Reference : DAG70CC
ISBN : B003X237WU
Plon Reli D'occasion bon tat 01/01/1958 150 pages
Fenêtre sur l'Asie
M. Alexis Chevalier
49 rue Gay Lussac
75005 Paris
France
01 43 29 11 00
Par correspondance ou en librairie (sur rendez-vous). Envoi possible par Mondial Relay pour limiter les frais de port (nous le signaler). Modes de règlement : - Paypal - Chèque (à l'ordre de "Fenêtre sur l'Asie" à expédier à Librairie Gay Lussac, 49 rue Gay Lussac, 75005 Paris - Virement (nous contacter pour obtenir notre RIB)
[COLLECTIF] / ACIDINI LUCHINAT (Cristina), SCALINI (Mario), sous la direction de
Reference : 17432
ISBN : 2-85056-352-8
Paris / Blois, Somogy / Ville de Blois, [s.d., cop. 1999] 1 volume 21,8 x 26,4cm Broché sous couverture noire à larges rabats, au 1er plat illustré couleurs. 224p.; très nombreuses illustrations in texte, vignettes et pleines pages, la plupart en couleurs. Bon état.
Catalogue de l'exposition présentée en 1998-1999 à la Kunsthalle der Hypo-Kulturstiftung de Munich, au Kunsthistorisches Museum de Vienne, et au château de Blois, organisée en collaboration avec le Ministero per i beni e le attività culturali, Soprintendenza per i beni artistici e storici de Firenze, Pistoia e Prato; sous la direction des historiens d'art italiens Cristina ACIDINI LUCHINAT et Mario SCALINI; par Lucia MINUNNO et Maria Antonia RINALDI avec la collaboration de Thierry CREPIN-LEBLOND et Giovanna DAMIANI: 151 pièces avec illustrations couleurs, notices et commentaires; précédé de textes de Cristina Acidini LUCHINAT, Marco CHIARINI et Mario SCALINI. "Florence et les Médicis symbolisent l'humanisme, la Renaissance, le mécénat, la création artistique portée à son plus haut niveau. La puissance politique de Florence [...] se double d'un mécénat artistique sans précédent. Pendant trois siècles, jusqu'à la mort en 1743 de la dernière représentante de la famille, Anne Marie Louise, le rôle des Médicis est déterminant. Collectionneurs passionnés de peintures, sculptures, ouvrages de glyptique, orfèvrerie précieuse, les Médicis sont immédiatement associés à l'idée de mécènes fastueux." (in préface de Jack LANG). "Cet ouvrage présente et étudie les chefs-d'uvre de leurs collections, notamment les pierres dures et marbres colorés ou les tableaux de Joos Van Cleve, Raphaël, Bronzino, François Clouet, Botticelli. Ce mécénat exemplaire est replacé dans son contexte historique européen, celui des liens dynastiques Médicis-Valois, Médicis-Bourbon, Médicis-Habsbourg et Médicis-Lorraine" (4è de couverture); traduit de l'italien par Gilles SCHAUFELBERGER; généalogie des Médicis et tableau de leur mécénat; bibliographie.
Philippus de Mantegatiis | Milan s. d. [après le 8 avril 1492] et s. d. [1493] | 20.80 x 13.80 cm | relié
Édition originale de l'oraison funèbre de Laurent de Médicis prononcée par Aurelio Bienato, évêque de Martorano (Catanzaro, Calabre), le 16 avril 1492 en l'église de Santa Maria la Nuova à Florence, huit jours après la mort du prince. Cette oraison est suivie d'un court poème de huit vers. Il s'agit de l'unique oraison funèbre de Laurent le Magnifique à avoir été imprimée. (John McManamon, Funeral oratory and the cultural ideals of Italian humanism, 1989) Reliure postérieure du XIXème siècle en plein maroquin rouge, dos lisse encadré d'un filet doré et serti de trois poinçons dorés, titre en long, plats encadrés d'un filet doré, large dentelle et doubles filets dorés en encadrement des contreplats. Plusieurs accolades et annotations manuscrites du temps. Ex-libris du Prince Piero Ginori Conti (1865-1939), homme d'affaire et politique italien, encollé sur le premier contreplat. Ex-libris et timbre à sec de la bibliothèque de Gianni de Marco. Prenant le contrepied des habituelles louanges laudatives, Aurelio Bienato présente Laurent le Magnifique comme un prince moderne, modèle de l'Europe, à la fois mécène des Arts et des Lettres et garant de la paix en Italie. Les visées de son texte sont avant tout politiques: il y souligne et loue les récents liens diplomatiques établis entre Florence et Naples, qui permirent à Laurent de Médicis d'asseoir son pouvoir sur la cité florentine. L'ouvrage est accompagné d'une lettre autographe signée de Pierre II de Médicis, fils de Laurent le Magnifique, adressée à Dionigi Pucci, diplomate et lui-même ami du père de l'expéditeur. Vingt-huit lignes rédigées à l'encre d'une écriture fine et élancée. Adresse du destinataire au verso du second feuillet. Restes de cachet de cire. Rousseurs éparses. Dans cette lettre, Pierre l'Infortuné affirme son allégeance à Ferdinand II d'Aragon, roi de Naples. En réalité il avait déjà, au moment de la rédaction de cette missive, conclu un accord de neutralité avec CharlesVIII de France qui s'apprêtait à s'emparer par les armes du royaume de Naples qu'il considérait comme sien. Malgré ce pacte, Pierre II de Médicis sera néanmoins contraint de se rendre sans condition lorsque Charles VIII envahira Florence et devra s'exiler à Venise: c'est le début de la première guerre d'Italie. En deux ans de règne, il aura ainsi mis à mal tout ce que la dynastie des Médicis avait bâti au siècle précédent. Rare réunion de documents témoignant de l'apogée et de l'aube de la décadence de la puissante dynastie des Médicis, famille la plus influente de la Renaissance italienne. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Somogy, Éditions d'Art 22,5 x 26,5 Couverture souple illustrée Paris 1989 Catalogue de l'exposition qui s'est tenue au Château de Blois (26 juin - 24 oct. 1999)-224 pp., 151 oeuvres en couleurs et commentées. L'exposition s'est également tenue à Munich et Vienne. Sommaire : PRÉFACES : Antonio Paolucci. - Johann Georg, Prinz von Hohenzollern, Wilfried Seipel, Sylvain Bellenger. - Jack Lang. - Trésors des Médicis, des collections aux musées Cristina Acidini Luchinat. - Les collections des Médicis aux XVIle et XVIIIe siècles, des palais aux villas Marco Chiarini. - Les objets d'art : apparat et histoire Mario Scalini. - CATALOGUE : Lucia Minunno et Maria Antonia Rinaldi, Les Médicis au XVe siècle. - Les Médicis et l'Europe. - Une jeune principauté. - Le prince du « studiolo ». - De la pourpre à l'hermine. - Le songe courtois. - L'époque d'un mécène. - Pour la couronne royale. - Une promesse déçue. - Le crépuscule de la dynastie. - Les collections des fils cadets. - Médailles de la « série médicéenne » d'Antonio Selvi, 1740. - Arbre généalogique des Médicis. - Le mécénat des Médicis, Peter Prange. - Bibliographie. Exemplaire à l'état neuf. Livre
Très bon
Reference : 18513
Éditions originales rarissimes des satires suscitées en 1614 par la régence de Marie de Médicis et la tenue des États Généraux de 1614. Superbe exemplaire relié en maroquin vert de Derôme le Jeune provenant des bibliothèques P. Descq et Comte de Lignerolles. Régence de Marie de Médicis et Etats Généraux de 1614. Discours de M. Guillaume et de Jacques Bonhomme, paysant, sur la défaicte de 35 poulles & le coq faicte en un souper par 3 soldats. S.I., s.n., 1614 ; [1] feuillet, 6 pages. Le réveil de Maistre Guillaume aux bruits de ce temps. S.l., s.n., 1614 ; 32 pages mal chiffrées 33. La Mètempsicose ou Seconde vie de Maistre Guillaume. S.l., n.d, (vers 1614) ; pages 3-48. La nouvelle lune de Maîstre Guillaume. Sur l'heureux retour de Messeigneurs les princes. S.l., s.n, 1614 ; 14 pages, 1 feuillet blanc. Lettre de Guillot le songeux, intendant de Vaugirar. S.l., n.d, (vers 1614) ; 8 pages. Le cabinet de v[ulcan]. S.l., n.d, (vers 1614) ; 7 pages. La harangue d'Alexandre le forgeron, prononcée au Conclave des Réformateurs. S.l., s.n., 1614 ; 16 pages. Le bon françois. S.l., s.n., 1614 ; 24 pages. Le vieux gaulois à Messieurs les Princes. Paris, Jean le Bègue, 1614 ; 23 pages. Le Franc Taupin. [Les abuseurs ingrats au Dieu de la nature. Et à mon Roy Henry, & sa geniture, se façonnent des-ja un réformé lupin : Mais si le Roy Louys leur addresse la guerre. Je veux perdre mon nom de brave Franc Taupin S'il ne les mande tous au centre de la terre.], Paris Pierre Buray, 1614 ; 8 pages. Ensemble dix pièces réunies en un volume in-12. Plein maroquin vert, trois filets dorés en encadrement sur les plats, dos lissé orné de motifs dorés, dentelle intérieure, tranches dorées, petite restauration marginale à 1 f. Reliure du XVIIIème siècle de Derôme le Jeune. 162 x 99 mm. Éditions originales poignantes et rarissimes des satires suscitées par le départ puis le retour des Princes opposés à la régence de Marie de Médicis. La réunion des états généraux à Paris le 27 octobre 1614, témoigne de l'extrême affaiblissement de la monarchie française sous la régence de Marie de Médicis, veuve du roi Henri IV. Après l'assassinat d'Henri IV, le 14 mai 1610, c'est sa veuve, Marie de Médicis, qui obtient d'assurer la régence, grâce à l'appui du duc d'Epernon. Avec celle qu'Henriette d'Entragues qualifiait de "grosse banquière florentine", le royaume "allait tomber en d'étranges mains" selon le mot de Sully. Après avoir découragé Sully de rester au gouvernement et écarté Epernon, la régente confie en effet les rênes du pouvoir à sa sœur de lait, une Florentine qu'elle a amené avec elle en France, Leonora Dori, la Galigaï, et à son mari, Concino Concini, qui sera fait marquis d'Ancre et même maréchal et amiral sans avoir jamais combattu ni commandé de navire. Ce clan pille sans vergogne le Trésor et Marie de Médicis peut s'adonner sans limites à sa passion des bijoux et de l'astrologie. Mécène, elle