Paris: Calmann-Lévy, 1928 in-8, iv-331 pages. Broché (couv. brunie sur les bords), rousseurs éparses. Exemplaire numéroté sur papier vélin du Marais.
Reference : 1390025
in-8, iv-331 pages. Broché (couv. brunie sur les bords), rousseurs éparses. Exemplaire numéroté sur papier vélin du Marais. [M.C.: Maroc, voyages].
Librairie - Galerie Eburnea
M. J. M. Rostoker
Treichville BP 2688
05 Abidjan
Côte d'Ivoire
Conditions de vente conformes aux usages de la librairie ancienne et moderne. Les prix sont nets, frais de port à la charge de l’acheteur. Règlement par virement. Expédition après réception du paiement.
« Édition originale extrêmement rare » des Voyages d’Afrique d’Armand (Chadenat). Séduisant exemplaire en vélin de l’époque. Paris, Nicolas Traboulliet, 1632. Petit in-8 de (1) f.bl., (4) ff., 320 pp. et (1) f.bl. Relié en plein vélin ivoire à recouvrement de l’époque, dos lisse avec le titre et la date calligraphiés. Reliure de l’époque. 161 x 102 mm.
Rare édition originale avec un titre rajeuni de la relation des expéditions organisées par Richelieu en 1629 et 1630 sur les côtes du Maroc. Il s’agit de l’un des plus anciens ouvrages français relatifs au Maroc. Brunet, I, 483 ; Chadenat, 5008. Le privilège avait été accordé le 5 septembre 1631 et quelques exemplaires portent la date 1631. « Playfair dans sa « Bibliography of Morocco » dit au sujet de ce livre: ‘This work shows the great interest which Richelieu attached to the maritime preponderance of France, and to commercial intercourse with Morocco.’» (Chadenat, 5008) Jean Armand, dit Mustapha, turc de naissance, était venu en France au début du XVII° siècle pour y enseigner les langues étrangères. Il fut converti à la religion chrétienne par le Cardinal de Richelieu. Richelieu crée une marine en 1626 en se donnant le titre de « Grand Maître et Surintendant de la Navigation » et donne une grande extension aux établissements coloniaux. La situation commerciale des français en Afrique est alors extrêmement précaire. Les corsaires de Salé avaient capturé un grand nombre de vaisseaux et de matelots français retenus en esclavage. En 1629 Richelieu charge son cousin, le chevalier Isaac de Razilly, fondateur de la politique coloniale française en Acadie, d’une expédition au Maroc. Razilly prend Jean Armand comme interprète. Les expéditions de 1629 et 1630 avaient pour objet le rétablissement du commerce avec les côtes de Fez et du Maroc, et les négociations pour le rachat des esclaves français. Lors de la seconde expédition, les français firent un blocus devant Salé jusqu’à obtenir la paix et la libération des Français. Les captifs seront alors délivrés, les marchands français pourront commercer librement et les chrétiens exercer leur culte. Ce sont ces deux expéditions de 1629 et 1630 que Jean Armand rapporte, en s’aidant des rapports et des pièces officielles, lettres, traités que lui confièrent Razilly et Richelieu. Ce très intéressant ouvrage contient des détails curieux sur les mœurs et la religion des habitants de ces contrées, et des observations sur la géographie ; il témoigne aussi du grand intérêt que portait Richelieu au commerce avec l’Afrique du Nord. L’ouvrage est dédicacé à Richelieu. Dans sa préface, l’auteur rend hommage au Cardinal qui dit-il ne se contente pas de « faire des merveilles sur la terre mais aussi sur la mer dont la largeur et l’étendue n’égale en rien la capacité de (l’) esprit. » Le livre se compose de l’histoire de l’expédition ainsi que d’un « traité sommaire et raccourci des royaumes de Fez et Maroc », fait, dit-il, par « un turc qui a été témoin oculaire des événements, qui a vu le pays, mais qui s’est aussi servi de livres. » Les bibliographes soulignent l’extrême rareté de cet ouvrage. « Édition originale extrêmement rare d’un des plus anciens ouvrages français relatifs au Maroc. » (Chadenat). Brunet ne cite qu’un exemplaire, l’exemplaire Langlès. Aucun exemplaire n’est répertorié sur le marché des ventes publiques internationales depuis le début des relevés il y à 34 ans. Magnifique exemplaire à belles marges, de cette très rare relation de voyages, conservé dans son vélin à recouvrement de l'époque. Provenance : signature autographe de Jean Juchereau de La Ferté, sieur de Maur (1592-1672) sur le premier contreplat. C’était un proche du gouverneur de la Nouvelle-France, Isaac de Razilly. Arrivé au Québec en 1634, il devient par la suite commis général des magasins de la Nouvelle-France. Selon une note manuscrite du XIXe siècle sur le premier feuillet blanc, l’exemplaire proviendrait de la belle collection Le Camus de Limare, dispersée en 1786.
