Gabriel Faure (1877-1962), poète, écrivain. Manuscrit autographe, 1926, 1p in-4. Extrait de son roman Le bel état publié par Fasquelle en 1926. Page numérotée 53. Cachet de la collection Jean-Louis Debauve. [16]
Reference : 017718
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1812 [Sans lieu, i.e. Seysses, Toulouse] 1 volume in-4 (24,5 x 20,5 cm) de 348 pages chiffrées et 6 pages de table non chiffrées. Reliure pleine basane fauve de l'époque (première reliure). Usures et manques. Important manque de cuir dans la moitié supérieure du dos. Un coin sommairement anciennement réparé, roulette dorée en encadrement des plats, gardes et doublures de papier marbré. Intérieur parfait. Ecriture très lisible. Manuscrit autographe mis au propre contenant le texte définitif qui sera imprimé en 1814 sous le titre : Traité sur l'époque de la fin du monde, et sur les circonstances qui l'accompagneront, par un Solitaire (à Versailles, de l'imprimerie de J. A. Lebel) avec en plus et inédits, de la page 306 à 311, une importante Note de l'auteur, et de la page 313 à la page 348, des Observations sur le manuscrit d'un solitaire, Lettre de Mr B*** à Mr P***.
Notre manuscrit se divise en 48 chapitres (non compris la Note de l'auteur et la Lettre de Mr. B*** à Mr. P*** contenant quelques observations sur le manuscrit d'un solitaire. L'abbé Auguste Gouazé ( ) est né à Toulouse en 1758. "Ses premières années, dès sa plus tendre enfance, furent données à la religion et à l'étude. Il chercha dans le ministère sacré du sacerdoce, un asile contre les tempêtes du monde ; mais il ne l'y trouva pas longtemps. Lui aussi eut à lutter, durant notre révolution, contre les violences que l'ennemi des hommes exerça envers les ministres de nos autels. [...] Il fut rééllement un solitaire ; car il ne se montra nulle part là où l'ambition ou le plaisir rassemblent tous les hommes. Les pauvres, les affligés parvinrent seuls jusqu'à lui ; il ne les renvoya jamais sans avoir donné des secours ou des consolations. [...] Il termina ses jours le 30 novembre 1812 à l'âge de 54 ans. [...] On dit que le principal motif des chagrins qui lui donnèrent la mort, provenait des persécutions injustes dont l'aveuglement de l'empereur Napoléon accablait le souverain pontife. Gouazé est l'auteur d'un ouvrage très curieux, intitulé : Traité sur la fin du monde et sur les circonstances qui l'accompagneront, par un solitaire, un volume in-8, imprimé à Versailles, chez Le Bel en 1814. L'éditeur de ce volume, qui ne parut qu'après la mort de l'auteur, annonça qu'il cédait, en le publiant, à la volonté de Gouazé. Celui-ci sans avoir voulu commenter l'Apocalypse, a cherché, en s'appuyant sur ce livre mystérieux, à deviner l'époque à laquelle doit arriver ce dernier jour de l'univers annoncé dans les saintes Ecritures. [...] Il y a dans ce traité je ne sais quoi de sombre, de mélancolique, et en même temps de religieux, qui jette l'âme dans un salutaire effroi [...] Selon Gouazé, le monde à peine doit avoir deux cents ans d'existence [...] (in Biographie Toulousaine, 1823) Dans la préface pour la Consommation des Siècles publiée en 1823 on lit : "Son travail manuscrit fut connu avant sa mort de quelques personnes de confiance, sous le titre de Conjectures sur la fin du monde" (notre manuscrit). Notre manuscrit est une copie autographe mise au propre additionnée d'une note que l'auteur avait cru bon d'ajouter ainsi que d'observations de quelques prélats de sa connaissance qu'il a également cru bon d'ajouter in fine, même si ses obervations, bien que n'accusant par Gouazé d'hérésie, font montre d'une certaine réticence quant à l'analyse qu'il fait de certains passages du livre de l'Apocalypse. La Note de l'Auteur ainsi que ses Observations n'ont pas été imprimées en 1814. La Note de l'Auteur est une violente critique de la révolution française et de ses suites mais surtout une attaque ciblée contre l'Empereur Napoléon Premier et le rôle infâme (selon Gouazé) que celui-ci a joué dans l'affaire de la détention du pape. La publication en 1814 (à 250 exemplaires seulement lit-on dans une notice) donna lieu à la publication de deux articles dans le Journal Ecclésiastique, se prononçant contre ce traité. Pourtant, ces deux premiers articles ayant été jugés très sévères, un troisième article fut publié qui lui rendait justice dans ses analyses eschatologiques. Gouazé dénonce un monde dépravé et impie, des chrétiens lâches et paresseux que la seule idée de la fin du monde révolte. Il détaille les signes annonciateurs du jour dernier. Il a suivi les traces d'autres annonciateurs