commande aussi une série de tableaux à Rubens et se fait construire le palais du Luxembourg en 1624 par Solomon de Brosse, pour rivaliser avec le palais Pitti de florence. Sans surprise, les grands seigneurs du royaume vouent à Concini une haine incoercible. Le peuple parisien ajoute son grain de sel, témoin cette chansonnette qui court les rues : Si la Reine allait avoir Un poupon dans le ventre Il serait bien noir Car il serait d'Ancre Le prince de Condé et le duc de Nevers prennent la tête des mécontents. Critiquant le projet de marier le jeune roi Louis XIII (13 ans) avec une infante d'Espagne, ce qui signifierait la victoire du clan rival des Guise, ils se retirent dans des places fortes frontalières et lèvent des troupes. Le Conseil de régence se prépare à l'affrontement armé avant de conclure un accommodement sous la promesse de réunir les états généraux. L'assemblée de 1614 comprend 140 députés du clergé, y compris le futur cardinal de Richelieu, 132 représentants de l'aristocratie, parmi lesquels les partisans des princes sont en minorité, et 192 députés du tiers état (ni ecclésiastiques, ni nobles). Ces derniers sont pour la plupart des bourgeois prospères, officiers de justice ou parlementaires. Les princes comptent bien manipuler les députés des Etats pour obtenir provinces et bénéfices. A leur grand dépit, les Etats généraux sont réduits à l'impuissance par les rivalités entre le clergé, la noblesse et le tiers état. Le gouvernement renvoie les députés sur des vagues promesses de réformes fiscales et surtout sans avoir permis aux princes d'imposer leurs volontés. Le principal résultat de cette réunion, c'est que la régente remarque l'intervention d'un jeune ecclésiastique, l'évêque de Luçon Armand du Plessis de richelieu, lors de la séance de clôture du 23 février 1615. Elle va se l'attacher pour le plus grand bien de la monarchie. Les états généraux, discrédités, ne seront plus réunis avant 1789. Entre-temps, par une patiente remise en ordre des affaires, Richelieu aura permis à la monarchie de prendre le dessus sur l'aristocratie et ouvert la voie au règne prestigieux de Louis XIV. Notons qu'en Angleterre à la même époque, l'opposition entre le roi et les privilégiés va déboucher sur la victoire des seconds et sur une démocratie embryonnaire. Comme la crise de régime perdure, le duc de Luynes persuade le jeune Louis XIII d'en finir. Prenant son courage à deux mains, le roi fait assassiner Concini le 2 avril 1617 dan sla cour du Louvre puis brûler sa femme pour sorcellerie. En février 1619, dans un sursaut, la reine-mère rejoint la révolte du duc d'Epernon ; Après la Journée des dupes (1630), qui lui vaut être définitivement chassée des affaires par son fils Louis XIII, elle s'enfuit chez sa fille Henriette, à Londres, puis à Cologne, où elle meurt le 3 juillet 1642, peu avant Richelieu et son fils. Très bel exemplaire relié en maroquin vert du XVIIIème siècle par Derôme le Jeune provenant des bibliothèques P. Descq et Comte de Lignerolles (Cat. III, 1894, n°2881).
édition_originale
Superbe exemplaire relié en maroquin citron aux armes de Madame Sophie (1734-1782), fille de Louis XV. A Amsterdam, chez Michel-Charles Le Cene, 1731. 2 volumes in-12: I/ (6) ff., 388 pp.; II/ (2) ff., 438 pp. Maroquin citron, triple filet doré encadrant les plats, armoiries au centre, dos à nerfs ornés, tranches dorées. Reliure de l’époque. 160 x 90 mm.
Précieuse édition originale attribuée depuis 2004 à Richelieu même. Cet ouvrage raconte les événements politiques et religieux qui ont opposé Marie de Médicis et son fils Louis XIII. L’auteur y décrit en détail la montée des tensions entre la reine-mère et son fils, devenu roi mais encore sous l’influence de sa mère. Richelieu raconte comment Marie tente de conserver le pouvoir qu’elle exerçait durant la régence, tandis que Louis XIII cherche à s’en affranchir. Ce livre est une chronique historique détaillée des premières années du règne personnel de Louis XIII, vues à travers le prisme du conflit entre la mère et le fils. Paradoxalement, c’est à l’insu de la tradition familiale que vit le jour un premier fragment des Mémoires de Richelieu. Après la mort de François Eudes de Mézeray, figure emblématique de l’historiographie d’État, les papiers de celui-ci furent déposés à la Bibliothèque du roi, le 18 octobre 1683. Parmi ceux-ci se trouvait un manuscrit intitulé Histoire de la mère et du fils, de Marie de Médicis, femme du grand Henry, et de Louis XIIIe de ce nom. Après une rapide évocation des années 1600-1615, surtout consacrée à la figure de la reine, l’ouvrage s’attarde longuement sur la période 1616-1619, en élargissant à la politique générale, avant de s’interrompre au seuil de la seconde guerre de la mère et du fils. Sans réaliser qu’ils n’avaient en main que le début d’une œuvre de plus longue portée, des éditeurs s’avisèrent de le publier en 1730 en l’attribuant à Mézeray, et en prenant l’initiative de modifier le titre en fonction du contenu. Il devint ainsi l’Histoire de la mère et du fils, c’est-à-dire de Marie de Médicis, femme du grand Henry et mère de Louis XIII. Mais il n’avait pu leur échapper que, dans cet ouvrage, un personnage parlait toujours à la première personne : l’évêque de Luçon, futur cardinal de Richelieu. De là à considérer qu’il était le véritable auteur de l’Histoire, il y avait plus qu’une présomption. Les éditeurs se mirent pourtant au supplice pour maintenir l’attribution du livre à l’historiographe du roi, en expliquant que Mézeray « prend le masque du cardinal de Richelieu. Toutes les fois que ce grand ministre agit, l’auteur le fait parler en première personne (...). Mézeray étoit à peine connu à Paris qu’il éprouva la libéralité de cet illustre cardinal ; il est probable que, pour lui faire sa cour, il crut devoir ainsi l’introduire sur scène ». Même s’il est corroboré, faute de mieux, par Daniel Larroque, biographe de l’historien, et, à sa suite, dans la Bibliothèque du Père Le Long (no 8672), ce replâtrage laborieux n’eut pas l’heur de convaincre, tant les disparités de style étaient manifestes entre l’ouvrage et les écrits authentifiés de Mézeray. Dès 1732, dans ses Mémoires historiques et critiques sur divers points de l’histoire de France, Camusat réfutait l’attribution, et c’est l’abbé Joly qui en fit enfin justice. Bon nombre d’indices désignaient Richelieu comme l’auteur le plus plausible. La question allait bientôt s’articuler avec celle du Testament politique. En relevant les références faites par le Testament à un autre écrit plus développé du ministre de Louis XIII, Foncemagne pense en effet à l’Histoire de la mère et du fils, et annonce comme une vérité bien établie qu’il n’est « qu’une petite partie d’un ouvrage dont j’ai ouï dire qu’il s’est conservé, dans les cabinets de quelques curieux, des copies manuscrites beaucoup plus étendues ». L’ouvrage en question est celui dont le programme est énoncé noir sur blanc, dès les premières lignes de l’Épître au roy du Testament : « Dieu ayant bény mes intentions jusqu’à tel point que la vertu et le bonheur deVotre Majesté, qui ont estonné le siècle présent, seront en admiration à ceux de l’advenir, j’estimay que les glorieux succez qui luy sont arrivez m’obligeroient à luy faire son histoire [l’« Histoire de Louis XIII » dont la rédaction avait été confiée par la duchesse d’Aiguillon au P. Le Moyne]. (...) J’amassay non seulement avec soin la matière d’un tel ouvrage [les « Mémoires » de Richelieu], mais, qui plus est, j’en réduisis une partie en ordre et mis