Karl Eduard von Liphart (1808-1891), important collectionneur germano-balte (estonien), expert, historien de l'art. L.A.S., Dorpat (Tartu), 6/18 août 1847, 4p in-4. Exceptionnel document adressé au marchand d'estampes Hermann Weber donnant le détail précis des recherches de Liphart, ses goûts, la vente du baron Verstolk van Soelen en préparation (26 octobre 1847 et jours suivants, La Haye), etc. On notera ces passages remarquables (retranscriptions pouvant contenir quelques erreurs) : « Je länger ich mich mit der Kunst beschäftige um so mehr nimmt meine Vorliebe für die Niederländer des 17. Jahrh. überhand so für die Serie die älteren Deutschen u. Italiener so wenig ich mich zu verkenen vermag wie fein u. hochstehend der geistige Aura in den für mir doch etwas zu wünschen übrig lassenden Darstellungsweise spiegelt. - Das Spätere aber! pfui! Fratzen der Rafael u. a. la Carracci, oder der Marc Anton wie wegen doch immer im Klostergeschmack ». « Plus je m'occupe d'art, plus ma préférence pour les Néerlandais du XVII? siècle prend le dessus sur la série des anciens Allemands et Italiens, bien que je ne méconnaisse pas combien l'aura spirituelle se reflète de manière fine et élevée dans leur mode de représentation (qui me laisse cependant un peu sur ma faim). - Mais ce qui vient plus tard ! Pouah ! Les grotesques d'après Raphaël et autres à la Carrache, ou Marc-Antoine qui sentent toujours le cloître ». « Von diesen, namentlich den mit * bezeichneten möchte ich Alles je schöner es irgend vorliegt besitzen [...] Der Rembrandt besitzen ich [wird] nicht mit * weil ich von ihm einzelnes schöne Blätter finden, die doch am Ende doch nur monatlich z. B. les u. la française "Jezsb. von den Blättern bilden die mir besonders munsterhaft gedruckt auf im besten Papier sind ». « De ceux-ci, notamment ceux marqués d'une *, j'aimerais tout posséder dans les plus belles épreuves qui existent [...] Je n'ai pas mis de * à Rembrandt parce que je cherche chez lui des épreuves isolées d'exception, qui forment des modèles particulièrement bien imprimés sur le meilleur papier ». « Nun ist aber die Geldquelle versiegt: ein scheußliches Wort! Sie haben schon Papa, von dem ich mir erbitte u. im Septbr. kommt [G. Verstolk] Versammlung zur Versteigerung [...] Die Verstolkschen Van Dycks muß ich doch besitzen, d. h. fichten Kuntz mir wieder entgehen; mit mein fine felsen d'or, ein Hector & Reness, d. h. die goldenen von gern möchte ich die besten überhaupt u. Rembrandts Porträits. En Lassen Sie mir nichts entgehen! ». « Mais voilà que la source d'argent est tarie : un mot horrible ! Vous connaissez déjà Papa, auprès de qui je dois solliciter des fonds, et en septembre arrive la collection [Verstolk] pour la vente aux enchères [...] Je dois absolument posséder les Van Dyck de la collection Verstolk, c'est-à-dire ne pas me les laisser échapper ; je voudrais les meilleurs d'entre eux ainsi que les portraits de Rembrandt. Ah, ne me laissez rien filer ! ». (Cette lettre a été déchiffrée à l'aide d'une IA, il est possible qu'il y ait quelques erreurs). Document magnifique, capital pour comprendre la psychologie, l'érudition et la passion dévorante de l'un des plus grands collectionneurs d'estampes du XIX? siècle. [539]
Reference : 022209
Librairie Trois Plumes
Benoît Galland
131 rue du haut Pressoir
49000 Angers
France
+33 6 30 94 80 72
Conditions de ventes conformes aux usages de la librairie ancienne et moderne
Karl Eduard von Liphart (1808-1891), important collectionneur germano-balte (estonien), expert, historien de l'art.
