme Small Conclusions Graeme Small
Orné de 40 gravures sur bois, imprimées en 1532. Lyon, Olivier Arnoullet, 12 juillet 1532. In-4 gothique de (136) ff. Maroquin bleu nuit, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs joliment orné avec chiffre doré répété dans les caissons, double filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées sur marbrures. Trautz-Bauzonnet, 1847. 191 x 132 mm.
Premier recueil de nouvelles de la littérature française. Le plus bel exemplaire cité et décrit par Brunet de cette rarissime édition de 1532 des «Cent nouvelles nouvelles». L'œuvre a été composée entre 1464 et 1467 à la cour de Philippe le Bon, duc de Bourgogne. Il en est le dédicataire et figure lui-même parmi les trente-cinq conteurs. Longtemps attribué à Antoine de La Sale, auteur de la cinquantième nouvelle, on admet aujourd'hui que les Cent Nouvelles nouvelles sont de la main d'un rédacteur unique et anonyme, qui serait ainsi le trente-sixième conteur, parmi les seigneurs bourguignons devisant. « Ce recueil, faussement attribué parfois à Antoine de la Sale, fut composé à la demande du duc de Bourgogne Philippe le Bon, vers 1462, par un écrivain de cour, peut-être Philippe Pot. Plusieurs seigneurs bourguignons pour se divertir racontent à tour de rôle de gaillardes histoires, avec abondance de ripailles, joutes amoureuses, feintes et jeux de mots, qui forment une suite au Décameron de Boccace et annoncent les contes du XVIe. Pourtant, derrière la gaîté d'apparence, on sent les inquiétudes d'un siècle qui finit mal : la loyauté chevaleresque a disparu, l'amour filial, le mariage, l'amitié même sont touchés par la dégradation des mœurs et l'avènement du mensonge. Le texte original fut plusieurs fois adapté, compilé, remis en forme au XVIe siècle.» (Bechtel). « Chef-d’œuvre de style et le premier ouvrage en prose, sans contredit, où la langue française montre cette clarté et cette facile élégance qui l'ont rendue la langue de l'Europe civilisée" (Viollet-le- Duc, Bibliographie des chansons, fabliaux, contes en vers et en prose, 1859, p. 144). « Un bel exemplaire en mar. v. a été vendu 465 fr. chez le pr. d'Essling; 14 liv. sterl. Utterson.» (Brunet, I, 1735). Précieuse et belle édition illustrée de 40 figures gravées sur bois dans le texte; quelques-unes sont répétées. Titre imprimé en rouge et noir, orné d’une grande figure: « Trois personnages, dont un tient un manuscrit, autour d’une table où se trouve un vase». Au dernier f. : Roi de France entouré de 6 personnages. Et 38 bois plus petits (dont des répétés) dans le texte. Nombreuses initiales ornées. Ces récits d'après boire où l'indécence est de mise s'inspirent de la tradition orale et d'un fonds commun aux fabliaux, aux Facéties du Pogge et au Décaméron. Les effets scabreux sont plus appuyés: maris benêts perpétuellement cocus, épouses rouées, truculences érotiques, feintes et jeux de mots sont rendus avec un art très vif du dialogue et de la mise en scène. Très bel exemplaire cité par Brunet et Bechtel relié en maroquin par Trautz au chiffre du Baron de Ruble provenant des bibliothèques de François-Victor Masséna, Prince d’Essling (cat. 1845, n°349: exemplaire alors relié par Duru); baron Alphonse de Ruble qui le fit relier de nouveau par Trautz-Bauzonnet (Paris, 1889, n°463); Emile Rossignol avec ex-libris; Bernard Clavreuil; Pierre Bergé. Bechtel ne mentionne qu’un seul exemplaire passé sur le marché au cours des quarante dernières années: l’exemplaire Edouard Vernon Utterson, relié au XIXe siècle par Niedrée avec 3 feuillets restaurés et le dernier feuillet refait, vendu 7 500 € en juin 1985, il y a 39 ans.