Édition originale de l’un des plus beaux livres français sur la joaillerie, les pierres précieuses et l’art des parures publié au siècle des lumières orné de 79 planches de bijoux, reliée en veau ancien. In-4, veau marbré, triple filet à froid, pièce de titre rouge, roulette intérieure, tranches rouges. Reliure de l’époque. 260 x 190 mm. Pouget Fils. Traité des pierres précieuses et de la manière de les employer en parures. Paris, Chez l’auteur, Md Joyaillier, Quay des Orfèvres au bouquet de diamants et chez Tilliard Libraire, 1762. Édition originale de l’un des plus beaux livres sur la joaillerie, les pierres précieuses et l’art des parures publié au siècle des lumières. Il comprend un traité des pierres précieuses, des pierres fines et des métaux précieux, le catalogue des auteurs qui ont traité de la connaissance des pierres précieuses, une table chronologique des principaux ordres de l'Europe, la biographie des principaux orfèvres, Meissonnier, les Germain, Varin, Jean de Bologne, Verrochio, etc., et l'historique des 6 corps de marchands. L’ouvrage est orné d’un frontispice de Painger gravé par Courtois, de 79 planches à multiples sujets gravés par Melle Raimbau, présentant des modèles de Brasselets, Boites à portraits, Girandolles, Boucles à fleurs, Fontanges, Agrafes de corps, Boucles de souliers, Colliers, Nœuds, Bagues, Tabatières, Montres, Peignes, Batons d'éventails et divers ordres, de Malte, Toison, Saint-Esprit, etc. et du portrait ajouté de la Comtesse de Bury gravé par Pouget paré d’un superbe collier de perles. « Pouget (Jean-Henri-Prosper), fils d’un riche orfèvre de Paris, joignit à la profession de son père le commerce des diamants et mourut en 1769 avec la réputation d’un habile joaillier. Il a laissé un ouvrage très-estimé : « Traité des pierres précieuses et de la manière de les employer en parure », Paris, 1762, in-4, avec 79 planches ; il y a des exemplaires dont les figures sont coloriées ; c’est un livre curieux où l’on trouve l’instruction et l’agrément. Après avoir fait connaître les différentes pierres, les cailloux, les marbres mêmes et les métaux, Pouget donne le catalogue des auteurs qui ont écrit sur les pierres précieuses depuis Théophraste avec un jugement sur leurs ouvrages. On trouve ensuite la notice chronologique et historique des principaux ordres de chevalerie, leurs différentes décorations, et enfin les noms des orfèvres qui se sont distingués dans leur profession avec l’indication de leurs chefs-d’œuvre. » De la bibliothèque Destailleur (1895, n°1471).
Reference : 19416
édition_originale
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Paris, chez F. Schoell, 1808, in-8, 2 vol, [4]-XXVII-565 pp. (en numérotation continue), 8 pl, Demi-basane aubergine, dos lisses et filetés, Édition originale, rare, de ce traité pratique exhaustif sur les pierres précieuses ? dures et tendres ? et sur les pierres ornementales et de construction (marbres, porphyres, albâtres). Il comprend huit planches gravées en taille-douce d'après les dessins de l'auteur, figurant les outils et machines du lapidaire et du marbrier. Pratiquement tous les minéraux pouvant être considérés comme des pierres précieuses sont traités en détail dans cet ouvrage, notamment le diamant, le rubis, le saphir, le chrysobéryl, le spinelle, la topaze, le béryl, l'euclase, le quartz, la fluorite, la natrolite, le jade, la calcite, etc. La deuxième partie de l'ouvrage est consacrée à l'étude des roches et des minéraux qui les composent (Schuh). Ingénieur des Mines à Paris, Brard (1788-1838) fut élève de Brongniart et devint professeur de géologie au Muséum. Il publia un Manuel du Minéralogiste et du Géologue Voyageur à l'usage de ses amis en 1805. À l'époque de la rédaction de ce traité, il est aide-naturaliste du géologue Barthélemy Faujas. Il fut le premier à utiliser le charbon anthracite comme combustible, alors qu'il était directeur des mines de cuivre de Servoz. En 1816, il conclut un accord de franchise qui donna naissance à une verrerie à Lardin, qui devint célèbre sous le nom de "Brardville". Cachets de l'Institut catholique de Paris annulé. Étiquettes en pied des dos. Quelques auréoles pâles. Bon exemplaire. Schuh n° 793. Ward & Carozzi, n° 305. Couverture rigide
Bon 2 vol., [4]-XXVII-565 pp. (en
Paris, Imprimerie de Christophle Lambin, 1669, in-4, [6]-152 pp, bradel de vélin souple moderne, titre manuscrit en long, Rarissime seconde édition augmentée des chapitres sur le prix de l'or et des diamants ainsi que les Raisons contre les chercheurs de la Pierre Philosophale. Important traité sur les perles et les pierres précieuses, leur nature, leur dureté et leur couleur. Il est l'oeuvre de Robert de Berquen (ou Berken), marchand orfèvre à Paris et descendant du célèbre Louis de Berquen (ou Lodewyk van Berken) considéré comme l'inventeur de la taille et du polissage du diamant au moyen d'une meule et de poudre de diamant vers 1479 (ou 1475-1476 selon les sources). L'ouvrage débute sur une série de réflexions de l'auteur relative à l'origine des pierres précieuses, qu'elle soit divine, mythique, géographique ou alchimique. Il en fait de même au sujet des perles, du corail, de l'ambre puis de l'or et de l'argent. Homme pratique et commerçant, il donne plusieurs renseignements sur le prix des perles et pierres précieuses ainsi que les équivalences de mesure de l'or et de l'argent en France et en Europe. Enfin, homme de corporation, il clôt son ouvrage sur un "Advis aux apprentis orfèvres" dans lequel il insiste sur l'importance "à bien portraire", soit bien dessiner et ébaucher des modèles en cire ou terre avant de s'attaquer aux matériaux précieux. Le plus curieux des chapitres est sans doute celui relatif à Nicolas Flamel et l'alchimie. Dans celui-ci, il explique que l'homme était un homme de bonne réputation et qu'il faisait régulièrement les comptes des marchands juifs. Ceux-ci, sur le point d'être exilés hors de France suite à l'ordonnance de Charles VI, lui confièrent les richesses qu'ils ne purent emmener avec eux en attendant des jours meilleurs. Lorsqu'il fut clair que tout retour était impossible, il s'en accapara. Flamel s'enticha par la suite d'alchimie et de Pierre philosophale. Il s'en servit pour justifier sa richesse mal acquise en disant qu'il avait réussi à fabriquer de l'or. L'auteur se désole du ravage que causa cette lubie sur de nobles familles françaises et affirme que les métaux proviennent de la nature et non de l'homme. Il se permet une dernière fantaisie en insérant un sonnet de Ronsard puis un second de sa main intitulé "Sonnet à l'orphèvrerie" dans lequel il place cet art au-dessus des meilleures oeuvres de la peinture ou de la sculpture voire de la nature même. Cet exemplaire comporte d'intéressants commentaires manuscrits du XVIIe siècle. Provenance : Boucheron (mention manuscrite en queue du dos). Brunet, VI, 262; Graesse, I, 348; Sabin, Bibliotheca americana, II, 105; De Bure, La Vallière, I, p. 69. Taches d'encre, pâles mouillures et rousseurs, annotations, taches à la reliure, premier f. de l'épître dédicatoire et portrait de Mademoiselle (comme souvent) manquants. Couverture rigide
Bon [6]-152 pp.
Paris Schoell 1808
Deux volumes in-8 (208 x 134 mm), demi basane marron, dos lisse orné de filets, plats de papier jaspé décoré d'un monogramme (reliure d'époque). Orné de 8 planches dépliantes. (frottements, petit manque à la coiffe supérieure du tome 1, coins usés, mouillure au bas des pages du tome 1, rousseurs). // Two octavo volumes (208 x 134 mm), half brown roan, smooth spine tooled with fillets, mottled paper covers tooled with a monogram (contemporary binding). Illustrated with 8 folfing plates. (rubbings, small lack of leather on top of spine vol. 1, corners used, water-stain on bottom of pages vol. 1, brownings).
Paris, Librairie Centrale d'art et d'architecture, s.d. ; grand in-4, 7-79 planches, cartonnage de l'éditeur. Sous pochette refaite moderne - planches - reproduction en fac-simile de l'édition de 1762 reliure moderne.
Sous pochette refaite moderne - planches - reproduction en fac-simile de l'édition de 1762 reliure moderne.
Rare première édition, premier tirage, de ce traité estimé et recherché sur l’activité minière et la métallurgie par l’orfèvre parisien P. de Rosnel. Paris, 1667. Soit 2 parties en 1 volume in-8 de : (8) ff., 64 pp. ; (8) ff., 176 pp., qq. taches. Veau brun de l’époque, double filet or encadrant les plats, dos à nerfs orné de fleurons, coupes décorées, tranches mouchetées rouges. Reliure de l’époque présentant quelques restaurations. 178 x 111 mm.
Rare première édition, premier tirage, de ce traité estimé et recherché sur l’activité minière et la métallurgie par l’orfèvre parisien P. de Rosnel (« orfèvre ordinaire du roy »). Sinkankas 5569 ; Sabin 73297 ; Ferguson, II, 295 ; Cp. Duveen p. 516 ; Caillet 9597 ; Hoover 692; Sinkankis 5569. Divisé en deux parties, “The first part of the much esteemed and sought for work by the Parisian goldsmith is a mining and metallurgical treatise in which gold, silver, and mercury are described in respect to their mines and methods of mining, purification of ores by smelting or otherwise, and refinement of the metals. Special emphasis is laid upon the New World.... [La seconde partie] precedes the publication of the standard method of pricing as described by J. E. Tavernier, Les Six voyages, 1767, often cited as the earliest publication of the rule, and by far anticipates the similar rule published by David Jeffries in his A Treatise on Diamonds and Gems, 1750" (Sinkankis). La seconde partie présente un grand intérêt gemmologique, traitant de l’origine des pierres précieuses et décrivant le diamant, le rubis, le spinelle, le saphir, le topaze, l’émeraude… les perles, l’agate, le jade, et les grandes pierres ornementales ; à la fin, un chapitre est consacré à l’évaluation des pierres précieuses, présentant de manière réaliste et en détail la méthode employée pour attribuer une valeur aux pierres taillées. Comme l’auteur le souligne, "The most perfect [pearls] are fished in the Persian Gulf, between the island of Hormuz & Basra, near Qatifa, Gombroon & Julfar" (p. 35). "This was long considered one of the best manuals of the gold- and silversmith's trade. Rosnel rejected the alchemists and displayed a profound knowledge of metals and alloys" (Hoover). " Pierre de Rosnel, orfèvre français, fut le joaillier en titre de Louis XIII. Dans la dernière partie du Mercure Indien il "provides a mathematical system for adjusting prices of diamonds upwards at a steepening rate with increasing weight" (Sinkankas), précédant ainsi la publication de la méthode standard de tarification décrite par Tavernier (Les Six Voyages, 1767). L’ouvrage est dédié à Le Tellier avec ses armoiries gravées sur les deux titres. Précieux exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque.