Edité par Select Tailors. SA, Tailleurs-Chemisiers à Bruxelles, sans date. 19 x 13,5 cm, non paginé. Plaquette brochée en bon état, de 13 reproductions photographiques et dessins d'artistes de l'époque (Mistinguette, Willy Maury, Magnard, Nina Myral, Arthur Devère, Gilberte Legrand...). Suivi d'un Mémento. Les silhouettes et les photographies ont été prises avec des vêtements sortant de la Maison Select Tailors.
Reference : 5060
Librairie L'Abac
M. Gilles Wolles
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Brest : G.-M.-F. Michel, 1818. ARTISTES DE LA BRETAGNE, DONT QUELQUES FÉES ET FOUS LITTÉRAIRES
In-8° (214 x 136 mm), iv pp. - 503 pp., demi-veau brun à coins, dos lisse orné, couverture conservée sans le dos. Édition originale de ce recueil de 674 notices biographiques sur les écrivains et artistes de la Bretagne--parmi lesquels, curieusement, on trouve Merlin et la fée Morgan. Organisé chronologiquement, l'ouvrage contient également une table alphabétique et une table par lieu de naissance. Abondamment cité par Prosper Levot, auteur de la Biographie bretonne (1852), le recueil contient néanmoins quelques inexactitudes : une édition corrigée, prévue pour paraître sous le titre Encyclopédie bretonne, semble n'avoir jamais vu le jour. En 1713, Julien Miorcec, délégué aux États-généraux de Dinan, se voit remettre un volumineux ouvrage sur l'histoire de la Bretagne ; fasciné, il entreprend de constituer une collection d'écrits bretons qu'enrichiront plusieurs de ses descendants, dont l'avocat et historien Daniel-Louis Miorcec de Kerdanet (1792-1874), auteur du présent recueil. Originaire de Lesneven, ce-dernier fait son droit à Rennes, où il établit un catalogue du fonds breton de la bibliothèque publique. Impliqué dans les débats sur les origines de la langue bretonne, il s'intéresse également à la légende arthurienne, et compte parmi les premiers à soutenir la thèse que Brocéliande, lieu de la sépulture de Merlin, n'est autre que la forêt de Paimpont. Ses articles sur le sujet paraissent dans le Lycée Armoricain, « première revue à inscrire la Bretagne dans le mouvement romantique » (Cornette, Histoire de la Bretagne et des Bretons. pp. 294-295). Élu maire de Lesneven, Daniel-Louis Miorcec de Kerdanet démissionne de ses fonctions à l'avènement de la monarchie de Juillet. Outre ce recueil, il fait notamment paraître une réécriture annotée de la Vie des Saints d'Albert Legrand et une histoire de la langue bretonne. Il dirige également, en collaboration avec l'éditeur Édouard Anner, la réédition de plusieurs ouvrages de sa collection familiale. La collection Miorcec de Kerdarnet, comprenant quelque 1200 ouvrages en français, latin et breton, est offerte en 2005 au Centre de Recherche Bretonne et Celtique de l'Université de Bretagne occidentale. « HARDOUIN (Jean) [1646-1729], un des plus profonds et le plus singulier de tous les savants qui aient paru dans la littérature. L'immensité de son érudition le précipita dans les plus absurdes chimères. À force de savoir, il embrouilla tout, et la connaissance de l'antiquité devint pour lui le principe des doutes les plus bizarres. Il prétendait que tous les écrits qu'on nous donne pour anciens furent fabriqués, dans le XIIIe siècle, par des Moines qui se donnèrent le mot pour s'appeler les uns Homère, Platon, Aristote, Plutarque ; les autres Tertullien, Origène, Bazile, Augustin, etc. » (p. 225). Provenance : " O : K Ginorgant ", ex-libris manuscrit au feuillet de titre. Dos et tête du plat supérieur insolés.
[L'Art et les Artistes] - DAYOT, Armand ; Collectif ; RITTER, William ; MOUREY, Gabriel ; VAILLAT, Léandre ; etc..
Reference : 61737
(1905)
18 vol. in-4 reliure uniforme de l'époque demi-chagrin à coins brun, dos à 5 nerfs, rappel des titres complet : L'Art et les Artistes. Revue d'art ancien et moderne [ Ensemble des 18 premiers tomes : d'Avril 1905 à Mars 1914 - Sauf Septembre 1905 ] Tome 1 : [ Avril - Août 1905 ] (avec les suppléments illustrés) ; Tome 2 : Octobre 1905 - Mars 1906 (avec les suppléments illustrés) ; Tome 3 : Avril - Septembre 1906 (avec les suppléments illustrés) ; Tome 4 : Octobre 1906 - Mars 1907 (avec les suppléments illustrés) ; Tome 5 : Avril - Septembre 1907 ; Tome 6 : Octobre 1907 - Mars 1908 ; Tome 7 : Avril - Septembre 1908 ; Tome 8 : Octobre 1908 - Mars 1909 ; Tome 9 : Avril - Septembre 1909 ; Tome 10 : Octobre 1909 - Mars 1910 ; Tome 11 : Avril - Septembre 1910 ; Tome 12 : Octobre 1910 - Mars 1911 ; Tome 13 : Avril - Septembre 1911 ; Tome 14 : Octobre 1911 - Mars 1912 (avec numéro spécial : Artistes animaliers. Barye peintre) ; Tome 15 : Avril - Septembre 1912 (avec numéro spécial : Artistes animaliers. Barye peintre) ; Tome 16 : Octobre 1912 - Mars 1913 (avec numéro spécial : Artistes animaliers. Barye peintre) ; Tome 17 : Avril - Septembre 1913 (avec article sur Mathurin Méheut) ; Tome 18 : Octobre 1913 - Mars 1914 (avec numéro spécial : La Peinture en Orient et en Extrême-Orient)
Impressionnante tête de série réunissant les 18 premiers tomes de l'importante revue artistique fondée par Armand Dayot, "L'Art et les Artistes", quasiment complète des suppléments et numéros spéciaux, à la seule exception du numéro et du supplément de septembre 1905. La richesse de ses illustrations (avec de nombreuses eaux-fortes originales et quelques illustrations en couleurs) et la compétence de ses nombreux collaborateurs et artistes font de cette revue une source importante pour l'histoire de l'art. Bon ensemble en reliure uniforme (lég. traces d'humidité en mors en dos, rares rouss., une curieuse aquarelle en découpage montée sur onglet p. 144 du tome 15, sans faux-titre ni titre au premier tome, sans numéro ni supplément de septembre 1905, bon exemplaire par ailleurs, ex-libris héraldique "Bibliothèque du Château de Montaren"), peu commun.
Femmes artistes artistes femmes, Paris, de 1880 à nos jours de Catherine Gonnard et Élisabeth Lebovici chez Hazan en 2007. Le livre est illustré de nombreuses photographies. Le livre mesure 19x27 cm et pèse 2,100 kg (c) pour 479 pages. Reliure d'éditeur cartonnée avec jaquette. Le livre est en très bon état.