le cours de quelques années [l’« Histoire de la mère et du fils » du pseudo Mézeray] quasi en l’estat auquel je prétendois le mettre au jour». De même que le Testament, les Mémoires de Richelieu, tels qu’ils ont été édités pour la première fois dans leur intégralité en 1823, frappent en effet par leur caractère composite. Si les premières années sont travaillées avec soin, au fur et mesure que l’on avance dans le temps, la rédaction s’effiloche et cède la place à une juxtaposition de documents parfois hasardeuse. Cela correspond bien à l’évaluation du Testament. Il restait à mettre la main sur un manuscrit pour confirmer l’identification de l’Histoire de la mère et du fils au début des Mémoires. Voltaire s’étant désintéressé de la question, c’est Foncemagne qui alla à la source, et découvrit vers 1754, au dépôt des Affaires étrangères, un manuscrit complet des Mémoires. Les années 1600-1619 correspondaient, sans l’ombre d’un doute, à l’ouvrage jadis attribué à Mézeray. Et c’était bien l’Histoire de Marie de Médicis et de Louis XIII qu’avait voulu écrire Richelieu, et non celle de Marie de Médicis, mère de Louis XIII. La découverte était capitale, et dépassait le simple intérêt d’une pièce à verser au dossier de l’authenticité du Testament. L’horizon de l’auteur Richelieu s’élargissait soudainement... pour se restreindre presque aussitôt. Foncemagne avait vu le manuscrit dans le donjon du vieux Louvre, comme Perceval voit passer le Graal dans le château du Roi pêcheur, mais il n’eut pas la liberté de s’en saisir, ni même d’indiquer l’endroit précis où il avait fait sa découverte. Le pouvoir semblait vouloir garder jalousement son secret, dans les écrits du grand devancier, par appréhension des dangers politiques que semblaient encore receler les documents diplomatiques. C’est ainsi que, vers 1772, Charlotte Thiroux d’Arconville, qui cherchait, à bon droit, à nourrir sa Vie de Marie de Médicis en préparation, se vit interdire son accès, « le ministre n’autorisant pas la consultation du document », résistance d’autant plus piquante que le « ministre » en question n’était autre que le duc d’Aiguillon, secrétaire d’État des Affaires étrangères et arrière-neveu du cardinal. Dès 1765, dans le Journal de Trévoux, un anonyme, qui doutait encore que Richelieu ait eu le loisir de mener son labeur au-delà de 1619, déplorait que la trace du manuscrit du dépôt des Affaires étrangères fût déjà perdue, ce qui interdisait la levée de toute équivoque. Il n’en reste pas moins que l’attribution du manuscrit à Richelieu était reconnue par Foncemagne, qui l’estime rédigé par un secrétaire, mais a cru reconnaître l’écriture du ministre en marge. Tous les malheureux érudits refoulés ensuite par le dépôt des Affaires étrangères en furent réduits à se fonder sur son avis autorisé. Ainsi en est-il de Fevret de Fontette, responsable d’une nouvelle édition de la Bibliothèque historique du Père Le Long, ou de Charlotte Thiroux d’Arconville.» (Laurent Avezou, 2004). Précieux exemplaire en maroquin citron de l’époque aux armes de Madame Sophie (1734-1782), fille de louis XV, décrit par Ernest Quentin-Bauchart (Les femmes bibliophiles de France, n°37). Sophie-Philippine-Elisabeth-Justine de France, huitième enfant de Louis XV, née à Versailles le 27 juillet 1734, fut appelée Madame Cinquième jusqu’en 1745, date à laquelle elle prit le nom de Madame Sophie ; très timide, elle vécut très effacée et mourut à Versailles le 3 mars 1782, léguant une partie de sa bibliothèque à la Marquise de La Porte de Riants, sa dame d’honneur. Les volumes ayant appartenu à Mesdames de France, filles de Louis XV et de Marie Leczinska, ne se distinguent que par la couleur du maroquin sur lequel sont frappées leurs armes. Madame Adélaïde faisait revêtir les siens en maroquin rouge, Madame Victoire, en vert, et Madame Sophie, en citron. Ces ouvrages, qui étaient reliés par Fournier, à Versailles, et par Vente, concernaient pour la plupart la religion, la littérature, l’histoire et les voyages. Des bibliothèques James Toovey, J. M. Abdy, Archibald Brabazon Sparrow Acheson Gosford, comte de Mosbourg avec ex-libris.