[Beaune, Puligny, Côte-d'Or, Bourgogne] Vente de vignes par la ville de Beaune. Manuscrit, 5 mars 1788, 8p in-4. Extrait des minutes du greffet de la ville de Beaune concernant la vente de vignes situés à Puligny à Jacques-François Parisot. Une famille Parisot produit toujours du vin à proximité de Beaune. [334]
Reference : 013956
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Sans lieu, , 1710. Manuscrit in-folio (37,5 x 25 cm) de (24) ff. à l'encre noire, texte encadré, maroquin rouge, dos à nerfs orné à petits fers, triple filet doré d'encadrement sur les plats, tranches dorées (reliure de l'époque).
Un précieux manuscrit illustrant la gestion financière sous Louis XIV : l’année 1710 et les réformes de Nicolas DesmaretzCe manuscrit exceptionnel, calligraphié avec une virtuosité remarquable et enrichi de scènes allégoriques finement dessinées à la plume, constitue un témoignage rare de l’administration financière du royaume de France à une période charnière du règne de Louis XIV. Daté de 1710, il dresse un bilan précis des revenus ordinaires et extraordinaires du roi, des dépenses de la couronne, et des affaires financières extraordinaires, dans un contexte marqué par les réformes initiées par Nicolas Desmaretz, alors contrôleur général des finances.Un contexte de crise et de réforme fiscaleNicolas Desmaretz, marquis de Maillebois (1648-1721), contrôleur général des finances de 1708 à 1715, hérita d’une situation économique désastreuse. La France, épuisée par la guerre de Succession d’Espagne et la grande famine de 1709, faisait face à des besoins financiers colossaux. Ce manuscrit témoigne de la mise en œuvre partielle des idées novatrices de Vauban sur l’impôt sur le revenu, évincées en 1707. Parmi ces réformes figure la dîme royale, l’un des premiers impôts proportionnels, qui prélevait un dixième des revenus de toutes les propriétés et faisait l’objet d’un recalcul annuel, succédant à la capitation instaurée en 1695.Une structure en trois volets détaillés et allégoriquesLe manuscrit, composé de trois sections principales, mêle données financières et représentations symboliques des vertus royales :1, Revenus ordinaires et extraordinaires du Roi pour 1710 : Cette partie présente une carte détaillant les baux, impositions, et recettes générales par région, incluant les Pays d’élection et les Pays d’État. Elle offre une récapitulation exhaustive des fonds collectés et des observations sur les revenus pour l’année.2, Projet de dépense pour 1710 : Après une description des dépenses des Maisons royales, cette section inclut une carte des dettes de l’État, mettant en lumière l’ampleur des obligations financières liées aux guerres et aux restes impayés des années antérieures.3, Dépenses de la Guerre : Un volet précis détaille les coûts liés à l’infanterie, à la cavalerie et aux dragons, ainsi que les frais annexes comme le pain de munition, le fourrage et la paie de campagne.Chaque partie est introduite par un titre ornemental, louant des allégories telles que la Force, la Justice et l’Abondance, et agrémentée de vignettes et de cul-de-lampes d’une qualité artistique exceptionnelle.Un chef-d’œuvre attribué à Charles GilbertL’exécution de ce manuscrit a été attribuée à Charles Gilbert (1642-1728), maître calligraphe au service de la couronne et successeur du célèbre Nicolas Jarry. Gilbert fut maître à écrire de Louis de France, duc de Bourgogne, et de nombreux autres membres de la cour. Ses œuvres, souvent commandées pour des rapports officiels ou des commémorations, se distinguent par leur raffinement esthétique et leur précision. Ce manuscrit reflète la maestria de Gilbert, avec ses multiples encadrements, ses lettrines élaborées, et ses motifs ornementaux d’une grande finesse.Un manuscrit aux dimensions historiques et artistiques majeuresUn exemplaire de ce type, portant les armes de Nicolas Desmaretz, a été vendu lors d’une vente publique à Paris en 2003, témoignant de la rareté et de l’importance de ces documents.Ce manuscrit ne constitue pas seulement une pièce d’orfèvrerie calligraphique, mais aussi une source essentielle pour comprendre les défis financiers du règne de Louis XIV, les réformes administratives de Nicolas Desmaretz, et l’interaction entre art et pouvoir à l’aube du XVIIIe siècle.