de la fin du monde tels que Lachetardie, Pastorini, Rondet, etc. L'arrivée de l'Antéchrist était alors une préocuppation importante au sein de divers groupes de penseurs et religieux exaltés par une révolution qui les avaient laissés ahuris par tant de violence et de pertes. Selon Gouazé la fin du monde était pour l'année 1940. Il marque le début de l'apocalypse en l'année 1790. "Les jours malheureux que nous voyons s'écouler depuis vingt-deux ans (il écrit en 1812), nous avertissent que le temps de la consommation de toutes choses s'approche ... et nous savons que, d'ici à cette époque, nos maux iront toujours croissant ; s'il y a quelques intervalles, quelques moments de paix et de tranquillité, ils ne seront pas toujours de longue durée." (extrait). L'histoire de l'abbé Gouazé serait trop longue à détailler ici mais elle montre un prêtre fils de professeur de la faculté de droit de Toulouse qui fut placé à la tête du conseil de paroisse qui appartenait à Seysses. Gouazé fut arrêté pour avoir refusé de prêter serment à la nouvelle constitution française. Condamné à la déportation dans les premiers mois de 1794 il fit partie d'un convoi de 56 prêtres qui partit pour la maison d'arrêt de Bordeaux (22 nivôse an II) et devait attendre leur embarquement pour la Guyane. Mais il fut finalement libéré en juillet 1795 pour revenir exercer son ministère à Seysses le 21 septembre de l'an III. Il vécut sa captivité dans des conditions déplorables comme l'indique l'abbé Contrasty dans son ouvrage intitulé : Un Conseil de Paroisse sous le régime de la séparation de l'église et de l'état (Toulouse, imprimerie Saint-Cyprien, 1906, pp. 81 et suiv.). Voici la liste de quelques chapitres du manuscrit : le monde doit périr par le feu - le monde doit durer environ 6000 ans - les hommes seront surpris par l'arrivée du dernier jour, comme ils le furent autrefois par les eaux du déluge - quatrièmre signe : une guerre universelle - la venue de l'Antéchrist - quel sera le nom de l'Antéchrist - de l'approche du jugement dernier - etc. Malgré nos recherches nous n'avons pu trouver de modèle de l'écriture de l'abbé Gouazé (La bibliothèque municipale de Toulouse n'en possède pas), mais il ne fait aucun doute pour nous, d'après le titre de ce manuscrit et les inédits importants qu'il contient, qu'il s'agit assurément d'une copie autographe mise au propre, paginée, annotée, ne contenant que très peu de corrections ou variantes avec le texte publié en 1814. Gouazé aura copié de sa main les observations et sa note de l'auteur qui n'auront finalement pas été imprimée car alors le temps de l'Empereur n'était pas encore révolu et cela aurait été trop dangereux pour l'ami publicateur. Références : Brunet, Fous littéraires, p. 91 ; Tcherpakoff, p. 42 (pour l'édition de 1814) Provenance : de la bibliothèque de Xavier Hermé avec son ex libris (XXe s.) NDLR : Nous sommes le 31 décembre 2023 ... demain nous serons en 2024 et la fin du monde n'est pas encore advenue ... mais elle vient c'est certain ! La question étant de savoir quand ... Superbe manuscrit entre mystique et eschatologique, en partie inédit.
Augusta Holmès (1847-1903), compositrice, Manuscrit autographe de Garci Perez, ballade héroïque - manuscrit de jeunesse. Manuscrit autographe, [ca.1870]. In-4, titre-11p & couverture imprimée de l'édition (sans la partition imprimée). Etonnant manuscrit dédié à son amie Marie Huet (1859-1939), peintre et couturière, amie proche qui fit son portrait. Holmès lui a dédié certaines partitions dont la nôtre. Certaines parties ont été réécrites, la première version ayant été grattée et la seconde réécrite par dessus. La dernière page a été doublé par une feuille vierge collée qui cache vraisemblablement la première version. Cette oeuvre est la dernière de ses trois ballades héroïques publiées en 1892 mais elle a clairement été composée bien avant. En effet, nous avons justement qualifié ce manuscrit d'étonnant car l'écriture est ici assez différente de celle des autres manuscrits en notre possession. Elle est en revanche très similaire à celle des manuscrits d'oeuvres de jeunesse numérisés sur Gallica (voir notamment La Fille de Jephté, daté de décembre 1869). On notera que la dédicace en tête du titre a clairement été rajoutée plus tard en reprenant l'écriture de jeunesse. On peut supposer que ce manuscrit a été donné vers 1900 à son amie, comme les autres partitions en notre possession. Cartonnage moderne, plein papier marbré. Rare manuscrit autographe, la plupart ayant été légués par Holmès au conservatoire national de musique par testament.
