Isoète. 1994. In-8 broché, couverture couleurs. Pli de lecture au dos. Illustrations hors-texte de Tardi.
Reference : 1402
"Le Fusillé : En cette fin du XXème siècle, cet intitulé peut renvoyer à bien des fusillades tragiques. Ne serait-ce qu'aux tueries organisées par les Einsatzgruppen, les "groupes d'intervention" mis en place par Heydrich, à la veille de l'attaque contre l'URSS, le 22 juin 1941, pour éliminer les "indésirables", les "judeobolcheviks" : on amenait les victimes au bord de fosses creusées à l'avance, en général par elles, et on les fusillait à la mitraillette ou par feux croisés. Mais on peut aussi non pas évoquer les horreurs indépassables de la seconde guerre mondiale, mais s'arrêter, comme le fait ce livre, sur un fusillé de la boucherie mondiale précédente, celle que les historiens continuent à appeler "la grande guerre". Au-delà de sa mort, de son assassinat, ce fusillé-là continue de s'adresser en 1994, comme en 1934, lorsque ce livre parut, à nous tous, au nom de tous. Un titre anonyme, une réalité cependant. Un nom en d'autres termes : celui que porte en bas de la page de couverture, sa femme, Blanche : Veuve Maupas"
La Bergerie
Mme Aline Berger
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REGIS, Professeur Emmanuel ; TAMBURINI, Augusto ; HACK TUKE, Daniel ; LASCHI, Rodolfo ; COUTAGNE, Henry ; MONTORGUEIL, Georges
Reference : 72004
(1889)
Ensemble sous 3 chemises cartonnées: Premier dossier réunissant les courriers (18 L.A.S., 2 lettres tapuscrites signées, 9 feuillets tapuscrits en anglais, attribuable à Daniel Hack Tuke et qq. prospectus) ; Second dossier de 56 ff. autographes format in-8 et in-4 contenant de nombreuses notes et brouillons pour son ouvrage et ses articles sur les régicides : Troisième dossier d’environ 280 ff. manuscrits (autographes du docteur Emmanuel Régis ou d'autres mains de divers scripteurs, copistes ou traducteurs) et divers documents imprimés joints recueillant les sous-dossiers consacrés aux régicides. Détail du contenu : ] Important lot d'archives comprenant plus de 336 feuillets manuscrits, souvent autographes, du Professeur et aliéniste Emmanuel Régis (brouillons, notes de travail, relevés de notes sur les assassins politiques pour son ouvrage sur les "Régicides"), divers documents imprimés joints et de nombreux lettres autographes signées (L.A.S.) d'intervenants majeurs parmi lesquels Augusto Tamburini (1 L.A.S.), Daniel Hack Tuke (2 L.A.S. et un document autographe signé), Rodolfo Laschi (1 L.A.S.), Henry Coutagne (1 L.A.S.), le journaliste Georges Montorgueil (4 L.A.S.), 2 journaux américains (Gilliams Press Syndicate & The Associated news) : - Augusto Tamburini: lettre en italien rédigée depuis l'asile d'aliénés de Reggio Emilia par le célèbre psychiatre italien Augusto Tamburini, adressée au Dr Emmanuel Régis au sujet du cas de Giovanni Passannante (l'anarchiste ayant tenté d'assassiner le roi Humbert I d'Italie en 1878). LAS de 2 pp. sur 2 ff. à en-tête «FRENOCOMIO DI REGGIO NELL’EMILIA - IL MEDICO DIRETTORE» «S. Maurizio il 21. 2. 1890 Egregio Collega Nel suo bel lavoro sui Regicidi pubblicato nel fascicolo di Gennajo degli Archives d’Anthropologie Criminelle, trovo asserito che « il Passannante dà tuttora dalla sua prigione lo spettacolo di un forzato giunto all’ultimo grado della degradazione e della demenza ». L’uomo ora ciò più non soffre, così mi preme di avvertirla che fino dal Maggio dello scorso anno 1889, in seguito a giudizio pronunciato dal Mr Biffi e da me, incaricati dal Ministero dell’Interno, di visitarlo, il Passannante come affetto da delirio sistematizzato persecutivo e ambizioso allucinatorio, è stato dal Bagno di Portoferrajo trasferito al Manicomio Criminale dell’Ambrogiana, instituito dallo stesso Ministero dell’Interno, dove trovasi sotto cura e custodia psichiatrica. Poiché veggo ch’Ella sta per pubblicare un volume sullo stesso argomento, io Le ho scritto perché, s’Ella crede, voglia rettificare l’asserto, tenuto conto che il voto da Lei emesso era già stato soddisfatto. Gradisca, Egregio Collega, con perfetta stima e considerazione». [ Traduction: «Dans votre bel ouvrage sur les Régicides publié dans le fascicule de janvier des Archives d’Anthropologie criminelle, je trouve affirmé que « Passannante offre encore depuis sa prison le spectacle d'un forçat arrivé au dernier degré de la dégradation et de la démence ». Cet homme ne souffre plus de cela désormais, aussi tenais-je à vous avertir que dès le mois de mai de l'année dernière 1889, à la suite du jugement rendu par le Biffi et moi-même, chargés par le ministère de l'Intérieur de l'examiner, Passannante — atteint d'un délire systématique de persécution et d'ambition allucinatoire — a été transféré du bagne de Portoferraio vers l'asile d'aliénés criminels de