, , . Manuscrit petit in-4 à l'encre rouge et noire de (1)-82-(3) pp., titre-frontispice, tables, carte de France imprimée en couleurs, toile sable, titre et auteur manuscrit sur le plat supérieur (reliure de l'époque).
Précis militaire inédit de la défense de Bou-Denib avant-poste français au Maroc sur l'oued Guir attaqué en septembre 1908 qui servit de point de départ à la prise de possession du Maroc oriental en 1910-1911. Le militaire Émile Collet qui participa à la campagne livre une relation détaillée, rédigée six ans plus tard en 1914 à Hanoï où il était basé (le premier plat porte le titre Souvenir du Tonkin). Chapitres : Colonne du Haut-Guir, situation générale ; Marche de la colonne de manoeuvre su Bou-Anan ; Défense de Bou-Denil ; Correspondance échangée entre le poste de la Gara et la Redoute pendant le Combat des 1er et 2 septembre par la télégraphie optique ; Poursuite des débris de la Harka et retour à Bou-Denib (du 8 au 14 septembre) ; Composition de la garnison de Bou-Denib à la date du 1er septembre 1908 ; Période du 29 mai au 12 août 1908 ; Compte-rendu des opérations ; Installation et mise en état de défense du Poste, Postes extérieurs, Blockhaus de la Gara (description)La conférence d'Algésiras (1906) n'accorda à la France que des droits limités au Maroc, l'un des rares pays africains qui n'a pas été colonisé par une puissance européenne. Sur ordre de Paris, Lyautey nommé à la tête de la division d'Oran en 1907, occupa Oujda, réprima un soulèvement des Beni Snassen et parvint à pacifier la zone frontière. Début 1908, les tribus se soulevèrent à l'instigation de Moulay Hafid. « Les opérations en territoire chérifien débutent en 1907 dans la zone accessible depuis l’Algérie. Le commandement peut alors, dès le début de 1908, déplacer la majeure partie des unités présentes dans l’amalat d’Oujda vers le sud pour s’opposer à la marche des harka venant du Tafilalet et de la vallée du Guir. Trois colonnes comptant chacune une des compagnies montées du 1er re marchent vers la palmeraie de Bou-Denib où se trouve la harka de Moulay- es-Sebaï, adversaire acharné de la France et du sultan. Le 14 avril 1908, la 3e compagnie montée/1er re atteint dans la palmeraie le ksar cœur de la résistance. Une section de la compagnie tente de pénétrer dans le fort en empruntant une brèche ouverte par un obus, mais elle est repoussée avec des pertes importantes. L’importance stratégique de Bou-Denib est telle que les compagnies montées reçoivent l’ordre d’y construire, en deux mois, un poste pouvant abriter 1 500 hommes et 550 animaux ainsi qu’une redoute abritant des mitrailleuses et comportant des plateformes pour canons de 75 mm et de 80 mm de montagne. Le 30 août 1908, cet ouvrage, tenu par deux compagnies montées du 1er re, est attaqué par une harka de 20 000 hommes qui, après dix-huit heures d’assauts inefficaces, abandonne la partie en laissant 173 corps sur le terrain. » [Soulié, Pierre. « 1901-1935 : la Légion étrangère au Maroc », Guerres mondiales et conflits contemporains, vol. 237, no. 1, 2010, pp. 7-24].Suivi d'un chansonnier de 17 titres. Les deux dernières parties annoncées dans la table n'ont pas été ajoutées au manuscrit (Souvenir de mon séjour à la prison militaire d'Hanoï, Souvenir de la traversée Haïphong-Marseille à bord de l'Euphrate). Dernier feuillet du chansonnier incomplet d'une moitié, taches sur le premier plat.
Notre exemplaire est somptueux, à l’état neuf, en superbe reliure de l’époque. Paris, Imprimerie Royale, 1834-35. 2 tomes en 1 volume in-4 de (4) ff., 15 pp. Introduction, [pp. 16-19]: Observations, Table, pp. 21-55: texte arabe en regard du texte français, pp. 57-61: préface, pp. 62-368 Première partie, (4) ff., pp. 369 à 630, Traité tome deuxième, 37 planches numérotées 1 à 38 (la planche n° 25 n'existe dans aucun exemplaire). Complet. Demi-chagrin rouge, dos à nerfs richement orné. Reliure de l’époque. 264 x 210 mm.
Edition princeps de l’ouvrage le plus complet qui nous soit parvenu sur les instruments astronomiques anciens des Arabes, composé au treizième siècle par Aboul Hhassan Ali, du Maroc. Il s'agit de la première publication, toutes langues confondues, de l'ouvrage le plus complet sur les instruments astronomiques islamiques ayant survécu à la période médiévale. Traduit en français par l'astronome et orientaliste autoproclamé Jean Jacques Sédillot (1777-1832), l'ouvrage a été publié à titre posthume par son fils, Louis-Pierre-Eugène Amélie Sédillot. Sédillot fut le précurseur de ce qui allait devenir l’étude moderne de l’histoire des sciences: un domaine dont les textes arabes médiévaux constituent le cœur. «C’est, suivant Hadj-Khalfah, l’ouvrage le plus complet qu’aient les Arabes sur les instruments astronomiques. On y trouve toute la gnomonique que l’on croyait perdue, et des tables précieuses, dont l’une a été dressée pour l’époque astronomique du commencement de l’hégire (le jeudi 15 juillet 622 de J.-C., à midi).» «This contains nothing specially about Morocco, but it shows the advenced state of Astronomical Science in that country in the 13th century, when the work was written». (A Bibliography of Morocco, n°575) L'auteur original de ce texte arabe particulier, Abu Ali al-Hassan al-Marrakushi, était un universitaire marocain de la fin du XIIIème siècle très respecté qui a fait progresser l'astronomie et les mathématiques, en particulier la trigonométrie. Il a écrit sur chacun de ces sujets dans l'ouvrage traduit ici, sous son titre original « Jami' al-mabadi' wa'l-ghayat fi ‘ilm al-miqat » (« Recueil des principes et objectifs de la science de la mesure du temps »). C'est la section la plus célèbre de cet ouvrage - celle sur l'utilisation et la création des instruments astronomiques - qui est conservée dans la traduction de Sédillot. Les 37 planches lithographiées incluses à la fin du texte, qui s'inscrivent dans des siècles de tradition manuscrite, constituent une inclusion particulièrement importante. Un exemplaire de travail est actuellement proposé sur le marché ainsi décrit:«légère usure extérieure, dos refait. En très bon état.» La qualification «très bon état» ne convient pas à un exemplaire dont le dos est refait. Notre exemplaire est somptueux, à l’état neuf, en superbe reliure de l’époque.
LA REVUE HORTICOLE. 1954. In-4. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 24 pages illustrées de gravures dans le texte.. . . . Classification Dewey : 635-Horticulture
SOMMAIRE : Le Maroc et l'horticulture L'horticulture au Maroc et le service de l'horticulture du Maroc, par G. CUENOT La recherche horticole au Maroc, par J.-C. PRALORAN.Le rôle de l'inspecteur de l'horticulture au Maroc,par P. JACQUY ..L'arboriculture fruitière au Maroc, par P. NOVEL . Espaces verts urbains au Maroc, par J. CHALLET .Les agrumes au Maroc, par S. GARANGEAT ..L'oléiculture au Maroc, par H. ELANT ..Le maraîchage au Maroc, par D. RICADA Un ¡ardin paradisiaque, par R. CAREL Classification Dewey : 635-Horticulture
Hachette, 1955, in-8°, 316 pp, 34 photos sur 16 pl. hors texte, biblio, vocabulaire, broché, couv. illustrée, bon état
Sous forme de chronologie, le livre retrace la vie du Maroc sur quarante années (du début du Protectorat à l'Indépendance) et met en relief les travaux réalisés et les progrès accomplis... Table : Ce Maroc de 1912 ; L'aube de l'ère nouvelle ; Ce Maroc de jadis et de naguère ; L'œuvre de pacification 1912-1936 ; Ce Maroc de 1955 ; Appendices : les grandes directions de la Résidence générale, les finances générales... — Voici un bon livre et un livre de bonne foi. Nul ne s’en étonnera en notant le nom de l’auteur, grand écrivain, voyageur impénitent et parcoureur passionné des roules, pistes et sentiers marocains. Or, dans son « avertissement », il présente magistralement son livre. Donnons-lui la parole, car au demeurant, nous acquiesçons volontiers à ses propos. « Voici un livre qui souhaiterait être autre chose qu’un ouvrage de plus sur le Maroc. Il a été écrit sans passion, en toute bonne foi, alors que, ici et là-bas, la mauvaise foi et les passions semblent trop souvent maîtresses de l’heure. Il ne constitue ni un plaidoyer, ni un réquisitoire ; il s’efforce simplement de rappeler un certain nombre de faits indiscutables et d’affirmer quelques vérités trop négligées dont l’Histoire du Maroc démontre qu’ils forment des sortes de « constantes » dans la vie du Maghreb. Ces faits et ces vérités, il est indispensable qu’en France, comme au Maroc, on ne les perde pas de vue, si l’on veut comprendre les causes et les origines de la nouvelle crise que traverse « l’Empire fortuné » ! Si l’on ne veut point s’en exagérer la gravité. Si l’on veut, surtout, la résoudre. Malheureusement, ici comme là-bas, trop rares sont ceux qui se sont souciés d’étudier le problème marocain à la lueur des expériences et des enseignements du passé. Or, à celui qui se soucie d’ouvrir les dossiers de l’histoire marocaine, s’imposent, avec force, et les vérités et les constantes dont j’ai parlé tout à l’heure. Terre de division, de révolte et d’anarchie, le Maroc n’a été, à travers les âges – chaque fois qu’il a été abandonné à lui-même – qu’un vaste foyer de perpétuel désordre et d’insurrection chronique avec de brutales explosions de cruauté et de farouches déchaînements de xénophobie. De temps immémorial, les peuples du Maroc se sont battus, sans trêve et sans pitié, contre leurs souverains pour qu’ils ne puissent pas réaliser l’unité du Maghreb, ni lui assurer – dans l’ordre et l’autorité – la paix indispensable à tout pays pour grandir et prospérer. Cette paix, cet ordre et cette autorité, seul le Protectorat français a pu enfin les apporter au Maroc. Oui... mais seulement après vingt-cinq années de luttes et de combats acharnés, et après y avoir sacrifié des dizaines de milliers de jeunes Français parmi les meilleurs de la race. Grâce au Protectorat – et pour la première fois dans l’histoire – les trois Maroc et leurs peuples ont pu enfin être soudés en un bloc solide et ont trouvé leur unité sous l’autorité d’un sultan unique et d’une dynastie stable, faisant ainsi de leur pays, un État, une Nation. Par suite de trente années de paix, de travail en commun et de prospérité – sous l’égide de la France et malgré des erreurs et des faiblesses – ces mêmes peuples marocains, enfin unis pour un commun destin, sont devenus le peuple marocain, acquérant, du même coup, le sens d’un nationalisme qu’il avait toujours ignoré ou repoussé et que nous lui avons inculqué – et qu’il retourne contre nous aujourd’hui. » (Revue Défense Nationale, 1957) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.