Reference : 022211
Karl Eduard von Liphart (1808-1891), important collectionneur germano-balte (estonien), expert, historien de l'art. L.A.S., Dorpat (Tartu), 24 septembre / 8 octobre 1848, 3p in-4. Au marchand d'estampes Hermann Weber. Très intéressante lettre, en plein crise après les révolutions de 1848, soulignant ses problèmes d'argents, son refuge dans les estampes, une erreur d'expertise de sa part, son souhait d'acquérir des estampes exceptionnelles de Rembrantd, Dürer, Van Dyck et Bloteling. Citons quelques passages : « Aber, u. jetzt ein Aber von großen Buchstaben ! Geld fehlt mir im Minimum u. könnte daher nur jedem Falle auf ein Handel eingehen, das der Abzahlung Ihnen genehm wäre. Ich würde etwa fünfhundert Thaler sofort bezahlen u. so fort jedes Jahr fünfhundert Thaler zahlen u. Ihnen die 120 des Gesammt Kaufpreises mit 5% verzinsen... u. in bezug so soll dann nur die Vandycks... u. die Franz. u. Rembrandt... mir zum Antheil beistehen ». (« Mais - et voici un Mais en lettres capitales ! L'argent me manque au minimum ; je ne peux donc conclure une affaire que si vous acceptez un paiement échelonné. Je vous verserais environ cinq cents thalers immédiatement, puis cinq cents thalers chaque année, en vous payant 5 % d'intérêts sur le solde... et cela concernerait les Van Dyck... ainsi que les pièces de genre et les Rembrandt »). « Jetzt nun die Bitte mir per Post Allerhand auch von Prüfung interessirende Sachen nebst den angebotenen Dürers... u. unter die Francium u. Rembrandt... das per Post nur wohlverpackt verschickt, denn der 8. Hft. Lamme von Cöln nach Dorpat nur 1 R. S. M. frisches Porto, also bei einem Werthe von ein paar hundert Thlr. 1/1000 ! - das kommt nicht in Betracht u. wie viel schönes u. erfreuliches noch Alles ! » (« À présent, voici ma demande : envoyez-moi par la poste diverses pièces intéressantes, notamment les Dürer proposés... ainsi que les pièces de genre et les Rembrandt... bien emballées par la poste. De Cologne à Dorpat (Tartu), le port ne coûte que 1 rouble d'argent, soit à peine 1/1000? de la valeur pour un envoi de quelques centaines de thalers ! Cela ne compte pas au vu du plaisir d'en recevoir de si belles »). « Wohlgehen werde Ihnen & den meinigen & so manchem für Niederländische Kunst mit um die Wette... Denn Kriege mich doch nicht leise Hoffnung wieder über Muth u. Macht, dem was soll sie noch thun, so lange die besten Leute eben nur reisen wollen ! » (« Que tout aille pour le mieux pour vous, les miens et tous ceux qui se passionnent pour l'art néerlandais... Car un doux espoir ne cesse de me porter face aux événements, alors que les meilleures gens ne cherchent qu'à voyager [s'enfuir] »). (Cette lettre a été déchiffrée à l'aide d'une IA, il est possible qu'il y ait quelques erreurs). Très intéressante lettre d'un des plus grands collectionneurs d'estampes du XIXe siècle. [539]
Karl Eduard von Liphart (1808-1891), important collectionneur germano-balte (estonien), expert, historien de l'art.
Reference : 022212
Karl Eduard von Liphart (1808-1891), important collectionneur germano-balte (estonien), expert, historien de l'art. L.A.S., Dorpat (Tartu), 1er / 13 mars puis 8 / 20 mars 1849, 3p in-4. Au marchand d'estampes Hermann Weber. Très intéressante lettre sur l'évolution du marché et, typique, le client qui dit à son marchand que les prix baissent. Citons ainsi ce passage sur le comte Raczynski : « ...bei den sonstigen Angeboten etc. die Hoffnung auf ein baldiges Wiederaufblühen der Geschäftswelt, besonders Kunsthandel, so schön wie heutzutage kaum Leben für Küste u. niedrigem Preise die Gegenstände verkauft... Graf Raczynski besitzt eine Zeichnung des Rubens... wollte derselben in Amsterdam 1839 verkaufen u. verlangte 300 Gulden; ihm wurde nur 250 geboten, u. sah da, er hat sie noch ». (« ...l'espoir d'une reprise rapide du commerce de l'art est faible et les objets se vendent à bas prix. Le comte Raczynski possède un dessin de Rubens... il en demandait 300 guilders à Amsterdam en 1839, on ne lui en a offert que 250, et il l'a encore aujourd'hui ! »). Il en profite donc pour faire une offre d'achat sur un ensemble de dessins : « Für alle Sectionen zusammen biete ich Ihnen, da Sie dann ja auch die ganze Masse loswerden, Zweitausend Thaler, u. verspreche mich Ihnen jährlich zu zahlen... mit 5% zu verzinsen ». (« Pour l'ensemble des sections, puisque vous vous défaites ainsi de toute la masse, je vous offre Deux Mille Thalers, payables par versements annuels avec 5 % d'intérêts »). Ces dessins sont de Jacob de Bray, Rubens, Dürer, Berchem, Rembrandt, etc. (Cette lettre a été déchiffrée à l'aide d'une IA, il est possible qu'il y ait quelques erreurs). Très intéressante lettre sur ce grand collectionneur d'estampes et ses méthodes de négociation. [539]
Johann Gottfried Abraham Frenzel (1782-1855), peintre allemand, graveur, qui s'occupait des achats pour la collection du roi de Saxe.
Reference : 022208
Johann Gottfried Abraham Frenzel (1782-1855), peintre allemand, graveur, qui s'occupait des achats pour la collection du roi de Saxe. L.A.S., Dresde, 30 octobre 1852, 3p 1/2 in-4 & 1p in-4. Au marchand d'estampes Hermann Weber. Très intéressante lettre à propos de la vente d'une collection d'estampes au roi de Saxe. La feuille en plus est la liste des estampes. Belle lettre [539]
Karl Eduard von Liphart (1808-1891), important collectionneur germano-balte (estonien), expert, historien de l'art.
Reference : 022215
Karl Eduard von Liphart (1808-1891), important collectionneur germano-balte (estonien), expert, historien de l'art. L.A.S., Dorpat (Tartu), 27 février / 11 mars 1851, 2p in-4. Au marchand d'estampes Hermann Weber. Très intéressante lettre pour un achat massif d'estampes. La seconde page donne une longue liste de gravures, qu'il souhaite acquérir pour 2500 thalers, avec de nombreux Rembrandt. Lettre abimée à cause du cachet de cire. (Cette lettre a été déchiffrée à l'aide d'une IA, il est possible qu'il y ait quelques erreurs). Très belle lettre. [539]
Johann Gottfried Abraham Frenzel (1782-1855), peintre allemand, graveur, qui s'occupait des achats pour la collection du roi de Saxe.
Reference : 022203
Johann Gottfried Abraham Frenzel (1782-1855), peintre allemand, graveur, qui s'occupait des achats pour la collection du roi de Saxe. L.A.S., Dresde, 14 juin 1853, 4p in-8. Au marchand d'estampes Hermann Weber. Longue lettre donnant des nouvelles de sa santé, mentionnant des estampes présentées au roi de Saxe, Frédéric-Auguste II, la tentative d'achat de planches de Rembrandt qui passaient aux enchères à Londres le 23 mai et que le roi voulait mais qui ont fait trop cher, etc. (Cette lettre a été déchiffrée à l'aide d'une IA, il est possible qu'il y ait quelques erreurs). Belle lettre. [539]