Augusta Holmès (1847-1903), compositrice, Manuscrit autographe de Garci Perez, ballade héroïque - manuscrit de jeunesse. Manuscrit autographe, [ca.1870]. In-4, titre-11p & couverture imprimée de l'édition (sans la partition imprimée). Etonnant manuscrit dédié à son amie Marie Huet (1859-1939), peintre et couturière, amie proche qui fit son portrait. Holmès lui a dédié certaines partitions dont la nôtre. Certaines parties ont été réécrites, la première version ayant été grattée et la seconde réécrite par dessus. La dernière page a été doublé par une feuille vierge collée qui cache vraisemblablement la première version. Cette oeuvre est la dernière de ses trois ballades héroïques publiées en 1892 mais elle a clairement été composée bien avant. En effet, nous avons justement qualifié ce manuscrit d'étonnant car l'écriture est ici assez différente de celle des autres manuscrits en notre possession. Elle est en revanche très similaire à celle des manuscrits d'oeuvres de jeunesse numérisés sur Gallica (voir notamment La Fille de Jephté, daté de décembre 1869). On notera que la dédicace en tête du titre a clairement été rajoutée plus tard en reprenant l'écriture de jeunesse. On peut supposer que ce manuscrit a été donné vers 1900 à son amie, comme les autres partitions en notre possession. Cartonnage moderne, plein papier marbré. Rare manuscrit autographe, la plupart ayant été légués par Holmès au conservatoire national de musique par testament.
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, , 1714. In-4 manuscrit de 430-(5) pp., 7 planches gravées, veau granité, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge (reliure de l'époque).
Cours de philosophie manuscrit contenant la Logique, la Métaphysique, l'Éthique et la Pneumatologie ou Théologie naturelle, entièrement rédigé en latin en 1714 par Pierre Leclerc, dans la tradition aristotélicienne et thomiste enseignée dans les collèges des jésuites.« Pendant toute la durée du XVIIe siècle, les collèges des Jésuites seront un des bastions de la philosophie aristotélicienne. Les cours donnés par le P. François Gandillon au collège de la Flèche, conservés en manuscrit à la Bibliothèque municipale de Tours, ont particuliè rement retenu l’attention, parce qu’on a cru un moment que c’était les cours suivis par Descartes (…) les cours du P. Gandillon n’en donnent pas moins une idée de l’enseignement que reçut peu auparavant Descartes: ils ne s’écartent guère d’Aristote et de saint Thomas. De l’enseignement de l’éthique par les Jésui tes, il nous reste un monument remarquable : Ethica seu Philosophia moralis juxta principia Aristotelis du Père Jacques Channevelle (1620-1699, jésuite et professeur de philosophie) partisan sans réticences de l’Aristote chrétien, parue à Paris en 1666, deux volumes comptant ensemble 1382 pages pour la seule Ethica universalis » (Aristote, L'Éthique à Nicomaque, introduction, traduction et commentaire par René-Antoine Gauthier et Jean-Yves Jolif 1970, tome I, pp. 214-215).Bel exemplaire. Discrètes restaurations. Le manuscrit, d'une belle écriture fine et lisible, sans rature, est orné d'un frontispice allégorique daté 1710 et six planches, le tout gravé sur cuivre. Les pages de titre de chaque partie sont encadrées. Ex-libris manuscrit sur la première garde et titre orné d'un calligramme daté en toutes lettres au nom de Leclerc.
, , 1723. Manuscrit in-12 de 207 pp., frontispice, table, basane brune, dos à nerfs orné à froid, trace de pièce de titre (reliure de l'époque).
