CASIMIRO
Reference : SLIVCN-9788417930820
LIVRE A L’ETAT DE NEUF. EXPEDIE SOUS 3 JOURS OUVRES. NUMERO DE SUIVI COMMUNIQUE AVANT ENVOI, EMBALLAGE RENFORCE. EAN:9788417930820
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M. Alexandre Bachmann
Passage du Rond Point 4
1205 Genève
Switzerland
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Exemplaire dans une condition exceptionnelle, en pleine reliure à la cathédrale. Elle est sortie de l’atelier d’Edme Vivet, relieur et papetier parisien. Paris, Delaunay, 1826. 2 volumes in-8 de I/ (2) ff., 304 pp. ; II/ (2) ff., 348 pp. Veau havane, bordure formée de deux filets noirs et d'une roulette palmée à froid, grande plaque à la cathédrale frappée à froid, dos ornés avec nerfs soulignés d'une roulette dorée, caissons décorés d'une palette à froid, pièces de titre et de tomaison vertes, roulette intérieure à froid, tranches dorées. Reliure à la cathédrale de l’époque signée Ed. Vivet, praticien né à Dresde, actif à Paris entre 1820 et 1850. 200 x 119 mm.
Edition en grande partie originale, augmentée d'un volume, en réalité un nouvel ouvrage, entièrement récrit par Stendhal. « C'est en réalité un ouvrage entièrement nouveau, complètement récrit par Stendhal et augmenté d'un volume ». Le premier texte, fort différent, avait été publié en 1817. « L’édition de 1826 a donc reçu de considérables additions. Stendhal insère des anecdotes nouvelles ou développe celles qu'il n'avait qu'ébauchées ou annoncées, comme les anecdotes de Catalani et de Gina ». (Chuquet, p. 317). Stendhal « officier de cavalerie », « qui a cessé de se considérer comme Français depuis 1814 », y prend le pseudonyme sous lequel il devait devenir célèbre. Le récit s'attache à l'itinéraire fictif d'un voyage que l'auteur aurait fait en 1816 et 1817, de Milan à Bologne, Florence, Rome, Naples, et par la suite de Rome à Florence, Bologne, Ancôme, Padoue, Venise et Milan. En réalité, Beyle vit Padoue et Venise en 1813 et en 1815. En 1826, l’œuvre fut imprimée dans une seconde version entièrement refaite et augmentée du double environ : l'itinéraire y est simplifié, bien qu'il s’y ajoute quelques déviations (par exemple en Calabre), ce qui permet à Stendhal de s'étendre davantage sur les anecdotes et les coutumes. L'Italie de ce temps permettait au jeune auteur de croire qu'il allait au-devant du bonheur : le magnifique développement des arts, la légèreté et tout à la fois le caractère absolu des sentiments, haine ou amour, les habitudes d'une société galante et pleine de vie le rendent intensément attentif au présent et curieux de cette civilisation séculaire. Rome, Naples et Florence lui semblent être les trois villes de l'esprit, pour la liberté des entretiens, l'activité des peintres et des musiciens, et la beauté des femmes. En proie aux transports d'un hédonisme raffiné, Stendhal passe avec ravissement d'un lieu à un autre, des lacs lombards aux rives de l'Arno, et au Vésuve, ne celant point son dédain pour les « âmes sèches » qui ne comprennent pas la beauté de la création artistique et l'agréable vie d'une société qui n'a de compte à rendre qu'à elle-même et qui aspire aux plus hautes destinées. Et c'est dans son éloge de Milan que le livre atteint à une parfaite originalité, sur le plan littéraire. Plus tard, Stendhal devait compléter ce brillant aperçu sur l'Italie au XIXe siècle par ses Promenades dans Rome. Dictionnaire des Œuvres, V, 823. Exemplaire dans une condition exceptionnelle, en pleine reliure à la cathédrale. Elle est sortie de l’atelier d’Edme Vivet, relieur et papetier parisien. Les reliures portant cette signature sont très rares. Cette formule, unique à l’époque, Re[lié] chez Ed[me] Vivet, a amené Paul Culot, Relieurs et reliures décorées en France à l’époque romantique, p.570, à penser que Vivet n’exerçait pas lui-même le métier de relieur. De la bibliothèque B. Loliée.
Exemplaire conservé dans sa pleine reliure de l’époque signée de Doll, condition des plus rares. Paris, Delaunay et Pelicier, 1817. In-8 de 366 pp., (1) f. d’errata. Plein veau havane, filet noir encadrant les plats, dos lisse avec pièce de titre de maroquin olive, tranches marbrées, charnières légèrement frottées. Reliure de l’époque signée de Doll. 201 x 126 mm.
Édition originale, très rare. C'est dans cet ouvrage qu'apparaît pour la première fois, imprimé sur la page de titre, le pseudonyme "M. de Stendhal". Vicaire, I, 452; Fléty, p. 60. «Rare». Clouzot, 256. «Ouvrage rare et important». Carteret, II, 346. Fruit des divers voyages de l'auteur en Italie, ce livre est le premier ouvrage signé du nom de Stendhal, pseudonyme auquel il devait conférer tant d'éclat (Martineau).Pour la première fois, H. Beyle utilisait le pseudonyme à consonance germanique à l'abri duquel il pouvait, en « hussard de la liberté » multiplier les critiques sur les fâcheuses conséquences du Congrès de Vienne pour le destin de l'Italie (Stendhal et l'Europe, catalogue de l'exposition à la Bibliothèque nationale, 1983, n°162).La préface n'a pas été reproduite dans les éditions postérieures. «Œuvve que Stendhal publia en 1817 ; l’auteur, ‘officier de cavalerie’, ‘qui a cessé de se considérer comme Français depuis 1814’, y prend le pseudonyme sous lequel il devait devenir célèbre. Le récit s’attache à l’itinéraire fictif d’un voyage que l’auteur aurait fait en 1816 et 1817, de Milan à Bologne, Florence, Rome, Naples, et par la suite de Rome à Florence, Bologne, Ancône, Padoue, Venise et Milan. En réalité, Beyle vit Padoue et Venise en 1813 et en 1815… L’Italie de ce temps permettait au jeune auteur de croire qu’il allait au-devant du bonheur : le magnifique développement des arts, la légèreté et tout à la fois le caractère absolu des sentiments, haine ou amour, les habitudes d’une société galante et pleine de vie le rendent intensément attentif au présent et curieux de cette civilisation séculaire. Rome, Naples et Florence lui semblent être les trois villes de l’esprit, pour la liberté des entretiens, l’activité des peintres et des musiciens, et la beauté des femmes. En proie aux transports d’un hédonisme raffiné, Stendhal passe avec ravissement d’un lieu à un autre, des lacs lombards aux rives de l’Arno, et au Vésuve, ne celant point son dédain pour les ‘âmes sèches’ qui ne comprennent pas la beauté de la création artistique et l’agréable vie d’une société qui n’a de compte à rendre qu’à elle-même et qui aspire aux plus hautes destinées. Et c’est dans son éloge de Milan que le livre atteint à une parfaite originalité, sur le plan littéraire. Plus tard, Stendhal devait compléter ce brillant aperçu sur l’Italie au XIXe siècle par ses ‘Promenades dans Rome’ ». Dictionnaire des Œuvres, V, 823. Précieux exemplaire de cette rare édition originale de Stendhal conservé dans sa pleine reliure de l’époque signée de Doll, condition des plus rares. Provenance: Auguste Lambiotte (n° 96 de la 4e vente Lambiotte de décembre 1977).
[Typographie et Lithographie Ve Marius Olive, Makaire, Imprimerie de P. Gimbert] - CROZET, Laurent de ; HENRI III ; (GHERAIOS LE BOUQUINISTE ; X. ; Dr OLIMBARIUS )
Reference : 61604
(1863)
1 vol. in-8 reliure demi-veau marron, dos à 5 nerfs dorés orné (fleurons estampés à froid)[ Réunion de 11 brochures originales ] Le Deuxiesme Cantique composé par m Feu Roy Henry Troisiesme, Roy de France et de Poloigne, l'an MDCLXXXIX, Tiré à 100 exemplaires numérotés (n° 100), Imprimerie de Ve Marius Olive, Marseille, 1863, 15 pp. [ Suivi de : ] Quelques mots sur les Bibliothèques Marseillaises, Typographie et Lithographie Cayer et Cie, Marseille, 1872, 12 pp. [ Suivi de : ] Déclamation contenant la manière de bien et proprement escrire les gestes des grands hommes Prouvensaux, Tirage à 46 exemplaires (n°37), Achevé d'imprimer en la citté de Marseille le XVJ jour d'octobre parle vesve de Marius Olive, demourant rue Paradis, LXVIII l'an de Salut MDCCCLXII [1862], 10 pp. [ Suivi de : ] Mélanges d'Histoire Naturelle. Recherches sur les Fossiles littéraires de la Vieille Province, par Gheroaios le Bouquiniste, tiré à 72 exemplaires numérotés (n°31), Typographie A. Makaire, Aix, 1861, 39 pp. [ Suivi de : ] Voyages en Provence et autres Fantaisies. Le tout fidèlement extrait et des traduit des Mémoires inédits du Dr. Eric Olimbarius de l'Université d'Uppsal. Fragments inédits des Mémoires du docteur Frédéric-Eric Olimbarius, Typographie Vve Marius Olive, Marseille, 1866, 44 pp. [ Suivi de : ] Précis historique sur la Société de Bienfaisance et de Charité de la ville de Marseille, tiré à 123 exemplaires numérotés (n° 118), A. Makaire, Aix, 1864, 57 pp. et 1 f. (errata) [ Suivi de : ] Compte-rendu de : Histoire de l'Eglise paroissiale de Notre-Dame et Saint-Michel à Draguignan, Typographie Vve Marius Olive, Marseille, s.d., 4 pp. [ Suivi de : ] Lettres au Docteur Poluphlosboios de Naples sur quelques livres nouvellement imprimés en Provence, tiré à 56 exemplaires (n°27), Imprimerie de Mme Ve Marius Olive, Marseille, s.d., 16 pp. [ Suivi de : ] Quatrième lettre au Docteur Giacomo Poluphlosboios de Naples, tiré à 60 exemplaires (n° 58 bis), Imprimerie de Mme Ve Marius Olive, Marseille, 1866, 8 pp. [ Suivi de : ] Cinquième lettre au Docteur Giacomo Poluphlosboios de Naples, tiré à 60 exemplaires (n° 30), Imprimerie de Mme Ve Marius Olive, Marseille, 1866, 8 pp. [ Suivi de : ] Sixième lettre au Docteur Giacomo Poluphlosboios de Naples, tiré à 36 exemplaires (n° 29), Imprimerie de Mme Ve Marius Olive, Marseille, 1866, 8 pp. [ Suivi de : ] Septième lettre au Docteur Giacomo Poluphlosboios de Naples, tiré à 50 exemplaires (n° 36), Imprimerie de Mme Ve Marius Olive, Marseille, 1866, 8 pp.
Rare recueil réunissant en édition originale 11 brochures publiées à petit nombre par le bibliophile marseillais Laurent de Crozet (1809-1881). Bon exemplaire.
Manuscrit autographe d'un voyage à Naples [1816]. 1 vol. (100 x 165 mm) de 2 f. non ch., 251 pages ch. et 15 f. non ch. Veau fauve raciné, dos lisse, pièce de titre (reliure de l'époque). Manuscrit autographe de ce «journal italien», avec une carte du site de Pompéi et une carte de la baie de Naples, principalement la côte du Cap Pausilippe à Cumes.
Capitaine de vaisseau de la Marine royale sous l'Empire et la Restauration, l'officier Reverseaux recevra son titre de comte du roi Charles X en 1829, notamment pour ses services rendus pendant la guerre d'indépendance de la Grèce. Le marin a aussi fait campagne aux Antilles, à Saint-Domingue, à Anvers lors du siège de la citadelle (1832), à Naples, en Corse, en Barbarie (Alger et Tunis), en Syrie, lors de l'expédition d'Alger et dans les mers du Levant. La table établie au début du carnet contient des notes de traité de navigations ainsi que quelques autres à caractère historique et se clôt sur une grande partie consacrée à Naples. Cette partie consacrée à Naples et ses environs (p. 120-227), « en forme de journal » (enrichi de la lecture de guides), du 9 février aux environs du 21 mars 1816, est la plus importante et la plus intéressante. Il visite le comte de Narbonne, le comte de Préville, major général de la Marine, le général Danero, commandant de la Marine, la comtesse de Blacas, le consul général, tout en visitant plusieurs sites et monuments célèbres : la chapelle de Saint-Sévère de Pérouse, la cité de Portici, les grottes de Pausilippe et de Cumes, la cathédrale de Naples, la Solfatare, Pompéi, Herculanum et le Vésuve : « L'étonnement que m'avait procuré en arrivant la vue d'un tel spectacle m'avait ôté toute idée de danger, mais à mon retour, revenu sur le haut du cratère, je ne fus pas fâché d'abandonner cette lave en fusion et de sortir de ces lieux que les jets de pierre, la flamme et la fumée rendent fort dangereux ». Le comte de Reverseaux a également dessiné à la plume deux cartes dépliantes légendées, placées en fin de volume : carte de la côte du Cap Pausilippe à Cumes, et un plan de Pompéi avec indication des fouilles faites « sous les Français » et « sous Murat ». Détail de la composition du manuscrit : pages 1 à 27 : « Observations sur la manière de commander un quart à la mer » ; pages 28 à 32 : « Manière de remplacer son gouvernail perdu à la mer » page 33 à 34 « Tyran d'eau du Vau L'Auguste » et « la Goëlette La Bacchante » ; pages 35 à 70 : « Chronologie de quelques hommes illustres de l'Antiquité » et « Description de l'Homme a son dernier moment » ; pages 72 à 82 : « Louis XIV et les hommes les plus illustres de son siècle, morceau extrait d'un discours de l'abbé Maury » ; pages 82 à 90 : « M de M. de B... pour connaître la stabilité d'un bâtiment » ; « Méthode pour changer une b. d'. » ; « Méthode pour changer un mât d'... » ; « Table des corrections à faire pour connaître l'heure des marées » ; « Heures de l'établissement des différents ports » ; pages 92 et sq. : « Aperçu sur les figures de la langue française » ; « Quelques détails sur Naples et ses environs » ; « Dimension du gouvernail d'un vaisseau » ; « Pensées détachées » ; « Des exagérations d'un voyageur » ; « Elvire, anecdote » ; etc.
