GRENOUILLE
Reference : SLIVCN-9782366535884
LIVRE A L’ETAT DE NEUF. EXPEDIE SOUS 3 JOURS OUVRES. NUMERO DE SUIVI COMMUNIQUE AVANT ENVOI, EMBALLAGE RENFORCE. EAN:9782366535884
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M. Alexandre Bachmann
Passage du Rond Point 4
1205 Genève
Switzerland
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Une lettre manuscrite de 4 pp. sur 2 ff. format 23,2 x 18,7 cm, datée du 30 septembre 1766
Datée de Paris, le 30 septembre 1766 et signée par un certain Giraud, cette lettre est un intéressant témoignage historique sur les négociations de vente de la seigneurie de Montpont (Montpont-Ménestérol en Dordogne actuelle). Le vendeur, le marquis de Belsunce (alors Antonin Louis de Belzunce, marquis de Castelmoron, seigneur de Montpont) est d'une famille prestigieuse, originaire du Pays basque, mais ayant d'importantes possessions dans toute l'Aquitaine (la lettre mentionne d'ailleurs ses terres en Agenois, fief historique des Belsunce-Castelmoron). Il détenait la seigneurie et la châtellenie de Montpon-Menesterol. L'acquéreur, destinataire du courrier, reste anonyme, mais c'est un homme fortuné, probablement un grand bourgeois ou un noble de robe capable de débourser une somme colossale pour acheter cette seigneurie. Giraud agit comme homme d'affaires et agent de liaison. Il négocie les intérêts des deux parties, fait des copies anonymisées des lettres pour les soumettre au "conseil" de la famille Belsunce et arbitre le compromis. Le fermier actuel, le Sieur Lamarque, négociant de Bordeaux, loue et exploite actuellement les terres. Le texte révèle une subtilité juridique de l'Ancien Régime : la distinction entre les biens patrimoniaux (appartenant en propre au marquis) et le domaine royal (des terres initialement royales mais concédées ou engagées). L'acquéreur craignait que le Roi ne fasse jouer son droit de « retrait domanial » (reprendre la terre). Giraud le rassure : cela fait 100 ans que la jouissance est paisible, et le Roi n'aurait aucun intérêt financier à rembourser 170 000 livres pour récupérer des terres dont la valeur n'augmente pas d'elle-même, contrairement aux terres patrimoniales bonifiées par l'industrie humaine. Les montants et les modalités financière sont astronomiques pour l'époque et montrent l'immense fortune des participants, avec un prix de vente principal de 215 000 livres. On évoque deux fois des "louis d'épingles", qui désignait une gratification, un bonus d'usage souvent versé à l'épouse du vendeur lors d'une grande transaction. Tout cet argent devait d'abord servir à rembourser les lettres hypothécaires (ses créanciers prioritaires) et ses "dettes criardes" du marquis (à savoir ses dettes exigibles immédiatement, souvent des dettes de jeu, de petits fournisseurs ou des billets à ordre à court terme). Le marquis semble donc avoir un grand besoin de liquidités, bien qu'il lui reste, selon Giraud, une belle fortune de 40 000 livres de rente en terres dans l'Agenois. Le courrier mentionne également le contexte économique, Giraud mentionnant que Lamarque avait pris cette ferme à un moment où "le commerce y languissoit" (vraisemblablement pendant la guerre de Sept Ans, 1756-1763, qui a ruiné le commerce maritime de Bordeaux). En 1766, la paix étant revenue, le commerce "se rétablit" fortement. Belle lettre, de grand intérêt local.