Montelupo (L'Ambrogiana), créé par ce même ministère de l'Intérieur, où il se trouve actuellement sous soins et garde psychiatriques. Voyant que vous êtes sur le point de publier un ouvrage sur ce même sujet, je vous écris afin que vous puissiez, si vous le jugez bon, rectifier cette affirmation en tenant compte du fait que le vœu que vous aviez émis avait déjà été exaucé…]En 1878, Passannante avait tenté de poignarder le roi Humbert I . Condamné à mort, sa peine fut commuée en prison à vie. Enfermé dans la prison de Portoferraio (île d'Elbe) dans des conditions inhumaines (cellule sous le niveau de la mer, sans lumière, enchaîné), ce régime provoqua sa folie complète. Face au scandale public, le gouvernement italien chargea Augusto Tamburini et Serafino Biffi d'examiner le détenu. Ils conclurent à sa folie (délire de persécution et d'ambition) et obtinrent son transfert à l'asile d'aliénés criminels de Montelupo Fiorentino (Villa L'Ambrogiana). Tamburini rectifie ici l'information auprès d'Emmanuel Régis pour la mise à jour de son futur livre Les Régicides.- Daniel Hack Tuke (2 L.A.S. et un document autographe signé): Daniel Hack Tuke (1827–1895), célèbre médecin et aliéniste anglais, inventeur du mot»psychothérapie», coauteur d'ouvrages majeurs de référence en psychiatrie au XIX siècle et éditeur du Journal of Mental Science. Première C.P.: “Lyndon Lodge Hanwell, London April 5, 1889 I am very sorry to have been so long in sending you the note on Régicide &c., but you will receive the M.S. in a few days (probably Wednesday). I have found it very difficult to obtain the particular information you require. There is no book in which the information is given, so that I have referred to many”. Yours, Hack Tuke [ Traduction: Je suis très désolé d'avoir tardé à vous envoyer la note sur le régicide, etc., mais vous recevrez le manuscrit dans quelques jours (probablement mercredi). J'ai trouvé très difficile d'obtenir les informations particulières dont vous avez besoin. Il n'existe aucun livre contenant ces informations, si bien que j'ai dû me référer à beaucoup». Deuxième C.P. « Apr 29th / 89 My dear Doctor, I send you the Journal of Mental Science for July 1882 containing a report of the trial of Maclean for shooting at the Queen, & a few remarks by myself upon the trial, in the same number. It is very difficult to obtain for you the information you desire. If I can send you notices of more cases of Regina-cide I will do so with pleasure. In reply to your question, I do not think our judges are more averse to the plea of insanity in Royal cases than in others. The fact is, they are opposed to it in all cases. I think that now, as much justice would be done in cases of attempted Regina-cide as in ordinary attempts to murder. Yours faithfully Hack Tuke» [ Traduction: Mon cher Docteur, Je vous envoie le Journal of Mental Science de juillet 1882 contenant un compte-rendu du procès de Maclean pour avoir tiré sur la Reine, ainsi que quelques remarques de ma part sur ce procès dans le même numéro. Il est très difficile d'obtenir pour vous les informations que vous désirez. Si je peux vous envoyer des notices sur d'autres cas de régicide ("Regina-cide"), je le ferai avec plaisir. En réponse à votre question, je ne pense pas que nos juges soient plus opposés au plaidoyer de folie dans les cas royaux que dans les autres. Le fait est qu'ils y sont opposés dans TOUS les cas. Je pense qu'aujourd'hui, autant de justice serait rendue dans les cas de tentative de régicide que dans les tentatives ordinaires de meurtre ]. 9 feuillets tapuscrits en anglais, attribuable à Daniel Hack Tuke (avec son nom et adresse au crayon sur l’un des feuillets), relatifs à plusieurs régicides, sont présents dans le dossier (Mc’Naughten , Hadfield, Bellingham, Margaret Nicholson, Oxford and Francis)Le procès de Roderick Maclean (1882) concerne la tentative d'assassinat de la reine Victoria à Windsor. Maclean fut déclaré « non coupable pour cause de démence » (Not guilty by reason of insanity), ce qui incita la reine à faire modifier la loi anglaise via le Trial of Lunatics Act de 1883 (« guilty, but insane »). - Rodolfo Laschi 1 L.A.S. de 2 pp.: « Avv. RODOLFO LASCHI PIAZZA S. NICOLÒ, 1 VERONA Verona, Monsieur, J’ai reçu Votre aimable lettre du e je Vous remercie pour avoir bien voulu vous mettre d’accord avec moi au sujet de la question posée sous mon nom au prochain Congrès d’Anthropologie Criminelle. La communication que j’avais l’honneur de présenter au Congrès, aura pour but d’exposer le résultat d’une étude faite sur le mouvement réactionnaire en France, dans ses rapports avec la race, le génie, la densité de la population, l’alimentation, etc... Cet étude n’est qu’un petit extrait d’un gros ouvrage qui paraîtra prochainement à Turin, pour le