Emile Deschamps (1791-1871), poète. L.A.S., Trouville, 12 août 1858, 4p in-12. Très belle lettre à Alphonse de Lamartine au moment où il lance une souscription pour ses oeuvres complètes (qui seront publiées à partir de 1860) : « Vous recevez ma lettre d'hier, cher excellent confrère, quand je reçois la vôtre. Nos plumes se sont croisées, on voit bien que ce ne sont pas des épées. Votre circulaire m'afflige profondément puisqu'elle signale des calamités bien cruelles mais j'y vois en même temps une consolation car elle sera, j'espère tant, l'occasion d'une très honorable manifestation pour vous. Si ma voix est écoutée, elle cueillera de bonnes sympathies autour de moi. Et puis l'appât de vos oeuvres complètes est chose déterminante. Je ne [mots illisibles]. Pourquoi les mandats ne seraient pas envoyés directement à cette adresse connue en votre nom. [mot illisible] me fait déjà cette observation, ceci peut faire papilloter l'attention. Un mot ce sujet, je vous prie. À vous de coeur, il me tarde d'apprendre de bonnes nouvelles. Mon Dieu ! votre tout dévoué. Emile Deschamps ». [431]
Reference : 018676
Librairie Trois Plumes
Benoît Galland
131 rue du haut Pressoir
49000 Angers
France
+33 6 30 94 80 72
Conditions de ventes conformes aux usages de la librairie ancienne et moderne
Léonor-Joseph Havin (1799-1868), homme politique, député, rédacteur en chef du journal Le Siècle.
Reference : 015064
Léonor-Joseph Havin (1799-1868), homme politique, député, rédacteur en chef du journal Le Siècle. L.A.S., Paris, 17 juillet [1857], 1p 1/2 in-8. Au poète Alphonse de Lamartine (1790-1869), le lendemain de la mort du poète Pierre-Jean de Béranger (1780-1857). « Mon cher et honoré Maître, Je viens de prendre en votre nom un engagement que vous ne trouverez pas, j'espère, téméraire. C'est à vous que revient de plein droit l'honneur de dire à la France ce que fut Béranger, de rendre compte de ses oeuvres immortelles. Ce sera une belle page à ajouter à tant d'autres. Je vous en demande la primeur pour Le Siècle et je vous supplie de me l'envoyer le plus tôt possible. Après avoir paru dans le journal, vos articles pourront être insérés le mois prochain dans votre cours de littérature. Veuillez faire agréer mes humbles hommages à Madame de Lamartine et recevoir pour vous l'assurance de mon profond et respectueux dévouement. L Havin ». Cet hommage fut inexistant, Lamartine était, semble-t-il, absent et il n'est pas mentionné dans les articles relatant les obsèques (voir en première page du Siècle du 18 juillet). Louis Colet rapporte : « Lamartine, parti pour Saint-Point avant que la maladie de son ami eût atteint un caractère de danger, lui écrivait encore, il y a trois jours, une lettre touchante où il lui disait: « Nous nous reverrons ! » Cet espoir n'est plus hélas ! ». L'article du Siècle dit d'ailleurs : « Il n'y a pas eu d'éloge funèbre prononcé sur la tombe de Béranger ; il n'en avait pas besoin ». Cette remarque est comique quand on connait notre document. Très beau courrier. [368]