Missi. 1961. In-4. Broché. Etat d'usage, Couv. convenable, Agraffes rouillées, Intérieur acceptable. 34 pages - quelques illustrations en noir et blanc dans le texte.. . . . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Sommaire : Yougoslavie - deux langues trois religions - situation religieuse - un mort illustre Cardinal Stepinac - qui est Tito ? - églises de Yougoslavie - images - une ferme école au Dahomey - la campagne 1960-61 - écoliers Algérie - après les tristes jours Cameroun - royaumes constitution élections reconnaissance à l'Européen Ouganda - collaborateurs étrangers Pérou - en l'honneur du martyr des réductions Paraguay - le Pasteur King poursuivi puis libéré USA - le Québec Canada - deux visages une seule tête Pékin Moscou - Aise malaise et Malaisie - 2500 écoles nationalisées Ceylan - élections Japon etc. Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
9 lettres autographes signées rédigées de 1883 à 1888, adressées à son ami Gustave Lévy. Les lettres avaient été montées sur onglet, et deux lettres sont restées contrecollées, sans respect de l'ordre chronologique : [ Lot de 9 lettres autographes signée ] 1 LAS datée de Cannes le 31 Janvier 1883 : "Tu serais bien gentil de demander pour moi, au fils de l'Amiral Garnand, l'autorisation qu'il m'a si gracieusement offerte, alors qu'il est venu me voir : la permission de visiter 'escadre du Golfe Juan, pour moi et quelques membres de ma famille. Si cela offrait quelques difficultés, dis-le moi franchement, ceci entre nous - et je m'adresserais à mon ami Miot [ ... ] ; 1 LAS datée de Cannes le 21 avril 1883 : [ ... ] "Je t'adresse un mot pour Garnand en te priant de le lui faire parvenir. Je voudrais aussi envoyer ma carte à la personne qui m'a présenté au Capitaine Michel [ ... ] ; 1 LAS datée de Paris le 25 Février 1885 : [ ... ] Il y a environ dix-huit mois que je suis allé, avec mon ami Miot, à ton ministère où je t'ai vu pour savoir s'il y avait des petits canons de marine. Tu dois te souvenir de cela ? Il n'y en avait point. Aujourd'hui on m'affirme qu'il y en a. Je viens te demander le service de vérifier le fait et de m'en écrire un mot le plus tôt possible, car je suis bien pressé par mon tableau du salon prochain, qui tu le sais représente un débarquement. [... ] J'irai dîner demain au Cercle de la Presse. Tâche d'y venir tu verras Arban, Lami et d'autres ex-copains des malheureux anti-libéraux !!..." ; 1 LAS datée de Paris le 4 mars 1885 [ Il invite son correspondant à Sevran pour venir voir son tableau ] ; 1 LAS datée de Paris le 29 mars 1888 [ Il expose une sollicitation pour un jeune homme dont les parents sont d'Egreville en Seine-et-Marne ] "Nous travaillons ferme à une entreprise qui, si elle réussit, réunira à nouveau tous mes anciens camarades..." [... ] ; 1 LAS datée d'Egreville (Seine-et-Marne) le 27 juin 1888 : [ Il demande pour une famille d'un marin décédé sa montre, et sollicite pour un autre moisson un congé d'un mois "au moment des moissons, c'est-à-dire vers la fin de Juillet. Je sais que cela s'accorde car je viens de l'obtenir pour un soldat du 76e de ligne". Il invite son correspondant Gustave Lévy à Egreville où il pourra dormir "dans la chambre du Commandeur (Nicham !) qu'on te réservera" ] ; 1 LAS datée du Château d'Egreville le 16 septembre 1888 : [ Il le sollicite encore pour son soldat et continue : ] "Quand donc t'aboucheras-tu avec Edouard Philippe - dont j'ai à faire un petit portrait - pour venir me voir à Egreville" [ ... ] ; 1 LAS datée de Paris, le 4 décembre 1888 : "Mon Cher Vieux, Comment je ne t'aurai pas répondu pour te remercier du dernier