quel j’ai l’honneur d’avoir collaborateur M. le prof. Cesare Lombroso et qui traite précisément du Crime politique au point de vue anthropologique, juridique et sociologique ; naturellement un des chapitres s’occupe aussi des fanatiques politiques (fous, mattoïdes, passionnés) étudiés en rapport de leur état mental. - Mais de cette partie j’ai déjà donné comunication au premier Congrès de Rome e Vous pouvez la voir resumée dans les Actes du Congrès même pubbliés en ; c’est pour cela que Votre comunication, loin de faire double emploi avec la mienne, ne pourra que donner des nouveaux et certainement précieux matériaux aux recherches déjà faites dans l’argument et en confirmer les résultats. En attendant le plaisir de faire votre personnelle connaissance au Congrès, veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments les plus distingués. Avv. Rodolfo Laschi»Juriste et avocat véronais, disciple proche de Cesare Lombroso et figure clé de l'École italienne de criminologie, Rodolfo Laschi évoque ici le célèbre traité « Le Crime politique et les révolutions par rapport au droit, à l'anthropologie criminelle et à la science du gouvernement » (Il delitto politico e le rivoluzioni), coécrit par Cesare Lombroso et Rodolfo Laschi et qui sera publié à Turin (Fratelli Bocca) en 1890. Dans son courrier, Laschi emploie le terme « mattoïdes » (mattoidi), un néologisme typiquement lombrosien désignant des individus à la frontière entre le génie, l'excentricité et la folie morale, très fréquemment associés dans leurs théories aux illuminés politiques et aux auteurs d'attentats.- Henry Coutagne (1846-1895), médecin légiste et collaborateur d’Alexandre Lacassagne aux «Archives de l’anthropologie criminelle et des sciences pénales», 1 L.A.S. de 2 pp.: «Archives de l’anthropologie criminelle et des sciences pénales. Rédaction au laboratoire de médecine légale de la Faculté de médecine de Lyon Lyon, le 20 mai 1889 Mon cher confrère, J’ai transmis votre lettre au Dr Magitot, secrétaire général du congrès, 8 rue des Saints-Pères à Paris, qui s’empressera certainement de vous inscrire comme membre et vous enverra le programme avec un bulletin d’adhésion que vous n’aurez qu’à lui renvoyer avec 20 francs. Votre communication est d’autant mieux en situation que Laschi, avocat italien, est déjà inscrit pour un travail sur le crime politique. Je vous prie de vouloir bien tenir votre promesse relativement à « L’Encéphale », et nous serions heureux de recevoir de vous soit dans ce journal, soit ailleurs, les critiques que vous jugerez méritées par nos Archives. Nous faisons de notre mieux et en somme de « mauvaises », dont l’application de l’adage : « nul n’est prophète en son pays ». Je crois que nous avons plus d’abonnés à Buenos-Ayres qu’à Paris ! La publication du congrès nouspoussera, je crois, en avant. En attendant le plaisir de vous voir à Paris, je vous prie de me croire votre tout dévoué confrère Henry Coutagne»La lettre fait le lien avec le document de Rodolfo Laschi présenté précédemment : l'expéditeur confirme à Régis que l'avocat italien Laschi est déjà inscrit pour présenter ses recherches sur le crime politique au congrès de Paris. Les «Archives de l’Anthropologie Criminelle » : Revue scientifique phare fondée à Lyon en 1886 par Lacassagne, rivale directe de la revue italienne de Lombroso (Archivio di psichiatria).- Georges Montorgueil 4 L.A.S. «: L’Éclair Journal Politique Quotidien Indépendant. Rédaction 10 Rue du Faubourg Montmartre Paris. Monsieur, Je me trouve empêché d’avoir une entrevue avec Lebrun. J’ai fait demander à M. de Valles, juge d’instruction, de vous autoriser à un titre scientifique quelconque à voir cet anarchiste. J’ignore encore ce qu’il décidera. Dès que j’aurai sa réponse, je vous la transmettrai. Votre interview a produit une très grande et très heureuse impression. Agréez, monsieur, l’assurance de mes sentiments dévoués. Georges Montorgueil» / «Cher Monsieur, M. de Valles a qui j’ai fait part de votre désir serait très heureux de vous voir. Je ne songe pas [… ], mais vos travaux l’ont frappé. Écrivez-lui, dites-lui que vous devez avoir un entretien avec lui, M. de Valles, il vous donnera certainement audience. Alors, une fois là, vous le convaincrez de faire plus. Agréez, monsieur et cher Docteur, de mes sentiments dévoués. G. M.» / «Cher maître, On publie un peu partout une opinion de Lombroso en contradiction avec la vôtre, au moins sur un point essentiel. Sur une contradiction, votre avis serait précieux. Je le sollicite [… ] de votre ordinaire bienveillance. Ce serait grand profit pour le public qui vous a prêté dans cet important débat une oreille [… ] Veuillez agréer, cher maître, l'expression de mes sentiments dévoués et respectueux. Georges Montorgueil» / Cher docteur, J’ai tellement