La plus rare des grandes éditions originales de La Fontaine, saisie et interdite par le Lieutenant de police de Louis XIV, imprimée subrepticement à petit nombre en 1674. Petit in-8 de 168 pp. Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs cloisonné et fleuronné, double filet or sur les coupes, doublures de maroquin vert ornées d'une large dentelle dorée, doubles gardes de papier marbré, tranches dorées sur marbures, quelques marges hautes ou basses rognées plus court. Reliure en maroquin doublé de maroquin du XIXe siècle. 154 x 102 mm. La Fontaine, Jean de. Nouveaux contes. Mons, Gaspar Migeon, 1674. La plus rare édition originale, saisie et interdite, d’une grande œuvre littéraire de Jean de La Fontaine, imprimée subrepticement en 1674. Rochambeau, p. 1673, 0 21 ; Tchemerzine, III, 858. « Édition originale extrêmement rare » (A. Claudin, Bibliographie des Editions originales, p. 54). « Édition originale, extrêmement rare publiée clandestinement. La Fontaine n’ayant pu obtenir un privilège. Elle contient 17 Contes (dont Les Trocqueurs) » (Tchemerzine). L’édition originale très rare de la quatrième « partie » des Contes et nouvelles en vers totalement indépendante des autres contes publiés antérieurement. Avant leur première édition collective, donnée en 1685, La Fontaine fit paraître ces chefs-d’œuvre poétiques sur dix années : une première série en 1665 (deux éditions de 2 puis 12 contes), une seconde en 1666 (13 contes), une troisième en 1671 (13 contes), et la présente en 1674 (17 contes), sachant que 3 autres contes parurent également en 1667 dans un ouvrage regroupant plusieurs auteurs (Recueil contenant plusieurs discours livres et moraux), que le conte « Les Trocqueurs », appartenant à la quatrième partie, parut d’abord séparément en 1672, et que 7 autres contes seraient encore publiés par la suite soit 6 en 1685 dans les Ouvrages de prose et de poésie de Maucroy et de La Fontaine, et « Le quiproquo » en 1696 dans les Œuvres posthumes. Les plus hardis parmi ses contes : La Fontaine a réuni ici des textes malicieusement licencieux devenus célébrissimes, par exemple « Comment l'esprit vient aux filles », « Le Cas de conscience », « Le Diable de Papefiguière », « Les Lunettes » ou « Le Tableau ». Une impression clandestine saisie sur ordre de La Reynie. Si La Fontaine avait obtenu des privilèges pour les éditions des trois premières parties de ses Contes, le caractère libre bien plus osé de la quatrième fut un obstacle rédhibitoire. L'ouvrage fut alors imprimé subrepticement à Rouen, avec, au titre, l'adresse fictive du libraire Gaspard Migeod à Mons (orthographié ici Migeon), qui, après avoir accepté en 1667 de laisser figurer son nom au titre du Nouveau Testament de Port-Royal (imprimé en fait par les Elsevier à Amsterdam), s'était déjà vu malgré lui attribuer nombre d'éditions clandestines. Le lieutenant de police de Paris Gabriel Nicolas de La Reynie ordonna la saisie du volume, puis, le 5 avril 1675, l'interdiction de débit, attendu « que ce petit livre est imprimé sans aucun privilège, ni permission, qu'il se trouve rempli de termes indiscrets et malhonnêtes et dont la lecture ne peut avoir d’autre effet que celui de corrompre les bonnes mœurs et d’inspirer le libertinage. » Cette nouvelle série de contes, la dernière publiée par La Fontaine, en tant qu'ensemble, contient dix-sept contes nouveaux : Comment l'esprit vient au filles, l'Abbesse, les Troqueurs, le Cas de conscience, le Diable de Papefiguière, Féronde ou le Purgatoire, le Psautier, le Roy Candaule et le Maître en Droit, le Diable en enfer, la Jument du compère Pierre, Pasté d'anguille, les Lunettes, le Cuvier, la Chose impossible, le Magnifique, le Tableau y compris Janot et Catin, pièce en 8 stances, composée (dit l’éditeur du recueil) « en vieil stile, à la manière du Blazon des Fausses amours, et de celui des Folles Amours, dont l'auteur est inconnu ; il y en a qui les attribuent à l'un des Saint-Gelais. Je ne suis point de leur sentiment et je crois qu'ils sont de Crétin. » Ces attributions, sont erronées, car on sait que « le Grant Blason de faulses amours » est de frère Guillaume Alexis, religieux de lyre et prieur de Busy. Sous le titre de Contes - La Fontaine a été le rénovateur du conte français – est réunie toute l’œuvre libertine de Jean de LA Fontaine. « Jamais conteur n'a conduit un récit avec autant d'adresse, de grâce et de bonhomie. La Fontaine mêle le ton de la causerie à celui de la narration ; tantôt il laisse ses personnages vivre et parler au naturel, tantôt se divertit de leurs gestes et de leurs propos en spectateur amusé, tour à tour narquois et pitoyable. Certains contes pourraient être recueillis à la suite des Fables. Ils suffisent à faire connaître le La Fontaine des « Contes », son art inimitable, sa langue et sa versification ». L’un des plus beaux exemplaires apparus sur le marché depuis un siècle. Grand de marges (hauteur 154 mm), sa largeur est exceptionnelle (largeur des feuillets 102 mm) ; le fameux exemplaire « Lignerolles » vendu en 1894 était plus court de marges : Hauteur 151 mm. L’exemplaire Mortimer Schiff mesurait 152 mm ; quant à l’exemplaire Rochebilière conservé dans sa reliure de l’époque, décrit par Claudin en1930, il avait une hauteur identique au nôtre, soit 154 mm. Très bel exemplaire dans une reliure en maroquin janséniste richement doublée. Provenance : Robert Hoe (ex-libris n° 1962 du catalogue de vente aux enchères de la première partie de sa bibliothèque, New York, 1911). Homme d'affaires et industriel américain, fabricant de presses, Robert Hoe (1839-1909) appartint à la Société des amis des livres à Paris et cofonda le Grolier Club dont il fut le premier président. Il réunit une très importante collection de livres et autographes. Louis Barthou (vignette ex-libris, n° 496 du catalogue de vente aux enchères de la seconde partie de sa bibliothèque, Paris, 1935). Homme politique plusieurs fois ministre, Louis Barthou (1862-1934) se distingua également par son amour de la musique et des lettres. Auteur d'ouvrages sur Lamartine, Baudelaire, Hugo, il entra à l'Académie française et, bibliophile acharné, il se constitua l'une des plus belles bibliothèques de son temps.