service, que je t'avais demandé et que tu m'avais fait obtenir ? Comment ? Eh ! bien je t'avoue franchement que je suis un cochon. Toutefois, il faut avoir un peu d'indulgence, et me pardonner : je t'ai tellement écrit pour te réclamer quelque chose que, ma foi, j'ai cru sincèrement t'avoir écrit pour te remercier. Puis mon intention très-ferme était d'aller te serrer la main aussitôt mon retour à Paris, mais Patatra ! Voilà environ trois semaines que je suis arrivé et je n'ai pas eu une heure à moi. Je suis rentré dans la fournaise, et j'ai repris ma sale existence vertigineuse de la Capitale. [ Il l'invite à dîner au Cercle de la Presse pour rencontrer ses vieux copains Philippe, Lami, Arban, etc... ] ; 1 LAS du 13 décembre 1888 : "Mon Cher Vieux, c'est encore moi. Tu sais mon protégé le soldat-marsouin Chevrillon, celui pour lequel je t'ai si bien remercié... Eh bien ce pauvre diable qui vient d'avoir la fièvre typhoïde ainsi qu'on t'en avait informé n'est pas encore bien chic [ Il sollicite pour un lui un renouvellement de congé. Il a regretté de ne pas le voir au Cercle de la Presse avec Arban, Lami et Crémieux. ] "Nous avons énormement causé de toi avec de Marçai, chez Bloch" [ il évoque l'Amiral Besnard "lequele entre parenthèses ne m'a pas l'air d'être fort commode" qu'il a également sollicité indirectement en vain... ]
Photographe, peintre, graveur et illustrateur, Etienne Berne-Bellecour (1838-1910) se spécialisa dans la peinture militaire et notamment de marine. Il évoque dans cette correspondance un tableau de débarquement de marine, probablement le sujet vendu en 2011 chez Artcurial : "Débarquement de troupes de Marine Française dans des chaloupes" daté de 1885 (à moins qu'il ne s'agisse là que d'un travail préparatoire). Prix du lot, non séparable
Dossier sous chemise imprimée (La Photolith. L. Delaporte, Paris) "Exposition Internationale de New York 1939 "Le Restaurant Français", illustration imprimée signée R.P. [ Contient : ] 1 menu format plié 19.5 x 15.1 cm : "Bar-dégustation. Pavillon de la France" ; 1 L.A.S. de 4 ff., d'une personnalité non identifiée [ Pierre L'Huillier ? ] adressée à son ami [Richard Chapon : ] sur papier à en-tête du 10, rue Laurent Pichat, Paris XVIe, Tél. : Kléber 76-81 ; 1 L.S. à en-tête du service de la publicité de "La Petite Gironde", datée du 22 mai 1939, adressée à Monsieur Richard Chapon, Directeur de la Petite Gironde, 8, rue de Cheverus, Bordeaux, accompagnée de 3 copies de L.S. ; 3 documents tapuscrits de 3, 4 et 2 ff. relatifs à "La participation française à l'Exposition internationale de New York 1939" et évoquant "La section de la France d'Outre-Mer", "La Présentation thermale au Palais de France" et "Le centre de dégustation au pavillon de la France" ; 1 lettre tapuscrite signée adressée à M. Richard Chapon, s.d. ; 5 photos de presse format 20,3 x 25,7 cm ; 1 CDV de Roger Descas, Président du Syndicat National du Commerce en Gros des Vins, Cidres Spiritueux et Liqueurs de France ; 1 feuillet du journal "la Petite Gironde contenant un article sur l'inauguration du Pavillon de France".Détail du dossier : [ Dossier de documents, courriers, photos, menu relatifs au Pavillon de la France à l'Exposition Universelle de New York en 1939 et adressés à Richard Chapon, directeur de la Petite Gironde : ] L'ensemble contenu sous chemise imprimée (La Photolith. L. Delaporte, Paris) "Exposition Internationale de New York 1939 "Le Restaurant Français", illustration imprimée signée R.P. [ Contient : ] 1 menu format plié 19.5 x 15.1 cm : "Bar-dégustation. Pavillon de la France. World's fair. New-York 1939. Let us order here just as we do in France..." Some french cocktails. Some french long drinks. Open still french wines. Cognacs. Liquors. Armagnacs. Calvados. Rhums. Alsatian wines. [ Liste détaillée des vins, spiritueux et liqueurs avec prix en dollars, incluant des marques telles que Dubonnet, Saint-Raphael, Noilly Prat, Hennessy, Martell, Courvoisier, Cusenier, Marie Brizard, etc. ] ; 1 L.A.S. de 4 ff., d'une personnalité non identifiée [ Pierre L'Huillier ? ] adressée à son ami [Richard Chapon : ] 10, rue Laurent Pichat, Paris XVIe, Tél. : Kléber 76-81] Manuscrit : Le 4 août 1939] Mon cher ami, Je suis très sensible à votre aimable lettre du 25 juillet et de ce que vous voulez bien me dire au sujet de notre collaboration à l'Office français de renseignements aux États-Unis. Moi aussi, je m'en réjouis très sincèrement non seulement pour l'Office (car votre aide nous sera précieuse) mais parce que cela me vaudra le plaisir de vous voir plus souvent et de mieux vous connaître. M'attendant à collaborer, peut-être plus utilement, à la région du Sud-Ouest. En effet, je vous avais parlé en projet de présence du général Weygand le 17 juillet au congrès de l'U.H.C. à Oran car en fait c'était une chose à peu près certaine. Mais voici que je reçois une longue lettre de mon ami le général Weygand dans laquelle il m'écrit ceci : " ... et surtout, en raison des sentiments d'amitié affectueuse que je vous porte, je suis désolé de ne pouvoir pas répondre à l'appel du Président du groupe basco-béarnais de l'U.H.C. que vous appuyez si chaleureusement. Les récents décrets ministériels concernant le droit civique de parler, de présider des réunions des officiers généraux me placent dans une situation morale telle que j'ai décidé de m'abstenir de toute activité de ce genre..." Je crois, mon cher ami, inutile d'en dire davantage et vous comprendrez pourquoi je puis insister sur de tels motifs, [mot illisible] avec tant de dignité ! Tout ce que je vous demande, c'est de garder strictement pour vous les raisons du refus du général Weygand[... ] Maintenant que vous voulez bien collaborer à l'office vous me permettrez de vous donner une suggestion au cas où vous devriez écrire plusieurs articles sur votre voyage aux États-Unis [... ] c'est tout en louant (et c'est bien mérité) le pavillon français, etc. de dire qu'il serait souhaitable de notre part de faire "des manifestations et réunions" pour les américains (surtout journalistes, écrivains, artistes, publicistes, économistes, professeurs, imprimeurs etc. etc.) et de ne pas se consacrer exclusivement à nos compatriotes de passage... (ce qui fut le cas, d'où mon départ justifié... et puisque les événements m'ont donné raison... mais je ne m'en félicite pas pour cela) et enfin qu'il faut ménager les "républicains" car nous en avons et en aurons besoin. Le refus d'abroger l'acte de neutralité en est une preuve toute récente. Je crois qu'en exprimant tout cela avec tact et diplomatie (comme vous savez le faire) vous rendrez un grand service (même tardivement puisque l'Exposition ferme en octobre) [... ]... Je vais ce soir rejoindre Madame [ ... ], qui me prie de vous remercier de vos compliments et me charge de vous envoyer son amical souvenir, qui se trouve en ce moment à Lucerne [... ] Ici nous sommes favorisés par cette semaine de concerts magnifiques sous la conduite du maître Toscanini. Entre nous, même : S.A.R. la Princesse héritière de Piémont nous a honoré d'un court séjour "incognito". Quant à moi, je quitterai Lucerne le 29 ou 30 août pour aller passer quinze jours à Saint Jean de Luz au "Yacht Club Basque" (j'y ai une chambre pour assister