songé à vous que mon article est resté sur le marbre [ … ] Nous serions très heureux d’avoir une impression de vous à ce sujet. N’êtes vous pas très qualifié pour parler comme il sied de la mentalité de ces fanatiques? [… ] je me tiendrai à votre disposition si vous me prenez un rendez-vous […] Georges Montorgueil»Nom de plume d'Octave Lebesgue, grand reporter, chef des informations puis rédacteur en chef au journal L'Éclair, Georges Montorgueil était célèbre pour ses grands dossiers d'actualité et ses ouvrages illustrés. Il évoque ici Ernest de Valles, juge d'instruction parisien réputé, chargé de grands dossiers criminels et d'attentats anarchistes à la fin des années 1890 et au début des années 1900. Pour contourner les règles administratives strictes du dépôt ou de la prison de la Santé, Montorgueil suggère de faire valoir le profil de chercheur et d'universitaire du Dr Régis (« à un titre scientifique quelconque »), afin que la visite ne passe pas pour une simple démarche journalistique ou de curiosité sensationnaliste, mais tout en même temps manifeste l’influence de la grande presse sur la justice et sa prise en compte de la psychiatrie moderne.- 2 courriers tapuscrits datés du 20 et 22 août 1900 de deux agences de presses américaines. L'été 1900 a été marqué par l'assassinat du roi d'Italie Humbert Ier, le 29 juillet 1900, par l'anarchiste Gaetano Bresci après une série de régicides anarchistes en Europe (notamment la mort de l'impératrice Sissi en 1898 ou du président Sadi Carnot en 1894). Le XIIIe Congrès international de médecine s’est tenu à Paris du 2 au 9 août 1900. Emmanuel Régis y a présenté des travaux majeurs sur les régicides, la régicidomanie et la psychologie des criminels politiques/anarchistes et les deux lettres d'agences de presse américaines de Philadelphie et New York montrent la vitesse à laquelle les débats psychiatriques européens sur le régicide ont suscité la curiosité des médias aux États-Unis, inquiets des montées anarchistes (le président américain McKinley sera d'ailleurs assassiné un an plus tard, en septembre 1901, par l'anarchiste Leon Czolgosz).- Charpentier (probablement le docteur Auguste Charpentier, célèbre alieniste français du XIX siècle, médecin-chef à l'asile de Bicêtre«Mon cher ami J’ai égaré l’observation que j’avais prise de Gasnier et que je vous avais apportée au congrès ; mais vous aviez disparu. Vous recevrez en même temps que ce mot, copie de tout ce que j’ai pu faire réunir par [… ] Michel. Je viens de faire photographier Gasnier, Je vous l’enverrai après. Gasnier a réalisé par une attaque d’apoplexie une hémiplégie gauche consécutive. Le diagnostic est cérébral. Cette attaque remonte à un mois à peu près. Dans l’intervalle entre les quinze jours consécutifs à son entrée dans mon service et son apoplexie, un médecin ignorant les motifs de sa séquestration l’eût mis en liberté tant était grand son calme, sa possession de lui-même, tant était nette sa lucidité d’esprit. Il avait refusé absolument toute visite de famille pour éviter toute émotion. A vous. Charpentier»Autres courriers reçus du Dr Ferrus, ami et aliéniste parisien, de Debrit, correspondant suisse le remerciant en 1904 au nom de M. Bouvier et de la Société Jean-Jacques Rousseau pour son article sur Jean-Jacques, de E. Graves, érudit de Mantes lui fournissant des détails sur Louvel, plusieurs lettres d’un confrère bordelais le renseignant sur les régicides dans les pays de langue germanique, d’un collègue palois critique, etc…- A la suite de cette correspondance, on trouve un dossier de 56 ff. autographes format in-8 et in-4 contenant de nombreuses notes et brouillons pour son ouvrage et ses articles sur les régicides, dont un brouillon de lettres datée du 8 septembre 1901 adressée au rédacteur en chef de la Petite Gironde et prenant pour argument l’attentat tout récent contre le Président Mac Kinley. Dans un autre brouillon, probable compte-rendu manuscrit d’un tiers, on évoque son ouvrage sur les Régicides: «Cet ouvrage, qui fait partie de la bibliothèque de Criminologie, a pour objet l’étude psychologique et médico-légale des Régicides, plus exactement les individus qui, en dehors de toute secte et de toute conjuration, ont assassiné ou tenté d’assassiner un monarque ou un puissant du jour. Il est basé sur l’observation comparative de plus de 80 fanatiques célèbres, passés ou présents, dont l’histoire pathologique jusqu’ici mal connue, a été établie aux sources les plus sûres et les plus établies». On y explique que l’auteur plaidant pour le placement en asile d’aliénés pour ces assassins, les derniers coupables de ce type de crime «ont été unanimement déclarés irresponsables et internés. L’auteur pense que son mémoire n’est pas resté absolument étranger à ce résultat et que, désormais, les régicides, types mieux connus, seront traités non plus en criminels mais en malades».