Le Vingtième siècle est celui où les femmes prennent leur place dans l'histoire de l'art. C'est à Paris que cette histoire commence. Paris, surtout durant la première moitié du siècle, est, en effet pour ces femmes artistes (qu’elles soient nées en France ou viennent du Nord de l’Europe, de Russie ou d’Amérique) un carrefour : un terre d'exil pour les unes, l'occasion d'un nouveau départ pour les autres. C'est ainsi à Paris que se cristallise la notion de « femme artiste », dans le champ de la peinture et de la sculpture, qui s'élargit bientôt à la photographie, puis à l'installation, la vidéo, la performance, etc. Siècle de lutte, d'émancipation, d'indépendance, de création, de revendication, le XXème siècle est ainsi, pour les femmes, un siècle d'art. S'il existe des ouvrages sur l'histoire des luttes politiques et sociales des femmes, les histoires générales de l'art du XX siècle ne les intègrent que timidement, fréquemment dans un chapitre séparé. Quant aux ouvrages qui traitent de l'art au féminin, souvent militants, ils se limitent à évoquer quelques personnalités remarquables ou prennent la forme d'un dictionnaire. Cette étude se veut à la fois chronologique et thématique. Elle regroupe les artistes plus connues (de Sonia Delaunay à Sophie Taeuber, de Meret Oppenheim à Germaine Richier, d'Aurélie Nemours à Vieira da Silva, d'Annette Messager à Valerie Mréjen) et les oubliées, celles qui sont déjà «revenues» sur la scène artistique comme Claude Cahun, celles que cet ouvrage permet de faire connaître, comme Marie Vassilieff ou Marlow Moss; sans compter les artistes d'aujourd'hui, présentes non seulement sur la scène française, mais dans le monde global de l'art. Des encadrés biographiques, des citations et des entretiens réalisés par les auteures viennent compléter ce panorama des artistes et des œuvres. Quelle est la place des femmes artistes dans le fameux «modèle républicain» français, universaliste? Comment les femmes ont-elles intégré la profession d'artiste? Et, réciproquement, quelles transformations affectent la théorie esthétique lorsqu'on intègre la donnée du genre dans l'évolution des formes? Certaines questions relèvent de l'histoire de l'art, mais beaucoup sont inséparables des luttes des femmes pour leur émancipation. Jusqu'aux premières années du XXe siècle, le chemin parcouru par ces femmes n'est pas seulement balisé de révolutions esthétiques.
ROYOT (Daniel), Itzhak GOLDBERG, Daniel LEBARD.
Reference : 94647
(1996)
ISBN : 9782842300265
P., Hoebeke / Musée-Galerie de la Seita, 1996, in-4°, 151 pp, 150 superbes gravures en noir, catalogue des oeuvres, notes biographiques, glossaire, bibliographie et filmographie sommaire, reliure éditeur, jaquette illustrée, bon état
Cet ouvrage réunit les gravures d'artistes américains sur le monde du travail aux États-Unis, au moment de la Grande Dépression, achetées ou commandées par le gouvernement américain entre 1933 et 1943. Des oeuvres de Gotlieb, Sternberg, Lozowick... mais aussi de Hopper et Pollock, plus connus aujourd'hui du grand public. — De l’Amérique de la Dépression, notre mémoire a retenu surtout le krach boursier du 24 octobre 1929, ses retombées dramatiques, puis la période de reconstruction du New Deal, au cours de laquelle Roosevelt prend des mesures pour rendre courage à un peuple désespéré et donner du travail à tous. Les premières commandes de peintures murales sont passées à des artistes comme Rivera ou Orozco, récemment arrivés aux États-Unis, qui avaient entrepris au Mexique de réinventer “un art au service des travailleurs”. Des campagnes de photos sont lancées afin de garder en archives les grands travaux industriels. Elles ont fait l’objet d’expositions rétrospectives. En revanche, on connaît mal les peintures de chevalet et les gravures. Et pourtant, le bilan du programme pour les arts fait état de 5.000 artistes aidés pour 108.000 peintures et, à partir de 11.000 dessins, 240.000 gravures imprimées. La quantité n’a-t-elle pas nui à la qualité ? C’est la question que nous nous sommes posée avant d’entreprendre cette exposition. Avec le recul, l’expérience de l’Art du New Deal, étiqueté ainsi aux États-Unis, se révèle intéressante à