aux régates) [ ... ] [ ... ] ; 1 L.S. à en-tête du service de la publicité de "La Petite Gironde", datée du 22 mai 1939, adressée à Monsieur Richard Chapon, Directeur de la Petite Gironde, 8, rue de Cheverus, Bordeaux, accompagnée de 3 copies de L.S. : "Cher Monsieur et ami : Le Commissariat Général de la Section Française à l'Exposition Internationale de New-York 1939 nous a demandé de publier à titre gracieux, tout ou partie d'un article intitulé : "La présentation thermale au Palais de France". Dans le but de faciliter mes négociations avec le Gouverneur Général Olivier et M. Gérard de Launay, vous m'avez confié cette correspondance que je vous retourne ci-jointe. Etant donné les résultats obtenus, je pense que nos Services Rédaction pourrait extraire de cet article un papier moins important qui serait publié dans la Petite Gironde et adressé à M. Gérard de Launay [... ] ; 3 documents tapuscrits de 3, 4 et 2 ff. relatifs à "La participation française à l'Exposition internationale de New York 1939" et évoquant "La section de la France d'Outre-Mer", "La Présentation thermale au Palais de France" et "Le centre de dégustation au pavillon de la France" : "Comme aux terrasses de Paris'... C'est la formule qui, traduite en anglais, sert de slogan à la charmante carte des consommations que l'on trouve désormais au bar-dégustation du Pavillon de la France, à la World's Fair de New-York. Et un dessin humoristique illustre ces mots. C'est une vraie terrasse de café du Boulevard ou des Champs-Elysées, avec ses tables garnies d'un public aimable, ses garçons agiles portant leur plateau, et sa tente rayée aux vives couleurs. Que de souvenirs pour ceux de nos amis américains qui viennent familièrement à Paris, et quel appel pour les autres ! Mais ce n'est là que l'agréable couverture de la carte. Le meilleur est à l'intérieur. Une page pour les apéritifs, aux noms évocateurs de fraîche amertume ou de chaleur veloutée, y compris toute une série d'attrayants mélanges bien français. Une autre page pour la gamme magnifique de nos bons vins, depuis nos Bordeaux, nos Alsace et nos Vouvrays, jusqu'aux Bourgognes, aux Côtes du Rhône, aux muscats. [ etc...]" ; 1 lettre tapuscrite signée adressée à M. Richard Chapon, s.d. : "Descas - J'ai pu enfin joindre M. Descas au téléphone. C'est d'accord, vous pouvez garder la petite carte des vins du Bar Dégustation. Je vous l'envoie sous ce pli. Voilà en outre les noms des personnalités bordelaises qui assisteront avec vous au Banquet de New-York : M. Descas, Madame Fould, M. Marquet et M. de Lur-Saluces. Comme personnalité française : jusqu'à présent, seulement le Gouverneur général Olivier. M. Descas m'a chargée de vous indiquer qu'il quitterait Paris mardi par le train de 9 h.45 (le même que vous par conséquent). Membré - Je n'aurai que ce soir une réponse de M. Membré au sujet du Pen Club. Je dois téléphoner vers 7h.45. M. Membré ne sait pas s'il sera possible de vous admettre avant votre départ; cela lui semble assez délicat et nécessite pour lui de consulter individuellement les membres du Comité. Il fera pour le mieux. Je vous donnerai sa réponse demain. Votre bien dévouée, J. Devos" [Manuscrit : P.S. 17h.15 A l'instant, le ministère des Affaires Etrangères téléphone pour indiquer qu'il vous a annoncé par télégramme à M. de St Quentin et qu'on a fait part à l'Ambassadeur de votre désir d'être présenté à M. Roosevelt.]" ; 5 photos de presse format 20,3 x 25,7 cm dont l'une précise au verso : "Dîner des Vins de Bordeaux — Restaurant du Palais de la France Le lundi 12 juin [ 1939 ] Un aspect d'une des tables d'honneur : M. Selmer Fougner, M. Roger Brocas, Lady Louis Beale, Marquis de Lur-Saluces, Madame Pierre Cartier, Gen. Gal Minier, Mme Achille Fould, M. Grover Whalen, M me Olivier, Sir Louis Beale, Mme Ritz, M. de Fontnouvelle, M. James. ; 1 CDV de Roger Descas, Président du Syndicat National du Commerce en Gros des Vins, Cidres Spiritueux et Liqueurs de France ; 1 feuillet du journal "la Petite Gironde contenant un article sur l'inauguration du Pavillon de France"
Très intéressant dossier d'archives de 1939, conservé sous une chemise illustrée de l'Exposition Universelle de New York, rassemblant la correspondance et la documentation reçues par Richard Chapon, directeur du journal La Petite Gironde. On y trouve notamment un remarquable menu « Bar-dégustation » du Pavillon Français, détaillant les prix en dollars des vins et spiritueux français, cinq photos de presse de grands dîners officiels et des documents tapuscrits vantant le pavillon tricolore et la présence thermale. Le lot inclut également divers échanges dont une demande de présentation de Richard Chapon au président Franklin D. Roosevelt, ainsi qu'une remarquable lettre autographe du 4 août 1939 d'un correspondant très informé de la haute-société. Cette dernière lettre révèle en détail les motifs du refus du général Weygand d'intervenir à Oran suite au décret encadrant les militaires, tout en analysant l'acte de neutralité américain à un mois de la Seconde Guerre mondiale et en préconisant dans cette perspective de ne pas négliger le soutien du parti Républicain. L'ensemble constitue un témoignage historique inédit sur la diplomatie du vin, l'influence de la presse et les tensions géopolitiques de l'été 1939. Bon ensemble (chemise un peu salie). IMPORTANT : Pour tout achat vers l'étranger (hors France), une demande d'autorisation d'export doit être demandée, ce qui peut entraîner des délais supplémentaire d'un à deux mois (voire plus) avant expédition.
1 carnet de notes format in-12, contenant dont 33 p. relatant un voyage en Italie dont nous proposons quelques extraits : Carnet manuscrit du voyage en Italie en l'année 1869 de M. Lair, maire de Fréville : "1869. Départ de Barentin le 1er février [ ... ] A Chambéry Statue d'Antoine Favre ancien premier président du Sénat de Savoie. En face palais de justice qui a été construit il y a 10 ans - sans style [ ... ] De l'hôtel des princes on aperçoit à gauche de très hautes montagnes couvertes de neige [ ... ] Le théâtre est neuf et très confortable. Le directeur y faisait répéter un drame. La fontaine des éléphants et du plus mauvais style [ ... ] L'ancien château des Ducs de Savoie, construit sous les romains, a été incendié il y a 50 ans environ, il sert de préfecture [ ... ] Quelques ouvriers se plaignent de l'annexion à cause disent-ils des impôts qu'ils paient mais la généralité des habitants est satisfaite. Une particularité à noter c'est que dans le château les ducs de Savoie y ont reçu tous les princes de l'Europe & que lors de ces réceptions les domestiquesau nombre de 2 ou 4 étaient montés sur des chevaux costumés du stylke de l'époque mais avec une cravate blanche & gilet noir [ ... il évoque le trajet en train :] Ma chère Angèle a éprouvé le mal de mer. Quant à moi je n'ai souffert un peu que lorsque nous nous sommes trouvés dans un tunnel construit en planches pour éviter les avalanches de neige. La fumée de la locomotive étant entrée dans notre wagon quoique tout fut fermé un commencement d'asphyxie s'est emparé de nous. Impossible de renouveler l'air, car ayant essayé d'ouvrir, un nuage de vapeur est entré et nous a fait regretter cette action (ce parcours est vraiment