Manuscrit autographe, Première Guerre mondiale Romancier, polémiste, peintre et journaliste français. Manuscrit autographe de Jean Galtier-Boissière, écrivain, journaliste et fondateur du journal Le Crapouillot. Le manuscrit n'est pas daté, et comporte de très nombreuses ratures et corrections de travail. Rédigé à l'encre brune et bleue sur deux feuillets de papier vélin fin. Avec page imprimée du "Prière d'insérer" de son livre "En rase campagne". Les trois feuillets sont attachés ensemble par une épingle. Dans ce manuscrit de travail, Jean Galtier-Boissière décrit avec soulagement la joie d'une relève vers les plaisirs de l'arrière et dresse une comparaison tragique entre le rôle du fantassin, réduit à ses propres forces, et celui des artilleurs ou cavaliers. « Ce soir tout à l'heure nous allons déguster le café bouillant et la bonne soupe aux légumes préparé par 5 dévoués "bouzinards". [...] Les tranchées, les torpilles, la boue, nous oublions tout. [...] J'ai vu souvent des artilleurs et des cavaliers lorsqu'ils croisaient parmi une troupe de fantassins [?], les traiter avec mépris. Ils ne comprenaient pas leur tache beaucoup plus dure. L'artilleur au combat se trouve en arrière des formations de combat. Il ne craint que les obus [...] Le cavalier fait corps avec sa monture. Dans les reconnaissances c'est la guerre d'autrefois, avec ses courses [...] La tâche du fantassin. Pas de canon, pas de cheval, il est réduit à ses propres forces, il avance seul [...] » Dimensions : 20 x 31,4 cm Nombre de pages : 3 pages Etat : Multiples déchirures et pliures en marges. Papier fragile et froissé. Voir photos et description pour plus de détails.
[s.l.]] - POIRSON, S. ; [ POIRSON, Seymourina (1846-1931) ]
Reference : 71790
(1910)
Manuscrit autographe complet de 22 feuillets format in-4 (21 x 27,4 cm), une page de garde non numérotée et 21 pages numérotées de 1 à 21, réunis par une attache parisienne, s.d. [circa 1900-1920 ]
Manuscrit autographe signé, probablement inédit, d'un essai littéraire, philosophique et spiritualiste autographe intitulé 'L'Amitié', rédigé par Seymourina Poirson (1858-1928). Femme de lettres, journaliste, salonnière de la Belle Époque qui eut l'honneur d'avoir son portrait peint magnifiquement par John Sargent, elle est une figure du féminisme spiritualiste français. Seymourina Poirson est l'auteur de "Mon Féminisme" paru chez l'éditeur bordelais Féret en 1904. Bien que le terme « féminisme » n'apparaisse pas explicitement dans ce manuscrit, l'essai est profondément imprégné de sa philosophie féministe. Seymourina Poirson y revendique la pleine autonomie morale, l'élévation intellectuelle et la force d'âme de la femme mûre. Refusant le rôle réducteur d'objet de passion ou d'épouse soumise, elle théorise l'amitié de la femme pour l'homme comme une vertu supérieure exigeant « presque du génie » – alliance d'abnégation, de souveraineté sentimentale et d'héroïsme intime. La seconde partie du texte s'appuie sur une allégorie hellénique située dans la Grèce de Périclès (description de deux temples consacrés à Éros et à l'Amitié) et simule la traduction d'un papyrus grec ('Fragment de lettre d'un Athénien') mettant en scène Aréthyde, figure d'une femme affranchie des rumeurs du gynécée qui choisit le culte de la chaste Amitié. L'essai se clôt par une méditation néo-platonicienne et spiritualiste sur la survie de l'âme et des liens d'amitié au-delà de la mort. Manuscrit de toute rareté (accrocs et manques au premier feuillet de titre, les 4 derniers feuillets sont détachés, bon état par ailleurs)
LARGUIER Léo - (La Grand-Combe 1878 - 1950) - Ecrivain français- manuscrit autographe - LARGUIER LEO
Reference : 27787
un volume en cahier, IN4 reliure ancienne demi chagrin à coins,dos lisse orné,manuscrit autographe avec dessins aquarèllés,daté janvier (19)34,47 pages recto, bon état
L'auteur (1878-1950), est un poète, nouvelliste, critique et essayiste. Il fit partie de l'Académie Goncourt. Nicolas BOILEAU, dit BOILEAU-DESPRÉAUX, poète, né à Paris en 1636, mort à Paris en 1711.Vite célèbre, il fut protégé par Louis XIV, et se lia à Molière, Lafontaine et Racine. Il entra à l’Académie française en 1684. Sa principale œuvre est « L’art poétique » (1674). Il fut le chef du parti favorable aux Anciens dans la querelle des Anciens et des Modernes. Au 26, rue Boileau figure une plaque commémorative : « Ici s’élevait la maison où vécut, de 1685 à 1709, Nicolas BOILEAU, poète et critique ».(in Hubert Demory, « La mémoire du XVIe arrondissement. Inventaire des plaques commémoratives ». L’Harmattan, coll. Histoire de Paris, 2010).La Société Historique d’Auteuil et de Passy (SHAP), Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €