L'un des joyaux de la Librairie Pierre Berès il y a un demi-siècle. « Ce livre étincelant de verve satirique qui n'a pas peu contribué à discréditer la monarchie et les anciennes institutions et à précipiter la Révolution française ». Soit 6 pièces reliées en un volume in-4 de pp. ; maroquin rouge, filets dorés gras et maigres en encadrement et motifs d'angle dorés sur les plats, dos à nerfs orné de grenades dorées, pièce de titre de maroquin vert, double filet or sur les coupes, dentelle intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l'époque. 256 x 194 mm. L’un des joyaux de la Librairie Pierre Berès il y a un demi-siècle. « Ce livre étincelant de verve satirique qui n’a pas peu contribué à discréditer la monarchie et les anciennes institutions et à précipiter la Révolution française ». Provenances : Edouard Rahir (1938, n°1647) et Maurice Goudeket (1961, n°3). Beaumarchais, Pierre-Augustin Caron de. Mémoires de M. Caron de Beaumarchais [… ] (suivi de) Supplément au Mémoire à consulter [… ] (suivi de) Addition au Supplément du Mémoire à consulter [… ] (suivi de) Quatrième mémoire à consulter [… ] (suivi de) Requête d’atténuation [… ] Paris, Ruault, [1773-1774] Edition originale réunissant sous un titre collectif les six principaux factums de cette affaire célèbre. Les Mémoires de Beaumarchais, « ce livre étincelant de verve satirique qui n’a pas peu contribué à discréditer la monarchie et les anciennes institutions et à précipiter la Révolution française ». Six mémoires judiciaires concernant l’affaire Goezman, après le procès qui opposa Beaumarchais au comte de la Blache, légataire universel du financier Pâris-Duverney. En tête un beau portrait par C. N. Cochin, gravé par Augustin Saint-Aubin. Beaumarchais, condamné à tort dans une instance, avait intenté contre ses juges un procès qui pouvait le mener aux galères ; il en a appelé à l’opinion publique en publiant ces factums qui lui donnèrent pour alliés Goethe, Walpole, Voltaire et la Cour même à Paris. Ils produisirent une sensation européenne ; le parlement fut bafoué et couvert de ridicule. Ce livre, étincelant de verve satirique, n’a pas peu contribué à discréditer la monarchie et les anciennes institutions et à précipiter la Révolution française. « J’ai lu tous les Mémoires de Beaumarchais et je ne me suis jamais tant amusé. Ces Mémoires sont ce que j’ai jamais vu de plus singulier, de plus fort, de plus hardi, de plus comique, de plus intéressant, de plus humiliant pour des adversaires. Il se bat contre dix ou douze personnes à la fois et les terrasse comme Arlequin terrasse une escouade du guet » (Voltaire). Le succès de ces Mémoires révéla à Beaumarchais son talent pour la comédie. Après avoir gagné son procès, il poursuivit ses adversaires jusque sur les planches et livra la magistrature à la risée publique en donnant Le Barbier de Séville et Le Mariage de Figaro. Ces deux comédies qui souffletaient la noblesse et tout ce qu’on avait entouré jusque-là de respect, furent applaudies avec enthousiasme. Un tel succès était un grave symptôme ; il annonçait la chute de la société actuelle et était le prélude d’une révolution sociale. Ces Mémoires qui mêlent dialogues et interrogatoires divertirent le tout Paris, jusqu’à Madame Du Barry, et furent joués un peu partout dans les cafés et sur les boulevards, car ils constituent une formidable comédie dans laquelle le mensonge finit par être dévoilé. Beaumarchais sera en effet élargi dans l’affaire qui l’opposa au juge Goezman ; ce dernier constitue un symbole de la corruption du nouveau Parlement érigé par Louis XV et de l’arbitraire de la justice. Un des quelques exemplaires imprimés sur grand papier, parfaitement conservé en maroquin de l’époque. Des bibliothèques E. Rahir (cat. VI, 1938, n°1647) et Maurice Goudeket (cat. 1961, n°3). Après la vente Rahir, F. Vandérem publia dans le Bulletin du bibliophile (1938, p.239) un écho de ce « superbe exemplaire en maroquin ancien » ; le catalogue avait omis de signaler qu’il était sur « papier fort de Hollande, état rarissime dont on ne connaît pas d’autre spécimen ». L’un des joyaux bibliophiliques de la Librairie Pierre Berès, il y a un demi-siècle.
Reference : 17283
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Ensemble en reliure homogène de ces deux séries réunies en 13 volumes in-8 (212 x 135 mm), demi-veau vert bronze de l’époque, dos à 4 faux-nerfs soulignés de filets à froid, titre et tomaison dorés, tranches mouchetées. Paris, Michel Lévy, 1859-1867 et 1863-1864.
Réunion en reliure homogène de deux ouvrages de Guizot publiés séparément, formant un monument pour l'histoire politique de la Restauration et de la monarchie de Juillet.Pour les Mémoires (8 volumes) : le tome I est en 3e édition, le tome II en 2de, les suivants en originale. Pour Recueil complet des discours (5 volumes) : édition originale et unique tirage.François Guizot (1787-1874) est le principal théoricien du libéralisme doctrinaire et l’architecte de la politique dite du "juste milieu" qui définit l’esprit de la monarchie de Juillet et marqua durablement la pensée constitutionnelle française. Les Mémoires, qui s’étendent de 1807 à la révolution de 1848, constituent "l’une des sources principales pour l’intelligence de la vie politique de la Restauration et de la monarchie de Juillet" (Bertier, n° 508). L’Histoire parlementaire, complément organique des Mémoires, rassemble l’intégralité des discours prononcés par Guizot aux Chambres de 1819 à 1848 : "Le document indispensable et l’un des témoignages les plus importants pour l’histoire de la Restauration et de la monarchie de Juillet" (P. Rosanvallon, 'Moment Guizot', p. 383). (Vicaire, III, 1175). Quelques rousseurs éparses. Bel exemplaire, très bien relié, formant un ensemble homogène de 13 volumes.
In-folio (342 x 222 mm), pleine basane acajou, dos à 6 nerfs orné de compartiments cloisonnés et fleuronnés, pièce de titre de maroquin rouge, roulette sur les coupes, tranches dorées (reliure du XVIIe s.), (12), 341, (9) pages, titre dans un encadrement architectural gravé sur bois portant la marque de Galliot du Pré à sa devise, exemplaire entièrement réglé à l'encre brune. Paris, Galliot du Pré (impr. par Guillaume Morel), 1561.
Bonne édition parisienne donnée par Galliot du Pré, qui reprend la recension établie en 1552 par Denis Sauvage et en corrige les fautes. Celui-ci donna à l'ouvrage le titre de "Mémoires", le divisa en huit livres et réorganisa les chapitres. Plus exacte que les précédentes, établie d'après une copie du manuscrit original, confrontée aux historiographes et chroniqueurs et dotée d'un appareil critique, cette recension demeura longtemps le texte de référence.Epitre de Denys Sauvage à Henri II; avertissement aux lecteurs; sommaire; sommaire de la vie de messire Angelo Cattho, archevêque de Vienne; prologue. Table des chapitres en fin.L'impression de Guillaume Morel, imprimeur du Roi, se distingue par une composition ample et lisible en caractères romains. Le titre, orné de la marque de Galliot du Pré, s'inscrit dans un grand encadrement gravé sur bois; bandeaux, lettrines et culs-de-lampe complètent la composition.Texte fondateur de la littérature française de mémoires, l'ouvrage associe témoignage, analyse des décisions et réflexion sur l'exercice du pouvoir. Commynes y fixe, "avant Machiavel, les règles de la réussite politique" (Jean Dufournet, 'En français dans le texte', BnF, 1990, n° 38). Sa réflexion demeure marquée par un profond pessimisme; les pages consacrées à la fin de Louis XI en offrent l'expression la plus sombre. Sainte-Beuve pouvait ainsi écrire que "l'histoire politique en France date de là" ('Causeries du lundi', t. I).(Bibliotheca Belgica, C 182. Brunet, II, 191. Molinier, 'Les Sources de l'histoire de France', V, n° 4663, p. 5-22. USTC, 6443).Mors frottés, traces de restauration à la reliure.Bon exemplaire imprimé sur beau papier, entièrement réglé. Intérieur bien conservé, sans piqûres ni rousseurs.
Ensemble relié en 2 volumes in-4 (269 x 200 mm), plein veau porphyre de l'époque, dos à nerfs ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de veau vert bronze, triples filets d'encadrement sur les plats, filets sur les coupes, dentelle intérieure, dorés sur tranches.
Edition originale de la collection de format in-4°, des ‘Mémoires’ et des ‘Observations’ présentés à l'Assemblée des Notables, comportant les deux séries, chacune en "quatre divisions", publiés par ordre du Roi et imprimés pour les Notables "qui n'a été remise qu'à eux et pour eux seuls". Secrétaire de l’Assemblée, c’est Dupont de Nemours qui en fut le principal rédacteur."Il accepta de rester au second rang pour poursuivre sa revanche de la chute de Turgot (...). L'Assemblée se montra favorable à la suppression des corvées et accepta l'impôt territorial, comme Dupont l'avait réclamé. Elle marque une victoire des idées physiocratiques" (Schelle, 'Dupont de Nemours’, p. 266 et s.).Les "Troisième et quatrième divisions" des 'Observations' figurent en un volume séparé sous page de titre et de faux-titre particulières, paginées 222 à 696. Les "Première et seconde divisions" de ces 'Observations présentées au Roi' (222 p.) manquent. Très rare, ils n'ont été publiés qu'à petit nombre d'exemplaires Coiffes et mors frottés (fendus en tête du premier caisson sur 4.5 cm), quelques épidermures.Provenance: Famille de Bauffremont, avec ex-libris héraldique à la devise: "Dieu aide au premier Chrétien" au deux volumes.Très bon exemplaire, relié en veau porphyre de l'époque, imprimé sur papier fort.
14 volumes dont 13 forts in-8° (256 x 167 mm) pour les "Mémoires" et un volume de "Table alphabétique" brochés, couvertures imprimées. Paris, Hachette, 1882-1893 et 1912 (table).
Edition originale et unique, donnée par le comte de Cosnac, Arthur Bertrand et Edouard Pontal d'après le manuscrit du duc des Cars.Un des 140 exemplaires numérotés (n°99) sur Hollande, seul grand papier.Complet du rare volume de Table dressée par Léon Lecestre (Chartres, 1912).Grand prévôt de l'Hôtel et de France, Louis-François du Bouchet, marquis de Sourches (1639-1716), avait par sa charge connaissance des affaires de police comme des opérations militaires. De 1681 à 1712, il tint dans le plus grand secret le journal des événements dont il fut le témoin.Plus libre que Dangeau, dont le roi se faisait parfois communiquer le Journal, moins partial que Saint-Simon, il laissa une somme irremplaçable sur la cour, la politique et la guerre."L'auteur n'essaie pas de se présenter sous un jour particulier, de se réserver un rôle de premier plan : sa modestie est un garant de sa sincérité" (Bourgeois & André, 'Sources de l'histoire de France', II, n°863).(Vicaire, VII, 632-633).Quelques légères piqûres éparses. Quelques dos légèrement fendillés.Provenance : le comte E. du Tertre, avec son ex-libris armorié.Exceptionnel exemplaire, imprimé sur papier de Hollande numéroté, non rogné, bien complet de sa table.
8 volumes in-8 (195 x 125 mm), veau havane marbré, dos lisses ornés de compartiments cloisonnés d’une guirlande dorée, palette en pied, pièces de titre et de tomaison de veau fauve et noir, plats de papier raciné, tranches mouchetées (reliure romantique de l’époque), 2 frontispices gravés représentant l’autrice (tome VIII). Paris, Ladvocat, 1828.
Bonne édition, bien complète. Ces Mémoires constituent une source vivante sur les milieux militaires et policiers du Premier Empire, dont ils éclairent les intrigues et les réseaux d'influence.Aventurière et courtisane d'origine néerlandaise, Ida Saint-Elme, née Elzélina Van Aylde Jonghe (1776-1845), suivit les armées napoléoniennes et fréquenta les cercles militaires et politiques de son temps ; elle faillit épouser le général Moreau, fut la maîtresse du maréchal Ney et aurait servi dans la police secrète du Premier Empire.Selon Quérard, sur la base des papiers laissés par l'autrice, les deux premiers volumes furent rédigés par Antoine-A. Lesourd, les six suivants par Pierre-Armand Malitourne. Amédée Pichot fournit le "Voyage en Angleterre". Charles Nodier contribua à quelques fragments détachés. Le diplomate Charles Maxime Catherinet de Villemarest, enfin, se trouva avoir alimenté ces Mémoires à son insu.La connaissance précise de ces milieux par les co-auteurs, jointe au fonds d'expériences vécues fourni par Saint-Elme, confère à ces récits une réelle valeur documentaire. (Fierro, n° 1303. Tulard, n° 1299).Joli exemplaire, frais, dans une fine et décorative reliure romantique de l’époque.