merveilleux). Nous sommes arrivés à Turin à minuit où nous sommes descendus à l'hôtel Grombetta [ ... suite la visite de Milan dont : ] Assisté à la représentation des Huguenots au théâtre de la Scala, le plus grand de l'Italie. Forte chanteuse très bonne. autres acteurs médiocres. ensemble orchestre & choeurs bons [ ... Passage à Venise : ] Descendus hôtel de l'Europe sur le Grand Canal. Cet hôtel est princier, on y parle bien le français. A la table d'hôtel français surtout quelques anglais & peu d'italiens. beau service & excellente nourriture (maître d'hôtel de Marseille) [ ... ] Après dîner loué une gondole à deux rameurs & 20 chanteurs gondoliers pour une heure. 10 choeurs au moins nous ont été chantés. harmonie ensemble et précision admirable voix superbes surtout les basses. les trois choeurs chantés sous le pont Rialto nous ont produit un effet saisissant. L'on peut dire de ces chanteurs qu'ils sont des artistes improvisés mais qui ont le sentiment du beau. [Passage à Bologne puis Florence : ] Descendus à l'hôtel Royal de l'Arno. De plus en plus princier [ ... Arrivée à Rome : ] Descendus à l'hôtel de Russie. Vu Mgr Bastide gracieuse réception vu M. l'abbé Clerc place Lancellotti 4 [ ... Dimanche 21 : ] Diné chez Mr Hébert directeur de l'Académie, en compagnie d'un peintre & de pensionnaires. 10 à table. Mme Hébert mère était souffrante et n'est pas descendue. Reste à la soirée. Belle société. Causé au prince de Solms [ ... Dimanche 28 Février : ] Assisté à l'audience de N St Père le Pape. Assez nombreuse réunions réception fort paternelle ma chère Angèle a demandé & obtenu du St Père la bénédiction de son anneau nuptial et une bénédiction particulière pour nous deux. Le pape après avoir parlé à tous ceux qui le désiraient a fait une courte allocution & a pris pour sujet (comme il le fait toujours) l'évangile du jour (le possédé du démon aujourd'hui) & a donné avec la plus grande onction et la plus grande bonté & conviction qu'il soit possible d'exprimer la bénédictionà tous ceux qui étaient là. il a aussi béni les croix, les chapelets qui lui étaient présentés. Notre St Père est plein de santé et de la plus grande affabilité ... Son allocution a été fait en français [ ... ] Rencontré le Pape dans une voiture attelée de 4 chevaux. Figure toujours bonne. Tout le monde se découvre beaucoup se mettent à genoux pour recevoir sa bénédiction. Trois dragons à cheval distancés de chacun 60 pas au moins annoncent le passage du St Père. 2 autres voitures de Cardinaux le suivaient. Escorte d'une douzaine de Dragons [ ... mardi 2 mars ] Vu l'abbé Clerc qui m'a remis le bref par lequel Notre Saint Père Pie IX a accordé sur ma demande un autel privilégié (Grand Autel) pour l'Eglise de Duclair à perpétuité. Le bref relatif à l'indulgence plénière pour Chapelet est (illisible) mais M. l'Abbé Clerc n'a pas pu encore l'obtenir il me l'enverra à Epinay [ ... Retour pittoresque en France, passage par le Mont-Cenis le 6 mars :] Trajet extraordinaire, incroyable, très dangereux. Quantité de neige comme on en avait pas vu depuis des années. Notre traineau s'est renversé en route, chevaux et mules tombés. Voiture accrochée par d'autres venant en sens inverse ... à un certain endroit nous nous sommes trouvés à 4 mètres au-dessus de la route et au bord d'un précipice. Couché à l'hôtel de la poste où le maître est très bourru - fort cher
On joint une reproduction d'un tableau de la baie du Mont Saint Michel avec ex-dono "A Monsieur Lair maire de Fréville", Avranches, 5 avril 1875, par Augusta Dumonteil. Le carnet est en état modeste (fort frotté avec nombreuses traces d'usure)