Couverture souple. Broché. 310 pages. Couverture légèrement défraîchie.
Reference : 39365
Livre. Traduit du russe par Serge Persky. Editions du Monde Illustré, 1908.
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CERVANTES (Miguel de Cervantes Saavedra) ; MARTIN DE CHASSONVILLE (Abbé, trad.)
Reference : 488
Lausanne : Marc-Michel Bousquet & Comp., 1759. UNE DES MEILLEURES ÉDITIONS FRANÇAISES ILLUSTRÉE PAR FOLKEMA
2 volumes in-12° (166 x 100 mm), LIV - 466 pp. et [7] ff. de pl. + [1] f. - 524 pp. et [8] ff. de pl. dont une ajoutée, maroquin citron, dos à 5 nerfs orné, double filet sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées sur marbrure (pastiche d'une reliure de l'époque exécutée dans la seconde moitié du XIXe siècle). Réimpression de l'édition de 1744 chez le même qui avait été augmentée de trois nouvelles, les précédentes n'en présentant que dix. A l'instar de celle-ci, elle est illustrée d'un portrait de l'auteur gravé par Gentot d'après Kent et de 13 hors-textes gravés en taille-douce par Aveline d'après Folkema. On a ajouté à la reliure en frontispice au tome II, un portrait de l'auteur gravé par J. P. Simon d'après Charles Dusaulchoy (Oeuvres choisies de Cervantès, Paris, Imprimerie des Sciences et des Arts, 1807). Les Novelas ejemplares sont une série de 12 nouvelles que Cervantes écrivit entre 1590 et 1612 et qui furent publiées à Madrid en 1613. L'adjectif « exemplaires » vient du fait que c'est le premier exemple en castillan de nouvelles de ce type au caractère didactique et moral inscrit dans la narration. Cervantès était fier d'être le premier auteur à écrire des nouvelles originales dans le style italien. L'auteur du Don Quixote y est parfois digne de lui. Rinconet et Cortadille (Rinconet y Cortadillo) est une satire contre les habitants de Séville ou Cervantes demeura longtemps. On distingue encore La Force du sang (La Fuerza de la sangre), la plus intéressante des douze nouvelles. Le curieux impertinent (El curioso impertinente) bien que dans le même style n'est pas issue du recueil originel mais du Don Quixote où elle s'intercale dans la première partie du roman, lu par le prêtre Pero Pérez dans le magasin de Palomèque. Provenance : " achété 155 f. à la Vente Polliot, 11 oct. 1917 ", avec fiche issue du catalogue découpée et collée en garde. Bibliographie : Rio et Rico : "Bien que la traduction soit faite avec une certaine liberté, il s'agit d'une des éditions françaises les plus recommandables des nouvelles publiée à cette époque.". Dos très légèrement assombris, feuillet L (pp. 237-238) placé entre L11 (p. 258) et L12 (p. 259).