Précieux cours manuscrit de philosophie morale qui porte sur l'Éthique d'Aristote, entièrement rédigé en latin en 1723 par Joannes Baptista Jacobus de Manneville sur le modèle scolastique du Père jésuite Jacques Chanevelle Ethica seu philosophia moralis, juxta principia Aristotelis (1666).« Pendant toute la durée du XVIIe siècle, les collèges des Jésuites seront un des bastions de la philosophie aristotélicienne. Les cours donnés par le P. François Gandillon au collège de la Flèche, conservés en manuscrit à la Bibliothèque municipale de Tours, ont particuliè rement retenu l’attention, parce qu’on a cru un moment que c’était les cours suivis par Descartes (…) les cours du P. Gandillon n’en donnent pas moins une idée de l’enseignement que reçut peu auparavant Descartes: ils ne s’écartent guère d’Aristote et de saint Thomas. De l’enseignement de l’éthique par les Jésui tes, il nous reste un monument remarquable : Ethica seu Philosophia moralis juxta principia Aristotelis du Père Jacques Channevelle (1620-1699, jésuite et professeur de philosophie) partisan sans réticences de l’Aristote chrétien, parue à Paris en 1666, deux volumes comptant ensemble 1382 pages pour la seule ethica universalis » (Aristote, L'Éthique à Nicomaque, introduction, traduction et commentaire par René-Antoine Gauthier et Jean-Yves Jolif 1970, tome I, pp. 214-215).Le manuscrit, d'une écriture fine et dense, sans rature, est orné d'un frontispice gravé par F. Choveau « La Morale » avec le nom manuscrit de l'auteur à l'encre du temps : Joannes Baptista Jacobus de Manneville. Titre de départ : Pars secunda Philosophia. De Ethica seu Morali.
, , (Vers 1870-1880). Grand in-folio manuscrit (54 x 41 cm) de 52, 50 ff. enluminés sur peau de vélin à l'encre et aqurelle rouge, vert, bleu et or, chagrin rouge, dos orné à nerfs, décor sur le plat supérieur d'écoinçons et d'une grande plaque circulaire ajourés en laiton avec incrustations de cabochons de pierres, sur le second plat quatre plaques d'angles circulaires ajourés en laiton avec incrustations de cabochons de pierres, dentelle intérieure, gardes de papier dominoté (reliure de l'époque).
Exceptionnel manuscrit enluminé sur peau de vélin à la manière des livres d'heures dont chaque feuillet rehaussé d'or est orné en belle page de lettrines, décors ou peintures renouvelés, en guise de tombeau des soldats morts aux portes de Sedan le 1er septembre 1870, à Balan et Cazal (aujourd'hui lieu-dit de la commune de Floing) après « la charge du désespoir ».Il a été réalisé par l’abbé Jean Eugène Lanusse (1818-1905), aumônier militaire ordonné prêtre en 1844, qui à ce titre participa à de nombreuses batailles des guerres du Second Empire, à la campagne d’Italie comme à l’intervention française au Mexique. L'abbé Lanusse était présent lors de la guerre franco-prussienne de 1870 et assista aux batailles de Reichshoffen (ou Froeschwiller) et de Floing, près de Sedan. De ces batailles, qui se soldent pour la France par la chute de l’Empire et la perte de l’Alsace-Lorraine, l’abbé Lanusse tira cet ouvrage manuscrit et enluminé : La Trouée de Balan est un de ces faits qui a provoqué des appréciations bien différentes. Je n'en relaterai aucune. Libre à chacun de juger cette entreprise à laquelle cependant on ne pourra refuser une hardiesse hors ligne surtout après l'expérience qu'on avait faite toute la journée des forces allemandes. Mais si je réclame la liberté pour les autres, je la réclame aussi pour moi, ne serait-ce que pour dire mon admiration pour tous ces braves entraînés par la vague espérance d'un succès, entraînés surtout par cette pensée : coûte que coûte revoir la patrie… fuir à tout prix le chemin de l'exil. Depuis les premières heures du jour, ils étaient fatigués de voir la France courber la tête dans la poussière sous le poids du fer et des forces de