- Dossier d’environ 280 ff. et divers documents imprimés joints recueillant les sous-dossiers consacrés aux régicides:- MacLean attentat contre la Reine Victoria 2 mars 1882 ( 9ff.)- Mariotti (c. Freycinet 1885) (6 ff. dont 2 ms.)- Passanante (agression du Roi Humbert 17 novembre 1878) (24 ff. in-8 «Considérations sur le procès de Passanante por le Professeur Cesar Lombroso directeur du Cabinet de Psichiatrie (sic) et de médecine légale dans la Royale Université de Turin», 3 ff. in-4, 13 ff. in-4 (Expertise médico-légale des professeurs ThomasVerga, Biffi, Buonomo, Tamburini, secrétaire Tamburini) manifestement traduits par un scripteur de langue italienne native- Guillaume Parry (att. contre la reine Elizabeth d’Angleterre 1584), 3 ff.- Balthazar Gérard (att. De Guillaume le Taciturne 10 juillet 1584) 4 ff.- Jacques Clément (att. De Henri III 1er août 1589) 13 ff. in-4 et in-8- Nicole Mignon Jean de Lille 1600-1605: 1 f.- De Paris l’Aîné att. De Lepelletier de St Fargeau 20 janvier 1793: 2 ff.- Charlotte Carlemigellix att. du député Féraud 1er prairial an III: 1 f.- John Wilkes Booth ass. du Président Lincoln 1865 : 4 ff.- Guiteau ass. du Président Garfield 2 juillet 1881: 17 ff.- Aubertinass. De Jules Ferry(11 ff. et une coupure de presse)- Santiago Salvador (anarchiste) att. Du Liceo 7 nov. 1893 : Journal Le petit Parisien du 29 juillet 1894- Angiolello (Espagne): 2 ff.- Affaire Baffier: Rapport de MM. Les Docteurs Brouardel et Motet Experts Commis 1887 (rapport lithographié de 19 pp.)- W. Channing. L’etat mental de Czolgosz: 16 ff.- Procédure de Soleyman El-Khaleby, assassin de Kléber: 9 ff.- Mariotti: 2 ff.- Perrin att. contre M. Carnot 5 mai 1889: recueil de coupures de presse dont «L’Intransigeant»du 9 mai 1889- Lucas, attentat contre Louise Michel janvier 1888: 2 ff. de journaux- Galeoti assassin de l’archevêque Martinez Izquierdo 18 avril 1886 (4 ff. avec forte déchirure à la liasse)- Cocher Moore att. contre Edouard Lockroy 14 août 1893 (coupures de presse)- Gasnier septembre 1888 (8 ff. avec forte déchirure à la liasse)- Staps et Schulz : 130 ff. manuscrits, dont traduction française au moins partielle et inédite d'un ouvrage allemand paru à Berlin en 1843 (Berlin 1843, Librairie du Cabinet de lecture berlinois), et extraits d'ouvrage divers (Savary, Bourienne...) consacré à deux cas célèbres de régicides/attentats politiques sous la période napoléonienne Frédéric Staps (Friedrich Staps), jeune illuminé protestant qui tenta d'assassiner Napoléon Ier avec un couteau à Schönbrunn en octobre 1809. Déclaré sain d'esprit à l'époque par le médecin de Napoléon (Corvisart) malgré son fanatisme mystique, il fut fusillé et Charles Jean Frédéric Schulz (Carl Johann Friedrich Schultz)fusillé à Kyritz en septembre 1807 sur ordre du gouvernement français
Très remarquable réunion d'archives privées du célèbre psychiatre et professeur bordelais Emmanuel Régis (1855-1918), auteur d'un important ouvrage, paru en 1890 sur les "Les Régicides dans l'histoire et dans le présent. Étude médico-psychologique". Professeur écouté, Emmanuel Régis attirera à son cours libre de psychiatrie donné à l'hôpital Saint-André de Bordeaux des élèves célèbres tels Saint-John Perse ou Victor Segalen, et son "Manuel pratique de maladie mentale" devenu "Précis de Psychiatrie" à partir de 1906 a marqué son temps. Rédigés entre 1889 et 1904, ces présents documents et cette correspondance internationale dessinent le laboratoire où s'est élaborée la psychiatrie du crime politique à la fin du XIXe siècle : ils reviennent sur l'attentat de Passannante contre Humbert Ier (1878) et sur la tentative de Maclean contre la reine Victoria (1882), et se prolongent jusqu'aux dépêches américaines de 1901, intéressées par les conclusions de l'auteur relatives au traitement des régicides et développées lors du Congrès Médical de Paris. Emmanuel Régis a constitué ici, avec le concours des grandes écoles italienne (Tamburini, Laschi, dans l'orbite de Lombroso), anglaise (Hack Tuke) et française (Coutagne, Charpentier), le socle documentaire de son ouvrage sur "Les Régicides", plaidoyer pionnier pour que le régicide cesse d'être jugé comme un crime et soit enfin traité comme une maladie. La correspondance des principaux aliénistes de l'époque, les brouillons autographes de l'auteur et l'écho pris par ses travaux dans la grande presse composent un ensemble tout à fait remarquable, à la croisée de l'histoire de la psychiatrie, du droit pénal et de l'anarchisme fin-de-siècle. IMPORTANT : Pour tout achat à l'étranger (hors France), une demande d'autorisation d'export doit être demandée, ce qui peut entraîner des délais supplémentaire d'un à deux mois (voire plus) avant expédition.