Reference : 8684
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Editions de Provence 1987 1987. Yvan Audouard: Les nouveaux contes de ma Provence / Le Pré aux Clercs 1987
Très bon état
Reference : 400112387
Sans date. Nouveaux contes de ma ferme - K. et B. Jackson / Étoile d'or
Très bon état
"Nouveaux contes de la maternelle" est un recueil de contes écrit par Léon Frapié, un écrivain français du XIXe et du début du XXe siècle. Le livre a été publié en 1903. Léon Frapié était un auteur prolifique et reconnu pour ses histoires courtes et pleines d'émotions. Ses contes sont souvent empreints de sensibilité et d'humanité, mettant en scène des personnages touchants issus de milieux modestes et dépeignant la vie quotidienne dans les quartiers populaires de Paris. Dans "Nouveaux contes de la maternelle", Frapié continue de raconter des histoires émouvantes et pleines de tendresse, mettant en scène des enfants et des adultes qui sont confrontés à des situations de la vie réelle. Les thèmes abordés peuvent inclure l'amour filial, l'amitié, la persévérance, la solidarité et les petites joies de la vie. L'écriture de Frapié est souvent caractérisée par un réalisme poétique, et ses contes sont imprégnés d'une profonde humanité qui touche les lecteurs de tous âges. vol. relié demi-cuir, 18x120, bon état intérieur, 288pp. Sommaire en photo. Paris, Flammarion, 1919 ref/262
[AULNOY, Marie-Catherine Le Jumel de Barneville, baronne d’]
Reference : YQV-34
(1700)
2 tomes en 1 volume in-12 (138 × 70 mm) de 1 frontispice et [2]-244 pp. pour le tome I, et 1 frontispice et [2]-210 pp. pour le tome II ; veau fauve moucheté, dos à nerfs, compartiments ornés de fleurons et fers d’angle (reliure de l’époque).
Très rare édition des contes de fées de Madame d’Aulnoy. Elle est ornée de 2 frontispices de Jan van Vianen et de 10 vignettes en tête de chaque conte, le tout gravé sur cuivre. Des ornements gravés sur bois complètent l’illustration. Les recueils de Madame d’Aulnoy, qui imposèrent – avec les Contes de Perrault – la mode du genre féerique et marquèrent la « naissance du conte féminin » (Nadine Jasmin), parurent pour la première fois en 1697-98 à Paris chez Claude Barbin, en quatre volumes, sous le titre de Contes des fées. En 1698, une nouvelle série intitulée Contes nouveaux ou les Fées à la mode fut publiée, aussi en quatre volumes, par Catherine Legras et Nicolas Gosselin. Les exemplaires de ces premières éditions sont aujourd’hui pratiquement introuvables, y compris dans les institutions, où ils sont généralement considérés comme «perdus» ou «non localisés». (VolkerShröder, de Princeton, a récemment retracé et décrit les quelques exemplaires et fragments qui subsistent dans une série de publications de son blog Anecdota.) Des contrefaçons portant une fausse adresse de « Trévoux » virent le jour quelques mois après les éditions originales : illustrées de bois sans rapport avec le texte des Contes, elles sont aussi d’une extrême rareté. Voir la fiche complète sur leste de la Librairie Métamorphoses : https://librairiemetamorphoses.com/boutique/livres/nom/nouveaux-contes-des-fees-par-madame-d/
Paris Charles Gosselin 1832 3 volumes in-8, demi-veau bleu nuit, plats de papier marbr, dos sans nerfs orns de fers et filets dors; doublures et gardes de papier crme, ttes lisses, non rogns (reliures de l'poque).Edition originale pour les Nouveaux contes philosophiques et dition originale pour les Contes philosophiques, mais avec le titre la date de 1832 (au lieu de 1831) sans aucune mention d'dition alors que l'on trouve habituellement Troisime dition. Avec deux frontispices gravs sur acier par Porret d'aprs Tony Johannot, l'un pour les Contes philosophiques et l'autre en tte des Nouveaux Contes philosophiques. Des bibliothques de Frdric de Pourtals (ex-libris) et du docteur Andr Chauveau (Paris, 1976, n35, ex-libris).