la Prusse. Ils voulaient enfin voir son front si noble se relever et regarder l'avenir. Essayons, se sont-ils écriés dans les transports du plus sublime héroïsme. Ils sont partis… Lisez ce qui est advenu. (incipit)« Balan, comme Bazeilles, connut le 1er septembre 1870 des combats meurtriers franco-allemands, particulièrement dans le parc du château, où la résistance acharnée des Français fit de nombreuses victimes prussiennes. Le 1er septembre 1870, l’armée française positionnée au nord et à l’est de Sedan, est encerclée par l’armée ennemie. Depuis le début de la matinée, les troupes françaises sont bombardées par l’artillerie allemande forte d’environ cinq cents canons et installée sur les hauteurs qui entourent la ville de Sedan. De nombreux soldats français sont tués ou blessés par des obus ou des éclats d’obus sans avoir même pu combattre. L’artillerie française, dont les canons ont une portée beaucoup plus courte que ceux de l’ennemi, ne peut répondre à ces bombardements intenses. Les quelques batteries françaises qui essaient de s’organiser pour soutenir l’infanterie sont rapidement détruites par les obus ennemis. Malgré des combats d’infanterie importants au calvaire d’Illy et des charges de la cavalerie sur le plateau de Floing, l’armée française ne peut, ni empêcher son encerclement, ni effectuer une brèche dans l’épais rideau des troupes d’infanterie allemandes. L’armée française fait en effet face à une armée deux fois plus nombreuse comprenant plus de deux cent mille hommes. Face à ce déluge d’acier, face au feu intense des tirs de l’infanterie ennemie, l’armée française recule sur tous les fronts et effectue un mouvement de retraite vers la ville de Sedan. Vers quinze heures, Napoléon III fait dresser un drapeau blanc sur la citadelle de Sedan mais celui-ci est vite abattu. Une heure plus tard, le général de Wimpffen, commandant en chef de l’armée française, tente d’effectuer une dernière percée en direction de Balan, dans l’espoir de pouvoir effectuer une retraite vers Carignan. Une fois encore, après de violents combats, les troupes françaises sont obligées de se retirer. Les derniers soldats français quittent Balan vers dix-sept heures vingt. » (Archives départementales des Ardennes).La Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg conserve du même abbé Lanusse le manuscrit enluminé dans le même goût Reichshoffen ; les Charges de Floing (référence MS.7.149) : « Tombeau offert aux combattants (…) le lecteur est également saisi par l’ornementation du texte : les pages sont enluminées en couleurs, les lettrines sont dorées. Les motifs de fleurs et de plantes, d’oiseaux, d’anges, etc., fournissent une forme de contrepoint à un récit souvent sanglant. Refusant tout réalisme, l’auteur affirme son parti-pris : « Pour moi je tiens à cacher sous des voiles de fleurs, sous les ornements et les richesses que nous offre la paix, les conséquences, les ruines de nos tristes colères ». Doté d’une reliure à grandes ornementations métalliques dorées, ce manuscrit imposant a été acquis par la Bibliothèque nationale et universitaire en 2019. Caractéristique du kitsch religieux de la seconde moitié du 19e siècle, il est aussi un témoin du sentiment patriotique exalté par la défaite de 1870. » (A. Leroy, Abbé Jean Lanusse, Reichshoffen ; les Charges de Floing, s.l., vers 1870-1880)Provenance : Pierre Robert de Beauchamp (1861-1946) avec son ex-libris armorié qui porte la devise « Ce que Dieu veut » accompagné d'une photo de Monseigneur Lanusse de l'École de Saint Cyr. On joint la citation à l'ordre de l'armée datée 29 juin 1918 de son fils le capitaine Jean Robert de Beauchamp (1891-?). Importantes mouillures sur l'ensemble de la deuxième partie (Cazal), reliure usagée (mors supérieur partiellement fendu, mouillure sur le deuxième plat, épidermures, coins frottés).