1 lettre recto verso, avec la mention en haut à gauche, de la main de l'ingénieur des chemins de fer et Président honoraire des "Patriotes de La Moselle" David Dietz : "Lettre adresse à Mr. Veschoutre de Metz. J'ai vu l'original". [ Copie d'une lettre d'Alexandre Dumas Fils adressée à M. Veschoutre de Metz évoquant la condamnation à mort du communard Louis Rossel ] Puys, (Seine Inférieure) 18 août 1871. Monsieur, Rossel sera certainement condamné à mort, il ne peut pas ne pas l'être. Il a déserté, il a passé à l'ennemi, il a combattu des chefs et des camarades ; la loi militaire est formelle, et l'acquittement de Rossel serait du plus mauvais et du plus dangereux effet. Pour le principe, et surtout en des moments comme les nôtres, il faut que Rossel soit condamné à mort, et si j'étais un de ses juges, je n'hésiterais pas une seconde ; mais une fois la condamnation prononcée, je demanderais sa grâce et de cette grâce je ne doute pas un moment. Rossel excite déjà de grandes sympathies et c'est au maréchal Mac-Mahon qu'il doit de n'avoir pas été fusillé sommairement. S'il ne prend pas devant le conseil de guerre une mauvaise attitude, il aura pour lui toutes les indulgences possibles. Je ne suis pas dans le Secret des Dieux, mais je crois pouvoir vous rassurer d'avance sur le sort de votre ami. Du reste, le moment venu, je ferai de mon mieux et je ne serai pas le seul. Je retournerai justement à Versailles pour cette affaire là. Très affectueusement à vous". A. Dumas On joint le numéro 106 du "Courrier de la Moselle" du samedi 3 septembre 1870 (qui évoque "M. Dietz, le directeur bien connu des ateliers de Montigny" ainsi que l'enterrement de sa mère, de religion réformée, à l'enterrement de laquelle au cimetière du Sablon l'autorité catholique avait voulu porter obstacle), ainsi qu'un prospectus : "Discours prononcé dans la réunion de la Salle Chaynes le 30 août 1893 par le Citoyen Dietz, ancien ingénieur en chef de Chemins de Fer, Président honoraire des Patriotes de la Moselle" à Paris, en soutien au candidat républicain Delattre.
Très intéressant ensemble réunissant la copie d'une lettre d'Alexandre Dumas fils évoquant la condamnation à mort de Rossel (malgré l'optimisme de Dumas fils, Louis Rossel sera fusillé le 28 novembre 1871) et le numéro 106 du "Courrier de la Moselle" du samedi 3 septembre 1870 (qui évoque "M. Dietz, le directeur bien connu des ateliers de Montigny" ainsi que l'enterrement de sa mère, de religion réformée, à l'enterrement de laquelle au cimetière du Sablon l'autorité catholique avait voulu porter obstacle), ainsi qu'un prospectus : "Discours prononcé dans la réunion de la Salle Chaynes le 30 août 1893 par le Citoyen Dietz, ancien ingénieur en chef de Chemins de Fer, Président honoraire des Patriotes de la Moselle" à Paris, en soutien au candidat républicain Delattre.