Merveilleux exemplaire conservé dans sa remarquable reliure décorée de l’époque. Poitiers, 3 mars 1525. In-folio de (12) ff. titre compris (rouge et noir), gothique, LXXII et LXXXI ff chiffrés, grande figure sur bois au verso 2ème feuillet. Plein veau brun, décor de trois encadrements de triple filet à froid sur les plats avec fleurons or aux extrémités, double fleuron central doré, dos à nerfs orné, filet à froid sur les coupes. Authentique et pure reliure décorée de l’époque. 291 x 190 mm.
Seconde édition originale « augmentée du duché de Bourgogne et du Comté de Flandres » du « meilleur texte » de Jean Bouchet, promoteur de la langue française, absolument rarissime en pure reliure décorée de l’époque. Ce texte novateur correspondait tant à l’esprit de l’époque que 14 éditions se succédèrent de 1524 à 1644. Tchemerzine, II, 37. Brunet considérait cette édition comme la première originale (I, 1164), ignorant jusqu’à l’existence de l’édition de 1524, déjà « introuvable » du temps du célèbre bibliographe. Magnifique édition, avec le titre en rouge et noir, ornée « Au titre, d’un grand L gothique avec saint Georges et diverses figures et l’écu de France accompagné de la salamandre royale ; au f. 2 verso figure allégorique (197 x 165) représentant l'auteur, l'Aquitaine, Mercure et le roi entouré des cinq vertus suivantes : Force, Justice, Foi, Prudence, Tempérance. Ce bois est dans le genre de ceux attribués à Perréal (planche XXVIII) » (Brun, Le livre Français illustré de la Renaissance, p. 141). « Le plus important des écrits de Jean Bouchet est celui qui a pour titre : ‘Annales d’Aquitaine ; Faits et gestes en sommaire des rois de France et d’Angleterre, pays de Naples et Milan’. Dans une Préface latine mise au-devant des Annales d'aquitaine par Jean Quintin (Jehannes Quintinus, Aeduus), cet ouvrage, déjà loué par Ceneau, évêque d'Avranches est signalé par l'éditeur comme un chef d'œuvre d'érudition. « Il n'a pas, dit-il, comme tant d'autres ont fait, compilé les bruits des rues ; mais il a fouillé dans les monuments les plus sûrs. » C'est un livre précieux, non seulement pour l'histoire de la province dont il s'occupe spécialement mais pour l'histoire générale de la France : les érudits le consultent encore avec fruit. ». (Charles Hippeau). Jean Bouchet, poète et historien (Poitiers, 31 janvier 1476 - entre 1557 et 1559), appartient à l’école des grands rhétoriqueurs. Il entre au service de la maison de La Tremoille, est en rapport avec nombre de lettrés parmi lesquels le père de Ronsard, Rabelais, Jean d’Auton. Son œuvre historique a plus de poids que son œuvre poétique, bien que Rabelais ait loué sa science et son beau langage, C’est à sçavoir doulceur et discipline. Bouchet a fait l’éloge de la langue française et de ceux qui l’ont cultivée, dans le Temple de bonne renommée, au chapitre intitulé « le tabernacle des arts et sciences et des inventeurs et amateurs d’icelle ». Mais Du Bellay le prend à partie et souhaite que «ces Traverseurs soient renvoyés à la Table Ronde » et le Quintil Horation lui réplique : « Le Traverseur Bouchet, pour son temps, a été loué et est encore comme chaste et chrestien scripteur, non lascif et paganisant comme ceux du jourd’hui et si a fait et poursuivy grands et continuels œuvres, non pas petites sonneries. » Précieux et remarquable exemplaire, assurément l’un des plus beaux connus de cette seconde édition originale, à belles marges, conservé dans sa pure et authentique reliure décorée de l’époque non restaurée, fait des plus rares pour les in-folio du début XVIe siècle. Provenances : Monseigneur de Meurchin (ex-libris calligraphié), Jay François et Du Bosquel (ex-libris calligraphiés).