plus d’un titre. Les œuvres émanent d’artistes engagés qui tiennent leur premier congrès en 1936 et qui sont proches des ouvriers, autant de témoignages irremplaçables dont ne nous trouvons pas d’équivalent en Europe. Si Otto Dix ou George Grosz – pour citer ceux que nous avons exposés – dénoncent la guerre, ridiculisent leurs contemporains, comme d’autres artistes de leur époque, ceux-ci sont néanmoins restés à l’écart du monde du travail. Sur le plan du style, ces artistes ont travaillé dans la voie du réalisme, allant comme leurs modèles européens jusqu’à la caricature. Ils ont milité pour un art engagé exaltant les vertus d’une Amérique profonde et néanmoins socialisée. Dans ce contexte d’un art subventionné, certains peintres ont émergé. Hopper est reconnu comme le meilleur représentant de l’Amérique profonde tandis que Pollock est devenu l’un des principaux acteurs de l’Expressionnisme abstrait. Cette expérience a modifié la pratique artistique américaine en amenant les artistes à se préoccuper de leur rôle dans la société. Les 150 gravures présentées ici, issues de la collection de Daniel Lebard, illustrent le monde du travail aux États-Unis au moment de la seconde révolution industrielle. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Musée-Galerie de la Seita, 1996, in-4°, 151 pp, 150 superbes gravures en noir, catalogue des oeuvres, notes biographiques, glossaire, biblio et filmographie sommaire, broché, couv. illustrée, bon état
Cet ouvrage réunit les gravures d'artistes américains sur le monde du travail aux États-Unis, au moment de la Grande Dépression, achetées ou commandées par le gouvernement américain entre 1933 et 1943. Des oeuvres de Gotlieb, Sternberg, Lozowick... mais aussi de Hopper et Pollock, plus connus aujourd'hui du grand public. — De l’Amérique de la Dépression, notre mémoire a retenu surtout le krach boursier du 24 octobre 1929, ses retombées dramatiques, puis la période de reconstruction du New Deal, au cours de laquelle Roosevelt prend des mesures pour rendre courage à un peuple désespéré et donner du travail à tous. Les premières commandes de peintures murales sont passées à des artistes comme Rivera ou Orozco, récemment arrivés aux États-Unis, qui avaient entrepris au Mexique de réinventer “un art au service des travailleurs”. Des campagnes de photos sont lancées afin de garder en archives les grands travaux industriels. Elles ont fait l’objet d’expositions rétrospectives. En revanche, on connaît mal les peintures de chevalet et les gravures. Et pourtant, le bilan du programme pour les arts fait état de 5.000 artistes aidés pour 108.000 peintures et, à partir de 11.000 dessins, 240.000 gravures imprimées. La quantité n’a-t-elle pas nui à la qualité ? C’est la question que nous nous sommes posée avant d’entreprendre cette exposition. Avec le recul, l’expérience de l’Art du New Deal, étiqueté ainsi aux États-Unis, se révèle intéressante à plus d’un titre. Les œuvres émanent d’artistes engagés qui tiennent leur premier congrès en 1936 et qui sont proches des ouvriers, autant de témoignages irremplaçables dont ne nous trouvons pas d’équivalent en Europe. Si Otto Dix ou George Grosz – pour citer ceux que nous avons exposés – dénoncent la guerre, ridiculisent leurs contemporains, comme d’autres artistes de leur époque, ceux-ci sont néanmoins restés à l’écart du monde du travail. Sur le plan du style, ces artistes ont travaillé dans la voie du réalisme, allant comme leurs modèles européens jusqu’à la caricature. Ils ont milité pour un art engagé exaltant les vertus d’une Amérique profonde et néanmoins socialisée. Dans ce contexte d’un art subventionné, certains peintres ont émergé. Hopper est reconnu comme le meilleur représentant de l’Amérique profonde tandis que Pollock est devenu l’un des principaux acteurs de l’Expressionnisme abstrait. Cette expérience a modifié la pratique artistique américaine en amenant les artistes à se préoccuper de leur rôle dans la société. Les 150 gravures présentées ici, issues de la collection de Daniel Lebard, illustrent le monde du travail aux États-Unis au moment de la seconde révolution industrielle. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.