[Librairie Adrien Le Clerc et CieSagnier et Bray, etc.] - CORAIL, R.P. Alphonse ; R.P. Crozes ; R.P. Van den Brulen ; Mgr de Rovérié de Cabrières ; R.P. Farjou ; Monseigneur Gastaldi Archevêque de Turin ; R.P. Caussette ; Abbé Félix Laprie ; Mgr. Landriot ; Mgr l'Evêque de Poitiers ; R.P. Adolphe Perraud ; S. G. Mgr. Gaspard Mermillod ; R.P. Alexis-Louis de Saint-Joseph ; R.P. Henri VADON
Reference : 37096
(1871)
1 vol. in-8 reliure demi-basane bleure, dos à 4 nerfs orné (fleruons), contient : Discours prononcé à N.-D.-des-Victoires le jour du couronnement de l'Image de la Sainte Vierge (9 juillet 1853) par le R.P. Alphonse Corail, Sagnier et Bray, Paris, 1853, 45 pp. et 1 f. [ Suivi de : ] Panégyriques des Bienheureux Martyr dominicains et Jésuites Pierre Sanz et ses Compagnons OP, Adolphe d'Acquaviva et ses Compagnons, S.J. prononcés dans l'Eglise Métropolitaine de Toulouse les 9, 10 et 11 avril 1894 par le R.P. Crozes, le R.P. Van den Brule et S.G. Mgr de Rovérié de Cabrières Evêque de Montpellier, Imprimerie Viallele et Cie, Toulouse, 64 pp. [ Suivi de : ] Christophe Colomb. Discours prononcé en l'Eglise Métropolitaine de Toulouse le 16 octobre 1892 par le R.P. Farjou, Imprimerie et Librairie A. Loubens, Toulouse, 1892, 52 pp. [ Suivi de : ] Le Bienheureux Pierre Sanz et ses Compagnons, Martyrs de l'Ordre de Saint Dominique. Panégyrique prononcé dans l'Eglise primatiale Saint-André de Bordeaux le 15 Novembre 1893, par le R.P. Farjou, Imprimerie R. Coussau & F. Coustalat, Bordeaux, 1894, 29 pp. et 1 f. [ Suivi de : ] Saint Thomas d'Aquin. La Science et la Sainteté. Panégyrique de Saint Thomas d'Aquin de l'ordre de Saint Dominique prononcé par Monseigneur Gastaldi Archevêque de Turin. Traduit de l'Italien par l'Abbé Didier, Librairie Internationale Catholique et Scientifique, Chv. L. Romano, Turin, 1883, 26 pp. et 2 f. [ Suivi de : ] Discours prononcé par le R.P. Caussette le 3e jour du triduum des fêtes de la béatification du B. Pierre Lefèvre (3 février 1874), Imp. Hébrail, Durand, Delpuech, Toulouse, 29 pp. [ Suivi de : ] Discours prononcé aux Fêtes publiques de La Trappe de N.-D. du Désert le jour de Saint Bernard (1874) par le R.P. Caussette. Saint Bernard & son oeuvre, Edouard Privat, Toulouse, 1874, 41 pp. [ Suivi de : ] Panégyrique de l'Abbé Louis Beaulieu missionnaire en Corée martyrisé le 8 mars 1866 prononcé dans l'Eglise de Langon le 2 mai 1867, par l'Abbé Félix Laprie, Typographie Ve Justin Dupuy et Comp., Bordeaux, 1867, 47 pp. [ Suivi de : ] Eloge funèbre de Charles-Théodore Baudry, Evêque de Périgueux et de Sarlat, prononcé à Périgueux le 16 juin 1863 par Mgr. Landriot. Seconde édition, Victor Palmé, Paris, Bounet, Périgueux, Deslandes, La Rochelle, 1863, 58 pp. et 1 f. [ Suivi de : ] Oraison funèbre de Monseigneur J.-B.-A. George-Massonnais Evêque de Périgueux prononcée par Mgr l'Evêque de Poitiers, Vor Palmé, Paris, H. Oudin, Poitiers, 1861, 32 pp. [ Suivi de : ] Oraison funèbre de Monseigneur Darboy Archevêque de Paris, fusillé à La Roquette par ordre de la Commune le 24 mai 1871. Prononcé dans l'Eglise métropolitaine de Notre-Dame le mardi 18 juillet 1871 par le R.P. Adolphe Perraud, Librairie Adrien Le Clère et Cie, Paris, 1871, portrait en frontispice et 80 pp. [ Suivi de : ] Oraison funèbre de Monseigneur de La Bouillerie prononcée par S. G. Mgr. Gaspard Mermillod le 11 septembre 1882 dans l'Eglise primatiale de Bordeaux, Revue catholique de Bordeaux, 553-598 pp. [ Suivi de : ] Eloge funèbre historique du T.R.P. Dominique de St-Joseph Général des Carmes-Déchaussés et Restaurateur de son ordre en France, de nos jours, prononcé dans l'Eglise du Noviciat du Broussey le 11 août 1870 par le R.P. Alexis-Louis de Saint-Joseph, L. Pomiès, Carcassonne, 1870, 50 pp. [ Suivi de : ] Oraison funèbre de Notre Tr-s-Saint-Père le Pape Pie IX par le R.P. Henri Vadon. Deuxième édition, Lecoffre Fils et Cie, Paris, Lyon, 1878, 58 pp.
Bon état (anciens cachets d'institution religieuse, petite étiquette de cote au plat sup.) pour ce recueil de discours et d'oraison funèbre (toutes, hormis 2, en édition originale), dont la très rare édition originale de l'oraison funèbre de Mgr. Darboy.
In Les cahiers politiques | Paris 1945 | 15.5 x 24 cm | Agrafé
Rare édition originale de cette plaquette imprimée à l'occasion de la cérémonie du 26 juin 1945 rendant hommage à Marc Bloch dans le Grand Amphithéâtre de la Sorbonne, première commémoration officielle et universitaire de l'historien fusillé un an plus tôt. Son uvre majeure LEtrange défaite, dont lacuité intellectuelle, au cur de la tragédie, marquera lHistoire de la pensée, ne paraitra que lannée suivante. A lheure de cette très confidentielle cérémonie commémorative, Bloch nest donc pas, loin sen faut, la figure emblématique de la résistance intellectuelle quil est appelé à devenir jusquà sa panthéonisation le 23 juin 2026. Portrait photographique de Marc Bloch en couverture. Petites déchirures marginales sans gravité et traces de pliures sur les plats, une petite tache en tête du premier plat. Elle réunit trois textes : un hommage inaugural de François de Menthon, cofondateur du mouvement Combat et du Comité général d'études auprès de Jean Moulin, qui avait lui-même introduit Bloch dans la Résistance ; celui de Georges Altman, rédacteur en chef de Franc-Tireur, connu en clandestinité sous le nom de Chabot, « Notre Narbonne de la Résistance » ; et celui de Lucien Febvre, professeur au Collège de France et cofondateur avec Bloch de la revue des Annales, « Marc Bloch, historien ». * Marc Bloch, titulaire de la chaire d'histoire économique à la Sorbonne, avait rejoint la Résistance en 1943 après avoir été chassé de l'Université par les lois antisémites de Vichy. Entré en contact avec Franc-Tireur à Lyon par l'intermédiaire du jeune Maurice Pessis, il y devint l'un des dirigeants régionaux des Mouvements unis de la Résistance sous les pseudonymes successifs d'Arpajon, puis Chevreuse, puis Narbonne. Arrêté par la Gestapo le 8 mars 1944, torturé, il fut fusillé le 16 juin 1944. Le texte d'Altman restitue plusieurs émouvants détails de leur clandestinité lyonnaise sous les pseudonymes de Chabot et Arpajon, leurs pseudonymes, du système de rendez-vous par sifflement des première notes des Walkyries (appel auquel Bloch répondait invariablement : « Pas mal, Chabot, mais toujours un peu faux, vous savez. »), au livre de Ronsard qu'il gardait en main jusque dans ses missions les plus risquées. Il rapporte surtout pour la première fois les derniers mots de lhistorien, au pied du peloton dexécution, adressés à un jeune résistant de seize ans terrifié à ses côtés : « Mais non, petit, cela ne fait pas mal », avant de crier le premier « Vive la France ! ». Georges Altman, qui dirigeait Franc-Tireur, avait personnellement fait entrer Bloch dans le mouvement. Plus court, lhommage de François de Menthon, cofondateur de Combat, qui introduisit Bloch dans la Résistance organisée, apporte une précision chronologique inédite : Menthon y date sa rencontre avec Bloch de mars 1943, au moment où celui-ci « venait du Limousin à Lyon, pour prendre les consignes de Franc-Tireur ». Il raconte que le Comité général d'études venait alors de lancer les Cahiers politiques et proposa à Bloch d'en prendre la direction, offre que Bloch déclina pour conserver son activité régionale au sein des mouvements, tout en promettant sa collaboration pour diriger une enquête sur la réforme de l'enseignement. Cette enquête donna lieu, en août 1943, à un article de Bloch dans le numéro 3 des Cahiers politiques, intitulé « Notes pour une révolution de l'enseignement », dont Menthon cite le puissant incipit : « Quand, après la victoire prochaine, nous nous retrouverons entre Français, sur une terre rendue à la liberté, le grand devoir sera de refaire une France neuve. » Lucien Febvre, son plus proche collaborateur scientifique et cofondateur des Annales d'histoire économique et sociale en 1929, lui rendait ici hommage comme historien. « Lhistorien, je l'ai écrit un jour, comme nous le pensions tous les deux, lui et moi, l'historien n'est pas celui qui sait. Il est celui qui cherche, pour tenter de comprendre. » Il évoque notamment les livres inachevés de Bloc
Collectif - Collection du Bicentenaire de la Révolution Française à Lyon
Reference : 99386
(1988)
1988 Editions lyonnaises d'Art et d'Histoire, collection du bicentenaire dela révolution française à Lyon - 1988 - In-8 broché - 287 pages - quelques reproductions photographiques
Bon état.