MERCIER (Claude-François-Xavier dit Mercier de Compiègne) ; CAMBRY (Jacques)
Reference : 177
Paris ; id. ; Amsterdam : de l'imprimerie de l'auteur ; Louis ; s. n., 1795 ; an IIIe (1795) ; 1787. RECUEIL D'ÉDITIONS RARES AVEC ENVOIS DE L'AUTEUR À MONVEL, GRANDE FIGURE THÉÂTRALE DU XVIIIE SIÈCLE
In-12° (133 x 90 mm), [1] f. - 156 pp. - [1] f. - iv - 168 pp. - 124 pp., demi-veau moucheté à coins de vélin, dos lisse orné, tranches mouchetées (reliure de l'époque). Recueil d'éditions rares avec deux envois de Mercier de Compiègne à Monvel, l'une des grandes figures théâtrales du XVIIIème siècle. Envois de l'auteur au titre des Trois nouvelles : « Au Citoyen MONVEL / de la part de l'auteur. » ainsi qu'au verso du frontispice d'Ismaël et Christine : « De la part de l'auteur au G.[rand] Monvel /: ». Ce recueil se compose ainsi : Les Trois nouvelles (titre choisi pour parodier les six nouvelles de Florian), recueil de nouvelles galantes en vers et en prose, porte la mention de quatrième édition mais l'auteur indique dans la préface que c'est en fait la seconde, les deuxième et troisième n'étant que des contrefaçons de la première de 1791. Cette seconde édition, en partie originale, et première avouée nous dit l'auteur, est donc augmentée de la nouvelle intitulée « Corisandre et fleurie ». Cohen (II, 702) indique pour cette dernière un frontispice dessiné par Desrais sans nom de graveur. Ici, le frontispice est avant la lettre, Mercier, ne dérogeant pas à sa règle (cf. page suivante), s'en attribue le dessin : « Mercier del. », c'est aussi probablement lui qui l'a coloré. Ismaël et Christine, seconde édition, illustrée d'un frontispice non signé, est aussi en partie originale par l'ajout d'un conte moral, « Zélindor, ou essai sur le bonheur », et de « Réflexions sur le système de la nature ». L'auteur nous apprend dans la préface que ces deux écrits furent « composés dans les cachots où le dernier tyran entassait ses victimes, et dans les derniers moments d'une agonie de huit mois ». Les Contes et proverbes, suivis d'une notice sur les troubadours, remise en vente de l'originale de 1784 avec un titre rafraîchi, est un petit recueil de contes et d'anecdotes puisés chez Fauchet, Pasquier, Nostradamus, Le Grand d'Aussy, La Curne de Sainte-Palaye et de Millot. Son auteur, Jacques Cambry, porta la soutane quelques années avant de préférer une vie laïque. Il fut précepteur chez Dodun, un directeur de la Compagnie des Indes, officia comme préfet sous le Consulat et l'Empire et fonda et présida l'Académie celtique. Claude-François-Xavier Mercier (1763 - 1800), dit Mercier de Compiègne, auteur-imprimeur-libraire-compilateur, connu un grand succès pendant la Révolution, période où peu d'auteurs osaient écrire et encore moins se faire imprimer. Secrétaire du chevalier de Jaucourt jusqu'à la mort de ce dernier en 1779, Mercier de Compiègne fut placé comme commis dans les bureaux de la Marine, puis, se trouvant sans ressources à la Révolution, composa en hâte un grand nombre d'ouvrages et, pour les vendre, ouvrit une librairie. Bien qu'ayant un certain talent, surtout comme auteur de nouvelles, il semble que dans ces compilations, il empruntait beaucoup à d'autres, sans citer ses sources. Il fut ainsi emprisonné à la Conciergerie pendant plus de huit mois pour des mots qu'il déclara plus tard, ne pas être de lui. Il fut plusieurs fois réédité, ce qui durant cette période était peu commun. Malgré cela, les ouvrages de Mercier de Compiègne sont, dans leur ensemble, fort rares. Provenance : Jacques-Marie Boutet de Monvel (1745-1802), dit Monvel, dédicataire des deux envois de l'auteur. Jacques-Marie Boutet de Monvel (1745 - 1802), dit Monvel, acteur et dramaturge français, né à la cour du roi de Pologne et élevé à ses frais, débuta à la Comédie-Française en 1770 et fut reçu comme sociétaire en 1772. Moins brillant que Molé, son jeu en était cependant plus sensible et plus juste. Lekain lui reprocha même de trop détailler ses rôles, de rechercher les petits effets et de manquer parfois de "noblesse". Vers la fin de 1781, Monvel quitta Paris clandestinement. Les hypothèses allèrent bon train : était-il trop turbulent pour l'austère Comédie-Française, sa liaison avec Madame Mars (dont il eu une fille, la célèbre Mademoiselle Mars) se termina-t-elle mal ? Bisexuel, il fut par ailleurs interpellé au jardin des Tuileries en flagrant délit. Il quitta la France pour être engagé en Suède comme "lecteur" de Gustave III, y passa sept ans et y diriga le théâtre français de Stockholm. Revenu en France en 1788, il écrivit plusieurs pièces de théâtre. Mors partiellement fissurés, petite restauration à la coiffe supérieure.
Paris ; id. ; Paris ; Paris : Marchands de nouveautés ; id. ; Baudoin frères (rue de Vaugirard, n° 17) ; Perrotin (rue des Filles-Saint-Thomas, n° 1), 1821 ; 1825 ; 1828 ; 1833. UNE RÉUNION UNIQUE DE 4 PARTIES ORIGINALES DES CHANSONS AGRÉMENTÉE DE 103 VIGNETTES SOUS UNE SUPERBE RELIURE ROMANTIQUE À LA PLAQUE
4 éditions séparées réunies en 5 vol. in-18° (155 x 105 mm), 246 + 250 pp. (numérotées 3 à 252) + 215 -[1] bl. pp. + vii - [1] bl. - 132 pp. + [2] - vi - [2] - 249 - [1] bl. pp. et [103] ff. de planches sous serpente, veau blond, dos lisse orné, plats couverts d'un encadrement doré et à froid ainsi que d'une plaque à froid, roulettes aux extrémités des coupes, roulette intérieure à froid, tranches marbrées multicolores (reliure de l'époque). Cette réunion se compose de 4 des 5 parties originales des chansons de Béranger, c'est à dire de la deuxième à la cinquième et dernière, la première étant l'édition originale de 1816 mais l'on comprend que celle-ci aurait fait doublon car, hormis cinq chansons, l'ensemble des autres soit 78 se trouvent dans le recueil en 2 volumes de 1821 qui en amène, de plus, 84 nouvelles. Le troisième volume (1825), ici un des exemplaires non cartonnés, amène 53 nouvelles chansons. Les quatrième (1828) et cinquième (1833) présentent respectivement 34 et 56 chansons inédites. Soit 305 chansons. Elle est illustrée de la suite Boquet-Perrotin complète en 103 vignettes, dont un portrait de l'auteur, tirées sur papier vélin en 3 séries de 1829 à 1833, dessinées par Monnier, Delacroix, Granville, Raffet, Devéria, Fragonard, etc. et gravées par Cousin, Frilley, les frères Johannot, etc. Pierre-Jean de Béranger (1780-1857), chansonnier prolifique, eut un immense succès à son époque. Bibliographie : Vicaire - I, 397-407. Faux-titre du second volume de 1821 non relié dans l'exemplaire, coins frottés, quelques rousseurs, une coiffe arasée et petits manques à deux des autres.
1758 Couverture rigide Avignon, Charles Giroud, 1758. Un volume in-16 (14,5 x 8,5 cm), reliure plein veau fauve marbré de l’époque, dos lisse orné, petit manque aux coiffes et à une charnière, quelques petites épidermures. Nombreuses tables de conversions. Un des manuels à l’usage de commerçants les plus répandus depuis la fin du XVIIe s. Celui-ci a la particularité d’avoir un tarif du tain et des glaces. François-Bertrand Barrême est le mathématicien et expert-comptable français qui a littéralement donné son nom au mot couramment utilisé aujourd'hui : un « barème ». À une époque où le système métrique n'existait pas et où les conversions monétaires d'une province à l'autre (ou entre anciennes et nouvelles monnaies royales) étaient d'une complexité absolue, ce livre offrait des tables de multiplication et de conversion prêtes à l'emploi. Bon état intérieur, bon exemplaire.
Bon
LA FONTAINE (Jean de) ; HOOGHE (Romeyn de, ill.) ; EISEN (Charles, ill.)
Reference : 1094
Paris ; id. : Adolphe Delahays ; [s.n.], 1858 ; 1858. UN PROTOTYPE D'ÉDITION ILLUSTRÉE PAR LES SUITES GRAVÉES ANCIENNES
2 vol. in-12° (165 x 106 mm), [3] ff. - [1] pl. - ci pp. - [1] pl. - [1] f. - 257 pp. - [87] pl. + [1] f. - [222] pp. numérotées de 259 à 480 - [52] pl., cartonnage à la bradel, demi-veau rouge estampé d'un quadrillage, dos lisse orné, tranches naturelles, non rognée en gouttière et en queue (Reliure de l'époque). Édition non illustrée, truffée de pages de titre imprimées sur papier filigrané « T. DE LA RUE & Cie » ainsi que de 2 célèbres suites de gravures pour les Contes. Cet exemplaire unique pourrait avoir été établi en vue d'un projet d'édition illustrée. On y trouve : Une copie en contrepartie de la suite de 59 gravures réalisée par Romeyn de Hooghe pour la première édition collective et première illustrée des Contes, parue chez Henry Desbordes à Paris en 1685. Gravures découpées avec titre du conte contrecollées sur feuillets blancs. Suite complète, avec le frontispice portant le titre « Contes de Mr. La Fontaine enrichis de taille-douce ». Seule illustration contemporaine de ces récits licencieux, la suite de De Hooghe est considérée comme un chef d'oeuvre. Une copie en contrepartie de la suite des 81 gravures (seconds frontispices et vignettes in-texte non-compris) réalisées par Charles Eisen pour l'édition dite « des fermiers généraux » (Amsterdam [Paris], 1762). La figure illustrant « Le cas de conscience » apparaît en 2 versions, l'une « couverte » (sexe de l'hermaphrodite censuré) et l'autre « découverte ». La plupart des gravures de cette seconde suite, non-signées, semblent être issues de la contrefaçon « assez jolie » de 1777 (Cohen I 571-572). 5 d'entre elles, signées « Boily », « C. Boily » ou « Boily sculp » semblent provenir de la contrefaçon d'Amsterdam, 1764 (Cohen I 571), jugée comme la plus réussie. D'autres gravures portent les signatures « Binel 1763 » (« La courtisane amoureuse »), « Milcent sc » (« A femme avare galant escroc », « Le Magnifique ») ou encore « Balibeth [?] » (« La coupe enchantée »). Un portrait de l'auteur gravé par Ingouf Junior d'après Hyacinte Rigault (1778). Deux culs de lampe imités des culs de lampe de Chouffard pour l'édition des Fermiers généraux, découpés et rapportés. Soit 141 planches et deux culs de lampe. Jean de La Fontaine (1621-1695), poète français né à Château-Thierry, est l'auteur des Fables et de recueils de Contes et nouvelles en vers, d'inspiration licencieuse, puisés chez Boccace et l'Arioste. Romeyn de Hooghe (1645-1708), graveur et dessinateur néerlandais, illustra la première édition illustrée des Contes (1685). Charles Eisen (1720-1778), dessinateur et graveur d'origine flamande, donna les figures de l'édition dite des Fermiers généraux (1762). Provenance : Victor Diancourt (1825-1910) : ex-libris gravé à la devise "Eligere Colligere Legere" contrecollé au contreplat supérieur. Bibliophile, homme politique et écrivain, Victor Diancourt fut maire de Reims, sénateur de la Marne et président de l'Académie de Reims. À sa mort, la plus grande partie de ses livres furent légués à la bibliothèque municipale de Reims. Toutefois, près de 16 000 volumes disparurent en 1917 dans l'incendie de l'Hôtel de ville, où ils étaient entreposés. Les quelque 3000 ouvrages survivants firent en 2016 l'objet d'une exposition organisée par la Bibliothèque municipale de Reims ("Le goût des livres : Victor Diancourt, collectionneur champennois"). Quelques frottements. Un cahier décalé, gravure imitée de De Hooghe pour "On ne s'avise jamais de tout" légèrement rognée, quelques rousseurs.